Une étrange affaire
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QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2020
Une histoire très originale, trouble et troublante. C'est l'histoire d'une fascination, d'une vampirisation et d'une disparition. Fascination d'un jeune homme, avide de reconnaissance, pour un père putatif, ou fascination homosexuelle latente, on ne sait trop. Vampirisation de l'individu par le monde de l'entreprise. Disparition à soi-même dans l'acceptation d'une soumission totale et disparition aux autres (épouse, famille) au profit d'une relation exclusive. Au final, c'est l'histoire d'un homme qui, désireux d'être quelqu'un, finit par n'être plus personne…
Formidable richesse thématique pour ce film qui est l'adaptation d'un roman de Jean-Marc Roberts, "Affaires étrangères". Gérard Lanvin et Nathalie Baye y sont très bien, tandis que Michel Piccoli atteint un sommet dans sa carrière, en patron-gourou, monstre d'ambiguïté déstabilisante, de subtilité retorse, d'audace désarmante, de perversité soyeuse, de mystère inquiétant... Le scénario est parfaitement construit autour de lui. Seule la réalisation est sans surprise, hélas. Ce qui n'empêche pas l'ensemble de marquer fortement l'esprit.
mister
mister

25 abonnés 202 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 août 2019
film francais "social" typique d'une certaine epoque qui a tres mal vielli, dont tous les personnages sont des caricatures improbables. Le realisateur et le scenariste ne connaissent absolument pas le monde de l'entreprise, mais cela ne les empechent pas de nous assomer de leur cynisme, leur mepris et leur suffisance. Picolli joue un acteur de cinema, pas un chef d'entreprise, dont le role et le succes vient de sa capacite a faire travailler les gens ensemble. Le realisateur confond le CEO et le membre du Conseil d'Administration, ce qui confirme sa meconnaissance du sujet. Mais c'etait une epoque ou il etait de bon ton pour les pseudo intellos genre Liberation, de taper sur les cadres des entreprises, sachant que la majorite de ces "elites" vivaient des subventions et des aides payees par ces cadres qu'ils meprisaient. Lanvin et Baye sont lisses et soporiphiques. Film insupportable par son propos, sa betise, ses dialogues et ses situations tellement cliches. Les personnages sont tellement invraisemblabes, qu'il n'a rien a tirer de ce type de film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mai 2020
J’avais vu ce film au cinéma à sa sortie… Et il était déjà dérangeant. Quarante ans plus tard - il vient de repasser à l'occasion du décès de Michel Piccoli -, on se rend compte qu’il fallait le voir comme une anticipation, une mise en garde. On est en 81. La crise est là depuis moins de dix ans, ses conséquences sociales sont présentes mais on se laisse encore bercer par un discours politique ouaté.
Auteur et metteur en scène avaient cependant très bien perçu, analysé et montré la nature des choses qui allaient se mettre en place dans les entreprises au cours des années suivantes et qui allaient conduire aux drames : compétitivité pour la compétitivité, paternalisme malsain, harcèlement moral (on y évoque le suicide de salariés virés...), manipulation, cynisme (désinvolture et jugements émis par Jean-Pierre Kalfon), déshumanisation, déstabilisation permanente et négation du libre arbitre ("On est bien d'accord vous et moi ?"), négation de la vie privée (ça, pas besoin de le décrire, c'est tellement évident), stérilisation du travail ("On vend mieux les choses qu'on ne connaît pas", la scène du ventilateur du ventilateur en panne pour dire que ce n'est pas la production qui compte - on s'en moque, c'est une péripétie qui se gère avec le service client -, mais les rapports de pouvoir… Tout y est ! On se demande même si le patronat n'a pas pris le personnage de Malher au pied de la lettre pour l’imiter à l'envi.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2021
Encore très marqué par la manière du cinéma français des années 70, ce film de Granier-Deferre entretient une atmosphère étrange (comme l'indique si justement son titre) autour d'une relation patron-employé finissant par devenir une espèce de relation père-fils des plus malsaines. Dans l'ensemble, les acteurs du film s'en sortent plutôt bien, les finesses d'écriture sont nombreuses, seul le style très feutré et lancinant de la mise en scène accuse le poids des années. D'autres, en ce temps-là, en auraient tiré la matière d'un polar efficace, mais cette comédie dramatique tire quand même son épingle du jeu.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mai 2020
Osons le dire : ce film a beaucoup vieilli. Certes, il ne cache rien, jusqu'à la caricature, de ce que peuvent être les relations maitre esclave dans une entreprise mais la réalisation est vraiment molle et l'interprétation pas franchement satisfaisante, à l'exception de Jean-Pierre Kalfon.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 janvier 2017
Un film étrange sur la soumission d'un serf (Gérard Lanvin l'employé) à son seigneur (Michel Piccoli le patron). Docile, serviable, fidèle, le serf travaille le dimanche, la nuit et loge son seigneur dans son deux pièces lorsque le 600 m² de son maître est en travaux. Et si la femme du serf rouspète, il lui dit de la fermer. Son seigneur est si gentil, si bon avec lui, il est à la fois son mentor et son nouveau père.

Oppressant, malsain et sinistre, le film a le mérite de préfigurer les nouveaux rapports de servage entre les travailleurs et leur patron qui sont devenus chose courante de nos jours sous un peu de vernis et plus ou moins d'hypocrisie des deux parties, un contrat tacite désormais bien ancré.

Cela étant, si les acteurs sont excellents, la mise en scène sans relief, la langueur monotone, les longueurs inutiles entraînent un effet de répétition désagréable, car c'est toujours la même chose : le serf est au garde-à-vous et se languit même de son maître lorsqu'il n'est plus là. On dirait un film sur des malades mentaux, un asile à ciel ouvert et un délire à plusieurs.

Le film d'une mollesse sans équivoque se borne à ressasser les mêmes mécaniques jusqu'au dégoût et jusqu'à sa fin absurde qui n'en est pas une. Etrange assurément, intéressant aucunement.
JBC
JBC

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2023
Michel Picoli incarne à la perfection ce patron maitre dans l’art de déployer ses mécanismes d’emprise et de cannibalisation sur ses employés. Mais ne soyons pas naïf, tout sadique trouve ses proies, elles-mêmes vulnérables et volontaires pour se mettre dans une position de masochisme.
La subordination aveuglée de Louis, pris dans le délire névrotique de reconnaissance pour se faire une place dans le clan des loups dominants, est magistralement joué par Gérard Lanvin.
Ce film est une démonstration de ces organisations d’entreprises, où le pouvoir irrigué d’une idéologie capitaliste patriarcale, qui subsiste toujours à grande échelle de nos jours, s’exprime par le cynisme, la manipulation, la perversion, les comportements délirants de ces patrons.
Ces puissants pervers narcissiques usent de leur domination de part leur pouvoir dans l’échelle sociale, obsédés par le profit et toujours en quête d’expériences qui fassent gonfler leur ego déviant.
Ces prédateurs (directeur, manager…) savent s’entourer de béni-oui-oui et de larbins se prosternant avec reconnaissance aveugle, intéressés, vaniteux, s’étant convaincu eux mêmes servir leur dieu vivant (leur patron) dans un dévouement illimité.
Nathalie Baye incarne le discernement, la lucidité, l’intelligence féministe, l’agir par son libre arbitre, nous offrant ainsi la bouffée d’oxygène face au délire des hommes encravatés.
Un film métaphore du Père ravage, tyrannique et machiavélique.
Un film unique à montrer dans toutes les formations de psychologie du travail et à regarder absolument par ceux et celles qui veulent se sortir de l’emprise de leur patron.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2026
Pierre Granier-Deferre qui a débuté sa carrière de réalisateur alors que le cinéma français était sous la forte emprise de la Nouvelle Vague fait partie avec Henri Verneuil, Robert Enrico, Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Georges Lautner et quelques autres de ces cinéastes qui ne bénéficiant pas d’emblée de l’a priori favorable dont jouissaient les créateurs du mouvement précité (Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol, Eric Rohmer, Jacques Rivette, Louis Malle, Agnès Varda, Jacques Demy…) auront dû batailler ferme pour faire vivre un cinéma d’obédience classique, celui-là même que vilipendaient à longueur de déclarations et d’articles les Jeunes Turcs des Cahiers du Cinéma. Un héritage qualifié péjorativement de « qualité française » en raison d’un prétendu conformisme bourgeois un peu rance. Le temps a bien sûr fait son œuvre et le talent a comme souvent fini par parler. D’ailleurs quels sont les films dont les spectateurs se souviennent et qui sont encore regardés ? Ceux de Godard et de Rohmer ou ceux de Melville et de Granier-Deferre ?
Empruntant la voie autrefois royale mais aussi efficiente de l’assistanat, Pierre Granier-Deferre accède à la réalisation en 1961 avec « Le petit garçon de l’ascenseur » pour progressivement devenir le spécialiste reconnu des adaptations littéraires notamment celles des œuvres de Georges Simenon dont il était un grand admirateur (cinq films au total pour autant de succès sans compter sa participation active à la série télévisée avec Bruno Cremer dans le rôle de Maigret). 26 films en 34 ans de carrière (de 1961 à 1995) dont aucun n’est dénué d’intérêt avec comme points d’orgue : « Paris au mois d’août », « La Horse » « Le chat », « La veuve Couderc », « Le train », « Une étrange affaire » et « L’étoile du Nord » cela vous classe un réalisateur.
« Une étrange affaire » qui n’est pas le plus connu de cette courte liste est sans aucun doute un des films les plus ambitieux et personnels de Granier-Deferre, tiré d’un roman de Jean-Marc Roberts (Affaires étrangères). C’est Christopher Frank qui après avoir lu le roman contacte Deferre pour lui proposer d’en faire en commun l’adaptation. A son tour Deferre est emballé même s’il n'entrevoit pas d’emblée une manière attractive de transposer à l’écran cette chronique amère évoquant la rencontre entre un jeune agent de publicité et un chef d’entreprise spécialisé dans les reprises d’affaires au bord du dépôt de bilan.
Activité très en vogue à l’époque mais aussi très décriée en raison des méthodes brutales employées faites de coupes radicales dans les dépenses et de licenciements massifs, le tout se soldant assez souvent par une revente rapide et avec profits des activités les plus rentables. Dans les années 1980, Bernard Tapie sera le héraut charismatique de ce bataillon de mercenaires du capitalisme jugés par certains comme des « bandits de grands chemins » sans scrupule. Le film évoquera d’ailleurs assez régulièrement cet aspect de la profession. En lisant le roman, Deferre pense immédiatement à son ami Michel Piccoli qu’il n’a jusque-là jamais fait tourner pour le rôle de Bertrand Malair, grand patron énigmatique venu un beau matin pour remettre de l’ordre dans une chaîne de grands magasins parisiens à la suite de la mort toute récente de son PDG à l’ancienne. spoiler: Le mystère qui entoure cet homme inconnu de la une des magazines fait parler à voix basse le personnel fantasmant sur le lieu de sa précédente mission, New York, Stockholm, Londres, Canberra ? Les supputations vont bon train quand Bertrand Malair s’installe dans le bureau de Louis Coline jeune publiciste retardataire qui passe ses journées à « faire rien »…

Malgré la solide réputation de Deferre qui a vu passer devant sa caméra les plus grands acteurs de Jean Gabin à Simone Signoret en passant par Alain Delon, Lino Ventura, Jean-Louis Trintignant ou Romy Schneider, celui-ci ne parvient pas à trouver un seul producteur intéressé par un sujet jugé peu vendeur car basé sur un livre difficilement adaptable qui n’est d’ailleurs pas toujours bien compris. Le projet semble donc mort-né au grand dam de Christopher Frank et Jean-Marc Roberts. Mais déjà engagé auprès du producteur Alain Sarde sur l’adaptation de « L’étoile du Nord », Deferre se retrouve brutalement au « chômage technique » quand l’opération que doit subir en urgence Simone Signoret retarde le tournage d’un an. Alain Sarde soucieux de ne pas rémunérer son réalisateur à ne rien faire lui propose alors de mettre en chantier sa fameuse « Etrange affaire » mais sans coûts dispendieux.
Les trois hommes se mettent d’arrache-pied au travail pour finaliser une transposition crédible et imaginent au fur et à mesure les acteurs potentiels. Si Michel Piccoli semble indiscutable, c’est Deferre qui pense à Nathalie Baye pour incarner l’épouse du jeune publiciste devenu la proie du patron vampire. Bertrand Tavernier qui vient de le diriger justement au côté de Nathalie Baye dans « Une semaine de vacances » suggère à Deferre, Gérard Lanvin selon lui parfait pour interpréter ce jeune homme en quête de père. Francis Huster initialement prévu se désistant, il est fait appel au toujours surprenant Jean-Pierre Kalfon sorte de Robert Le Vigan sauce punk, pour être François Lingre, le fidèle cerbère de Malaire spoiler: chargé de mettre son nez partout
. Le non moins énigmatique Jean-François Balmer sera la tête pensante comptable et financière de Malair. Le très talentueux Philippe Sarde frère du producteur composera la musique de circonstance qui renforcera l’ambiance trouble et angoissante nimbant la chronique d’un changement de direction au sein d’une entreprise un peu assoupie.
Tout semble donc en place pour que le talent de chacun puisse s’épanouir lors d’un tournage qui ne durera que six semaines, permettant à Granier-Deferre de montrer qu’il peut accommoder sa mise en scène à toutes les atmosphères pour réaliser l’un de ses meilleurs films. Une étude subtile mais aussi fouillée et signifiante sur les méthodes managériales se mettant en place au sein des entreprises (principalement les grandes) depuis le début des années 1970 où la rationalité dénuée d’affect est clairement prônée comme essentielle pour résister à la mondialisation des marchés qui avance à grand pas. Des méthodes se développant à grand renfort de conférences et de séminaires dans tous les milieux y compris un secteur public peu préparé et qui de fait généreront certaines tragédies humaines faisant la une des médias à l’aune des années 2000. Un bouleversement des comportements humains encouragé par certaines séries célèbres et prolongé par l’apparition de la téléréalité se chargeant de banaliser le recours à certaines pratiques auparavant jugées déloyales.
« Une étrange affaire » un peu précurseur expose spoiler: la captation d’une personnalité et la destruction d’un couple par un dirigeant prédateur qui semble ne pouvoir assumer la vacuité de sa vie personnelle qu’en accaparant celles d’autres qu’il choisit au gré de ses pérégrinations dans les décombres d’un capitalisme toujours plus retors
. Michel Piccoli certainement un des plus grands acteurs de la seconde moitié du XXème siècle, déploie tout son charme onctueux et ambigu pour attirer dans ses rets spoiler: ce jeune adulte visiblement marqué par l’absence d’un père
dont Malair très renseigné sent très vite qu’il va pouvoir tirer profit.
Le film prend à certain moment une dimension fantastique construite à partir du trouble profond qui saisit un Louis tout spoiler: d’abord séduit, puis désarçonné pour finir, essoré et sans défense
. Le spectateur cinéphile pourra voir à la manière dont est filmé par instant Michel Piccoli une certaine parenté avec « Le Nosferatu » de Murnau, François Lingre incarnant l’âme damnée de Malair (cf. Renfield) chargé de détecter les proies faciles pour son maître. Comme le confirmeront Jean-Marc Roberts et Pierre Granier-Deferre l’absence du père qu’ils ont tous deux ressenti dans leur chair constitue une des clefs de lecture du film au-delà de son constat sans concession sur l’évolution des comportements entrepreneuriaux. S’il a reçu l’Ours d’argent du meilleur acteur au festival de Berlin en 1982, Michel Piccoli a été boudé par les Césars qui à l’instar de Patrick Dewaere l'ignoreront jusqu’au bout de sa prestigieuse carrière. Un film à voir absolument avec des acteurs à leur meilleur et un Pierre Granier-Deferre en chef d’orchestre virtuose.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2024
Récit psychologique d’un rapport trouble et malsain entre un employé et son nouveau patron envahissant et vampirisant, interprété avec justesse par le très bon duo Lanvin/Piccoli.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2020
Voilà avant tout une étrange ambiance, créée par la relation entre un nouveau patron sorti de nulle part et un chef de pub sans envergure. Le premier vampirise la vie d'un homme sans père dans une fable pas vraiment politique. Voilà une belle occasion de revoir un Piccoli magistral et à l'aise dans les situations les plus saugrenues, et une jeune Nathalie Baye touchante aux cotés d'un Gérard Lanvin perdu. Un sentiment étrange envahit le spectateur- pourquoi ces deux collaborateurs zélés autour d'un patron glacial-, au final le manque d'explications rationnelles et de conclusion ne correspondent-elles pas à des situations parfois vécues dans la vraie vie? TV2 -mai 2020
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2020
Pierre Granier-Deferre réalise une direction d'acteurs et une mise en scène sans faille pour cette Comédie dramatique à la progression traumatique constante. La noirceur psychologique est tellement bien montrée qu'elle en devient difficilement supportable.
Si le scénario donne une ambiance malsaine au film, la réalisation nous propose fort heureusement un casting de choix : il nous offre une belle composition de Gérard Lanvin, et une très belle prestation de Nathalie Baye à juste titre Césarisée pour ce second rôle. Jean-Pierre Kalfon et Jean-François Balmer ne déméritent pas non plus, dans cette liste de remarquables personnages annexes. Quand à Michel Piccoli, lui aussi honoré à Berlin pour ce rôle, il éclate de prestance dans sa compostions d'odieux charmant.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2021
Ce film est timide un de ceux sur lesquels vous tomberez par une nuit d'insomnie sur une obscure chaîne de télévision. Et vous vous trouverez attiré par son ambiance et ses personnages maladroits vérifiez la performance de Jean Pierre Kalfon qui est étonnante ici. En vérité Une étrange affaire est un chef-d'œuvre étrange et je n'ai pas honte de dire qu'il aurait pu être un film de Kubrick dans la façon dont il dépeint extrêmement précisément la relation entre un roi et sa cour et le comportement des disciples de la cour à l'esprit tordu et comment cette relation peut fonctionner aujourd'hui dans une démocratie. Piccoli est à son meilleur de même que Balmer et Kalfon (deux acteurs français très sous-utilisés) et c'est probablement le meilleur film de Lanvin (si vous êtes un de ses fan). Le film est cruel et montre avec quelle facilité un homme peut se faire tordre le cou que ce soit par un PDG ou dans le contexte d'une grande entreprise ou par n'importe qui à n'importe quel niveau supérieur et combien les moyens à utiliser sont faibles et bon marché. En cette nuit d'insomnie essayez de rester éveillé regardez le et vous ne le regretterez pas...
David Aames
David Aames

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2020
Ce film est envoutant, envoutant dans le mauvais sens du terme.
C'est une spirale infernale vers l'enfer de la relation entre un pervers narcissique mégalomane et un jeune ambitieux en recherche d'une figure paternel.

C'est Magnifique d'interprétation. Les acteurs sont d'une justesse surprenante. Piccoli est au sommet de son art.

Scénario : 3,75/4
Mise en scène : 1,75/2
Montage: 0,75/1
Musique: 1/2
Photo/effets : 1,75/2
Casting: 2/2
Jeux d'acteurs : 1/1
Coup de coeur : 5,5/6
Total: 17/20
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2018
Film qui s'est pris un petit coup de vieux il faut bien le reconnaître. Alors certes, les acteurs sont bons (sauf Nathalie Baye qui tape sur les nerfs quoi qu'elle fasse !), certes certaines scènes sont prenantes et fascinantes mais dans l'ensemble c'est un peu mou du genou et on s'ennuie un peu malgré la manipulation qu'exerce le patron de Louis. Je suis content de l'avoir vu mais j'espérais un peu mieux. Dommage !
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2020
L'employé fasciné par le patron. Attiré par son pouvoir?Je n'y perçois pourtant peu de soumission. C'est peut-être justement ce jeu sournois de domination qui semble anodin et qui agit en sous-main
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