Les Bravados (1958) réunit pour la énième fois le réalisateur Henry King et l'acteur Gregory Peck, tous deux ayant eu une collaboration fructueuse depuis de nombreuses années. Ici, c'est au coeur d'un revenge-movie que l'on prend plaisir à retrouver Gregory Peck dans un rôle titre qui lui convient à merveille, celui d'un homme traquant les quatre criminels qui ont violé et assassiné sa femme. Aveuglé par la haine de sa vengeance, la chasse à l'homme ne pourra prendre fin qu'une fois qu'il les aura tous tués. Le twist-ending quant à lui va en surprendre plus d'un, malgré que le film soit des plus conventionnel, il n'en reste pas moins captivant.
J'avais vu ce film il y a déjà plus de dix ans, je l'ai revu et j'ai été assez surpris, je ne pensais pas que Les bravados me plairait autant. J'ai beaucoup aimé le dénouement, qui est totalement inattendu, pour un western c'est très rare d'être surpris par le scénario, qui à la base paraissait très classique. Gregory Peck, l'acteur fétiche d'Henry King est très bon, la réalisation est bonne, on ne s'ennuie pas un seul instant, la bande originale est pas mal, bref sans être un western inoubliable, c'est un très bon film qui vaut la peine d'être vu par les fans de ce genre.
Un solide western, ou Henry King montre son savoir-faire incontestable, fruit d'un sérieux travail. Pourtant, il est au final bien difficile d'ajouter grand chose à cela, tant l'ensemble se révèle classique et sans grande surprise que ce soit au niveau de la mise en scène et du scénario (à l'exception sans doute de la fin.) De plus, l'aspect évoquant la rédemption est un peu lourd, et les scènes d'église trop longues. Toutefois, King arrive à donner à son oeuvre un côté crépusculaire plutot bienvenu, renforcé qui plus est par des figures de "Bad guys" un peu plus original qu'à l'accoutumé. Sans être un chef d'oeuvre donc, "Les Bravados" n'en demeure pas moins un bon film.