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Autrui
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4,0
Publiée le 13 juin 2009
Ah ! Un grand moment de cinéma... Le début est assez abrupte, les premières minutes n'emportent pas vraiment. Le grossier de la situation tend à nous faire sortir de la salle, et puis...non. Il commence à se passer quelque chose. Ce couple improbable, l'enchaînement de situations extraordinairement burlesques, une musique entraînante, des acteurs bien drôles, et la puissance visuelle de Bunuel font que, après avoir vu ce film...on se dit que le cinéma dans les années 30, c'était l'âge d'or.
Une perle absurde, bourrée de symboliques et de double sens. On pourrait lui reprocher les faux raccords gigantesque, ou certains jeux d'acteurs très mauvais, mais on final on en vient à se demander si c'est fait exprès, et même, est-ce bien important ? Car on passe son temps à se poser des questions, à essayer de comprendre, ou juste à se demander...Pourquoi ? Court et percutant, je le conseille vivement !
Pamphlet surréaliste d’une virulence intacte, L'Âge d'or dynamite avec jubilation les fondements moraux, religieux et bourgeois de son époque. Avec une liberté provocatrice, Luis Buñuel prolonge l’élan d’Un chien andalou pour composer un enchaînement d’images scandaleuses où désir et interdit s’entrechoquent violemment. Chaque séquence semble conçue comme une agression poétique, refusant toute logique narrative au profit d’une charge symbolique brutale et dérangeante. L’érotisme, la violence et le sacrilège s’y mêlent dans un geste de rupture radicale, visant à libérer l’inconscient des carcans sociaux. De cette insolence visionnaire naît une œuvre toujours subversive, dont la force iconoclaste n’a rien perdu de son pouvoir de choc.
Imagerie percutante marquée du goût de la provocation. Enchaînements d'une logique excentrique. Nombreuses images au grand pouvoir de fascination. Style abrupt et direct. Interprétation stylisée. Ce film est tout simplement, avec un chien andalou, un film véritablement poétique.
L'Âge d'or, film remontant aux prémices du mouvement surréaliste, est une légende. On décortique, ou plutôt on essaye de décortiquer, des sens, des significations, des messages dans ce bric à brac de situations absurdes, burlesques. Mais le film n'est pas si décousu qu'il n'y parait, en effet le sens n'a pas besoin de la logique pour se faire comprendre. Le film est une analyse passionnée et passionnante de la situation sociale, culturel dans société des années 30. La passion est y peinte sous de nombreuse couture. C'est aussi un film extrêment corrosif, d'autant plus la scène finale est sûrement la plus grande baffe donné à l'Eglise Catholique dans l'histoire du cinéma.