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beautifulfreak
131 abonnés
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3,5
Publiée le 30 septembre 2011
"EXTERMINEZ TOUTE PENSEE RATIONNELLE". Tel est le conseil que l'on doit donner aux spectateurs de cette adaptation du "Festin nu", bouquin culte justement réputé inadaptable, mais Cronenberg aime relever ce genre de défi, comme avec son " Crash" inspiré de Ballard. Contrairement à la froideur de ce dernier, "Le festin nu" a des couleurs chaudes, une ambiance étouffante et un humour assez particulier (anus qui parlent, combats de machines à écrire, éjaculations de créatures caoutchouses...). La réalisation est assez classique mais le scénario ne l'est assurément pas, vu qu'il puise généreusement dans les délires géniaux de ce bon vieux toxico de William Burroughs, atteint du virus du langage, et dans des éléments de la biographie de l'écrivain (comme l'amitié avec Jack Kerouac et Allen Ginsberg, ou la mort accidentelle de sa femme). Attendez vous à un voyage hors normes dans les songes éveillés d'un écrivain drogué et névrosé, une déambulation moite et paranoïaque dans l'Interzone, cette cité évoquant un Tanger halluciné où tous les dangers sont conviés au banquet, où la déliquescence organique et mentale règne, et où l'esprit se désincarne à l'aide de substances psychoactives pour échapper à la corruption sociale et aux âmes perdues enchainées à leurs pulsions.
Celui qui a pondu le résumé de ce film est un incapable et mérite d'être pendu, je le dis parce que William Lee ne retrouve aucunement sa femme "faisant l'amour avec leurs deux meilleurs amis", ou alors j'ai déjà fait moi-même l'amour à des milliers de femmes ! Bon, à part ça c'est très bon ! J'ai lu "Le Festin nu" et je peux vous assurer qu'il est impossible de l'adapter fidèlement, alors Cronenberg (que je n'aime pas beaucoup par ailleurs) a eu l'idée géniale de mélanger l'oeuvre et la vie de Burroughs, avec au passage l'apparition de Kerouac et de Ginsberg récitant "Howl" au son du jazz très symbolique de cette époque, ce qui rend le tout extrêmement appréciable et fidèle aux aspirations des beatniks et de leurs expérimentations littéraires. Chapeau !
Peut-être le film le plus complexe, le plus déconcertant et le plus barré de Cronenberg. Comprenant plusieurs niveaux de lecture "le festin nu" se vit comme un voyage sous hallucinogène. Rempli de surprises (les machines à écrire vivantes, des créatures plus vraies que nature, une histoire d'un homme apprenant à son cul à parler et même Roy Scheider en médecin fou) ce film est une vraie drogue et on retrouve bien l'esprit de Burroughs. Peter Weller est excellent.
Ça commençait pourtant bien, un scénar correct, des acteurs qui font ce qu'ils peuvent, des images pas trop moches et une amb... qu'est ce... qué... eurk... une machine à écrire qui bouge, ça y est, Cronenberg n'a pas pu s'empêcher... pfff.
Certainement le film le plus complexe de l'oeuvre de Cronenberg. Je ne dirais pas singulier comme beaucoup de critiques, car finalement, toute la filmographie du monsieur l'est... Épatant tant de le travail de Chris Wallas que dans la façon qu'a Cronenberg de se figurer un univers aussi détaillé et riche que celui-ci, le film peut clairement aspirer à réclamer son titre de chef-d'oeuvre. Il fallait oser réaliser un film en se basant sur un bouquin réputé inadaptable... Ne l'ayant pas lu, je ne ferais pour le moment que me baser sur l'avis des lecteurs qui donnent le film comme étant assez respectueux de l'oeuvre de Burroughs, tout en créant un monde qui lui soit propre. Intrigant et interprété magistralement, voici un OVNI qui vient se placer directement dans la complexité de Videodrome, et dans les pièces les plus fascinantes de l'Histoire du cinéma.
Du grand David Cronenberg, et assurément un de ses films les plus déjantés et les plus captivants ! Le cinéaste a l'imagination fertile nous offre une œuvre terriblement psychédélique et barrée, racontant l'histoire complétement surréaliste d'un ex-écrivain devenu exterminateur de cafard et qui assassine accidentellement sa femme (oui, accidentellement) d'une balle dans la tête après l'avoir surprise au lit avec deux de ses amis. Perdus entre hallucinations et réalité, a la rencontre d'insectes machines a écrire, se promenant dans un curieux monde parallèle, on voyage littéralement a l'intérieur de ce film des plus originaux et créatifs ! Un film brillant !
Film surprenant qui ne pourra pas être apprécié par n'importe quel publique. Cronenberg nous embarque dans un délire psychédélique quelques fois difficile à suivre.
Un des meilleurs Cronenberg, « Naked Lunch », adapté du roman culte de William Burroughs nous entraine dans un univers imaginaire absolument démentiel. Cronenberg parvient à donner corps à un des romans les plus difficiles d'accès de toute l'histoire de la littérature, et à nous captiver du début à la fin par sa mise en scène intelligente. Réussite sur le plan visuel, sous forme d'un trip, parfois psychédélique, souvent surréaliste, « Naked Lunch », c'est du pur bonheur, un film original, passionnant de bout en bout.
Le Festin Nu est probablement le film le plus inaccessible et le plus exigeant de David Cronenberg mais c'est peut-être aussi celui qui représente le mieux le sens créatif du réalisateur et sa démarche artistique toute entière. Le Festin Nu n'est pas un film ordinaire, c'est une perpétuelle stimulation de l'imaginaire, une ode à la créativité.
Une adaptation d’un roman de William Burroughs est a priori une sacrée gageure. Le premier mérite de Cronenberg est de réussir parfaitement à traduire en langage cinématographique le ton et l’atmosphère de son modèle. On y retrouve cet univers réduit et axé sur la drogue et le sexe dans un récit déstructuré pas toujours facile à suivre, notamment dans les phases oniriques nées de la prise de toxiques divers et variés (injection de poudre à tuer les cafards en intraveineux au niveau des seins par exemple !) Les acteurs (Peter Weller captivant, Ian Holm solide et Judy Davis séduisante dans un double rôle jubilatoire), dirigés d’une main de maître, tiennent parfaitement leur rôle et réussissent à donner une âme à des personnages aux limites de l’humanité. En conclusion, Le Festin nu apparaît comme un exercice de style très réussi et tout à fait convaincant où Cronenberg confirme sa maîtrise de l’art cinématographique et démontre que rien ne lui est impossible.
après m'ètre penché sur le livre de Burroughs, (William , Edgar Rice c'est Tarzan...) je me suis décidé à voir ce que pouvait donner l'adaptation d'un délire de drogué (ce livre est un recueil de notes écrites par Burroughs durant ses trips...) par mon cinéaste canadien adoré. Quel bonheur! Il est impossible de décrire la sensation de perdition devant un tel OCNI. Le meurtre accidentel de sa femme est effectivement tiré de sa vie "réelle", quand il avait loupé le verre posé sur sa téte... Un énorme délire de paumés, spécialité de la Beat Generation (Kerouac et consorts...)
Le film est une merveille,pour un public averti par moment hilarant,par moment effrayant, par moment insupportable mais toujours maitrisé ! Il ne plaira certainement pas à tout le monde!
Ce film vaut une étoile par son imagination un peu psychédélique. Le héros ne vous prend pas a son haise, et vous laisse perplexe par son atmosphère trés paisant a longueurs de temps.