Une importante source de chaleur est détectée dans une zone froide écartée de la planète. Persuadée d'une grande découverte, l'industrie Weyland prépare une expédition dans ce milieu inconnu...
S'il n'est pas vraiment mémorable, ce "Alien VS Predator" a au moins le mérite de ne pas se prendre au sérieux et de proposer un spectacle honnête et divertissant. Rien de plus. Et coup de bol, c'est la spécialité de son réalisateur, Paul W.S. Anderson. On a donc droit à un film sympa, mais quand même très bancal. Le cinéaste emprunte à "Alien" le long démarrage présent dans toute la saga. Pour l'ambiance, ce serait plutôt "Predator" qu'il met en avant. Mais bien que l'on retrouve les deux mythiques monstres du cinéma, le film ne propose que la moitié du potentiel que l'on espérait porté à l'écran. En fait, "Alien VS Predator" fait un peu la part belle aux Predators, plus mis en avant que les Aliens. Du favoritisme ? A vrai dire, on ne sait pas très bien car le film tient aussi sur les épaules d'une héroïne un peu clichée et qui s'en sort en faisant alliance avec le E.T. rasta. Le reste du casting humain, très cliché, est là pour assouvir nos envies : les voir se faire massacrer (sans être sadique). Ceci dit, et malgré un sacré problème de point de vue, Anderson maîtrise son décor et propose quelques combats, sans être dingues et jouissifs, bien orchestrés. L'environnement dans lequel évolue l'écriture, lui, aurait pu être mieux servi, et proposer une véritable partie de chasse sous tension. On a que la moitié, encore une fois mais ce n'est pas si mal.
Bref, même si le film enfile les clichés typiques qui infestent les productions hollywoodiennes, le spectacle s'avère assez complet. Dommage que Anderson, un peu comme un élève estimant avoir trop de travail pour le lendemain, bâcle son agenda en survolant toutes ses matières. Ceci dit, je préfère tout de même la franchise et la sincérité de ce film, rappelant plus le "Alien 4" de Jean-Pierre Jeunet, que son successeur, "Requiem", qui tente de reprendre le fun et le gore du "Aliens" de James Cameron" dans un terrain urbain modifié et issu du "Predator 2" de Stephen Hopkins", sans succès...