Alien vs. Predator – Quand Deux Légendes Se Rencontrent et Se Tirent une Balle dans le Pied
Quand t’entends "Alien vs. Predator", tu t’imagines un duel épique entre deux monstres cultes, un truc à la hauteur d’un combat final de Dragon Ball Z. Et là, qu’est-ce qu’on te sert ? Une pyramide chelou, des mecs qui cavent comme dans Tomb Raider, et des Predators qui se prennent pour Indiana Jones. Sérieusement, l’affiche promettait du carnage, mais ça ressemble plus à une convention cosplay mal organisée.
Sanaa Lathan fait le taf, mais soyons honnêtes, elle passe plus de temps à courir qu’à jouer. Mention spéciale à Lance Henriksen, qui est là pour filer un chèque de charisme à une production qui en manque cruellement. Mais le reste du casting, c’est un peu comme un DLC gratuit dans un jeu : ça fait le boulot, mais t’aurais jamais payé pour ça. Et Agathe de la Boulaye ? Bouffée en deux minutes, comme un amuse-bouche pour Alien. Merci, au revoir.
Paul W.S. Anderson a visiblement maté Alien 2 en boucle avant de pondre ça. Il te recycle tout : la base isolée, les monstres, et même le concept d’équipe de bras cassés. Le problème, c’est que quand Cameron fait un copier-coller, il te sort Aliens. Quand Anderson s’y met, il te livre une pyramide aztec-technique où tout le monde court dans tous les sens sans savoir pourquoi. Un peu comme une partie de Fortnite où personne ne sait construire.
On nous avait promis de la baston épique, et qu’est-ce qu’on a ? Des Predators qui se battent comme des stagiaires en arts martiaux et des Aliens qui semblent avoir oublié comment tuer efficacement. Même les scènes d’action, bien que nombreuses, manquent d’impact. Et le gore ? Oublie. Ici, c’est propre, c’est poli, c’est du sang au compte-gouttes. Mortal Kombat, c’est pas pour demain.
Les décors labyrinthiques de la pyramide font le boulot, mais ça manque cruellement de charme. La lumière est souvent trop sombre, comme si quelqu’un avait oublié de payer la facture EDF. Quant à la mise en scène, c’est lourd, ça manque de rythme, et les combats ont parfois l’air d’être chorégraphiés par des mecs bourrés en fin de soirée. Mais bon, c’est pas AVP Requiem, donc on peut pas trop se plaindre non plus.
Alien vs. Predator, c’est comme un match de boxe où les deux combattants oublient comment donner des coups. Divertissant si t’es pas exigeant, mais loin, très loin des chefs-d’œuvre qui ont donné naissance à ces créatures. Anderson te promet un buffet à volonté, mais il finit par te filer un plateau-repas d’avion. À voir pour rigoler, pas pour flipper.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr