Deux monstres cultes du cinéma d'horreur, on les réunit pour en faire une baston...on sentait le nanar venir, banco. D'emblée, on peut se dire que AvP représente un peu l'antithèse des films Alien et Predator, voir ce qu'un réalisateur branquignole aurait pu faire dans les années 80 avec ces concepts pourraient intéressant. C'est aussi la révélation du 0 talent. Souvenez-vous depuis les années 70, nous avions tous ces films d'actions fait par des réalisateurs déconsidérés de tout le monde. Et voila les années 90/2000, tout réalisateur venant du monde de la pub, qui sait mettre 3000 effets spéciaux par seconde est le bienvenue. Si Fincher et Snyder s'en tireront honorablement, Anderson est l'archétype de l'échec, et après s'être enterré avec Resident Evil, il remet le couvert avec AvP.
Concrètement on a quoi ? Une "team" (encore...pis alors pas n'importe quoi hein, il fallait une alpiniste un linguiste et tout les soldats qui vont bien, très original) qui va se retrouver entre des aliens et des prédators. Pas si ringard jusqu'ici ? C'était sans compter sur une mise en scène qui transpire un blockbuster dont même Bay pourrait avoir honte. Tout est filmé de manière superficielle, les scènes sentimentales sont pitoyables, les scènes d'action sont confuses et plus ridicules que spectaculaires (hormis peut-être le dernier combat).
Pire que cela, Anderson désacralise totalement les deux bestioles. L'alien n'aura quasiement rien d'effrayant, et le prédator sera aussi fort qu'une mouche affrontant un dinosaure, et il aura bien entendu pitié d'une pauvre innocente faiblarde (l'un des moments les plus ridicules du film). Donc, acteurs nuls (sauf peut-être Henriksen), histoire nulle, mise en scène grotesque, musique ratée...on sent les 60 millions de $ dans les effets spéciaux, mais nulle part ailleurs. Une très grosse déception, une bouse, une honte.