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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2009
mettez beaucoup de gore,un scenario par moment compliqué mais digne des plus grands manga,rajoutez un zeste d'humour noir toujours savoureux et saupoudrez le tout avec le maitre du décalé takeshi miike vous obtenez ichi the killer déjanté et tellement bon un vrai régal
La plus violente bande de yakusas de Tokyo part à la recherche de leur boss qui a en réalité été tué par un mystérieux Ichi... Film de tous les tabous qui fait s'entrecroiser des personnages plus sadiques et dérangés les uns que les autres, "Ichi The Killer" est un film culte choquant et une des oeuvre les plus connues de Takashi Miike... Quand ils auront lus ces quelques lignes, tous les amateurs de films de genres et de films noirs asiatiques auront déja précocement envoyé la purée et se seront précipitié pour pouvoir se procurer le film de la manière la plus rapide qu'il soit. Une erreur peut-être, car malgré sa réputation et son ultraviolence belle et bien existante, "Ichi The Killer" est un film assez pénible, dans le sens où il est assez lent. En adaptant un des mangas les plus violents qui soit, Miike a semble-t-il voulu donné un aspect fièvreux à la violence, en baignant le film d'une musique étrange et lente. Tous les personnages ont des ascendants sadomasochistes et sadiques, on dirai qu'il cherche à en tirer une leçon comme quoi l'homme est attiré par la souffrance au plus profond de lui. Ici, le "méchant" si on peut en déterminer un, est un sadomoso qui recherche son maître car lui seul sait "le faire souffrir avec amour", dans un combat final contre Ichi, il jubile croyant approcher l'extase extrême, tout le mal qu'il fait est fait d'en le but d'en recevoir en retour. Une idée étrange qui est peut-être une réponse au professionalisme de la société japonaise, en tout cas une chose est sur cela n'est pas très bien desservie par l'image, assez laide, dûe au manque de budget et au style de Miike, décidemment très perturbant.
Ichi the killer (2001) est un film complètement timbré, à l’histoire rocambolesque et aux personnages très particuliers ! Entre les règlement de compte, les viols, les meurtres et les tortures, Takashi Miike ne nous épargne rien et surtout il ne lésine pas sur l’hémoglobine, des hectolitres déversés devant l’objectif de la caméra au gré des nombreuses mises à mort. Après sa trilogie mafieuse (Dead or Alive), Takashi Miike nous prouve son bon goût pour le mauvais goût, avec une œuvre à ne surtout pas laisser entre toutes les mains et à réserver à un public averti !
Ce film est une adaptation fidèle et maîtrisée de l'excellent manga de Hideo Yamamoto, grâce au talent - et, plus particulièrement, au culot - de Miike. Les principaux atouts du film : une ambiance graphique géniale et, à l'instar de poids lourds comme Cannibal Holocaust, Salò ou A Clockwork Orange, une réflexion très intéressante sur les thèmes du désir, de la violence et de leurs rapports. Inutile de rappeler qu'il y a des scènes très dures et que ça se réserve à un public averti.
Un film vraiment extra dans le genre. Certes il n'est pas vraiment réaliste, mais on se met assez facilement à la place du jeune Ichi lors de ses actes barbares. Je pense que ce film ne doit pas être vraiment loin de la réalité japonaise, à savoir le quotidien des membres de la mafia qui sont confrontés sans cesse à une violence difficilement supportable.
Enfin bref, un excellent film complètement déjanté et des personnages trop trop délires (je pense surtout au blondinet avec son sourire de l'ange, lui il est gravement atteint grâce à un super jeu de l'acteur). Tout simplement mémorable.
Un film vraiment bizarre, à la limite du bordélique. Entre toutes ces histoires de Yakuzas et Ichi, je n'ai pas tout compris. En tout cas il y a pas mal de frénésie, d'effets sanglants, de scènes de tortures assez méchantes et de mutilations. Un sacré bazar, intéressant pour se donner une idée du style du réaisateur (mais c'est peu être un peu prétentieux de dire ça, car je n'ai vu de ce dernier que ce film et "Audition"). Intéressant, mais pas très drôle.
Permettez moi de dire que celui qui juge takashi miike au premier degré sur la violence de ses films n'a rien compris !Ou alors qu'il me prouve que c'est violent gratuitement ! Avant ce film j'avais déjà vu visitor Q qui m'avait mis la puce à l'oreille, en gros le théorème de pasolini mais en moins pompeux et plus déjanté ! J'avais trouvé subtif sa façon de "psychanalyser " ses personnages sans avoir l'air d'y toucher au travers de l'humour et de la violence ou des deux réunis ! Dans ichi, il me semble que l'on est dans le même registre mais avec encore plus de tripaille ! Miike, c'est un peu le cronenberg japonais, il a besoin de mettre la main dans les chairs pour ressentir le monde ! Le fil conducteur de la filmographie de cronenberg c'est le sexe et la violence, miike ne s'y prend pas autrement mais à sa façon, celle japonaise ! Ames sensibles s'abstenir tout de même !
Un film donnant à la violence gratuite une dimension manga rocambolesque, qu'est ce que cela a de génial? Eh bien c'est à mourir de rire, tout simplement. On ne croit pas une seconde à un quelconque réalisme, on apprécie juste, et on attend le prochain rebondissement de Miike avec impatience. Enfin de l'horreur décomplexée, on en rêvait depuis longtemps et c'est encore plus jouissif que ce que l'on espérait!
Un film avec toutes les psychologies nippones difficile à comprendre pour un occidental. Les perversions sont abordés et normalisées, la violence est omniprésente jouissive mais parfois pompeuse. A voir certes mais pas pour un public non averti des dérives psycho-sociologiques japonaises.
Takashi Miike, c'est vraiment l'emblème des petits cinéphiles pro-Asiatiques, branchés et déjantés qui aiment se donner un genre en se déclarant ultra-indépendants. Comme tout objet de culte, il a suscité de véritables admirations et entraîné bon nombre de moutons dans sa roue, se constituant avec les années un public de fidèles plus ou moins sincères bien qu'élargi avec le temps (enfin, tout est relatif). Si son long-métrage le plus célèbre, le bien-nommé "Audition" mérite quelques éloges, cet "Ichi the killer" réalisé en 2001 m'a laissé autrement plus sceptique malgré son concept attirant. Ne faisant guère dans la dentelle, Miike assume dès les premières minutes un parti pris évident, celui de l'excès dans des scènes de torture omniprésentes et de quasi-sacralisation d'une violence (dans son contexte, c'est-à-dire au dixième degré) très crue qui risque d'en rebuter quelques-uns. Plutôt courageux de sa part, tant les séries B décalées et extrêmes engendrent généralement des appréciations assassines et primaires chez tout public un minimum conditionné. Disons que je lui reconnais une marque de fabrique personnelle ainsi qu'une inventivité dans le sadisme tout à fait remarquable. De la même manière, je cautionne une fausse misogynie faisant dans l'auto-dérision ou bien encore un voyeurisme cynique dans des séquences sanglantes plus que réjouissant de par le recul qu'il prend sur les images (on n'est pas tellement dans la complaisance). Néanmoins, j'avoue m'être assez vite ennuyé à cause de la redondance des situations et de la banalisation de la violence justement qui apparaît progressivement de plus en plus plate et dépourvue d'intérêt. L'intrigue est inexistante, les personnages peu charismatiques, les dialogues creux : bref, l'écriture est catastrophique. Quant à la mise en scène, elle tente de faire surface grâce à quelques effets de style pas malvenus mais qui ne masquent pas la nature réelle du film : un produit pour vidéos-clubs d'asiafans underground.
Croisement improbable entre evil dead et old boy,ichi the killer est un film complètement déjanté,au personnages hauts en couleurs et incroyablement travaillés.De la folie furieuse sur péloche mais diablement jouissive,à des années lumières des standards actuels.On avait pas autant trippé devant son écran depuis le brain dead de peter jackson!!