Un marivaudage qui enchante par sa liberté de ton et qui échappe souvent aux conventions du genre,avant hélas d'en être rattrapé dans une seconde partie plus prévisible."Les sentiments"(2002)est un film de Noémie Lvovsky ayant sa fantaisie et criant son amour pour François Truffaut(pour le côté idéalisation de la rencontre amoureuse)et pour Maurice Pialat(la douleur de la séparation).On sent aussi la patte de Claude Berri,producteur,à travers le personnage de Jean-Pierre Bacri,quinquagénaire ayant le démon de midi,et retrouvant sa jeunesse sexuelle.Nathalie Baye donne de la chaleur à son personnage d'épouse bafouée.L'autre couple du film,composé d'Isabelle Carré et Melvil Poupaud,est le contrepied du précédent,de par sa jeunesse et son amour pur.La jeune femme blonde irradie,et développe une candeur et une énergie folle.Ca nous permet de voir comment l'amour peut se fâner au fil des années et du quotidien...Par contre,je n'ai pas trop compris l'intérêt des choeurs grecs et des ritournelles,servant plus d'effet auteuriste qu'autre chose.Et tous les tics du vaudeville bourgeois sont à l'oeuvre.
"Les Sentiments", comédie romantique française réalisée par Noémie Lvovsky (Camille Redouble) et sortie en 2003. Une très bonne distribution avec un bon quartet d’acteurs : Le grand et regretté Jean-Pierre Bacri, Isabelle Carré qui est absolument formidable dans ce rôle. Nathalie Baye et Melvil Poupaud. Une réalisation de qualité. Un scénario simple et efficace, bien porté par le film. Un seul bémol, le choix, (qui n’est pas mauvais en lui-même) de faire intervenir un chœur pour accompagner la tragédie. Les interventions de l’ensemble Vocal Sequenza 9.3 deviennent assez rapidement fatigantes. « Les sentiments » reste un beau film.
J'ai trouvé ce film peu innovant, le scénario a déjà été vu. Selon moi, le seul intérêt de voir ce film est le jeu des acteurs qui est impéccable et le charme de Melvil Poupaud.
Une comédie dramatique "bourgeoise" de plus... Mais pourquoi faudrait-il que "ces choses-là" n'arrivent jamais qu'aux "pétés de fric"...? Ah bien oui, les prolos, les tireurs de diable par la queue sont systématiquement présumés avoir d'autres soucis... Commençons par dire que le "Chœur Antique" tant décrié par les critiques pourrait bien être la seule VRAIE BONNE idée de ce film qui en manque cruellement... "dérangeant" sûrement au départ, il trouve très vite sa place essentielle... Distanciation, ironie, esthétique, le "grain de folie" qui accompagnera la déraison du "coup de foudre fatal" à la Carmen... Ce "grain de folie" propre à l'inestimable Nathalie BAYE -certainement l'une des plus immenses actrices françaises de tous les temps, point. Il faudrait interdire à BACRI de jouer du BACRI, mais autant reprocher à Jouvet de jouer du Jouvet, à Simon de jouer du Simon, à Gabin... etc... spoiler: La dernière image de BACRI pleurant toutes les larmes de son corps sauve TOUT BACRI. Isabelle CARRE a failli me faire fuir dès le début... l'horripilante gourde au joli cul aurait pu faire une carrière à la Bardot... il y a 60 ans. Le degré zéro. Reconnaissons que son personnage de détestable petite conne "pas de tronche" qui a réussi à se faire épouser par un toubib prend un peu d'épaisseur au fur et à mesure du récit. POUPAUD est inexistant, mais rien de nouveau là-dedans, Poupaud n'ayant jamais été qu'une lisse erreur de casting. Un joli film qui laisse sur une note très douce-amère, ce n'est quand même pas si mal, même si tout le monde n'est pas TRUFFAUT.
Film qui vaut surtout pour l'interprétation de Jean Pierre Bacri et de Nathalie Bayle. Isabelle Carré joue très bien aussi mais c'est une actrice trop cantonnée, à mon goût, à des rôles tout de même de jeune femme un peu "nunuche"... Hélas, si l'histoire se laisse suivre, l'ensemble est complètement gâché par des chansons (choristes) souvent en plus incompréhensibles qui ponctuent les scènes... ça n'apporte vraiment rien du tout. Je présume que c'était le souhait de la réalisatrice que de vouloir faire de l'original peut être, mais c'est loupé.
Une jolie comédie sur l'adultère remarquablement interprétée et à la réalisation originale. A noter le soin particulier aux costumes et aux décors à la couleur rouge dominante...
Il y a au moins un cheminement que je trouve intéressant dans ce film. Dommage qu’il se fasse dans un ensemble – grand classique en France – aussi rigide formellement et long à se mettre en place. L’exception française…
Si on voit bien ce que Noémie Lvovsky a voulu faire - disons montrer la jolie part de folie qu'il a, à tout âge, dans le fait de tomber amoureux -, force est de constater que "les Sentiments", après un impeccable départ, fait plus que décevoir : toutes les fantaisies joyeuses, voire incongrues (les couleurs éclatantes, le choeur opératique commentant l'action - pénible, celui-là -, l'hyper-activité quasi-générale), qui permettent de parer une histoire banale d'une distance vaguement moderniste, ne dissimulent plus rapidement la vacuité du propos, ou du moins son incertitude. Et lorsque la catastrophe surgit, et que tout ce petit monde en sort brisé, l'ombre gigantesque du sublime "la Femme d'à côté" finit par écraser ce tout petit film.
La routine d'un couple perturbée par l'arrivée de jeunes mariés dans la maison face à la leur. Nathalie Baye, femme de Jean-Pierre Bacri, est ravie de l'arrivée de la fraiche Isabelle Carré et de son mari Melvil Poupaud, jeune docteur qui est sensé prendre la relève de Bacri, médecin généraliste de province. Les couples sympathisent jusqu'à ce que les sentiments s'en mèlent, et qu'une relation commence entre Isabelle Carré et Bacri. Bacri est ici dans son univers en retrouvant un rôle de bonhomme un peu blasé, qui va quand même reussir à séduire Isabelle Carré. Celle-ci rentre parfaitement bien dans le rôle de la jeune femme qui se laisse tenter par cet homme d'âge mur sans mesurer toutes les conséquences de ses actes. La fin du film est assez dure, mais permet à cette histoire de rester crédible. Un film intéressant.
Avec " Les Sentiments ", Noémie Lvovsky nous propose une Comédie dramatique parfaitement dirigée. La banalité du scénario est compensée par une photographie très esthétique, et habilement détournée par l'utilisation des allégories musicales. Pour évoquer les Sentiments, on ne peut être que séduit par la distribution des rôles attribués à trio d’acteurs de talent comme Nathalie Baye toujours impliquée et efficace. Isabelle Carré rayonne de fraicheur et de beauté, quant à Jean-Pierre Bacri, il se révèle comme toujours excellent dans un registre pourtant inhabituel.