Tony Scott est ici à son sommet, dès le début il annonce la couleur : la mise en scène est à la limite de l'épileptique et puis trouve son rythme de croisière, tout de même assez nerveux pour bien nous plonger dans l'ambiance du Mexique, de ses flics pourris et de ses kidnappings qui sont monnaie courante. Et si l'histoire est peu originale, elle est très efficace et le scénario prend son temps pour nous décrire l'attachement du personnage de Creasy (Denzel Washington, impeccable en ex-agent de la CIA qu'il faut éviter de faire chier) au personnage de Pita (touchante et déjà douée Dakota Fanning) ce qui rend la deuxième partie encore plus prenante. Car après l'enlèvement de Pita, Creasy ne recule devant rien pour retrouver ses ravisseurs quitte à couper des doigts ou mettre une bombe dans le cul d'un ripoux. C'est violent, c'est âpre, pas forcément moral mais plutôt jouissif ce qui fait de "Man on Fire" un excellent thriller qui ne vise qu'à l'efficacité et qui arrive même parfois à nous émouvoir.
Je me revois Man on Fire suite à la disparition de Tony Scott et vraiment, je pense que ça restera mon film préféré de lui. Superbe mise en scene tres nerveuse, acteur absolument geniaux (la petite est vraiment attachante) et BO qui plonge le spectateur dans l'ambiance des le depart. Un excellent film qui ne fait pas dans le detail et c'est aussi pour cela que je l'apprecie autant.
Quelle déception..."Man on fire"...je suis fan de Denzel Washington même si je le trouve moyen pour un film d'action. Je me suis quand même laissé tenter par l'affiche, le titre et les critiques...alors je m'attendais à un film qui bouge, j'ai attendu 50 minutes pour le premier coup de feu, 1h13 pour que l'histoire se mette en place...et 2h26 pour que ma femme me réveille car entre les découpages de doigts et les incendies dans les boîtes je me suis endormi. Le scénario est très approximatif, la rédemption par la vengeance d'un ancien super agent devenu alcoolique ok...il ne boit plus mais il place des bombes dans les fesses...super!!! Mickey Rourke est inutile au film et peu convaincant dans son rôle d'avocat corrompu, pour les 3 fois qu'il apparait à l'écran.
Un très bon Tony Scott, d'une grande efficacité comme à son habitude. Au-delà de la réussite du scénario et de la mise en scène, brillante, on remarquera la densité et la complexité du personnage principal, magistralement interprété par un Denzel Washington de grande classe. Ancien commando des causes perdues et des actions de la dernière chance, notre héros est ressorti meurtri et solitaire d'une activité dont il déplore la violence et le recours au meurtre. Réfugié dans un paradis alcoolique factice, replié sur lui-même, il va s'ouvrir à la vie au contact de la jeune écolière quil doit protéger de l'enlèvement dans un Mexique visiblement bien dangereux... Sur une thématique voisine de celle traitée par Luc Besson dans Léon, Man on Fire est plusieurs crans au-dessus du film français: plus de réalisme, mise en scène plus inspirée, personnages plus travaillés et surtout, Denzel que rien ne permet de comparer au médiocre Jean Réno. Couleurs froides et saturées, caméra très vivante, montage syncopé de très nombreux plans, rebondissements... le réalisateur a un savoir-faire indéniable même si au final j'ai trouvé que ça bougeait parfois un peu trop côté montage. Une bien belle histoire d'amour entre le nounours renfrogné et secret et la jeune enfant en manque de contact paternel.A voir et revoir!
Man on fire, est un parfait mélange entre douceur et violance, amour et haine. Ce film donne une enorme claque, c'est un choc! Denzel Washington est excellent en homme triste et perdu qui retrouve la lumière pour mieux la reperdre... Encore un grand film de Tony Scott, son meilleur peut-être.
Une histoire touchante et émouvante accompagnée d'une réalisation à couper le souffle. Et Denzel Washington est absolument au top de sa forme, une prestation énorme, un charisme rarement égalé au cinéma. Un film génial.
Un revenge-movie parfait, sans la moindre fausse note : la réalisation, l'action, les décors, les musiques, les acteurs, la lumière... Tout, absolument tout est là. Du très grand Tony Scott.
Une réalisation stylisée signée Tony Scott, une atmosphère d'une violence inouïe, un suspense insoutenable pour ce film dur, poignant et violent. Les interprétations de Denzel Washington, Christopher Walken, Dakota Fanning et Radha Mitchell sont remarquables.
Un film coup de poing dans lequel l'atmosphère d'insécurité permanente est saisissante. Denzel est, comme toujours, nickel et la relation qui s'instaure entre son personnage et la gamine est nécessairement touchante pour ressentir toute l'émotion et la hargne de la seconde partie du film. Un bon film avec une très belle BO.
Aprés l'accumulation de films trés moyens, voire ces derniers temps à coté de leur sujet (Domino, Unstoppable, etc) Tony Scott aurait bien pu passer le reste de sa carriére sans ne serait-ce présenter un film saisissant. Et bien, non. Rassurons-nous. Il a eu la révélation suprême, l'intelligence éphémére, la beauté stylistique, la vision créative, pour proposer un film qui, dés les premieres minutes, s'apparente à un chef d'oeuvre instantanné. Une claque, un monument, qui monte en crescendo du début à la fin et se clôture avec douceur dans un équilibre parfait. Violent, noir, sensible, flirtant tantôt avec la candeur de la jeunesse confrontée aux affres du monde adulte, tantôt avec la cruauté humaine dans un contexte sordide et méprisable, le film passe en revue un bien grand nombre de codes, arborant une solide réalisation boostée à l'adrénaline et offre une experience unique. La "Hermandad", réseau de kidnapping aux multiples recidives, se crée des ennuis en se taillant un ennemi de taille en la personne de John W.Creasy, prés à tout pour sauver cette jeune enfant de neuf ans, enlevée à ses dépens, qu'il avait pris d'affection. Avec une déconcertante raffinerie, Denzel Washington enfile son costume d'ex agent de la CIA meurtri par ses actes passés, attendant le jour salutaire, et l'interprete magistralement, dans toute sa puissance émotive et dans la poésie de ses silences éloquents. A ses cotés, Dakota Fanning, a qui depuis fait un long chemin et prouvé avec désinvolture son réel talent artistique, fait dans la finesse et la curiosité, captivant le spectateur. Cette alchimie bouleverse litteralement, on s'attache aussitôt et on se demande où l'ensemble va bien nous emmener. Si certains pourront juger l'ensemble trop noir et pessimiste, allant jusqu'à révolter contre les choix de mise en scéne du réalisteur, cette élégance qui en découle naturellement prête à confusion tant cela paralyse l'atmosphére générale pour en faire quelque chose à la fois rigide et explosif. Le montage épileptique dont Tony Scott est adepte n'empêche aucunement l'oeuvre d'être pleinement savourée. Si les plans parfois clipesques peuvent laisser un certain goût amer, ils ont toujours un interêt, ce qui n'était pas le cas de la plupart des réalisations précédentes du réalisteur à l'allure d'inachevé. Ici, on a bel et bien une oeuvre aboutie, sérieuse, sincére. Un hommage pour son acteur fétiche, mais aussi une récompense pour le public qui attend depuis bien longtemps le réveil du metteur en scéne qui, malheureusement, n'aura visiblement duré qu'un temps. Si la morale de l'histoire peut laisser dubitatif -"Une balle dit toujours la vérité"-, son approche est d'autant plus réaliste. Harry Gregson Williams compose une bande originale tendre, loin de la surenchére émotionnelle, et permet de ne pas attacher trop d'importance à la sensiblerie qui ressort, même si cela demeurre inévitable au final. Un trés grand moment de cinéma, efficace dans son intégralité et d'une effarante simplicité.
"A bullet always tells the truth". Pour faire court, "Man on Fire" parle d'un flic blasé (ce bon vieux Denzel) qui débarque à Mexico et retrouve le goût de vivre en devenant le garde du corps de la petite Pita, gosse de riche précoce et pétillante (Dakota Fanning). Quand la gamine se fait kidnapper, Creasy n'hésite pas une seconde : il va se taper les ravisseurs un par un. Subtil, comme pitch ! Ceux qui considèrent "Man on Fire" comme étant le meilleur film de Tony Scott laissent supposer deux éventualités : soit ils n'ont pas vu le splendide "True Romance", soit leurs goûts en matière de cinéma posent sérieusement problème. Après un début prometteur et d'une impressionnante justesse, le film démarre réellement et c'est là qu'il commet une faute impardonnable : celle de basculer dans une histoire de vengeance certes distrayante mais tout à fait ordinaire. Dès lors, "Man on Fire" n'est plus qu'une série B répétitive à la mise en scène tape-à-l'oeil bourrée d'effets clippesques inutiles, nullement arrangée par un montage hystérique (vous pouvez toujours vous amuser à chercher un plan de plus de trois secondes). Et pour ce qui est du scénario, inutile de préciser qu'il se limite à une succession bête et méchante de tortures et de meurtres, qui aurait pu s'avérer plus digestible avec un peu de second degré. Heureusement, Denzel Washington sauve la mise en apportant une certaine humanité à son personnage de vengeur sanguinaire, et Dakota Flanning, durant les trois premiers quarts d'heure, crève l'écran par sa fraîcheur. Pour le reste, le film est à l'image de son affiche : aussi empli de prétentions que dénué de finesse. Divertissant mais vain.