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oldsport
16 abonnés
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3,5
Publiée le 5 février 2020
Je venais tout juste de sortir du pénible L'aventure c'est l'aventure de Lelouch sorti à la même époque et sur le même sujet ou presque & le plein de super s'avère une réussite un road movie sans prétention , apolitique (ouf!) qui suit 4 hommes pas tout à fait amis encore avec chacun leurs amours , leurs emmerdes comme aurait dit le grand charles (qui n'était pas si grand physiquement). L'idée de gros malin du réalisateur c'est évidemment le choix de la voiture extrêmement spacieuse qui nous renvoie au territoire américain & au mythe de la frontière . Ici les 4 zamis partent du Nord pour foncer plein sud vers Nice ...enfin foncer c'est très vite dit il va évidemment se passer plein de choses drôles,inattendues,cocasses,poétiques ...comme la vie quoi comme dirait Lelouch! Un film attachant qui n'a pas vieilli bizarrement et qui laisse un sentiment d'apaisement bienvenu.
Petit road movie/chronique à la française, avec quatre losers magnifiques (chacun dans son style) qui prennent la route, de Paris au sud de la France. Le film peut compter sur le naturel et la complicité des acteurs, qui ont participé à l’écriture de leurs personnages, sur une réalisation dynamique, quasi-documentaire et sur le charme nostalgique de la France des cabines téléphoniques et des pantalons pattes d’eph. Un film modeste dans son ambition et dans ses moyens, mais très attachant.
Largement méconnu, ce génial road-movie mérite d’être redécouvert, tout comme l’œuvre d’Alain Cavalier qui a traversé 40 ans de cinéma en égrenant de nombreuses perles. « Le plein de super » est à la croisée des chemins, entre un certain cinéma contestataire (et déjà pas mal désenchanté) et le récit picaresque - à la manière de « L’Epouvantail » de Schatzberg. Le film possède à la fois une grande tenue (filmage au cordeau, direction d’acteur impeccable) et une incroyable capacité à s’abandonner au souffle libertaire de son récit. Rares sont les films qui donnent une telle impression de liberté (dans la conduite de la narration, dans l’évolution des personnages, à l’intérieur des scènes elles-mêmes), en totale adéquation avec son sujet (la virée erratique d’une petite bande réunie par les hasards du moment et qui refusent les cadres imposés). Le film aussi refuse les figures imposées et n’hésite pas à basculer dans le mélodrame ou la comédie bouffonne. Cavalier, un peu comme son confrère Michel Deville, possède l’art précieux de faire souffler un vent de liberté dans le cadre souvent étriqué du cinéma français
Mis en boite de manière artisanal, Le plein de super et une aventure de bon copains qui fait du bien, tant le réel dépasse la fiction. Un naturel mis en avant par le regard sincère et chaleureux d'une des brebis galeuse du cinéma Français... Alain Cavalier a réussit a nous remplir le cœur de bonheur comme il le désirait. C'est avec le temps que la valeur d'un grand vin se vérifie , et après délectation, je constate que ce soir je suis tombé sur un grand cru. Nettement plus onctueux que la piquette qu'on a tendance a vouloir nous servir...
Un vieux film de Cavalier des années 70, ressorti des placards et à l'affiche le dimanche à Beaubourg, vive Paris... En fait, plus qu'un road-movie en grosse américaine (un break Caprice Classic à priori), c'est une farce potache et virile souvent très drôle, qui permet au réalisateur de dépeindre par des détails bien choisis la société de l'époque. De l'émergence d'une conscience de l'individualisation du salarié, au dévergondage sexuel le plus total, en passant par les problèmes de couples avec le divorce qui faisait son apparition dans nos campagnes. Ce film a le charme fou d'une virée à la campagne, très bien filmé, pas de lenteurs, beaucoup d'humour, pas mal de réflexions bien écrites, des acteurs hallucinants de naturel, bref, une totale réussite. Un film plus trentenaire que les bluettes actuelles, puisqu'il dépeint leur paradis perdu, le plein emploi, les belles voitures et la libération sexuelle des années 70, avant la "crise" planifiée de l'Opep et les expérimentations scientifiques hasardeuses au Congo qui ont peut-être débouché sur le Sida. Comme quoi, notre bonheur dépend de peu de gens.
Comment troquer son job contre des potes. Voilà en gros l'histoire du film. Des mecs qui se connaissent peu, seraient même prêt à sa filer une mandale, comme ça, si tu me regerdes trop dans les yeux, puis finalement s'apprécient au fil des roues de ce road-Movie.L'ambiance est assez agréable et c'est un de rares films qui sait préserver le naturel sans faire de concessions commerciales habituelles,soit le baise-main au spectateur. Quoiqu'on en dise, cela mérite une bonne appréciation car c'est devenu une denrée plutôt rare, soit conserver un ton et des échanges crédibles, voire légèrement décapants, crus. Même parfois assez peu flatteurs (surtout pour les mecs, hélas, puisque ce sont que l'on suit à la trace). On y voit surtout une (future) bande de potes, prête à se dévouer jusqu'à même accepter de baiser la femme de l'autre si vraiment il insiste dans son invitation. Et rajoute un paquet de biftons (surtout). De l'amoral donc, et les bon caporals vertueux ne manqueront pas de huer et conspuer ce qui n'est qu'une légère et modeste peinture de la réalité, le temps d'un été, une comédie sans trop de prétentions, mais à la narrations légère et digne d'un léger roman pour se passer le temps. Le casting vaut à lui seul le détour. Un film témoin d'une époque, qui n'a pourtant pas pris une seule ride. C'est déjà une forme d'exploit. Et quel plaisir de découvrir E.Chicot, et P.Bouchitey, en petits déconneurs, avec leur gibolles de bazars et leur pattes d'ef. C'est vraiment là une excellente surprise. Une grand merci à l'auteur du film !!! Les filles sont à la fois très jolies, et très sympathiques, même si on les voit assez peu, et l'ensemble du film dégage à la fois une grande gentillesse, et une bonne sympathie. On reste un peu dans la tendance bab. parfois, et même une légère satyre du système archi-connu, comme ça, en passant. Un dernier réflexe sans doute lié à cette période. Un presque au revoir soixantuitard. Un film temporel, d'une société, soit presque une document historique.
Cavalier, j'adore, Pater, Irène, Thérèse, et ses portraits de femmes me mettent vraiment en joie. Le plein de super, sorte de road movie, complètement libre, existentiel, ça me donnait vraiment envie. Alors j'ai été déçu, j'ai pas vraiment accroché, je vois ce qui aurait dû me plaire, ce que j'aurai dû apprécier dans cette liberté folle, dans ces personnages profondément humains, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs petits moments de folies, leurs problèmes, mais j'avoue que je n'ai pas été passionné, et ça m'embête, car non seulement j'aurai aimé plus apprécier, c'est la première fois que Cavalier me déçois, mais en plus je n'ai pas détesté, et je vois pourquoi ce film est bien. Du coup je me dis qu'il faudrait que je le revois dans quelques années, si possible pas dans une vieille copie VHS moisie. En tous cas c'est un film libre, sur une génération, sur le sexe, sur l'amour, l'amitié, et c'est plutôt bien fait.
Alain Cavalier a tourné ce road-movie en totale liberté dans les années 70, visiblement sans scénario. Pourtant, le charme opère vraiment et le film est une expérience très agréable. Un cinéma loin des contraintes, souvent en roue libre, très frais et décompléxé.