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emma emma
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3,5
Publiée le 21 décembre 2021
Shampoo pourrait bien être moins futile qu’il n’y parait, et joue en permanence sur les faux semblants. Le film se passe sur une journée, celle de l’élection de Nixon en novembre 1968, pendant que les grands électeurs comptent les voix. George (Warren Beatty) est employé dans un salon de coiffure branché de Beverly Hills. Séducteur, il couche avec pratiquement toutes ses clientes, et jongle ces derniers temps entre Jill (Goldie Hawn), Jackie (Julie Christie), et Felicia (Lee Grant). Grâce à ses maitresses, il va rencontrer Lester (Jack Warden incroyablement drôle), homme d’affaire mêlé de politique qui pourrait l’aider à se mettre à son compte. Lester (engagé dans la campagne Nixon) étant lui-même le mari de Felicia et l’amant de Jackie.
Dans ce film, il est question d’amour (un peu), et de sexe (beaucoup). George représente une certaine image de la jeunesse américaine des années 60, insouciante et bercée d’illusions: il a la mèche folle et l'air ahuri; son sèche cheveux est une extension phallique de sa virilité (il le trimballe dans la ceinture de son jean comme un flingue); sa gestuelle quand il coiffe est hyper sexuelle; les femmes le supplient de les coiffer comme elles le supplieraient de les aimer. spoiler: En plus de ses 3 conquêtes, il va aussi séduire Lorna, fille de Felicia et Lester (premier rôle d’une Carrie Fischer à peine sortie de l’adolescence)..
Mais le film raconte surtout, condensé sur une seule journée, la perte d’illusion de ses personnages et de l’Amérique toute entière. Hashby et Towne (scénariste avec Beatty) décrivent une époque largement révolue. Et c’est là tout l’intérêt de Shampoo: le film balaie tout, fait table rase du passé, comme une bonne séance au bac à shampoing. À l’image de ses personnages qui roulent à toute berzingue sur les collines d’Hollywood, le film se prend un poteau en pleine tronche.
Car même si le film (sorti en 1975) paraît contemporain de l’époque qu’il décrit, en réalité, tout à complètement changé en 6-7 ans : L’ère Nixon a vécu, et le scandale du Watergate est passé par là. Le diner d’élections auquel assistent les personnages est d’ailleurs interrompu inopinément par la police, comme le sera finalement la présidence Nixon. L’illusion hippie, largement décrite dans le film, s’est pris un mur avec la famille Manson. La tuerie d’Hollywood a eu lieu en 69 (l’une des victimes de la « famille » était d’ailleurs coiffeur de stars à Hollywood) et Goldie Hawn avoue au début du film à Warren Beatty avoir peur qu’un inconnu surgisse chez elle en pleine nuit pour la tuer.. Le cinéma de son côté, a fait sa révolution, et le nouvel Hollywood est né. Shampoo est un merveilleux témoin de cette époque, de ces changements qui s’amorçaient depuis 1967-68. Le film est un chouette voyage dans le L.A. du début des années 70, la musique (Beatles, Beach Boys), les lieux, et les événements nous plongent dans l’époque avec facilité, et si tout cela tourne un peu à vide (certaines séquences s’étirent en longueur, le film est très bavard et le scénario manque d’éléments forts), on en ressort quand-même charmé par le propos, et conquis par l'ambiance psychédélique (les Hippies, les mini-jupes, les stroboscopes, les pétards, tout y est..)
Une belle peinture de la haute société américaine dans les seventies... Attention à la BO ! Warren Beatty aurait eu une bonne idée en creusant le scénario car ici la dramaturgie manque de peps, on sait que le protagoniste veut monter son propre salon de coiffure, mais il trouve peu d'obstacles sur son chemin. Les personnages féminins sont parfaits et la réalisation audacieuse par moments. Mais globalement, je ne suis pas convaincue. Donc 2 étoiles!
Sur fond d’élection de Nixon, et avec un Warren Beatty fatigué : il les coiffe – bien - elles sont contentes, il les baise. Compulsivement… C’est assez faible comme scénario, même quand on y ajoute un vieux friqué qui détone dans ce monde de plaisirs. Il y a quelques scènes amusantes dans ce qui se veut une satire sociale, qui permettent au passage d’admirer la mocheté et la prétention de certains intérieurs de Beverly Hills, mais question psychologie des personnages...!
Ce film raconte l'histoire d'un séduisant coiffeur, incarné par un Warren Beatty toujours aussi charmant, à la veille de l'élection de Nixon à la présidence américaine. Etonnamment, Shampoo s'avère être une satire sociale assez réussie avec des personnages hauts en couleur. On remarque d'ailleurs, sourire en coin, l'analogie entre la vie de Warren Beatty, séducteur invétéré, et celle de son personnage George Roundy.
Assez sympa pour le côté rétro du film ^^ Pour ce qui est du fond, on suit les aventures et les péripéties de la vie d'un homme qui aime trop les femmes, qui jonglent entre plusieurs histoire et qui vont finir par toutes s'entrecroiser. Bien que ce soit Warren Beatty le personnage principal, il fait partie de ceux qui ont le moins à dire c'est assez marrant. L'Histoire n'est possible que grâce à ces femmes qui donnent du rythme, on remarquera la présence de Goldie Hawn dans le film, son interprétation etait très bonne (marrant de la voir si jeune) bien que ce ne soit pas son meilleur film. Film sympa a voir mais est loin d'être un classique.