Alice n'est plus ici
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cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2012
Film mineur dans la filmographie de Scorsese, "Alice n'est plus ici" permet à Ellen Burstyn de trouver un de ses plus beaux rôles en femme récemment veuve qui tente alors de réaliser son rêve de devenir chanteuse tout en devant s'occuper de son fils interprété avec justesse par le jeune Alfred Lutter. Mais Alice n'a pas de chance, elle accumule les aventures et les promesses sans savoir si elle pourra les tenir, désirant juste chanter comme elle se l'était toujours promis. Le parcours de cette femme à travers l'Amérique a quelque chose de touchant mais on sent que Scorsese cherche encore ses repères pour filmer cette histoire qui est assez bien écrite mais qui comporte tout de même quelques maladresses. Peut-être le sujet ne lui convenait pas tout à fait et en effet c'est ce qui pêche un peu dans le film. Mais malgré tout il reste un beau portrait du rêve américain qui s'étiole et annonce déjà une immense carrière.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2012
Deux ans avant de remporter la Palme d’Or pour Taxi Driver (1976), Martin Scorsese réalisait le méconnu Alice n'est plus ici (1975), un road movie tendre, drôle, destructeur et touchant. Le film nous raconte les mésaventures d’une mère de famille qui se rêvait chanteuse et qui quitte son domicile suite au décès de son mari. Elle part vers l’inconnu, à l’aventure avec son fils où elle fera la rencontre de plusieurs personnes, toutes très différentes les unes des autres. Elle accumulera les mauvaises rencontres (notamment des hommes violents), collectionnera les petits boulots jusqu’au jour où elle rencontre enfin ce qui lui semble être l’homme de sa vie !
Scorsese nous surprend avec cette comédie particulièrement déjantée et portée par de magnifiques acteurs, notamment Ellen Burstyn (qui remporta l’Oscar de la Meilleur Actrice), Harvey Keitel étonnement survolté, le sympathique Kris Kristofferson et Alfred Lutter en fiston odieux.
A noter aussi la participation de Jodie Foster (encore toute jeune avec son look garçon manqué !).
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2013
On est loin du pays des merveilles. C'est plutôt l'envers du rêve américain : la vie de "petites gens" aux désirs frustrés, qui se débattent comme ils peuvent pour mener leur barque. Pas de misérabilisme ici, rien de totalement désabusé, grâce à l'humour de certains dialogues, de certaines scènes, et surtout grâce à l'énergie communicative d'Ellen Burstyn, parfaite en mère courage, à la fois forte et fragile, magnifiquement borderline. Son Oscar pour la meilleure interprétation féminine (1975) est largement mérité. À ses côtés, Kris Kristofferson est lui aussi impeccable. Jodie Foster (toute jeune, véritable garçon manqué) et Harvey Keitel ont des petits rôles. On les retrouvera deux plus tard dans Taxi Driver. Et Laura Dern, avant de devenir l'égérie de David Lynch, fait une apparition non créditée.
Martin Scorsese signe là son quatrième long-métrage, film de commande, bien à part dans sa filmographie, mais traité avec une sensibilité singulière et sous influence d'une certaine mouvance féministe. Joli road-movie, mélo doux-amer, humainement fort et attachant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mai 2007
Un trés beau Scorsese. L'histoire est terrible, et le combat de Ellen Burstyn est poignant. Grand casting et magnifique bande originale trés glam-rock (Mott the Hoople, T-Rex, Daniel d'Elton John). Une nomination méritée aux Oscars pour Ellen Burstyn.
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 septembre 2008
Alice n’est plus ici, 1974, de Martin Scorsese, avec Ellen Burslyn, Harvey Keitel, Kris Kristofferson et Jodie Foster (gamine). Honnêtement, si ce film n’avait pas été signé Scorsese, je ne l’aurais pas vu jusqu’au bout. Road movie ennuyeux sur une femme veuve (une chance pour elle que son tordu de mari meurt !) qui part avec son gamin caractériel en quête de son graal, devenir chanteuse. Elle finira serveuse, et amoureuse d’un gentil garçon. L’aspect mélodramatique de l’ensemble affadit le potentiel des personnages. Belle bande son, bonne interprétation, clin d’œil appuyé au début au « Magicien d’Oz ».
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2025
Le portrait attendrissant d’une mère veuve et courage dans l’Amérique des 70’s, interprétée par la touchante et Oscarisée Ellen Burstyn.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2024
Beau récit, intimiste et très réaliste. Casting intéressant, les grands comme les petits rôles. Le gamin dans le film aurait facilement pu gagner le prix de l'enfant le plus insupportable de l'histoire du cinéma.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2026
Encore une femme qui aurait dû s'abstenir de devenir mère... Discutant avec son enfant comme s'il s'agissait de sa meilleure amie, exigeant des compliments sur ses tenues sexy, ne prenant pas en compte ses besoins ni ses sentiments, refusant de répondre à ses interrogations légitimes, déniant sa responsabilité dans sa vulgarité voire son manque d'éducation, récusant tout conseil profitable, l'héroïne (qui pleurniche souvent) peine à assumer le décalage entre ses ambitions et sa réalité tandis que son fils pose les questions pertinentes, analyse avec lucidité la situation, comprend mieux les relations humaines (et rencontre une mémorable Jodie Foster!). Au-delà des affres ou frustrations financières et émotionnelles du duo principal, le récit peint frontalement les vies misérables des Américaines de petites bourgades, mariées à des hommes violents et dont l'existence n'offre guère de satisfaction - à moins qu'on en tire le meilleur, à l'instar de la gouailleuse Diane Ladd. Et cette vérité leur est d'autant plus cruelle qu'elle s'oppose radicalement aux images, aux rêves, aux mensonges portés par des films (séquence introductive pastichant le Magicien d'Oz) au romantisme fallacieux. Cependant, au furieux Harvey Keitel (influencé par l'image du mâle viriliste) répond le cow-boy équilibré, bienveillant, compréhensif incarné par un sensible Kris Kristofferson. Où le road trip se mue en récit initiatique pour l'adulte inconséquente...
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2021
Scorsese s'attèle au portrait d'une femme veuve, Alice Hyatt, fauchée, perdue et seule pour s'occuper de son jeune fils. Ce road movie nous promènera dans le Sud des Etats unis, Alice cherchant à se refaire une nouvelle vie et à trouver un nouveau souffle. Pour son premier véritable film hollywoodien, le réalisateur réussit, grâce à ses références cinématographiques, à personnaliser une oeuvre de commande. "Alice n'est plus ici" est très proche du cinéma de John Cassavetes, c'est un film très sentimental, beaucoup dans le ressenti. Scorsese dresse un émouvant portrait d'une femme des années 70 mêlant à la fois tendresse, drame et humour entouré de très bons acteurs tel que Harvey Keitel et Kris Kristofferson. Un film très sensible bien que peu important dans la filmographie du réalisateur italo-américain.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2025
Le réalisateur Martin Scorsese dresse le portrait d’une femme au foyer ancienne chanteuse et mère d’un enfant agité dont le décès de son mari la pousse sur les routes pour s’en sortir. Un film tendre et cocasse qui fait preuve de justesse dans son interprétation et offre une émotion toujours contenue teinté d’une légèreté bienvenue.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2019
Pas le plus mémorable des Scorsese, mais un honnête road movie, et une relation particulière entre une mère et son fils, faite de hauts et de bas. J'ai adoré l'esthétique de la scène introductive, dommage que le reste ne suive pas. La composition d'Ellen Burstyn est parfaite, rien à redire. Je n'ai juste pas été follement emballé par l'histoire. Même si cela reste au-dessus des mélos habituels.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2021
Quatrième long-métrage de Martin Scorsese, Alice N'Est Plus Ici est une comédie dramatique tout à fait plaisante. L'histoire de cette mère qui devient veuve du jour au lendemain et qui va partir à l'aventure accompagnée de son fils afin de vivre de la chanson est un poil longue mais plaisante à suivre. Elle va faire des rencontres qui vont donner lieu à des moments très drôles mais aussi des passages plus durs qui alternent et qui donnent une ambiance à la fois légère, ou des tranches de vie simple laissent place à des scènes plus violentes ou les cris et les objets volent et ou les larmes coulent. La grande force du film vient de la relation entre Alice et son fils Tommy respectivement incarnés par Ellen Burstyn et Alfred Lutter III qui sont bons dans leurs rôles. Ils ont une belle complicité et beaucoup d'amour se dégage entre eux malgré le fait qu'ils se parlent crûment, de manière très frontale et directe. Mais justement cette sincérité est touchante et chacun veille sur l'autre à sa façon. Alice est une femme forte qui fait tout pour son petit et Tommy un enfant impertinent, insolent au langage fleuri mais débrouillard et mature pour son jeune âge face aux situations qu'il vit. Les autres personnages sont tout aussi plaisants et j'ai apprécié la présence de chacun d'eux. Les répliques elles, sont cinglantes et savoureuses et j'ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage quand Alice chante. La b.o. d'ailleurs est bonne tout comme la réalisation de Martin Scorsese, très mouvante et qui donne de la vie aux scènes. Reste une fin qui manque légèrement de saveur mais qui n'enlève pas les qualités à cette histoire. Pour conclure, Alice N'Est Plus Ici est un film qui mérite le coup d’œil et que je conseil.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2026
Loin d'être son plus connu, Alice n'est plus ici est un Martin Scorsese surprenant. Très à part de sa filmographie, ce film se détaché par ses thématiques : le drame social notamment. Les sujets traités comme l'indépendance ou encore le deuil sont bien maîtrisé. C'est un peu "Nomadland" avant l'heure (dans un tout autre contexte bien évidemment)

Également, c'est un film par ses acteurs et actrices. Elles Burstyn tient un de ses meilleurs rôles où elle sera récompensé d'un Oscar

Un très bon Scorsese qu'on a tendance à oublier
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 mars 2014
Ne le dites à personne mais je me suis un peu ennuyé pendant une bonne partie du film. Le dernier tiers redevient tout de même plus prenant y compris un petit numéro amusant de Jodie Foster, tiens, tiens.
En gros l'idée serait ne jamais abandonné ses rêves.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1974, Alice n’est plus ici apparaît comme une curiosité dans l’œuvre de Martin Scorsese, alors surtout associé aux récits masculins, violents et communautaires. Adapté d’un projet porté par Ellen Burstyn, le film raconte l’histoire d’Alice Hyatt, jeune veuve qui, après la mort brutale de son mari, prend la route avec son fils pour tenter de réaliser un rêve ancien : devenir chanteuse. Derrière ce canevas qui pourrait relever du mélodrame classique se profile une autre promesse : explorer ce que signifie, pour une femme des années 70, se reconstruire à travers le travail, les relations amoureuses et la maternité.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film n’érige pas de manifeste féministe abstrait : il montre, concrètement, ce que coûte l’émancipation dans une société où les hommes oscillent entre domination et défaillance. La tension centrale n’est pas tant « trouver l’amour » que « trouver une place » économique, affective, existentielle. L’ambition de Scorsese est double : rendre justice à la singularité d’une trajectoire féminine et, en même temps, inscrire cette trajectoire dans le tissu social de l’Amérique post-68, où les routes, les diners et les motels deviennent les scènes mêmes d’un combat pour la dignité.

Par quels moyens ?
Scorsese filme Alice comme il filmait ses voyous : avec une caméra mobile, attentive aux gestes, aux détails, aux rythmes du quotidien. Mais ici, il déplace son regard : il observe sans imposer. Les plans s’attardent sur les repas, les trajets en voiture, les conversations de travail. Le style, moins frontal que dans Mean Streets, épouse l’incertitude de son héroïne.

Le récit avance par étapes, presque comme un road-movie fragmenté. Chaque nouvel emploi, chaque rencontre amoureuse devient une épreuve. La route n’est pas seulement géographique : elle est l’image d’un parcours psychique où Alice doit réinventer son rapport à la liberté, sans modèle préétabli.

Alice n’existe pas d’emblée : elle se fabrique. Ses gestes (chanter dans un bar miteux, servir des clients récalcitrants, négocier un salaire) sont autant de fragments qui composent une subjectivité. La performance d’Ellen Burstyn est capitale : elle fait sentir que la force d’Alice n’est pas innée mais acquise, fruit d’un effort, d’une fatigue, d’une détermination toujours à reconquérir.

Les hommes qu’elle rencontre incarnent chacun une forme de promesse avortée : séducteurs possessifs, protecteurs velléitaires, compagnons incapables d’assumer la paternité. Le film ne les diabolise pas mais les expose comme figures incomplètes, révélant par contraste la charge immense qui pèse sur Alice.

Les espaces de travail (le diner en particulier) sont filmés avec une acuité documentaire : mains qui lavent, plateaux qui s’entrechoquent, clients qui s’impatientent. Scorsese montre que la dignité se joue là, dans cette matérialité brute, et que la liberté d’Alice dépend aussi de son autonomie économique.

Scorsese reprend les codes du mélodrame hollywoodien (épreuves sentimentales, intensités affectives) mais les détourne un peu. Cae Scorsese accepte la résolution par le sacrifice et l’apaisement romantique.

Où me situer ?
Je suis profondément admiratif de la rigueur avec laquelle Scorsese filme cette histoire. Là où tant de récits féminins des années 70 versaient dans le pathos ou l’édification, Alice n’est plus ici observe sans idéaliser. J’admire la manière dont le film fait du travail le véritable terrain politique de son héroïne. Je suis aussi sensible à l’absence de solution facile : même l’amour final n’efface pas la complexité des épreuves. Si je devais formuler une réserve, ce serait peut-être une certaine hésitation tonale, parfois trop marquée par l’hybridité comédie-mélodrame.

Quelle lecture en tirer ?
Alice n’est plus ici n’est pas seulement un film sur une femme qui reprend sa vie en main : c’est une réflexion sur le travail de subjectivation. Que faut-il pour être soi dans un monde où les rôles sont distribués à l’avance ? Le film répond par des scènes précises : chanter pour se faire entendre, négocier un salaire pour ne pas dépendre, dire non à un homme qui promet la sécurité au prix de l’effacement.
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