Portrait d'une femme perdu à la mort de son mari et qui part sur les routes avec son fils, toujours à la recherche de ses rêves passé de chanteuse. Scorsese nous livre un film vraiment réussi, au scénario intéressant, bien écrit et captivant, tout comme les dialogues et les personnages, eux aussi réussi et attachant. Il nous dresse un portrait sur la situation des femmes et la vie dure de certaine, notamment lorsqu'elle se retrouve seule et face au monde qui l'entoure. La réalisation est vive et énergétique, les cadres sont toujours superbes, que ce soit dans les bars, les villes, les campagnes... Le film est vraiment captivant, charmant et attachant. Ellen Burstyn est épatante et les seconds rôles sont bons. C'est aussi avec ce genre de film que Scorsese montre que c'est un grand réalisateur. Son film est magnifique et trop méconnu dans la filmographie de son réalisateur.
Bien sûr ce film de commande est loin des chefs d'oeuvre à venir pour Scorsese mais déjà sa façon de filmer les personnages et de les suivre est formidable et les scènes avec Harvey Keytel annoncent ces fameux chefs d'oeuvre.
Un film si tendre se doit d'être respecté, son réalisme marche et ses acteurs dégage tous une superbe énergie sans aller dans le surjeu. Même si le jeux de l'actrice principale pour moi est trop surjouée et mes insupportable les autres sont dans le juste. Aux premiers abords, j'ai eut peur que ce film tombe dans un pessimisme assommant et contre productif mais au final il réussit, là ou certains ont échouées, un manichéisme qui caricature les hommes comme des bêtes stupides ce que je trouve qui est très présent dans les films actuels. C'est un film que je vous conseille, c'est une aventure, un "road movie" très bien travaillé et qui ne vous rendra pas indifférent.
Alors là, on ne s’y attendait pas de la part de Scorsese ne serait-ce qu’en raison de sa sortie en salle située entre ‘Mean Streets’ (73) et ‘Taxi Driver’ (76). Drôle de moment pour réaliser un pamphlet féministe même si le sujet n’était que peu abordé. Sydney a quand même fait une tentative en 66 avec ‘Le groupe’ mais le machisme dans le cinéma américain reste bel et bien présent jusqu’aux années 70, il aura fallu ‘Thelma et Louise’ afin de créer un genre à part entière mais seulement en 91. Pas un road movie même si le duo Ellen Burstyn-Alfred Lutter font un bout de route ensemble; pas vraiment un enchaînement de rencontres même si Alice devient chanteuse puis serveuse et qu’elle s’entiche de Ben (Harvey Keitel chez le réalisateur depuis ‘Who’s that knocking at my door’) ou encore que Tommy s’entiche d’Audrey (Jodie Foster deux ans avant ‘Taxi Driver’); pas vraiment un buddy movie –parce que l’histoire est centrée sur Alice et qu’elle tend à aller vers un trio– même si les liens entre la mère et le fils sont proches faisant d’eux des amis; pas vraiment un drame même si une bonne dose de tragique vient perturber la vie insouciante de la veuve et de son fils. Kris Kristofferson est le mari potentiel qui pourrait donner une vie simple et sable aux deux arrivants. La photographie de Kent L. Wakeford est horrible, la qualité de l’image laisse nettement à désirer : le sépia tirant souvent vers le jaune n’embellit pas le film. Outre l’esthétisme, l’important réside dans le sujet exposé à savoir l’éducation, la famille monoparentale et ses conséquences, la précarité sociale, le vagabondage, l’autorité paternelle parfois poussée à l’extrême et amenant aux violences conjugales… C’est en fait Kris Kristofferson qui est le réel héros de l’histoire car il incarne le respect et la morale d’une famille. C’est en effet lui qui a raison concernant l’éducation de l’enfant et qui arrive à faire comprendre à Alice qu’une mère doit également se montrer autoritaire lorsqu’il le faut. Pour conclure, difficile de croire qu’à l’époque Hollywood remettait des Oscars (à Ellen Burstyn cette fois) à des films artisanaux.
Un chef d'œuvre très bien réalisé sur les traces d'une femme qui rêve de devenir chanteuse à montrey la ville de son enfance depuis qu'elle perd son mari elle part avec son enfant turbulent à la quête du rêve de sa vie sont chemin pour y arriver est sur des charbons ardents et fait une alte et trouve un petit travail dans un bar restaurant un drame parceme de moments drôle les acteurs son magnifiques dans leurs rôles .
Ce film au scénario assez modeste est le 5e long métrage de Scorsese, juste avant Taxi Driver. Ici, tout repose sur le rôle central d'Alice, qui vit une galère quotidienne, flanquée de son rejeton, assez chiant d'ailleurs... Ellen Burstyn (Alice) remportera l'Oscar de la meilleur actrice pour ce rôle. On la retrouve également dans l'Exorciste.
De loin pas le plus connu des longs-métrages de Scorsese, pourtant il égalerait presque Taxi Driver en noirceur (toute suggérée bien entendu). On suit les errances d'une femme paumée, l'accompagnant dans ses dépressions comme dans ses bouffées d'espoirs. Et Scorsese fait preuve de tant de poésie qu'on croirait que c'est une dame derrière la caméra.
je découvre ces films de scorsesse des années 70 et 80, ils sont tout simplement merveilleux. Pour Alice, il s'agit d'un road movie très émouvant avec une mère courageuse et imparfaite et son fils à la recherche d'un peu de normalité dans des endroit et avec des gens complètement banaux et bizarres au même temps. Du bon cinéma américain
Quand on regarde un film des années 70,on s'attend à ce qu'il date terriblement, mais ce n'est pas le cas. Le personnage d'Alice - remarquablement interprété - est très moderne et sa relation impossible avec son fils et les hommes est d'une terrible actualité près de 50 ans après. Ce mélange de violence gratuite et d'intérêt profond pour les personnages si propre à Scorsese est omniprésent. Un grand film servi par des acteurs excellents.
Dommage que le gamin soit vraiment insupportable du début à la fin, ce film est vraiment très bon je trouve mais quand on est coupé par l'enfant tête à claques dans le récit, ça gâche un peu.
Retour vers les années 75, avec la mode d'alors très étonnante . Sujet très actuel de l'émancipation d'une femme qui fait face à son destin de veuve avec fraicheur et sans complexe. Son gamin est bien croqué et l'éducation des bébés Spock aussi ! On regarde avec intérêt cet auteur très créatif et son actrice excellente en toutes circonstances.