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mati01
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5,0
Publiée le 29 janvier 2011
Regarder pendant 1h45 deux mecs marcher dans le désert, à priori ça donne pas envie. mais ce film est magnifique; l'amitié (car c'est ça dont il est question) qui change au fur et à mesure qu'ils se perdent dans ces décors magnifiques mais destructeurs. Et la destination (d'ailleurs on ne connait pas leur but) n'est pas importante c'est le chemin parcouru. il y a des moments de joies simples, des moments de complicité autour d'un feu, des moments de désespoir partagés ou non. il y a des plans superbes (la caméra braqué sur 2 visages déterminés, la caméra qui tourne autour d'un visage désespéré..) accompagné d'une musique déchirante. quand on accepte de se laisser embarquer dans cette aventure, on en sort grandit
Bien plus abstrait que Elephant et Last days qui renvoient tous les deux à une réalité, "Gerry" nous fait perdre nos repères en même temps que ceux des deux protagonistes et nous emmène dans une marche sans fin avec des plans séquences étirés souvent à la limité de lexpérimental, dans des paysages à couper le souffle décidément bien trop grands pour ma petite télé. Je ressors du film pas aussi emballé que pour "Elephant" et "Last days" mais reconnait quil a encore une fois dans ce cinéma là quelque chose de vraiment très fort, de rare, de fascinant qui échappe à toute analyse.
Les distributeurs ont profité du succès d'Elephant pour sortir en salle Gerry tourné en 2001. Il y a d'ailleurs une certaine analogie entre les deux, voulue par le metteur en scène. Mais là où Elephant fonctionnait sublimement, Gerry reste un peu en retrait. L'idée de départ est simple. Deux hommes, deux amis ( ?) dont on ne sait rien se perdent, lors d'une randonnée, dans un paysage désertique sans fin. Cheminant côte à côte, ils parlent peu. Plus ils s'enfoncent dans ce dantesque décor, plus leurs corps souffrent laissant les âmes s'exprimer sur les visages ou dans leurs attitudes. Cette virée d'enfer, ainsi qualifiée par eux, les mènera à leurs pertes ! Gus Van Sant les filme de manière épurée et avec une rare sincérité, se reposant sur des gros plans ou de longs plans séquences. Ces sont deux hommes perdus dans cet espace hostile, magnifié d'ombre et de lumière, finissent par devenir une entité bicéphale. L'une d'un calme olympien, l'autre nerveuse et désespérée. Un combat digne de la genèse, entre le bien et le mal, entre le début et la fin d'un monde qui se veut sans espoir. C'est poignant, perturbant, touchant, parfois un peu trop appuyé dans les effets. C'est en tout cas une oeuvre qui ne laisse pas indifférent.
Gus Van Sant a tourné " Gerry " avant " Elephant " mais les spectateurs français ont découverts ces deux films dans le désordre. Disons même que c'est le succès d' " Elephant " et sa Palme d'Or au festival de Cannes 2003, qui ont décidé MK2 a finalement bien vouloir exploiter le film précédent du cinéaste, resté dans d'obscurs tiroirs. Et grand bien leur en a pris, il nous ont ainsi permis de découvrir l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma, ni plus ni moins, et sans aucun doute le plus beau réalisé ces vingt dernières années. Le sujet de ce film est on ne peut plus simple : deux copains, de jeunes adultes, partent se balader dans le désert américain et se perdent. C'est tout ? Oui, c'est tout, et c'est justement ce qui donne à ce film toute sa singularité narrative : il ne tient que sur un très mince fil, le rendant fragile, délicat, sensible. Les deux types, qui se surnomment tout deux " Gerry ", sont tellement amis qu'ils n'ont pas besoin de se parler pour se comprendre. A première vue, on est donc face à un film on ne peut plus minimaliste où pendant une heure trente, deux gars marchent dans le désert sans s'adresser la parole. Cela pourrait être emmerdant au possible. C'est au contraire bouleversant, passionnant, beau, fort, évident. Tout repose sur la mise en scène, évidemment, c'est elle qui transcende tout et qui transforme ce simple fil narratif en tragédie grecque d'une pureté frôlant l'abstraction. Ce qui frappe avant tout dans " Gerry " c'est son extrême simplicité, - il n'y a rien à comprendre de particulier dans le film, pas de sens caché -, associée à une sensation d'être face à un objet hautement intellectuel, tellement intelligent qu'il en est évident à comprendre (la principale vertu de l'intelligence est d'être limpide et accessible) et qu'ils nous renvoient, nous, spectateurs, pas pris dans une logique de masse, mais en tant que somme d'individualités, face aux questions existentielles les plus profondes.
Un film lent lent lent!! Mmmmh qu'est ce que c'est bon!!! (Meme si à mon gout, certaines séquences auraient du durer un peu plus longtemps, un certain travelling rotatif...) Prendre le temps d'écouter la musique, de Regarder le film, de s'y projeter. J'ai du mal a trouver les mots, je crois que c'est un film que l'on ressent et pas un film que l'on pense. Gerry c'est le passage du jeu, de l'amusement à la conscience. Unique.
"Gerry" est un film lent et dépouillé mais très fort car il montre la déchéance de deux jeunes hommes avec un réalisme aussi bien physique qu’émotionnel. Comme eux, on ressent la soif, la chaleur et la difficulté de continuer. Les scènes sont longues car les décisions à prendre sont lourdes de conséquences et le chemin à parcourir douloureux. Il est beau et triste de regarder ces deux camarades plaisanter sur leur égarement avant de se disputer sur des choses futiles, sombrer peu à peu dans le désespoir et voir leur amitié s’effriter. Le tout se passe dans un décor désertique surplombé par des montagnes, et ce paysage immense semble les considérer avec ironie, rappelant la puissance de la nature sur l’homme fragile. Un long plan-séquence montre la marche des deux hommes alors que le soleil se lève en temps réel, et c’est quelque chose d’aussi douloureux que touchant, car un tel événement est synonyme de beauté, de douceur et des promesses du jour nouveau, mais pour eux, il ne fait que leur rappeler qu’ils ont passé une journée de plus à marcher pour rien et qu’ils vont de nouveau devoir affronter la canicule. Caractère dérisoire de la vie…
Javais envie de ladorer, ce Gerry, jen attendais beaucoup peut-être trop. Car mon avis reste partagé après lavoir visionné. Il est évident quil sagit dun film extrêmement personnel, Gus Van Sant racontant lhistoire de deux marginaux, deux êtres perdus dans lexistence. Gus Van Sant y intègre ses préoccupations majeures : lêtre humain dans sa déchéance, dans son dépouillement le plus total, la marginalité, la solitude, la souffrance. La mise en scène de cet En Attendant Godot des années 2000 est très belle : le réalisateur filme le vide à travers de superbes cadrages : le désert, une route (métaphore de lexistence, qui rappelle My Own Private Idaho), les nuages qui défilent à toute vitesse Comme chez Beckett, la vie semble dépourvue de sens (à limage du scénario du film : quel sens donner à cette balade ?) ; les très rares moments de communication (discussions vides) révèlent la solitude des personnages, et surtout leur désarroi face à une vie dont ils ne comprennent pas le sens. La puissance métaphysique de luvre est incontestable ; dommage que le réalisateur sabandonne souvent à une poésie un peu bobo : il aborde des questions existentielles sur un mode trop contemplatif (de longs, longs plans séquences ). Le film nest finalement pas assez communicatif : trop investi dans son registre métaphorique, Gus Van Sant en oublie le spectateur, qui du coup ne parvient quà moitié à pénétrer dans lunivers du film. Finalement, Gerry se laisse contempler, mais reste difficilement accessible. En résumé, la magnifique réalisation de Gus Van Sant restitue lerrance et le vide des personnages avec brio, mais le film déçoit car laisse le spectateur à lécart, du coup incapable de sinvestir émotionnellement. Le film se laisse admirer, à défaut dêtre vraiment touchant (ce quavait réussi Elephant).
J aime beaucoup les acteurs et le réalisateur, et je l ai commencé avec un bon à priori, vu les critiques presses... Mais il ne se passe vraiment RIEN dans ce film ! Pas d histoires, pas de dialogues, pas d actions, c est vraiment le néant total... On dirait limite un documentaire sur le désert avec 2 pélos qui se sont perdus en faisant 20min de marche pour aller voir je ne sais quoi... LoL -_-'... Je l ai regardé en avance rapide après la moitié du film en espérant qu il se passe quelque chose (ou de voir tout simplement des mots qui sortaient de leur bouche).
Deuxième tentative. Une grande similitude avec Elephant et Last Days, que par ailleurs, je n'ai pas aimé non plus : les longs plans séquences. Ils ne font ici que rajouter un certain emmerdement à ce film, là où ils sont censés transmettre l'angoisse, l'appréhension. (Voir Funny Games, Le Dahlia noir, Irreversible, etc.) Aucun élément ne sort du lot, n'a attiré mon attention, si ce n'est l'abandon de Gerry, par Gerry. (Ah. Enfin un peu d'"action" !!) Certains osent même trouver "l'amitié confrontée à tout" et "beaucoup de paysages magnifiques". Ou ça ? Bref. A voir si c'est que pour finir cette trilogie de navets qu'il forme avec Elephant et Last Days.
J’ai découvert dans une version restaurée « Gerry » sorti en 2002, film du réalisateur américain Gus Van Sant dont j’avais apprécié « Elephant » sorti l’année suivante. Deux jeunes hommes, nommés tous les 2 Gerry (Matt Damon et Casey Affleck), s’enfoncent en voiture puis à pied dans le désert californien vers une destination qui n'est connue que d'eux seuls … mais qu’ils ne trouveront pas. Incapables de retrouver leur voiture, ils vont donc errer pour finir dans la Vallée de la Mort. L’histoire est donc très simple et pour ma part elle peut être interprétée comme une allégorie de la vie avec son entrain initial puis sa dureté (cf. la scène du rocher), sa vanité (cf. le but qu’ils n’atteignent pas) et une fin dans laquelle on piétine jusqu’à la mort ? Les mirages avec ce 3ème homme arrivant vers eux mais qui s’avère en fait être l’un des 2 peut également laisser penser que ces 2 hommes sont en fait la double facette du même homme, l’une étant disons son aspect entreprenant et l’autre son aspect plus réservé, nostalgique et parfois pleurnichard ? La grande de qualité de ce film où les dialogues sont rares, tient à la maitrise de la caméra avec de superbes plans-séquence très longs dont un travelling très fort cadrant les seuls visages des 2 hommes commençant à douter et à s’exténuer physiquement. Un superbe panoramique circulaire autour de la tête d’un des 2 Gerry qui sombre dans le désespoir. La fin est oppressante avec ces 2 hommes qui se suivent à une vingtaine de mètres trainant les pieds sur le fond blanc immaculé de la vallée et sous le soleil cuisant les visages… Il y a de superbes images du ciel avec ses nuages défilant, de la nature minérale… et la bande son avec 2 partitions d'Arvo Pärt est remarquable. A noter que le film débute par un écran bleu qu’on retrouve dans le générique de fin, le bleu étant la couleur la plus profonde, froide mais pure … le bleu étant considéré par les Egyptiens comme la couleur de la vérité et de la mort.
Gerry, profonde réflexion métaphysique sur l’existentialisme et l’existence humaine. Ça c’est la façon gentille de dire que je me suis bien ennuyé devant ce remake de En attendant Godot où il ne se passe rien, à tel point que l’ennui aura raison de l’émotion présente dans le long-métrage. Dommage !
Au secours, je ne me suis jamais autant fait chier pendant un film. J'ai lutté pendant 1h en espérant qu'il finisse par se passer quelque chose....EN VAIN. Il ne se passe absolument RIEN. Je parle même pas des scènes interminables avec un gros zoom sur les acteurs ou sur les nuages ou sur les montagnes. J'ai cru un moment que ça y est ça démarrait mais non c'était juste un dernier sursaut avant la mort cérébrale. Le pire étant que le film date apparemment de 2002 et est ressorti dans ma salle alors qu'on est en 2022. What the fuck ?!
Faire un film sur deux types qui se perdent dans le désert, qui parlent peu (et quand ils parlent c'est pour ne rien dire d'intéressant) et qui marchent, qui marchent... et qui marchent... il fallait oser le faire. "Gerry" est construit en longs plans séquences, le premier qui suit une voiture roulant dans le désert pendant... 6 minutes... donne le ton : ça va être très très lent. Et effectivement, il ne se passe tellement rien, qu'un Tarkovski ressemble à un film d'action en comparaison. "Gerry" est donc une expérience radicale, mais pas inintéressante car très réussie visuellement. Mais quand même, voir deux mecs quasi muets marcher pendant plus d'une heure trente, je trouve qu'il n'y a pas de quoi s'extasier.
Encore une fois, c'est extrêmement difficile de juger du Gus Van Sant. Lancement de sa "tétralogie de la mort", Gerry parcourt l'histoire de 2 survivants extrêmement bavards, sans ressources nourricières et minérales, perdu dans un désert. Ces 2 personnages sont campés par des acteurs ayant une certaine aura dorénavant avec la figure de Casey Affleck et de Matt Damon. Au delà d'une réalisation novatrice et d'une photographie splendide qui joue sur les échelles (la petitesse des personnages dans l'immensité du désert), le film ne parvient pas à décoller un seul instant à cause d'un scénario vide d'intérêt et des dialogues qui sonnent creux. Je ne suis pas contre, bien au contraire, de l'apport important de dialogues néanmoins, il faut être honnête en voyant "la qualité" de ces dialogues qui ne décollent jamais. L'ennui s'installe alors très vite réveillant le spectateur par moment pour son atmosphère (livide comme des zombies) et son attachement à connaître le destin de nos personnages. Dispensable.
J'avais été fasciné par "elephant" mais plutot repoussé par "Last Days". Le dernier des trois volets de la trilogie de Van Sant en mode "festival de cannes" s'est malheureusement classé dans la deuxième catégorie. Et pourtant j'avais envie de défendre le Gus, de défendre un projet d'auteur, une oeuvre non conformiste, sortant de l'ordinaire. J'espèrais des plans sécqences hypnotiques comme dans le lycée de Columbine avant le massacre, mais ce furent des scènes à la durée interminable et sans aucune signification possible. Ce fut Gus Van Sant, le "cinéaste limace", ou comment filmer le plus lentement possible les scènes les plus ennuyantes possibles et les dialogues les plus stupides possibles. Mais malgré cela je reste persuadé qu'il y avait un potentiel dans ce "Gerry", qui aurait pu être un film d'auteur original offrant diverses possibilités d'interpréation. Un élément intéressant par exemple, est la dualité des personnages principaux tous deux nommés Gerry. Sont-ils frères ? Est-ce la même personne divisée en deux de façon symbolique ? On aurait pu en méditer si ces personnages étaient un peu creusés... pauvres Matt Damon et Casey Affleck, venus se perdre dans ce désert filmique. Et aussi, pourquoi vouloir a ce point a chaque film proposer des sous-entendus homosexuels ? Etait-ce artistiquement nécessaire ? Cela me désole de devoir casser un artiste ( qui a prouvé son talent dans "elephant", "will hunting" voire "prête à tout"), mais impossible pour moi d'adhérer à ce film complètement vide.