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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2009
[...] Nous y suivons la marche de deux personnages, perdus dans de magnifiques panoramas qui n'ont pour seules et uniques limites que leurs horizons. Et si la lenteur du film en crispera plus d'un, l'atmosphère hypnotisante qui y règne envoûtera tous les amateurs de genre. Les longs plans-séquences peuvent effectivement paraître intimidants, durant parfois jusqu'à plus de quinze minutes, mais ce n'est rien à côté de ce qu'ils éveillent en nous. Dans des sites d'une sécheresse et d'une austérité telles que Van Sant les décrit, le poids de chaque pas devient insoutenable. Chaque mot résonne comme un gémissement. On vit avec les personnages, on partage leurs souffrances, on se sent mourir avec eux. Beaucoup plus qu'un simple film, Gerry est une véritable expérience. Une œuvre sensorielle et transcendante où chaque effort des égarés devient un supplice. [...] Fatiguant, assommant, épuisant, exténuant, éreintant, harassant, tuant, crevant... Gerry vous fera perdre tous vos moyens, vous hypnotisera jusqu'à ce que vous ne vous soyez jamais sentis aussi proche de la mort. On aime ou on n'aime pas, mais ça reste une expérience unique. [Ma critique entière sur http://redross.skyblog.com : mon blog de critiques ciné]
Gus Van Sant, label cinéma indépendant collé sur le front, est le spécialiste de l’ado ; cet âge le fascine, et tous ses films mettent en scène un jeune partagé entre l’enfant et l’adulte. Le film fonctionne comme une métaphore de l’âge adolescent : perdu dans le désert du moi, l’on recherche son cesse la coïncidence avec ce moi sans la trouver, on quitte un âge enfantin pourvu en verdure, pour effectuer une longue traversée du soi, désert où les végétaux se font de plus en plus timides. Comme le révèle le regard de Gerry dans la voiture à la fin : l’adolescent est coupé en deux, entre son enfant et son adulte, il ne sait où aller, qui il est, bref, il est perdu. Les Gerrys sont l’avers et le revers de la même personne : l’un plus enfantin, cherchant à suivre les pattes d’animaux ou tenant des discours incompréhensibles, l’autre plus débrouillard, ceignant son T-shirt sur la tête pour se protéger du soleil, traçant des plans au sol pour s’orienter…Bref, pour être pleinement soi, il va falloir tuer l’enfant encore en soi pour être soi. Bon, tout cela, on est d’accord, pourquoi pas. Mais Van Sant pousse dans les excès la démarque du cinéma indépendant : travail technique pauvre – long travellings ou plans larges fixes par ex –des dialogues d’une superficialité insignifiante, et beaucoup de trop de plans de la nature, aussi beaux soit-ils. Allons nous au cinéma pour admirer la nature ? Le cinéma ne tronque t-il pas les images belles de cette nature L’acharnement qu’il met à montrer pendant de longues minutes ces moments confère au film une mièvre naïveté. GVS revendique trop son label « ciné indépendant » : des longueurs insoutenables – pourquoi s’attarder sur des choses qui n’en valent pas la peine simplement parce que le cinéma à fric ne le fais pas ? GVS signe un film qui propose un certaine réflexion, mais beaucoup trop imparfaite : GVS n’approfondit pas assez ce qu’il traite, et sous des apparences faussement poétiques, il livre des réflexions trop simples.
Comment 57 fans de cinéma ont pu mettre 4 étoiles a ce film ,messieurs serieusement ,la branlette cérébrale a voir ou comprendre des choses là où il y a du vide relève de l'art pour certains. Vous êtes surement aussi du genre a écouter de la musique aphone et a aimer les tableaux tout blancs même pour se reposer cérébralement(ce qui se conçoit,hors ce n'est pas mon but en regardant un film)on lui préférera des films bp plus basiques mais moins stressant(plan long de 8 min je crois sans parole avec un son strident).Dire qu'en 8 min on peut descendre les poubelles ,aller aux WC bref des trucs bp plus interressants que j'ai pas eu le temps de faire ce soir. Merci a tous les critiques de prévenir les spectateurs du risque de narcolepsie résiduelle a tchao
1h45 de marche, j'avais peur que ce soit long, de m'ennuyer fermement. Et bien j'ai été littéralement hypnotisée par ce film puissant. Gus Van Sant, danke.
Il y a au coeur du film un dialogue abscons entre les personnages, j'ai compris plus tard qu'il s'agissait d'un commentaire sur une partie de jeu vidéo. Ces deux grands enfants se perdent ensuite dans le désert. L'un deux disparaît. J'ai compris beaucoup plus tard, bien après la projection qu'il n'avait peut être pas existé et qu'il sortait alors de l'imaginaire du survivant.
De belles images de désert , une intrigue pas inintéressante et des acteurs ( à l’époque ) peu représentés : Malgré tout & bien que séduisant , le film s’essouffle très vite dans ce triste huis-clos point trop crédible avec ce Matt Damon - décidément + gros & + américain que jamais … - à l’aggressivité peut-être compréhensible mais injustifiée , et comme le disait à la sortie du film P.Murat de « Télérama » ; en effet aux multiples clichés existentiels faisant si bien dans une copie de bac ! Comme d’habitude et fidèle à ses ouailles très bourgeoises , le génial en communication & quelque peu surestimé GVS déplace intelligemment le problème , nous livrant un rejeton non-doué de vie & faussement anti-politiquement correct comme tant d’autres …
C'est 2 mecs qui marchent dans le désert. Ils sont fatigués alors ils s'assoient sur des caillous. Parfois y'en a un qui parle. Pas longtemps, parce qu'il est fatigué. Voilà. Mais bizarrement, c'est pas nul, c'est presque bien même. "Presque" parce que, quand même, c'est un peu nul.
Gus Van Sant nous raconte ici l'histoire de deux amis perdus dans le desert, sans nourriture et sans eau, qui tentent de retrouver leur chemin. Les paysages sont absolument magnifiques, les plans toujours aussi beaux, mais Gus Van Sant, de mon point de vue, gâche absolument tout, une fois de plus, avec une lenteur agaçante et des plans interminables.
Van Sant nous livre là un film dont-il a le secret, il ne se passe rien, c'est le vide integral censé representer une certaine symbolique mais extrapoler sur le néant ne mène à rien enfin peut être pas pour les critiques cinéma qui adorent flatter leurs égo en oubliant de parler de cinéma.
J aime beaucoup les acteurs et le réalisateur, et je l ai commencé avec un bon à priori, vu les critiques presses... Mais il ne se passe vraiment RIEN dans ce film ! Pas d histoires, pas de dialogues, pas d actions, c est vraiment le néant total... On dirait limite un documentaire sur le désert avec 2 pélos qui se sont perdus en faisant 20min de marche pour aller voir je ne sais quoi... LoL -_-'... Je l ai regardé en avance rapide après la moitié du film en espérant qu il se passe quelque chose (ou de voir tout simplement des mots qui sortaient de leur bouche).
Voyage au bout de l'enfer ou comment deux potes peu avares de paroles se retrouvent au coeur du désert face à eux mêmes, face à ce constat sans équivoque: l'homme n'est rien ou peu de chose lorsqu'il s'aventure hors de ses structures complexes...
Un film bouleversant qui dit beaucoup en trés peu de choses!
LES RANDONNEURS. 1 kilométre à pieds, ç'a use ç'a use, 1 kilométres à pieds ç'a use les souliers..... 50 kilometres à pieds ç'a use ç'a use, 50 kilometres à pieds ç'a use les neuronnes.