Gerry, profonde réflexion métaphysique sur l’existentialisme et l’existence humaine. Ça c’est la façon gentille de dire que je me suis bien ennuyé devant ce remake de En attendant Godot où il ne se passe rien, à tel point que l’ennui aura raison de l’émotion présente dans le long-métrage. Dommage !
Bon toutes les critiques de la presse sont dithyrambiques mais moi je me suis ennuyé ferme pendant 1h 30. Je ne comprends peut être rien a ce genre de cinéma mais voir 2 gus errer dans un endroit désertique pendant tout le film c'est trop pour moi
Panoramique, plans séquences, fixes, circulaires et travelings, toutes les façons de s'épauler, s'accompagner dans un cosmos fabuleusement incompréhensible, éperdument Merci
Dommage que le plan sur le rocher n’ait pas duré une demi-heure, cela aurait fait un bon film de Dupieux « l’homme au rocher ». Sinon il faut aimer la solitude et les longs plans répétitifs. On se lasse malheureusement vite.
La tragique escapade de deux randonneurs imprudents partis dans les Rocheuses. Un rythme très lent pour s’enfoncer dans le drame avec une pudeur extrême. De très belles images avec de longs plans-séquence et la musique adéquate d’Arvo Pärt. A voir mais attention, c’est très particulier !!
Réalisé après une série de longs-métrages conformes aux standards de l’industrie hollywoodienne, Gerry marquait au début des années 2000 le retour de Gus Van Sant au cinéma indépendant. L’un des films les plus radicaux de sa carrière, Gerry s’affranchit avec force des codes habituels du cinéma américain. Porté par Matt Damon et Casey Affleck – également crédités en tant que co-scénaristes – le film raconte, sur un ton qui oscille entre le drame, la comédie et l’absurde, le parcours erratique dans le désert de deux amis prénommés Gerry. Dans ce film abstrait, peu contextualisé et influencé par le cinéma européen, Gus Van Sant n’hésite pas à balader sa caméra au rythme qui lui convient, filmant des paysages pendant de longues minutes à travers des plans magistraux, quitte à exclure ses personnages du cadre. Accompagné d’une très belle musique empruntée à Arvo Pärt, Gerry a durablement marqué l’imaginaire cinématographique de ce début de XXIème siècle.
Au secours, je ne me suis jamais autant fait chier pendant un film. J'ai lutté pendant 1h en espérant qu'il finisse par se passer quelque chose....EN VAIN. Il ne se passe absolument RIEN. Je parle même pas des scènes interminables avec un gros zoom sur les acteurs ou sur les nuages ou sur les montagnes. J'ai cru un moment que ça y est ça démarrait mais non c'était juste un dernier sursaut avant la mort cérébrale. Le pire étant que le film date apparemment de 2002 et est ressorti dans ma salle alors qu'on est en 2022. What the fuck ?!
Un film très déroutant par sa réalisation où l'on se perd à imaginer une happy end mais plus le temps passe, plus l'issue semble fatale. De longs plans statiques, peu de dialogues. Une errance vers l'inconnu.
J’ai découvert dans une version restaurée « Gerry » sorti en 2002, film du réalisateur américain Gus Van Sant dont j’avais apprécié « Elephant » sorti l’année suivante. Deux jeunes hommes, nommés tous les 2 Gerry (Matt Damon et Casey Affleck), s’enfoncent en voiture puis à pied dans le désert californien vers une destination qui n'est connue que d'eux seuls … mais qu’ils ne trouveront pas. Incapables de retrouver leur voiture, ils vont donc errer pour finir dans la Vallée de la Mort. L’histoire est donc très simple et pour ma part elle peut être interprétée comme une allégorie de la vie avec son entrain initial puis sa dureté (cf. la scène du rocher), sa vanité (cf. le but qu’ils n’atteignent pas) et une fin dans laquelle on piétine jusqu’à la mort ? Les mirages avec ce 3ème homme arrivant vers eux mais qui s’avère en fait être l’un des 2 peut également laisser penser que ces 2 hommes sont en fait la double facette du même homme, l’une étant disons son aspect entreprenant et l’autre son aspect plus réservé, nostalgique et parfois pleurnichard ? La grande de qualité de ce film où les dialogues sont rares, tient à la maitrise de la caméra avec de superbes plans-séquence très longs dont un travelling très fort cadrant les seuls visages des 2 hommes commençant à douter et à s’exténuer physiquement. Un superbe panoramique circulaire autour de la tête d’un des 2 Gerry qui sombre dans le désespoir. La fin est oppressante avec ces 2 hommes qui se suivent à une vingtaine de mètres trainant les pieds sur le fond blanc immaculé de la vallée et sous le soleil cuisant les visages… Il y a de superbes images du ciel avec ses nuages défilant, de la nature minérale… et la bande son avec 2 partitions d'Arvo Pärt est remarquable. A noter que le film débute par un écran bleu qu’on retrouve dans le générique de fin, le bleu étant la couleur la plus profonde, froide mais pure … le bleu étant considéré par les Egyptiens comme la couleur de la vérité et de la mort.
La ressortie en salle de " Gerry" du realisateur nord américain Gus Van Sandt, permet de revenir sur un de ses opus qui n'est pas considéré comme le meilleur de sa production.
Le réalisateur a ses aficionados et ses contempteurs tout aussi nombreux qui lui reprochent d'abuser de plans séquence creux et surtout d'essayer grâce à cet artifice facile mais ennuyeux de vouloir se donner un style artistique dont il n'est pas pourvu.
Van Sandt réalisa " Gerry" un an avant la palme d'or qu'il obtint avec " elephant" (2003), sans doute son film le plus maîtrisé et réussi, remake de " Elephant" du realisateur anglais, méconnu injustement dans l'hexagone : Alan Clarke.
Van Sandt , s'appuie ici sur un fait divers ( l'égarement de deux randonneurs au cours d'une excursion banale à la journée, dans un désert- ici en Argentine- et son issue tragique), pour porter un regard sur la condition humaine.
Certes expérimental et s'adressant strictement et uniquement à l'amateur de cinéma d'auteur, Van Zandt propose une réflexion sur la proximité de la mort dans l'existence, sur le parcours de vie et le sentiment qu'on peut éprouver parfois de s'y sentir égaré, perdu ; sur la force de la nature qui ne connaît ni le bien, ni le mal et peut-être aussi finalement sur une défense de la civilisation.
Formellement Gerry ( ce n'est pas par hasard que les deux personnages portent le même nom, puisqu'ils incarnent, sans doute, la condition humaine) se présente comme une suite ( exagérée ?)de plans séquences ou les deux personnages sont filmés le plus souvent marchant ou assis.
Les décors magnifiques et arides s 'enchaînent les uns après les autres, les ciels sont copieusement filmés en accélérés et les épreuves qui marquent peu à peu les jeunes gens sont les seules signes d'évolution de l'action.
Matt Damon et Casey Affleck encore très jeunes et à leur début participèrent au scénario et forment une paire assortie et surtout à la hauteur.
Il ne faudra toutefois attendre aucune aide ni secours de la part du realisateur qui laisse entièrement à la charge du spectateur l'interprétation de son travail.
Je n'ai rien contre les films qui s'étirent, mais là ça devenait trop long. Autant on peut parfois contempler les paysages pour passer le temps de certains plans, autant certains ne le permettent pas et sont vraiment interminables. On pourra bien dire ce qu'on veut pour justifier cette forme de réalisation, il n'empêche que la sensation de film désagréablement barbant pointe le bout de son nez, et c'est dommage car tout le reste est bon pour ce film minimaliste et épuré de toute forme de complexité. Il est typiquement du genre à se suffire en 1h20. Il en fait vingt minutes de trop.
Je viens de voir ce film pour sa nouvelle sortie en salle, 20 ans après. Je suis cinéphile, j'aime tous les genre de films même les plus étranges (Dupieux, Lynch, Mallick...) Mais là... la mise en scène frôle la farce. C'est d'un ennui abyssal, 20 lignes de dialogues pour un film où on voit littéralement marcher 2 acteurs pendant 103 minutes en continu dans des paysages plutôt quelconque et une fin complétement absurde. Ce film a sans doute sa place dans un musée d'art contemporain mais ce n'est pas du cinéma.
L'errance quasi muette de deux garçons perdus dans le désert. Une virée contemplative souvent hypnotique mais aussi un peu ennuyante sur la durée, même si la fin est folle.