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SociN
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0,5
Publiée le 12 décembre 2013
Rarement vu film aussi nul. On suit pendant 1h43 les 2 personnages qui marchent, courent, roulent, sont perdus dans le désert. De grands plans séquence sans intérêt, pas d'histoire, peu de dialogues, de toute façon pas intéressants, pas de début, pas de fin, pas de but... Un gros gros gros navet !
Non, non et non ! Ce n'est pas parce que nous sommes devant un film où le casting est composé de Matt Damon et Casey Affleck, eux-mêmes dirigés par Gus Van Sant, qu'il faut tout laisser passer ! Nullissime du début à la fin, les dialogues sont inexistants, ce qui en soit n'est pas forcément un problème, pas besoin de blablater sans arrêt pour que le film soit bon, mais le problème c'est que là en plus de ne pas avoir la quantité nous n'avons pas la qualité. Cette fable sur l'aventure humaine et sur l'amitié n'est à aucun moment touchante. Tout traine en longueur et au final on est aussi perdu que nos deux pauvres loulous (on se demande d'ailleurs ce qu'ils foutent là !). 15 minutes pour nous montrer comment un des deux personnages va pouvoir descendre d'un rocher... Rocher sur lequel on ne sait d'ailleurs même pas comment il a pu y grimper. Bref, affligeant. Et j'ai pris une scène au hasard mais je pourrais en citer pas mal encore. Franchement, on place le même film avec Arthur Dupont et Jacques Durand dirigés par Emile Trouche, le film serait passé totalement inaperçu et ça aurait été complètement logique. Bon dans l'ensemble le reste de la filmo de ce cher Gus parle pour lui, faut pas être trop dur avec lui. Mais je pense qu'on peut considérer ce film comme un accident de parcours et un beau foutage de gueule !
Un sacré Gus ce réalisateur, on a du mal à le cerner. Il peut nous pondre du cinéma "normal" (on va dire) avec un sacré talent comme "Will Hunting" ou "Harvey Milk", ou bien du cinéma original et perché avec peu de dialogues et des lenteurs incroyables comme "Last days" ou le primé à Cannes "Elephant". "Gerry" fait parti de ce dernier univers avec une action inexistante, et un scénario limité à trois phrases. On suit ces deux personnages (et pas des moindres, des acteurs excellents qui sont Damon & Affleck) perdus dans le désert californien. Une ballade qui nécessite réflexion ; un film réduit dans son plus simple appareil, pour s'ouvrir contre toute attente sur un coté philosophique, laissant le spectateur se creuser la tête pour y découvrir LE message de son metteur en scène. Une profondeur qui s'annonçait comme anodine, mais qui restera finalement en mémoire tant l'originalité et le décryptage bouleversent.
(...) Avec Gerry, Gus Van Sant entamait sa trilogie expérimentale qui sera couronnée d’une Palme d’or au Festival de Cannes 2003 pour le sublime Elephant. Critique complète sur : http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-drame/critique-gerry/
Eh oh l’Américain ! Tu veux de la wilderness ?? Bah tu vas en avoir ! C’est effectivement ce qui ressort de ce film de Gus Van Sant qui nous montre des paysages à couper le souffle où la nature (d’avantage minérale que végétale ou animale) est non seulement immensément imposante mais également implacable et va faire souffrir nos deux héros tout le long du film. Nos deux héros ce sont Gerry et…Gerry ! Deux amis ou deux frères, difficile à dire, peut-être deux personnalités d’une même personne comme le suggèrerait les noms et certains plans. Partis pour une petite randonnée sans équipement ni eau ni nourriture, ils ne tardent pas à se perdre. Le film nous montre l’évolution de la psychologie des personnages qui, après être passés par un épisode de totale indifférence, sont saisis par l’inquiétude, le désespoir puis l’acceptationspoiler: et même la folie meurtrière . Le réalisateur fait ici l’économie de la musique et des plans dont certains, durant plus de cinq minutes, traduisent bien l’immuabilité de la nature, l’isolement ou la souffrance de l’esprit. A noter également le jeu très juste des deux acteurs principaux fortement impliqués dans le film puisqu’ils ont participé au scénario.
Certains commentaires me font bien sourire... Surtout quand on y voit une amitié mise à l'épreuve... Remarquez il est vrai que l'abstrait laisse place à l'imagination... Quant à faire un seul Gerry, oui et alors??? Veuillez développer s'il vous plait Mister Sant! Bref, à l'instar du désert, "on ne voit rien, on n'entend rien", sauf que...........rien ne rayonne en silence! Tout est dit... Et si ce film n'avait pas été joué par des acteurs de renom, il aurait fait un flop total c'est certain! (il est malin Gusgus!!!)
J'avoue avoir un peu hésité sur la note à donner, ce film a beau montrer de beaux paysages, avoir de bons acteurs et sortir du lot la plupart du temps on a envie d'avancer parce qu'il ne se passe rien et qu'on se lasse ! De plus on ne voit pas très bien où le réalisateur veut en venir et ce qu'il veut faire passer comme émotion, à la fin du film on reste un peu con, on se demande si c'est nous qui sommes trop bête et qui n'avons pas compris ou si ce film n'a pas vraiment de sens ! Ayant déjà vu de très beaux films où les dialogues étaient rares et qui pourtant vous prenait aux tripes je ne recommande pas celui ci !
Oui «Gerry» est un beau film. Une belle photographie, une belle mise en scène, un beau travail sur le son, une belle histoire d'amitié,... Mais qu'est-ce que c'est creux! Aussi vide que les étendues désertiques qui occupent la totalité du long métrage. Gus Van Sant prouve une fois de plus qu'il n'a pas grand chose à dire, il exprime juste de la tendresse pour ses acteurs et une fascination particulière pour l'adolescence, pour l'errance et la mort (surtout si elle est brutale). On n'échappe pas non plus aux habituels sous-entendus homosexuels qui habitent son oeuvre... Alors certes il "ose" proposer un film quasi-muet et contemplatif, mais rien de bien révolutionnaire, il n'est pas le premier et ne sera certainement pas le dernier à faire des tentatives de ce genre. Surtout qu'il faut relativiser : la jolie mise en scène n'a rien de bien folichon, et n'avoir que de belles photographies de paysage à se mettre sous la dent a de quoi rapidement lasser. Les acteurs ne sont pas mauvais non plus, mais à l'image du cinéma de Van Sant, ils paraissent superficiels, mous et finalement pas très intéressants. A noter tout de même des plans carrément pompés sur son maître Béla Tarr (dont il est encore bien loin d'atteindre le génie) : je pense notament à celui où l'on voit marcher côte à côte les deux Gerry, leur visages se chevauchant, copié-collé depuis «Satantango». Ceux qui découvrent pour la première fois ce à quoi peut ressembler une longue marche dans la nature trouveront sans doute de quoi s'émerveiller, les autres se perdront certainement comme les protagonistes dans ces lieux communs. Finalement «Gerry» s'avère être un des films les plus réussis de Gus Van Sant, moins formaté que «Will Hunting» ou «A La Rencontre De Forrester» et moins racoleur qu'«Elephant», mais il n'en demeure pas moins dispensable, bien qu'il reste assez agréable à regarder. A réserver aux fans du cinéaste. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Gerry est un film particulier qui en sublimeront certains et en écœureront d'autres. Que dire de l'intrique en elle-même sinon qu'il ne se passe quasiment rien et que toutes la réussite réside dans la mise en scène du réalisateur. Et quelle mise en scène et quelle réalisation de la part de Gus Van Sant qui ose à partir de peu et réussi un coup de maître. Les prises de vues, les longues séquences, les différents cadrages donnent une esthétique irréprochable. Pas grand chose à interpréter ici, pas de "cinéma intellectuel" mais ceux qui apprécieront le spectacle seront je pense ceux qui se seront laissés aller à cette dimension artistique!!
Un film de Gus van sant où la parole ne fait pas tous. Une technique magnifique avec deux acteurs qui sans paroles retiennent l'attention . Film émouvant
Gus Van Sant a toujours alterné entre le très bizarre et le plus commun. En 2002, lui, Casey Affleck & Matt Damon ont décidé de s’aventurer sur le terrain du film expérimental.
Malgré toute la sympathique que j’ai pour les trois personnes impliquées dans cette œuvre, force est de constater que Gerry est un énorme loupé, un film à oublier dans chacune des filmographies. Partant d’une idée ultra-séduisante, Gerry prend toutes ses bonnes idées et s’applique à les saloper de manière méthodique : les amis se perdent ? Ils décident de palabrer sur le fait de ne pas avoir respecté leur rendez-vous. Casey Affleck nous raconte une partie de Civilization II ? Les jeux vidéo ont rarement été aussi pénibles. Pire encore. Casey Affleck est coincé ? Un effet spécial digne d’un jeu flash et voilà. Sans oublier les scènes où les deux compères sont en train de marcher sans que rien ne se passe.
Ajoutez-y une scène (crypto)gay, une longueur pénible et un sens de la phrase qui tue assez prétentieux et vous avez un navet terrible.
Du pur cinéma expérimental. La longueur de certains plans-séquences confine au foutage de gueule. Les images sont très belles, mais contrairement à Elephant ça tourne à vide. Dommage d'employer deux si bons comédiens pour leur donner si peu de choses à jouer, l'idée au départ était séduisante et aurait pu être bien mieux exploitée.
Le sujet du film m'intéressait. L'amitié de deux jeunes hommes dans une situation extrême. Vraiment le genre de film qui pouvait me faire tout à fait. Sauf qu'entre deux plans séquences, Gus Van Sant perd son sujet de vue. Certes, sa mise en scène est sympa et soignée, mais le problème c'est que sa mise en scène ne sert pas son scénario, à mon avis. Il cherche à montrer qu'il sait bien filmer mais au final il en oublie de dire quelque chose vraiment. Dommage car l'idée était intéressante et les deux principaux acteurs pouvaient vraiment faire quelque chose de bien.
Sans partir dans des considérations relatives à la double personnalité d'un seul et unique Gerry ou à d'autres interprétation allégoriques, ce film est intéressant dans la mesure où il est à la fois à sens unique et bien particulier dans son mode de fonctionnement : tout est catégoriquement centré sur les deux protagonistes. Aucun plan ne nous donne des indices quelconques, et l'évolution du scénario n'est lisible que sur les traits de leurs deux visages. Les landes désertes nous perdent puisqu'en effet les paysages ne sont décrits que dans le mesure où ils dominent, englobent et noient totalement les deux silhouettes esseulées. Leurs points de repère nous échappent, nous spectateurs, et les seuls véritables disponibles sur lesquels s'appuyer sont ceux de l'évolution des rapports humains entre ces deux amis -amis hypothétiques donc-. Un film déboussolant.
Les longs plans séquences font de Gerry un film assez lent. Mais quelle maîtrise dans l'oeuvre de Van Sant. Il décortique son scénario, son image et tire profit au maximum des deux acteurs brillants... Il filme les faits, sans expliquer mais en dégageant au final une sorte de morale que le spectateur intérprétera. On appelle ça une oeuvre d'art...