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Après une jolie première séquence explicite sur ce qui attend le spectateur, le récit nous ramène immédiatement six mois en arrière, loin de toute punition et de tout fantasme ludiques. Long-métrage avant tout psychologique, "La secrétaire" traite avec beaucoup dintelligence un thème peu commun au Cinéma et auquel je suis sensible. Sujette à lautomutilation depuis lenfance, une jeune femme souvre finalement à la Vie à travers la soumission et le masochisme. Assez tardive, la scène de la révélation pour Lee est dune intensité magnifique. Pour véhiculer ce genre démotions linterprétation savère primordiale, et ce que je souhaite dire cest que Maggie Gyllenhaal est une déesse. James Spader (lavocat E. Edward Grey) sacquitte lui avec les honneurs dun rôle plus subtil quon ne voudrait le croire, à la fois employeur, mentor et maître de miss Holloway. Contrairement à Lee qui accepte rapidement sa tendance naturelle et les plaisirs qui en découlent, lui lutte discrètement contre une culpabilité qui lempêche dassumer pleinement la relation à laquelle tous deux aspirent. Le trait pourra parfois sembler forcé, notamment vers la fin, mais les sentiments, puissants et beaux, sont respectueusement dépeints. En France linterdiction ne se limite quaux moins de douze ans, si cette clémence peut se justifier au strict plan visuel, elle est à mon sens totalement inappropriée
Il sagit en effet dexplorer des mécanismes comportementaux dadultes qui susciteront déjà lincompréhension pour pas mal de majeurs néophytes, alors imaginez pour des enfants
A leur déconseiller fortement donc. Bravo au réalisateur Steven Shainberg pour avoir tiré de la nouvelle de Mary Gaitskill ce film formidable et courageux.
La Secrétaire fait partie de ces films qui captivent dès la première image et qui ne donnent qu'une envie : se laisser emporter dans cette romance hors-norme. Une romance résolument subversive, mais néanmoins empreinte d'une étonnante et délicieuse fraîcheur, voire candeur. Plutôt surprenant pour un film tournant autour du sado-masochisme ! Si vous comptez vous rincer l'oeil, passez votre chemin, les scènes restent plutôt suggestives. Mais si vous voulez découvrir une oeuvre intelligente, drôle, sensuelle, tendre, et décalée, égratignant avec bonheur les vieux préjugés féministes, alors posez vite votre candidature dans votre cinéma préféré !
Une superbe métaphore sur les preuves d'amour, les tabous et le plaisir!!!
Franchement, ça donne à réfléchir sur ce qui est normal ou ce qui ne l'est pas en apparence, et ça aidera sans doute certains à décomplexer par rapport à leurs petites "différences", quelles qu'elles soient...
La mise à mort de la pensée bien-pensante judeo-chretienne de benitier.
Franchement, ça donne à réfléchir sur ce qui est normal ou ce qui ne l'est pas en apparence, et ça aidera sans doute certains à décomplexer par rapport à leurs petites "différences", quelles qu'elles soient...
La mise à mort de la pensée bien-pensante judeo-chretienne de benitier.
Un film superbe et émouvant, où l'on découvre enfin tout le talent de Maggie Gyllenhaal, qui y tient pour la première fois le premier rôle.
Mais si ce film est aussi réussi, c'est aussi grâce à James Spader, qui est sublime en patron à tendance sadique. Un film à acheter d'urgence et à garder dans sa vidéothèque. Un chef d'oeuvre tout simplement.
Mais si ce film est aussi réussi, c'est aussi grâce à James Spader, qui est sublime en patron à tendance sadique. Un film à acheter d'urgence et à garder dans sa vidéothèque. Un chef d'oeuvre tout simplement.
Un cas facile pour expliquer en beauté et sans vulgarité les plaisirs de la soumission et de la douleur. Splendide !!
Particulièrement décalé dans le ton, ce film est une vraie réussite. L'ambiance feutrée qui l'entoure est captivante et on se laisse bercer par une romance pour le moins subversive.
L'actrice principale crève l'écran et donne brillamment la réplique à James Spader toujours parfait d'ambiguité. A voir sans attendre. Une excellente surprise.
L'actrice principale crève l'écran et donne brillamment la réplique à James Spader toujours parfait d'ambiguité. A voir sans attendre. Une excellente surprise.
Comme beaucoup de films indépendants et/ou à budget modeste - de Donnie Darko au dernier one man show de Jack Nicholson en retraite - Secretary manque cruellement de punch. Comme si les Americains associaient naturellement la mélancolie à une espèce de vide atmospherique d'un ennui mortel. Leur message commun est : "Regardez comme mon film est vide: c'est donc qu'il s'agit d'un film d'auteur." A force de dépouillement, on n'atteint hélas pas la réussite mais le sommeil. Reste l'actrice, très juste (elle devrait jouer avec Gallo).
Un film carrément perché et réussi sur une relation SM entre un avocat et sa très craquante secrétaire...
James Spader est incroyable et Maggie Gyllenhaal carrément tarée dans ce film qui vaut le coups d'oeil tant il est drole, provocateur, osé et sentimental.
James Spader est incroyable et Maggie Gyllenhaal carrément tarée dans ce film qui vaut le coups d'oeil tant il est drole, provocateur, osé et sentimental.
Sujet assez épineux qui pourrait gêner certaines personnes assez coincées... Bons acteurs, surtout Maggie Gyllenhaal, mais on peut vite s'ennuyer et ne plus comprendre le film... Sans plus...
On sort des comédies américaines ordinaires. On rit beaucoup. C'est intelligent. Les acteurs sont excellents.
Juste un film qui porte en travers de la gueule la mention : "bonjour, je vise le grand prix à Sundance, je suis sulfureux mais je sais rester dans les limites du bon gout, faut pas déconner hein, on va pas faire du Pasolini sinon on n'aura pas le grand prix à Sundance".
Grand Prix à Sundance, voilà un film gavant de présomption, bien cachée sous des dehors arty et indépendants. D'accord, c'est bien joué, enfin seulement par James Spader (qui a une voix formidable, d'ailleurs, je m'en rend compte), assez bien monté, on entend I'm your Man de Cohen et I will survive de Cake... Mais on rêve de ce qu'en aurait fait Ferreri: un vrai brulot, un truc qui choque, dérange, agresse. Ici, tout reste dans les limites, doucement et "américaniquement" malpoli (comme l'est mon neveu de 3 ans quand il dit "caca"). Comble de la vanité: un regard caméra qui clôt le film, comme pour dire "oullala! je t'ai choqué, hein?"... Ben non, même pas mal.
De la transgression pour mémés, comme si Alexandre Jardin décidait de devenir punk. Les cinéastes américains ont encore du chemin à faire pour être aussi incorrects que les écrivains.
Grand Prix à Sundance, voilà un film gavant de présomption, bien cachée sous des dehors arty et indépendants. D'accord, c'est bien joué, enfin seulement par James Spader (qui a une voix formidable, d'ailleurs, je m'en rend compte), assez bien monté, on entend I'm your Man de Cohen et I will survive de Cake... Mais on rêve de ce qu'en aurait fait Ferreri: un vrai brulot, un truc qui choque, dérange, agresse. Ici, tout reste dans les limites, doucement et "américaniquement" malpoli (comme l'est mon neveu de 3 ans quand il dit "caca"). Comble de la vanité: un regard caméra qui clôt le film, comme pour dire "oullala! je t'ai choqué, hein?"... Ben non, même pas mal.
De la transgression pour mémés, comme si Alexandre Jardin décidait de devenir punk. Les cinéastes américains ont encore du chemin à faire pour être aussi incorrects que les écrivains.
Une histoire d'amour aussi originale que touchante, servie par d'excellents acteurs. Ce film est, je trouve, l'occasion de regarder d'une autre manière les relations dominant-dominé dans un couple.
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