Pour ce film j'ai envie de mettre deux notes 1.5/5 pour la premier partie et 4/5 pour la deuxième. En réalité jusqu’à environ 1h30 de film il ne se passe rien pas d'action pas de réelle intrigue. Ce n'est qu'après un long moment d'ennui (si on n’a pas décroché avant) qu'on a droit à de l'action et des effets spéciaux digne d'un film de super héros. Les acteurs sont plutôt moyens sauf Kevin Spacey qui interprète un bon Lex Luthor. A part cela on se demande où sont passés les 260 Millions qu'a coûté le film. Bref un film moyen, Brian Singer est capable de bien mieux (X-Men).
Non, désolé. On peut tjr tenter de rendre complexe un mec qui porte un collant ridicule et qui a une coupe de golden boy. Non, j'y croirais jamais, désolé.
On peut penser beaucoup de choses d'un reboot à Superman. C'est en tant qu'hérétique ne connaissant le superhéros que par la série de quatre films lancée par Donner que je le clame : Superman Returns a la classe. Non seulement le film fait principalement suite aux deux de Donner (or je suis de ce type particulier d'hérétique qui les aime tous les deux, mais rassurez-vous : je renie les deux suivants aussi) mais il croit dur comme fer en la résurrection symbolique des personnages. C'est un peu dur de savoir comment se raccrocher à la chronologie au début, mais je n'ai eu aucun problème à reconstruire Clark Kent, Lois et Lex Luthor sous les traits de tout nouveaux acteurs, et ce n'est pas à sous-estimer.
On est donc devant l'œuvre respectueuse d'un réalisateur qui se sent à l'aise pour rafraîchir Superman au grand écran, avec finalement assez peu de conventions (les rebondissements finaux sont attendus mais c'était difficile de faire autrement), un regard satisfaisant sur le comportement physique des objets (oui, c'est assez précis, mais j'ai trouvé les gros trucs qui tombent et qui s'envolent très agréables à voir), pas trop d'insistance sur le fan service (le plot twist sur le fils de Superman est amené avec une délicatesse rare chez des grands studios où ce genre de surprises doit généralement être mis en gras et souligné deux fois), et une alchimie d'action et d'empathie joliment alternées. Ce dernier point fait qu'il n'y a pas de va-tout misé sur une catégorie de spectateurs, et que le film vise le compromis au risque de laisser tout le monde sur sa faim. Ce n'est pas mon cas : il y a chez Singer toutes sortes de frissons, aucune trahison et bien peu d'ennui. Vous pouvez me brûler maintenant.
Une vision touchante du personnage qui ose dévellopper une facette plus humaine du personnage tout en jouant sur la vision magnifiée que les gens ont de Superman. Le problème vient ensuite de l'antagoniste (un Lex Luthor cabotin revenu des années 80) et de la menace qui sert de fil rouge au film (l'attaque de la montagne géante....). Bref, de mauvaises idées qui plomberont Superman Returns, condamné à être sous-estimé et considéré à jamais (et à tort) comme un mauvais Superman. On oublie pourtant la superbe musique de John Ottman, qui aurait gagné à se passer de John Williams pour laisser un vrai souvenir. C'est d'ailleurs le problème global du film; mis à part la relation adorable entre Lois et Superman, Bryan Singer inove peu et cherche bien trop à payer ses respects à l'oeuvre de Richard Donner qui n'en mérite pas temps, tellement elle est surestimée et a mal vieilli. En ce qui me concerne, Superman Returns est à ce jour le meilleur film live sur Superman....jusqu'à Man of Steel ?
Sur le papier, le symbolise du film peut être énorme car faisant suite à "Superman II", il nous fait oublier les "Superman III et IV". Le problème, c'est qu'en voulant respecter les 2 premiers opus, il retranscrit les codes qui en ont bien évidemment fait le charme, mais la plupart d'entre eux ne fonctionnent plus à l'époque de sortie. De plus, c'est un peu anachronique spoiler: car il se situe en 2006, mais se situe logiquement en 1985 . Cela dit, il fait le parallèle spoiler: avec le mythe de Prométhée et c'est franchement réussi . Le film nous offre même des moments de tension et sombres qui se démarquent. Je dois malheureusement reconnaître que spoiler: je m'attendais à la vraie paternité de Jackson et c'est c*n car il a suffit d'une phrase . Brandon Routh reprend la cape et s'il a la bonne tête pour incarner l'Homme d'Acier, j'ai plus l'impression qu'il imite Christopher Reeve. Kevin Spacey surjoue et je suis prêt à accepter le jeu de Gene Hackman. Néanmoins, ses motivations sont symboliques et je les ai trouvées crédibles. Il n'y a pas que Lex qui coince car spoiler: Jimmy Olsen semble avoir un balai coincé . En revanche, j'ai plus apprécié le jeu de Kate Bosworth : elle est plus déterminée et on retrouve un charme spoiler: dans son alchimie avec Superman : chose plus ressentie depuis le 2. Bryan Singer a eu la lourde tâche de ressusciter le super-héros et autant dire que même s'il reprend certains détails, il se démarque de par sa mise en scène, ses scènes d'action divertissantes et en nous offrant un Superman plus fort et aux aptitudes plus réalistes. Même la colorimétrie brunâtre est géniale car Superman ressort mieux de l'écran et le film bénéficie d'un bon jeu de lumière. Les effets spéciaux manquent de finesse, mais pouvaient paraître efficace. Si John Ottman reprend les thèmes composés par John Williams, il parvient à nous offrir une BO narrative qui décrivent l'ambiance adaptée.
Si B. Singer est parvenu à amener les X-Men sur grand écran, "Superman Returns" est loin d'être mauvais : sa mise en scène fait très bien le taf et son compositeur s'est déchaîné. Le film est respectueux envers la première franchise et est une meilleure suite, plus digne à "Superman I et II", au point qu'il ne s'adapte pas à l'époque de sortie. Même si je le trouve pas mal, je l'apprécie beaucoup et j'ai passé un très bon moment devant.
Ce 5ème épisode de la série voit l'apparition d'un autre héros: Super Cocu. À part lui et les effets spéciaux qui sont bons, tout a déjà été fait, vu et revu dans les épisodes précédents.
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3,0
Publiée le 19 novembre 2013
Sorti durant l'ètè 2006 (et vu pour la première fois le jour de sa sortie nationale), ce « Superman » rarement diffusè à la tèlèvision semble presque aujourd'hui avoir disparu de la circulation! Dix-huit ans après le film culte de Richard Donner avec le regrettè Christopher Reeve, l'homme d'acier revient sous les traits d'un inconnu, Brandon Routh, qui venait de faire entrer son nom dans l'histoire, un nom qui retombera bien vite dans l'anonymat car même si ce grand brun ne s'impose pas comme le digne hèritier de Reeve, Routh se montre à la hauteur! En revanche, Bryan Singer a rèuni des vedettes dans les rôles secondaires dont Kevin Spacey (boule à zèro) pour incarner l'odieux Lex Luthor (un personnage qui lui va comme un gant) et la charmante Kate Bosworth dans le rôle de Lois Lane! Sans oublier (et là c'est une vraie surprise) Eva Marie Saint qui interprète la mère de Superman! En rèsulte une relecture visuellement ètonnante du mythe, qui allie avec brio humour, èmotion et action, avec au moins une scène d'anthologie, celle du Boeing que tente de stopper Superman! N'en dèplaise aux inconditionnels du superhèros à la cape rouge, ce "Superman Returns" est loin d'être aussi mauvais car si ce Superman 2006 a changè, c'est que l'histoire l'aura forcè à rèagir diffèremment! En 2013, "Man of Steel" de Zack Snyder enfonce malheureusement un peu plus ce remake divertissant dans les oubliettes! Ce qui est injuste...
Quel super retour en fanfare, avec trompettes incessantes et effets spéciaux super dégoulinants utilisés rarement à bon escient dans un décor dantesque de carton-pâte: Superman revient lourdement avec de la kryptonite plein les bottes, et aurait dû franchement rester sommeiller sur sa super planète car son come-back va prendre un sérieux coup dans l'aile de la cape. Réalisation trop soignée pour être honnête, longueur super étouffante, le déconcertant B.Singer met en scène un scénario abracadabrantesque (dont il est co-auteur) gnan-gnantisé par des dialogues super ridicules, dignes à prendre le spectateur pour un super imbécile. La palme du ridicule, ex-aequo à multiples titres, à ce super film est sans doute dans l'interprétation collégiale exagérément singée, menée par un K.Spacey super pas à sa place mais qui semble parfaitement s'accommoder à la tromperie générale (les autres étant méconnus, ils ne perdent au final pas grand-chose, à part l'idée de faire carrière). Romantisme au musc d'eau de rose, héroïsme à la testostérone concentrée, nostalgie redondante qui nous rappelle trop souvent que Superman, c'était bien mieux avant: tout est super réuni pour une overdose et un retour superman-qué.
« spoiler: Le fils devient le père et le père devient le fils »
Cette merveilleuse citation illustre parfaitement l'esprit de cette œuvre mystique, qui explore les sentiments de Lois Lane et de Superman avec beaucoup de sensibilité et de subtilité, tout en confirmant Bryan Singer en tant qu’auteur accompli.
Comme dans “Superman IV : The Quest for Peace (1987)” l’amour de l’humanité et de notre planète est aussi l’un des thèmes majeurs de ce sublime “Superman Returns”, qui est "dédié avec amour et respect à Christopher Reeve et Dana Reeve".
Puisse Bryan Singer avoir, un jour, l’occasion d’avancer sur le projet de suite à cet épisode sans rien changer à son brillant casting si émouvant.