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Mosse.
109 abonnés
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4,5
Publiée le 22 juillet 2010
D'habitude, je n'aime pas ce genre de films "à l'eau de rose"... Mais là, j'ai été littéralement subjugué! Sofia Coppola traite l'amour platonique entre ces deux personnes d'une manière si douce, si humaine, si magnifique, si parfaite que l'on ne peux qu'adhérer... Scarlett Johansson, dont je ne suis pas fan d'habitude, m'a tout simplement ému, et Bill Murray, habitué à des comédies, est parfait dans son rôle! Un petit bijou qui laisse un goût amer lorsque arrive le générique, mais encore une fois, par cette fin, surprenante et triste, le film s'éloigne du genre "film d'amour nunuche où à la fin il y à "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"". Un chef d'oeuvre!
Un film à ne pas voir si on est dépressif : 2 âmes esseulées errent dans un pays dans lequel ils se sentent totalement étrangers. Néanmoins la relation (improbable) entre le personnage de Bill Murray et la sublissime Scarlett Johanson est assez touchante. Sujet pas facile mais Sofia Coppola continue de montrer son talent à la réalisation.
Sofia Coppola, après son Virgin Suicides, s'en remet de nouveau aux âmes en peine. Plus d'adolescentes, mais un homme & une femme qui cherchent à redonner du sens à une vie qu'ils ne comprennent plus, et dans laquelle ils sont perdus, noyés, abandonnés. Un homme & une femme, qui se cherchent, s'ouvrent et se découvrent. Notre réalisatrice semble beaucoup miser sur le fond : mise en scène intelligemment tournée, photographie superbe, décors réussis permettant un vrai voyage au Japon, une ambiance envoutante, une musique choisie avec minutie & casting de folie, avec un duo Murray/Johansson impeccable. On arrive même à extirper un sourire grâce à un humour bien dissimulé. Dissimulé en dessous d'une histoire des plus triste, une histoire profonde, mais qui pourtant rencontre des difficultés à toucher le spectateur. Et ce à cause d'un rythme très lent (approprié au genre cinématographique, mais tout de même) Et surtout, surtout, à cause d'un scénario qui n'avance ni n'évolue que très peu, à l'image des protagoniste qu'il met en scène. "Lost in translation", une comédie dramatique agréable à regarder, parfois drôle, rarement touchant. A voir une fois.
La rencontre de 2 solitudes dans une ville inconnue aux sons et coutumes inhabituels Sublimes photographie de Tokyo avec ses gratte-ciel à n’en plus finir Magistrale interprétation des 2 acteurs Sobre, platonique, fusionnel J’ai vraiment adoré et recommande ce film somptueux
On comprend tout de suite le personnage de Bill Murray, paumé dans cette ville où il n'a pas envie d'être, entouré de gens insipides, photographes et publicitaires dont il doit s’accommoder. Puis Charlotte, jeune américaine tout juste diplômée de philosophie ne sait pas ce qu'elle veut faire de sa vie, a suivi son mari photographe et lorsqu'elle n'est pas avec lui et ses amis aussi peu profonds qu'une assiette, elle se retrouve seule la plupart du temps. Le hasard a voulu réunir ces deux personnages dans le même hôtel et au fur et à mesure du film ils se rencontrent, se découvrent, s'apprécient, sans pouvoir vraiment s'aimer. On se laisse prendre par cette évolution pas à pas de la relation, on est dans le même état de dépaysement qu'eux grâce à l'ancrage dans la culture japonaise et la ville de Tokyo, assez peu représentée dans ce type de cinéma il faut dire. La fin un peu en suspend m'a laissée un chouilla perplexe mais c'est une belle histoire et les acteurs sont parfaits !
Tout d'abord il me paraît utile de préciser que "Lost in translation" n'aspire nullement à polémique : à aucun moment le film ne se moque des Japonais. Certes tous les clichés y passent, mais il n'y a pas la moindre once de mauvaise intention dans les choix de Sofia Coppola. Le décalage n'en est que renforcé, ce qui sert le film. Les doutes et les états d'âme des personnages principaux n'en ressortent que mieux. De plus, l'utilisation des clichés, à défaut d'être flatteuse pour les personnes visées, permet d'amener de nombreuses situations comiques. Et quand tout cela est filmé avec raffinement, le rire est au rendez-vous : le plan de Bill Murray dans l'ascenseur, dépassant tout le monde d'une tête, est une excellente entrée en matière. Pour un film qui n'est pas à la base un film comique, on rit souvent. Le ton s'avère juste également dès lors qu'il s'agit d'explorer la relation qui se noue entre Bob et Charlotte. Je ne vois pas l'intérêt de m'attarder sur la performance de Bill Murray, cet acteur est fabuleux. Là où j'ai été surpris, c'est par la délicatesse de Scarlett Johansson. J'avais certes déjà vu cette actrice (dans "Ghost World" notamment), mais je dois avouer qu'elle ne m'avait pas fait aussi bonne impression qu'ici (elle est assez craquante, il faut dire). Deux très beaux rôles pour un fort joli duo donc. A noter également la présence durant quelques scènes d'une Anna Faris totalement déchaînée ! Réjouissant, même si cela vire à la torture auditive lorsqu'elle entame "Nobody does it better", si je ne me trompe pas. Carly Simon chantait un peu plus juste il me semble :p !!!
Malgré un très léger manque de rythme aux alentours des deux-tiers du film, "Lost in translation" a de quoi séduire. Drôle et intelligent, dépaysant et hypnotisant, on ne regrette pas le voyage (même si ça ne donne pas forcément envie de vivre au Japon). La manière de conclure le métrage est intéressante pour ne pas dire audacieuse. La maîtrise de Sofia Coppola ne fait désormais aucun doute, elle confirme les belles promesses nées de "Virgin Suicides" (que je préfère malgré tout à "Lost in translation", mais ça reste très bon !). J'aurais bien mis 3,5 étoiles, mais comme ça ne se fait pas on va arrondir à 4 :-). C'est pas du vol.
Une intro avec une superbe musique de Death Vegas : Girls. Une très belle rencontre entre deux personnes complétement perdus au Japon et dans leurs vies respectives. Ils vont se lier et se redonner espoir envie de vivre. Bill Murray et Scarlett Johansson forme un superbe duo. Très bon film !
Décalage horaire, culturel, sentimental en voyage d'affaires à Tokyo. Deux solitudes se rencontrent dans ces nuits étranges, s'apprécient et se remettent en cause. Superbement filmé. Qui n'a pas ressenti les mêmes sensations à l'étranger ? Tokyo n'a jamais été mieux filmé, Bill Murray est grand et Scarlett Johansson est fondante.
En 1972 apparaissait pour la première fois la fille de Francis Ford Coppola, encore tout bébé dans Le Parrain. Qui aurait pu imaginer que cette petite chose deviendrait sûrement la meilleure réalisatrice du cinéma et quelle monterait les marches à Cannes. Fille de Francis Ford, cousine de Nicolas Cage, il y aurait vraiment fallu quelle fasse exprès dêtre mauvaise. Avant Marie-Antoinette et après Virgin Suicides, la fille Coppola créait lévénement avec Lost in Translation : petit résumé. Bob Harris est acteur. Il est dans un taxi, complètement anesthésiée par le décalage horaire. Il est a laffût de linhumanité qui règne à Tokyo. Des pubs, des immeubles, des pubs et du métal. Un univers fantasmagorique et déjanté dans lequel vit également Charlotte. Charlotte traîne, elle accompagne son mari photographe. Les deux sont perdus et vivent dans un monde qui nest pas le leur, un monde qui exclut toute possibilité daccueillir leur sphère respective. Mais heureusement pour eux, ils vont se rencontré. Deuxième épisode de la saga concentré sur la solitude, Sofia Coppola montre que lon peut faire de limmensité avec presque rien et écrase tout le marché hollywoodien. Et malgré un petit budget, la cinéaste réunit Bill Murray ( O combien impressionnant), filme le moindre recoin de la ville avec splendeur et rend la simplicité plus belle que tout au monde. Lost in translation est une peinture qui mélange des sons, des images, des animations , des photos, de la littérature, du romantisme, du baroque, de la sculpture.. Cest un condensé de tout ce que lunivers a fait de meilleur. La moindre image, le moindre détail est un émerveillement. On ressort terrassé et hypnotisé. De lart, du vrai.
On a rarement admirés une plus belle romance que Lost in Translation dans toute cette décennie. Sofia Coppola réalise l'impossible aujourd'hui, à savoir une histoire d'amour délicate et ambivalente. Bill Murray incarne une personnalité magistrale, où se distille en virtuose ses problèmes existentiels dans le paysage de Tokyo. En perdition dans l'inconnu où il se cherche, pour mieux se retrouver, cet invividu blasé par la vie en quête d'identité trouvera l'inspiration dans une autre personnge, aux sentiments à priori semblables. C'est Scarlett Johansson, américaine condamnée à suivre son mari photographe, qui n'a pas l'air pour autant de se tracasser pour sa femme, tout en éprouvant ouvertement auprès d'une ancienne camarade du passé un vif attachement. Le doute s'installe, l'esprit travaille. L'existence devient l'enjeu d'une réflexion associée à ses deux protagonistes, qui perdurent dans une incertitude similaire à leurs malaises. Au début, la rencontre se fait dans un bar, calmement, avec recul et respect. Plus tard, le sentiment ambigu de l'insatisfaction va lier ces deux victimes au drame de l'existence, dans une liaison initialement amicale, puis de la reconnaissance, et enfin, d'un amour d'une pureté inimitable. Et si tout cela n'était qu'un rêve ? Cette interprétation est le fruit d'une sophistication de la mise en scène, très ancrée dans le décor de la capitale nippone. C'est un lieu improbable, à la fois magique et terrifiant, où l'on se sent loin de tout. Nous en arrivons presque à éprouver ce que les personnages nous sugèrrent. Mais ce n'est qu'une illusion. Dans cette romance moderne, l'amour n'a rien de physique. Il va bien au-delà de ces répugnantes productions où la passion n'a aucun rapport avec l'âme et le coeur, mais s'installe dans une fusion vulgaire des corps. C'est de ce point de vue, la limite de ce film. Effectivement, il devient utopique. Mais c'est aussi le rôle du cinéma. Ce que Sofia Coppola a merveilleusement comprit.
Tout simplement magnifique. Du grand cinéma. Sofia Coppola réalise une fois encore un film émouvant, et cette fois-ci drôle. Le lien familial s'efface, et elle devient une artiste à part entière dans l'art de la réalisation de ce chef d'oeuvre, avec une performance de Bill Murray et de Scarlett Johanson digne d'un oscar !
Bon film, Sofia Coppola nous livre un petit bijou avec un très bon casting qui apporte beaucoup au long-métrage et une mise en scène à couper le souffle. Le scénario peu paraitre "simple" mais en réalité, il n'en est rien. Ce que j'aime le plus chez Coppola, c'est que tout est subjectif, rien n'est officiellement montré, et on comprend tous des choses différentes. Une œuvre passionnante ! A voir.
L'authentique cinéphilie, si l'on en croit la terminaison, serait de tomber amoureux d'objets filmiques. "Drôle d'élucubration!" s'exclameront certains en lisant ces lignes cachant leur étonnement derrière un sourire narquois. A ces gens, je laisse la satisfaction de négliger le pouvoir du Cinéma. Mais cela ne m'empêchera pas de le clamer haut et fort : "Mon amour pour Lost In Translation est bien réel!" Car comme l'amour, mon attachement à ce film ne s'explique pas. Bien sûr, il sera toujours possible de poser des mots, de chercher au fin fond de nous-même le pourquoi du comment, afin d'expliquer un tel phénomène, mais il n'en demeure pas moins que l'essentiel ne peut-être capter par des mots, que cette essence est étrangère à toute logique, et que seul une rencontre avec cet être/chose permet d'en saisir la nature.
Une rencontre. C'est justement le sujet, aussi banal soit-il, à partir duquel Sofia Coppola débute dans sa belle entreprise de création. Combien de fois ce large et abondant canevas aura-t-il été utilisé dans l'histoire du cinéma? Et combien de fois aura-t-il été servi à la même sauce? Car si la rencontre amoureuse affecte tendrement les scénaristes, la plupart du temps, elle ne stimule en rien leur imagination trop souvent indolente. Ainsi, les films se suivent et se ressemblent, en s'empêtrant sans cesse dans les mêmes clichés, se gargarisant de leurs facultés à les rendre toujours plus niais et dégoulinant de bons sentiments dénaturés. Lost in Translation peut se vanter de façonner l'histoire qu'il raconte sans jamais tomber dans la paresse ou la facilité scénaristique et formelle. Certes la fable est composée tout en simplicité. Mais tout bon cinéaste le sait, ce n'est pas de la complexité que naissent les émotions. Ici, tout se ressent et c'est là que se situe la force du film.
Lorsque les protagonistes déambulent dans les rues vespérales de la ville, prisonniers d'hypnotiques néons lumineux dont la danse psychédélique échappe à toute compréhension, lorsqu'ils se faufilent à travers cette masse de gens inaccessibles, Sofia Coppola, tout en signifiant la rupture des personnages avec un environnement qu'ils ne connaissent pas, parvient à instiguer une poésie mélancolique à sa toile de fond, en s'appuyant également sur des thèmes musicaux à caractère triste et nostalgique. De ce fait, une ambiance inoubliable jaillit du coeur même de la pellicule. Mais que serait-il advenu de cette atmosphère si celle-ci s'était retrouvée dépourvue de la relation qui unît nos deux acteurs? Pas grand chose sans doute. Car comme le paragraphe ci-dessus le laissait entendre, la relation décrite par Sofia et sa clique de scénaristes, outrepasse les clichés pour devenir une authentique histoire d'amour. Aucun détail n'est laissé au hasard, chaque action, aussi bête soit-elle, trouve son importance dans la toile relationnel que vont tissés nos deux personnages. De cette façon, une séance de Karaoké devient un flirt subtil à la puissance érotique inimaginable au premier abord, Scarlett étendue sur le lit en position foetale à côté de Bill Murray, une scène exempte de contact charnel qui en dit plus long que n'importe quelle autre. Tout est dans le non-dit, dans la suggestion. Par ailleurs, le casting composé par Scarlett Johannson et Bill Murray semble seoir parfaitement à l'esprit du métrage. A mes yeux, il ne fait aucun doute que leur collaboration aura été à l'origine du meilleur duo apparu à l'écran. Naturels, sympathiques, charmants, charismatique, émouvants, ces acteurs ont toutes les qualités requises pour un tel film...et surtout ils se complètent bien. Je défie quiconque de ne pas tomber amoureux de Scarlett en visionnant ce film. Un chef-d'oeuvre.