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ClockworkLemon
32 abonnés
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1,0
Publiée le 25 octobre 2011
O Tempora O Mores ! Comment ce film peut-il autant plaire ? Le scénario est inintéressant, ô combien ennuyant. Soi disant comédie romantique subtile, "Lost In Translation" est long, lent et froid. Dès les dix premières minutes, je savais que j'allais m'emmerder. Si Sofia veut nous transmettre l'ennui de ses personnages, ça marche. Sérieusement, Sofia Coppola n'a rien à dire. L'ennui d'une star de cinéma sur le déclin qui arrive à Tokyo pour une publicité, qui n'arrive pas à dormir à cause du décalage horaire... Quel intérêt... On en rajoute une couche avec la répétition des appels de sa femme, et du soi disant gag de la couleur de la moquette. Les scènes s'éternisent, il ne se passe rien, les deux protagonistes (de très bons acteurs du reste) se tournent autour pendant une heure et demie. Oui Scarlett est belle et talentueuse, Bill est un très bon acteur, même si là il n'est pas très drôle, et a l'air juste de s'ennuyer, mais attendre une heure et demie de scénario plat et insipide pour nous servir une fin qui se voulait subtile et ambiguë, mais qui m’a juste ennuyé comme tout le film, telle une blague mal racontée, sous fond de décors japonais gris, ternes, sans aucun rayonnement visuel, c'est un scandale. Non, "Lost in Translation" n'est pas un bon film, et Sofia Coppola n'aurait pas dû faire comme son père. Le talent, c'est pas toujours dans les gènes.
Un peu déçu de cette immersion japonaise (en passant surprenante) avec un tel duo et un résultat en dedans. Pas coté mise en scène car c'est un film d'un quotidien dépaysé assez bien évoqué, diversifié et un peu fou avec toutes ces couleurs, ces contrastes et ces oppositions parfois fracassantes, ni coté photographie où l'on en prends plein les yeux. Une mise en scène qui suggère parfois très chaudement pour le plaisir de l’œil pour les hommes et installe au second plan une amitié naissante. Ce qui déçoit, en faite, c'est le manque d'émotions, des sentiments sans réels écarts, monotones (à part la scène finale). Un choix ... regrettable. 3.5/5 aurait mérité de l'épaisseur en présentant plus une romance drame qu'une comédie dramatique !!!
Scarlet Johanson est absolument sublime dans ce film énigmatique sur l'amitié amoureuse, au rythme trépidant. Le théme du depaysement y est aussi très bien exploité. J'ai cepandant trouvé ce film en dessous sur le plan esthétique par rapport à Marie-Antoinette et Virgin Suicide.
Remarquable! Un petit bijou à l'état brut que ce film! Un concentré d'émotions, de tendresse, de simplicité et de romantisme. Très justement récompensé aux Oscars!!
Je n'ai vraiment pas apprécié ce film! Mais je dois admettre qu'il est très réussi d'une certaine manière car il conte l'ennui de deux personnes, et l'on s'ennuie avec eux!
S'il est une amoureuse du cinéma, avec force plans photographiquement somptueux, musiques bien choisies ou commandées, deuxième degré qui transpire l'écran, c'est bien la petite Coppola. Seulement, la sauce ne prend pas rapidement, à part les gags de situation de Murray, irrésistibles, qui meublent la première demi-heure. On se croirait dans un Altman, mais sans la maturité ou l'anecdote qui sauvent ses films de l'ennui. Heureusement, on voit ensuite apparaître un embryon d'histoire, qui se dénoue un peu brutalement, sans doute comme la vraie vie, à force d'occasions manquées, de chance ou plutôt de manque de pot. C'est de loin la deuxième partie qui sauve le film, sorte de road-movie immobile utilisant à fond la pop culture japonaise pour étourdir le néant de la solitude des chambres d'hôtels internationaux. On sent bien quelques questionnements sur la vie professionnelle, et quelques autres choses, mais tout est noyé dans une esthétique qui pompe allègrement le décalage entre Tokyo et l'occident. Son troisième film sera sans doute le bon, on sent le potentiel, mais il manque encore le scénario, pour, pourquoi pas, aboutir à un divertissement, pas à un manifeste poétique.
Subtil,harmonieux toujours basée sur les non-dits la réalisation de S.Coppola est très classe les plans sont un bijou et elle donne ainsi à ses deux acteurs de très beaux rôles.Paumés et ailleurs ses personnages sont touchants et la manière dont elle filme la solitude est géniale.Une fois de plus elle fait très fort et nous sert un film de pur cinéma impossible à raconter, à voir.
Sofia Coppola a sans aucun doute hérité des prodigieux dons de son père, en empruntant cependant un chemin et un style radicalemmment différent. Lost In Translation, suprend beaucoup par sa simplicité de mise en scène, très souple et légère, qui pourtant créé un effet inverse, où l'on decouvre derrière chaques plans subtilemment nus et d'apparence bête et élémentaire, se glisse une profondeur, une intelligence et une maturité étonnante de la part de la jeune réalisatrice, que cela vienne du scénario, incroyablement juste et délicat, contournant toutes obstacles que peuvent poser les clichés ou bien le film à l'eau de rose typiquement américain. De plus, le duo/couple Bill Murray/Scarlett Johansson brillent de milles feux, et dressent une comparaison d'acteurs de deux générations différentes, et qui donc illustrent tout deux les différents problèmes que l'on peut rencontrer au stade de leur vie. Tout est joliment orchestré, agréable et captivant, gentil sans être naîf, souvent drôle sans être lourd, silencieux et discret, sans être pour autant ennuyeux, un parfait équilibre, pour un film personnel plaisant, passionnant, et parfois même touchant.
Un des bijoux du septième art. Sofia Coppola nous offre la une perle rare, admirablement menée par un duo Murray / Johannson qui nous ravi à chaque instant. A voir !
Très bon film, très belle histoire royalement interprétée. Les acteurs sont vraiment convaincants surtout Bill Murray qui est vraiment prodigieux dans son rôle. Le scénario est bien ficelé, les dialogues sont parfait, la réussite est la. Un film passionnant. Bravo.
Je me souviens avoir été déçu même si charmé par cette histoire pleine de mélancolie. La réalisatrice délicate et élégante arrive à nous faire goûter au charme des voyages, des rencontres grâce à une réalisation soignée et un duo d'acteurs au top.
L'authentique cinéphilie, si l'on en croit la terminaison, serait de tomber amoureux d'objets filmiques. "Drôle d'élucubration!" s'exclameront certains en lisant ces lignes cachant leur étonnement derrière un sourire narquois. A ces gens, je laisse la satisfaction de négliger le pouvoir du Cinéma. Mais cela ne m'empêchera pas de le clamer haut et fort : "Mon amour pour Lost In Translation est bien réel!" Car comme l'amour, mon attachement à ce film ne s'explique pas. Bien sûr, il sera toujours possible de poser des mots, de chercher au fin fond de nous-même le pourquoi du comment, afin d'expliquer un tel phénomène, mais il n'en demeure pas moins que l'essentiel ne peut-être capter par des mots, que cette essence est étrangère à toute logique, et que seul une rencontre avec cet être/chose permet d'en saisir la nature.
Une rencontre. C'est justement le sujet, aussi banal soit-il, à partir duquel Sofia Coppola débute dans sa belle entreprise de création. Combien de fois ce large et abondant canevas aura-t-il été utilisé dans l'histoire du cinéma? Et combien de fois aura-t-il été servi à la même sauce? Car si la rencontre amoureuse affecte tendrement les scénaristes, la plupart du temps, elle ne stimule en rien leur imagination trop souvent indolente. Ainsi, les films se suivent et se ressemblent, en s'empêtrant sans cesse dans les mêmes clichés, se gargarisant de leurs facultés à les rendre toujours plus niais et dégoulinant de bons sentiments dénaturés. Lost in Translation peut se vanter de façonner l'histoire qu'il raconte sans jamais tomber dans la paresse ou la facilité scénaristique et formelle. Certes la fable est composée tout en simplicité. Mais tout bon cinéaste le sait, ce n'est pas de la complexité que naissent les émotions. Ici, tout se ressent et c'est là que se situe la force du film.
Lorsque les protagonistes déambulent dans les rues vespérales de la ville, prisonniers d'hypnotiques néons lumineux dont la danse psychédélique échappe à toute compréhension, lorsqu'ils se faufilent à travers cette masse de gens inaccessibles, Sofia Coppola, tout en signifiant la rupture des personnages avec un environnement qu'ils ne connaissent pas, parvient à instiguer une poésie mélancolique à sa toile de fond, en s'appuyant également sur des thèmes musicaux à caractère triste et nostalgique. De ce fait, une ambiance inoubliable jaillit du coeur même de la pellicule. Mais que serait-il advenu de cette atmosphère si celle-ci s'était retrouvée dépourvue de la relation qui unît nos deux acteurs? Pas grand chose sans doute. Car comme le paragraphe ci-dessus le laissait entendre, la relation décrite par Sofia et sa clique de scénaristes, outrepasse les clichés pour devenir une authentique histoire d'amour. Aucun détail n'est laissé au hasard, chaque action, aussi bête soit-elle, trouve son importance dans la toile relationnel que vont tissés nos deux personnages. De cette façon, une séance de Karaoké devient un flirt subtil à la puissance érotique inimaginable au premier abord, Scarlett étendue sur le lit en position foetale à côté de Bill Murray, une scène exempte de contact charnel qui en dit plus long que n'importe quelle autre. Tout est dans le non-dit, dans la suggestion. Par ailleurs, le casting composé par Scarlett Johannson et Bill Murray semble seoir parfaitement à l'esprit du métrage. A mes yeux, il ne fait aucun doute que leur collaboration aura été à l'origine du meilleur duo apparu à l'écran. Naturels, sympathiques, charmants, charismatique, émouvants, ces acteurs ont toutes les qualités requises pour un tel film...et surtout ils se complètent bien. Je défie quiconque de ne pas tomber amoureux de Scarlett en visionnant ce film. Un chef-d'oeuvre.
Moi aussi, comme les personnages de ce film, j'ai été déboussolé. Tout bonnement car Sofia Coppola ne raconte pas une histoire fixe, et parce que le caractère lent du film arrive à peine à faire dépasser les 90 minutes, ce qui ne fait que confirmer mon empathie pour sa réalisation. Loin de faire une éloge de la société japonaise, ce qui rend ce film encore plus indésirable (si tu n'aimes pas Tokyo, tu n'es pas obligé d'en faire un film, c'est ton opinion), un pays où on met en avant les jeux d'arcade précurseurs et les salons de strip-tease, merci beaucoup ! Ensuite, pour les acteurs, Giovanni Ribisi quitte soudainement le film à la moitié, que fait-il ? Où vit-il ? Où dort-il ? Anna Faris est une fois de plus présentée comme le prototype même de la blonde (offrez-lui un vrai rôle un jour). Le seul gros plus de ce film, son duo Murray-Johansson (Bill Murray avec cet air inimitable qui fait son charme, et Scarlett lors de ses plus belles années) mais dont la relation est vraiment très mal utilisée. Comment une femme pareille peut-être délaissée par son mari et à peine susciter l'émoi chez Bill Murray ? La seule "scène" de sexe du film (entre guillemets car elle n'est pas filmée) est un acte désespéré et hautement improbable. Pourquoi succomber à cette femme quand l'amour vous tend les bras ? En bref, je trouve que ce film raconte vraiment mal son histoire dans un décor mal utilisé avec une trame de fond intéressante : deux personnes vraiment paumées dans une grande ville avec une culture radicalement différente ; mais cette trame là-encore n'est pas utilisée jusqu'au bout. On peut rajouter une telle dose d'humour et d'excentricité dans ce film que c'en est écoeurant de les voir se regarder sans jamais aller plus loin. Il faut vraiment toucher la corde très sensible du romantisme pour apprécier ce film.