Lost in Translation
Note moyenne
3,9
34283 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 179 critiques spectateurs

5
454 critiques
4
323 critiques
3
121 critiques
2
102 critiques
1
101 critiques
0
78 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Thierry Delarue
Thierry Delarue

5 abonnés 361 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2026
Ces deux solitudes errent la nuit dans les rues de Tokyo autant que dans leurs 'est le Japon que Sofia Coppola aime nous faire découvrir. Une culture si différente pour nos deux américains, avec sa population dense empreinte de respect et traditions. Les salles de jeux vidéos délirantes et animées, les fenêtres si hautes perchées sur les grands buildings des quelles on contemple et domine toute la ville, les karaokés ouverts toute la nuit, les rues surchargées de publicités lumineuses qui embrasent les rues hyperactives, tout cela pourrait paraître bien cliché. Et bien, non. Avec nos deux âmes en peine, nous allons agréablement nous perdre dans la citadine et illuminée Tokyo.
Scarlett Johansson si jeune, si belle. Elle avait 17 ans lorsqu'elle a commencé le film et a fêté ses 18 ans pendant le tournage. Sofia Coppola avait pourtant écrit Charlotte comme une jeune femme d'environ 22 ans. Et c'est justement ce qui est assez fascinant quand on revoit le film aujourd'hui : Johansson paraît beaucoup plus âgée et surtout très mature à l'écran. Coppola avait d'ailleurs été frappée par cette maturité et par sa capacité à exprimer énormément de choses sans dialogue.
De son côté, Bill Murray avait 52 ans : il y avait donc environ 35 ans d'écart entre les deux acteurs. On comprend comment ce brave Bob, peut s'émouvoir devant la jeunesse et la fraîcheur de Charlotte. Ces deux là, expatriés, isolés dans cette région du monde dont ils ne connaissent rien, n'arrivent pas à dormir, alors ils sortent et vont de découvertes en découvertes. Alors fatalement, de doux sentiments vont se créer entre eux. Cette relation inopinée, presque accidentelle est belle, touchante et présume d'une belle rencontre. Ma note sera de 3,28 sur 5. Parce que, bravo Sofia, Bill et Scarlett, sans artifices, ni exagérations, vous m'avez ému.
jroux86
jroux86

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2026
Tout a déjà été dit sur ce film délicat et sensible qui a amplement mérité son succès. Mais après l’avoir revu tout récemment, un détail a retenu mon attention : l’importance du jeu des regards entre Charlotte (Scarlett Johansson) et Bob Harris (Bill Murray).

Dès le début du film, dans le premier plan où ils apparaissent l’un et l’autre (à l’intérieur d’un ascenseur bondé), le ton est donné : un premier échange de regards si furtif qu’on ne peut pas encore parler de rencontre – Charlotte dira plus tard à Bob qu’elle ne s’en rappelle pas. Par la suite, dans le cadre froid de l’hôtel où ils résident tous deux, les regards finiront tant par se croiser que la rencontre aura bien lieu. Mais le déroulement du film reste émaillé de ces multiples échanges de regards. Bob ayant des obligations professionnelles dans Tokyo et Charlotte profitant de son temps libre pour découvrir le Japon, de nombreuses scènes les montrent l’un sans l’autre, dans l’attente un peu ouateuse que les regards se croisent à nouveau, la plupart du temps dans l’hôtel, pour mieux se retrouver.

Quelle signification Sofia Coppola donne-t-elle à ce jeu des regards ? Il est clair : Charlotte et Bob se cherchent du regard moins parce qu’ils sont attirés l’un par l’autre que parce qu’ils sont tous les deux « lost in translation », perdus dans une ville qu’ils ne comprennent pas. En effet, la réalisatrice filme Tokyo comme une ville saturée de lumières, d’odeurs, de bruits et surtout de mots totalement incompréhensibles pour les deux personnages. Les japonais sont des personnages secondaires (trop ?) dont les corps semblent prisonniers des protocoles de politesse (voir pour cela les nombreux égards dont Bob fait l’objet, qui vont jusqu’à lui indiquer quelle direction prendre, où s’asseoir…). Il n’y a donc pas que le langage qui les met à distance de cet environnement direct, c’est l’ensemble de leurs repères sensoriels qui est brouillé – et il faut ajouter à cela, véritable leitmotiv du récit, le manque de sommeil dont ils sont victimes. Ainsi, comme à une bouée de sauvetage, ils s’accrochent au sens qui est peut-être le moins affecté : la vue, le regard. Et c’est de leurs yeux perdus (plus qu’éperdus) qu’ils se cherchent, d’un regard double qui est aussi bien tourné vers l’autre – cet élu qui les sauvera chacun de la solitude – que vers eux-mêmes, les deux personnages se trouvant alors à un tournant de leur existence (mariage trop précoce pour Charlotte, crise de « l’âge mûr » pour Bob).

Quels sont les effets d’une mise en scène qui se passe souvent de mots pour se porter avec une attention si précise sur les regards ? C’est à mon sens la grande réussite du film : cela crée un extraordinaire sentiment de complicité. Et celui-ci est d’autant plus intense que, partout autour d’eux, tout est bruit et confusion. Dans ce chaos, qui est aussi existentiel, Charlotte et Bob n’ont pas besoin du langage pour se comprendre, un regard suffit – et il faut ici rendre justice au jeu très intériorisé des deux acteurs qui, je trouve, rejoignent dans ce film les duos les plus mémorables du cinéma. Bien sûr, cette complicité qui crève l’écran ne serait pas si forte si elle n’avait pas sa dimension tragique. D’emblée, le caractère éphémère de leur relation se devine. Leurs différences sont trop nombreuses (sexe, âge, condition sociale…) et surtout leur lien est trop ambigu sur le plan sexuel pour que leur histoire se poursuive hors les murs de Tokyo et au-delà des quelques jours qui les réunissent.

spoiler: Une fois n’est pas coutume, quand vient le moment de la séparation, Bob devant rejoindre l’aéroport, les regards se fuient alors que Charlotte est en train de quitter l’hôtel. C’est sans doute la première fois du film que Scarlett Johansson n’est pas filmée en train de regarder Bill Murray alors qu’ils se trouvent dans la même scène. L’instant d’après, alors que Bob est assis dans son taxi et qu’il parcourt désespérément des yeux (encore et toujours) les rues grouillantes de la ville, il la retrouve comme par enchantement – Sofia Coppola ne cache pas ici son intention romantique mais elle réussit son pari car elle fait preuve de subtilité. Quand il la rejoint, il lui glisse quelques mots que la réalisatrice a la délicatesse de ne pas nous dévoiler – on pense ici à la scène finale de "In the mood for love" (Wong Kar-wai, 2000), lorsque Tony Leung murmure quelques phrases inaudibles contre le mur de l’un des temples d’Angkor. Que lui dit-il alors ? Qu’elle aura été sa plus belle rencontre ? Qu’il ne faut pas s’inquiéter, que « tout s’arrange », comme il lui dit plus tôt ? Bien des hypothèses sont permises mais, qui sait, peut-être lui dit-il que jamais, en aucun lieu et à aucun moment, jamais, il n’a regardé quelqu’un comme il l’a regardée elle, à Tokyo.
Cha
Cha

3 abonnés 99 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2026
J’apprécie les films lents, mais ici la lenteur se fait trop sentir. On regarde deux personnages s’ennuyer, et on finit par s’ennuyer aussi.
Gougnefh
Gougnefh

12 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2026
Je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’aimer ce film. Il y a tout pour : la couleur, l’atmosphère, les acteurs, l’absurde de Bill Murray… Mais il me manque l’étincelle tout du long. Je reste à côté, sans jamais vraiment entrer dedans. Ça flotte, ça installe quelque chose, mais ça ne prend pas sur moi. Dommage, parce que j’aurais vraiment voulu être touché.
capirex
capirex

195 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2026
Très intéressant film de Sofia Coppola , son deuxième après " Virgin suicides " , avec ce mélange de ton si personnel qui doit évidemment beaucoup à son couple d'acteurs principaux , l'alors toute jeune Scarlett Johannson et l'excellent Bill Murray , ce qui abouti à une Comédie romantique aussi subtile que mélancolique .
Aulanius
Aulanius

229 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2026
Je l'avais vu à sa sortie et je ne m'en souvenais plus trop car ça fait plus de 20 ans mine de rien. Sofia Coppola, c'est toujours une valeur sûre de toute façon, à commencer par "Virgin Suicides", mon préféré. Ici, j'ai bien aimé les deux personnages principaux et leur relation, ça donne presque envie, surtout dans un Tokyo du début des années 2000. La bande originale est toujours super comme à son habitude, c'est un de ses points forts. Le film n'est pas trop long donc c'est une force même s'il y a certaines longueurs par moments. Ça reste assez simple dans l'ensemble mais efficace et c'est ce qui compte. Malgré certains passages un peu ennuyeux et une fin que j'aurais préférée faite autrement, j'ai quand même apprécié de manière générale. Ça manque d'un petit truc pour me le faire passer dans le statut supérieur mais ça ne reste que mon avis. Ceci dit je le recommande et même pour les plus jeunes d'entre vous. 13/20.
Eagleyes90
Eagleyes90

15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2026
Une référence pour moi sur la société japonaise et sur l'expérience que peuvent vivre la majorité des étrangers lors d'un séjour dans ce magnifique pays à la culture unique. Pourtant au final il ne se passe pas grand chose. Certains des lieux sont devenus cultes et attire t encore Aujourd'hui beaucoup de curieux.
Thibault J
Thibault J

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2026
Lost in Translation traite d’une thématique intéressante autour du sentiment d’être perdu dans sa propre vie. Tout est déjà dans le titre, Lost in Translation : une émotion une idée qui se déforme entre deux langues, une personne perdue entre deux mondes.

La psychologie est intéressante, mais le film reste trop lent, surtout dans sa première partie. Il gagne un peu en intensité sur la fin, mais sans aller assez loin. On effleure les choses sans vraiment creuser.

Finalement, ça donne un film entre comédie et drame, qui reste un peu en surface, voire léger, alors que le sujet pouvait aller beaucoup plus loin.
GDP
GDP

14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2026
Je suis mitigé sur ce film, il me parle car j'ai déjà vécu à l'étranger et j'ai connu ces sensations d'être étranger et désorienté au contact d'une autre culture, néanmoins cette idée ne suffit pas d'elle même pour en faire un grand film.
L’esprit libre
L’esprit libre

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
L’histoire de 2 âmes esseulées qui ont le sentiment de passer à côté de leur vie. Une histoire d’amitié spoiler: (d’amour)
qui redonne un sens.
Film sympa, surtout pour la plongée au coeur de Tokyo.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 188 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2026
J’aime ces films où les destins de deux êtres humains se croisent mais ne peuvent finalement se rencontrer (je pense à « la route de Madison » d’Eastwood, à « in the mood for love » de Wong Kar-Wai, et même à « une journée particulière » de Scola). Ils évoquent un aspect tragique de la condition humaine (évoqué aussi dans le poème d’Antoine Pol « Les passantes » mis en musique par Georges Brassens).
Il faut avoir beaucoup de talent pour rendre à l’écran la délicatesse en même temps que la puissance des sentiments dans ce qui se joue dans ces moments très particuliers.
Pour moi, ce sont les plus beaux rôles de Bill Murray et de Scarlett Johansson (avec « match point »), et sans doute le meilleur film de Sofia Coppola.
Guillaume.G
Guillaume.G

12 abonnés 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2026
Lost In Translation est un film agréable a voir même si celui ci est un peu lent comme film (mais bon c’est du du Sofia Coppola)

Ce film est également l’un des plus beaux que j’ai pu voir, avec ses acteurs qui donne le ton
Mme Hérisson
Mme Hérisson

6 abonnés 374 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2026
"Lost in Translation" est avant tout un film sur l’ennui, ou plutôt sur cette étrange mélancolie qui s’installe quand on se sent étranger à soi-même et au monde. L’histoire suit deux personnages en escale à Tokyo, moins par choix que par obligation, et qui semblent incapables de s’ouvrir à l’expérience qu’offre la ville. À première vue, le sujet peut paraître peu engageant, voire ennuyant. Pourtant, le film fonctionne à merveille — et c’est là toute sa force.
Ce qui frappe, c’est sa capacité à parler de choses universelles : la solitude, la quête de sens, ces moments où l’on se sent décalé, comme en suspens. L’identification à Charlotte et Bob est immédiate, presque instinctive. Et puis, il y a Scarlett Johansson et Bill Murray, dont la complicité à l’écran rend palpable la rencontre de ces deux âmes désabusées, qui se trouvent sans vraiment se chercher.
En somme, "Lost in Translation" est une réussite rare : un film profondément humain, subtilement émouvant, qui transforme un thème en apparence aride en une expérience cinématographique inoubliable.
John K
John K

32 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
Revu en cinéma en plein air, le film est devenu quelque peu malaisant. Les acteurs jouent leur rôle à merveille, mais l'histoire et la représentation des cultures et personnages ne vont pas loin, ou trop loin.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Rencontre de deux Américains dans un hôtel à Tokyo, un acteur venu tourner une pub et une jeune fille accompagnant son mari. Une histoire simple filmée avec grâce par Sofia Coppola sur les thèmes de la solitude, de l'expatriation et de la culture japonaise. Bill Murray et Scarlett Johansson sont attendrissants. Il y a de belles images de Tokyo. Un peu répétitif et lent parfois.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse