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Lucas Bachelier
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4,0
Publiée le 28 décembre 2025
Un film délicat et mélancolique, porté par une atmosphère unique et une relation subtile. Sofia Coppola capte avec justesse la solitude, le temps qui passe et les rencontres éphémères.
L'histoire d'un "pauvre" acteur contraint d'aller à Tokyo pour tourner une publicité. Dès le début, il se montre antipathique, désobligeant et limite méprisant vis à vis des moeurs japonaises. Apparemment, c'est donc un calvaire d'être payé 2 M€ et occuper un hôtel de luxe avec une vue spectaculaire sur la magnifique ville de Tokyo. Mais après tout pourquoi changerait il ? Au final, tout le monde se plie à sa volonté, il séduit la chanteuse de son hôtel en un claquement de doigt en trompant sa femme au passage qui pourtant l'aime et Scarlett Johansson se sent irrésistiblement attirée par lui. Revenant d'un séjour à Tokyo/Kyoto, j'ai été choqué par le comportement de cet acteur infatué qui ne respecte strictement aucun principe japonais que ce soit dans sa manière de s'exprimer ou de se comporter (traverser en plein boulevard sans passage piéton, ouvrir la porte du taxi soi même, imitation de l'accent japonais..; la liste est longue !). L'incarnation parfaite du touriste imbécile qui m'a agacé quand je me trouvais là bas avec aucune prise de conscience ou critique de la réalisatrice. Enfin, je n'ai pas cru une seule seconde à la pseudo romance entre les protagonistes, je peux comprendre qu'ils trouvent l'un dans l'autre un miroir de leur dépression mais de là à ce que Scarlett soit en pâmoison devant ce vieil acteur qui ne dégage aucun charme, j'ai trouvé ca juste risible. Alors oui c'est bien filmé et l'ambiance du film est envoutante mais le seul véritable intérêt du film réside dans les images de Tokyo et un peu Kyoto mais là encore sans réellement sublimer ces villes qui l'auraient tant mérité. Sans oublier également les japonais réduits à de simples faire valoirs.
Subtil et mélancolique, cette comédie romantique fonctionne parfaitement grâce aux talents des acteurs principaux et à une mise en scène scène sans faille.
Très bon film, racontant une histoire d’amour entre deux personnes perdues dans leur vie, aussi bien professionnelle que personnelle. Le décalage est omniprésent dans ce film, comme en témoignent les nombreuses scènes burlesques ou le choix même des acteurs. Jusqu’au bout, les personnages se cherchent et tiennent en haleine le spectateur.
J'aime bien ce film, bien qu'il n'ait rien de particulièrement attachant. Les 2 protagonistes sont tellement américains qu'ils n'arrivent pas à profiter même un peu de ce pays où ils sont. Ils s'ennuient. Ils ne se trouvent bien (et encore) que dans les distractions qu'on trouve partout dans le monde (musique habituelle avec danse, karaoké...). Et ensemble ? La communication est minimale (on n'a pas l'impression que la jeune femme a un diplôme de philosophie !) mais ils sont tous les deux américains et ça forme une espèce de cocon de survie. C'est finalement assez triste. Film joué correctement (sans plus) mais bien filmé et monté (bien que je n'ai pas saisi l'intérêt du long gros plan sur les fesses de l'actrice au début). Facilement oubliable
La rencontre de deux personnes perdues dans un Tokyo écrasant par son gigantisme. Bob un acteur agé venu au Japon pour tourner une pub et Charlotte une jeune femme délaissée par son mari photographe de stars. Une jolie rencontre pleine de tendresse avec un Bill Murray dans un registre inhabituel même s'il garde toujours son humour et une Scarlett Johansson tout en délicatesse (Quel actrice !). J'avais un a priori négatif en lisant le synopsis mais Sofia Coppola a fait une histoire touchante et mis en avant le talent de ces deux acteurs.
J’avais bien aimé « Lost in Translation » à sa sortie sans crier « au génie » non plus… Mais en le revoyant quelques années plus tard, on se rend compte que les deux acteurs tiennent le film de romance à bout de bras et qu’il se passe définitivement rien… Finalement, ce film est pas top à mes yeux…
Ancienne gloire du cinéma américain, Bob Harris est à Tokyo pour y tourner une lucrative publicité. Dans le même hôtel déambule une jeune compatriote délaissée par son homme d'affaires de mari. Ces deux êtres esseulés et taciturnes, isolés en pays étranger, vont forcément se croiser. Cette brève rencontre n'est pas faite pour se transformer en passion romantique. Et c'est tant mieux. Sofia Coppola réunit deux solitudes, deux êtres un peu égarés dont la vie de couple n'est pas ou n'est plus une réussite. Cette espèce d'abandon dans lequel ils sont rapproche Bob et Charlotte malgré la différence d'âge. Le premier fait ce qu'il peut pour cacher sa lassitude devant ses hôtes, la seconde semble chercher la solution à son désœuvrement. Nulle affliction ni étude psychologique cependant dans ce film indéfini et intimiste. Sur fond d'exotisme japonais, langue et mode de vie étrangers qui mettent en relief la solitude des deux personnages, la cinéaste dessine une amitié indicible, une relation pudique -et peut-être une attirance- à travers des moments parfois incongrus, bizarres, où Bob donne volontiers dans l'autodérision, où l'adorable Charlotte impose sa grâce. Sans véritable matière, le film sait pourtant nous attacher, par sa modestie et sa singularité, à cette façon sensible de comédie sentimentale.
“Lost in Translation” est une élégie douce-amère sur l’errance intérieure, portée par le silence des mots et la musique des regards. Tokyo devient un écrin de solitude saturée de néons, où deux âmes perdues se croisent sans chercher à se posséder, simplement à se reconnaître. Sofia Coppola capte l’indicible — ce qui se dit entre les phrases, ce qui lie sans s’expliquer — et signe un film suspendu, aussi fragile qu’un souvenir qu’on n’ose plus toucher.
Lost in Translation est un bon film. L'ambiance et la mise en scène sont superbes, et les acteurs sont excellents. Oui, le rythme est lent, et il ne s'y passe "rien" au premier abord, mais c'est une lenteur qui participe à l'immersion. Une expérience unique.
Lost in translation est un film impressionniste. La mélancolie est amortie par les touches humoristiques tout au long du récit. C'est un film qui a de la retenue mais qui veut montrer la possibilité d'une rencontre authentique. Bob et Charlotte vont se revoir, c'est ce que je crois fermement.
Je me suis ennuyée au début de ce film, comme la très jeune femme dans son hôtel de luxe. Et puis la rencontre avec cet acteur désabusé vient sauver la donne. J'ai trouvé que ce film aurait pu être tourné ailleurs qu'au Japon : si ce n'est la langue, le pays est tout de même très occidentalisé, et je n'ai pas senti de choc de culture. Certaines scènes au début du film sont drôles, et puis cet aspect disparait au profit d'un ton plus sérieux. J'ai aimé la pudeur de cette rencontre et les musiques qui apportent une ambiance.
Il y a dans Lost in Translation de Sofia Coppola une errance ouatée où chaque instant semble déraper langoureusement hors du temps. Sous les néons de Tokyo, deux silhouettes se croisent, se reconnaissent sans se connaître. Bob Harris (Bill Murray), comédien en bout de course venu tourner une publicité, et Charlotte (Scarlett Johansson), jeune femme en suspens dans sa propre existence, errent dans un présent qui les dépasse, s’accrochant l’un à l’autre comme pour conjurer leur propre dissolution.
Loin du carcan narratif classique, Coppola déploie une œuvre du flottement, un film en apesanteur. Le fil dramatique n’est qu’un prétexte à l’immersion sensorielle. Bob et Charlotte ne s’aiment pas au sens strict du terme ; ils s’écoutent, s’accompagnent dans leur vertige existentiel. Ils sont des passants dans la vie de l’autre, condamnés à se dénouer dès leur rencontre.
Si la relation entre Bob et Charlotte se pare des atours d’une romance, elle déjoue toutes les conventions du genre. Ni passionnelle, ni consommée, elle existe dans cette brèche fragile où l’attachement n’a pas besoin de se définir. Il n’y a pas de crescendo dramatique, pas de scène de rupture flamboyante ou de déclaration solennelle, juste un frisson de complicité. Coppola dépeint un amour sans prétention de durer, une parenthèse dont la poignance naît justement de son éphémérité.
Dans la mise en scène, tout participe à l’impression d’un monde perçu à travers un voile de rêve. La photographie de Lance Acord baigne Tokyo d’une lumière tamisée, jouant sur les contrastes entre le flamboiement des enseignes et l’obscurité intime des chambres d’hôtel. La musique prolonge cette sensation de lévitation.
Lost in Translation scrute l’incommunicabilité plus profonde qui s’immisce dans chaque échange humain. Les dialogues entre Bob et Charlotte tiennent de la confidence avortée, de l’esquisse de conversation qui jamais ne se conclut.
Deux âmes perdues dans un environnement dont elles ne maîtrisent ni les codes ni la langue vont se trouver, s’attirer entre affection et amour. Tendre et drôle, le second long-métrage de Sofia Coppola confirme les bonnes impressions laissées par "Virgin suicides".
Film qui explore la solitude et les connexions humaines dans un décor dépaysant, celui de Tokyo. Bill Murray et Scarlett Johansson forment un duo inattendu mais incroyablement touchant. Leur alchimie subtile fonctionne à merveille, offrant de complicité qui donnent toute sa profondeur au film.
Sofia Coppola capte avec justesse le sentiment d'isolement et le décalage culturel, bien que le rythme lent puisse parfois décourager. Malgré quelques longueurs, le charme de Murray et Johansson, ainsi que l'atmosphère mélancolique, rendent le film mémorable.