55 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
13 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
6 critiques
3
3 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cool-Z
98 abonnés
89 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 6 octobre 2009
Vu par hasard très tard il y a plus de 20 ans, ce film a toujours hanté mes souvenirs jusqu'à ce que je m'intéresse plus profondément au cinéma, et revu avec beaucoup plus de recul j'ai bien compris pourquoi il m'avait marqué. C'est un petit bijou.
Marchand impeccable, Melki digne de Chaplin (le coup de la boule de bowling ), une poésie de chaque moment... un petit moment de joie dans la brume, un extrait de vie parisienne, de la tendresse et de la fierté, voilà ce que je retiens en vrac.
Le film repose entièrement sur la grande prestation de Claude Melki qui arrive à créer une atmosphère poétique unique, où ce mèle bonne humeur et tristesse. En revanche le film finit par devenir répétitif faute d'un scénario assez conséquent.
Pas évident d’exprimer une opinion sur un film aussi décalé et insolite. Pollet mêle des figures burlesques traditionnelles, celle du dragueur timide et maladroit, celle du tombeur sur de lui… dans un milieu, celui des concours de tango qu’on imaginait guère donner lieu à une comédie. L’ambiance aérienne distillée par la musique et la danse s’harmonise très bien avec des situations presque surréalistes (la main coincé dans la boule de bowling, les scènes de séduction - consommées - dans le sauna…). La loufoquerie fait parfois passer en douceur des situations nettement osées quant au fond. C’est aussi un regard sur un Paris populaire en disparition, avec les gens qui l’animaient encore il y a peu (garçons de bain, prostituées de rue…).
16 160 abonnés
13 113 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 20 juillet 2019
La comèdie française ètait largement reprèsentèe à ce Festival International du Film d'Humour de Chamrousse avec "L'acrobate" de Jean-Daniel Pollet, qui reçut fort justement le Prix de la critique 1976! A travers le personnage d'un garçon de bains timide, sans personnalitè, n'ayant rien pour lui comme il dit lui-même, et ne sachant pas parler aux femmes, Pollet commence son film comme un portrait psychologique: celui d'un solitaire! Puis, faisant dècouvrir la magie du tango à son hèros, il dessine la revanche d'un mèdiocre! La rèussite de Pollet tient à son èquilibre entre plusieurs tons, et à la dèlicatesse de son mèlange des genres, des registres plutôt! il faut ègalement parler du tango argentin utilisè par Pollet, grâce à une musique d'Antoine Duhamel mais aussi des seconds plans notamment Laurence Bru en prostituèe (sa devise: "Pastis du matin chagrin, pastis du soir espoir"), Guy Marchand en danseur de tango, Edith Scob en gèrante du bain-douche-sauna « le fjord », Micheline Dax en Madame Lamour et de la belle Charlotte Alexandra avec toujours cet art de la suggestion! Mais surtout il faut parler de la prestation inoubliable de Claude Melki dont la carrière se perdit par la suite dans des oeuvres où il ètait rèduit à jouer les bouche trous! Mais ce clown triste du cinèma français a au moins imprègnè de son empreinte un film! Et quel film...
En ce début de XXIème siècle qui se souvient encore de Jean-Daniel Pollet, réalisateur méconnu de la Nouvelle Vague qui alors que celle-ci n’était encore que balbutiante était considéré comme l'un de ceux qui allaient en être les chefs de file ? Des choix de carrière exigeants l’amenant à diversifier son art notamment dans le domaine du film documentaire l’ont vu peu à peu se perdre dans le paysage du cinéma français des années 1970 à 1980 avant qu’un terrible accident survenu en 1989 ne le laisse paralysé. Idem pour l’acteur précieux et rare Claude Melki (oncle de Gilbert Melki) qui alors apprenti-tailleur est justement remarqué sur une plage (ou dans un bal) par Jean-Daniel Pollet. Les deux hommes vont entamer une restreinte mais fructueuse collaboration empreinte du sceau de la poésie, de la grâce mais aussi du bizarre, forte de quatre longs métrages dont un « La ligne de mire » est considéré comme perdu, un segment inclus dans « Paris vu par… », film collectif des artisans de la Nouvelle Vague (Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer, Jean Rouch et Jean Douchet), un documentaire et deux courts métrages initiaux qui feront connaître leur travail. « Pourvu qu’on ait l’ivresse » réalisé en 1958 saisit sur le vif un jeune homme timoré déambulant dans les salles de bal de sa région où il tente de s’imprégner des us et coutumes de ce divertissement encore très populaire à l’époque pour tenter maladroitement d’approcher une gente féminine qui l’intrigue tout autant qu’elle l’effraie. La manière dont Jean-Daniel Pollet filme la vérité du moment impressionne le jury de la Mostra de Venise qui en 1958 lui attribue son Lion d’or du meilleur court-métrage. Suivront à la file « La ligne de mire » (1960), « Gala » (1961) qui voient se dessiner à travers Claude Melki le profil d’un Buster Keaton français dont le jeu n’a pas besoin de beaucoup de mots pour exprimer toute l’émotivité et les doutes de son personnage. Après une pause où chacun suit son chemin sans beaucoup de succès (des seconds rôles très discrets proches de la figuration pour Melki, des documentaires et quelques films passés inaperçus pour Pollet), les deux hommes se retrouvent au début des années 1970 pour trois films dont « L’Acrobate » en 1976 qui sera sans conteste l’aboutissement de leur radieuse complicité artistique. Le personnage unique incarné par Melki dit Léon abordant la quarantaine est resté dans la quête de lui-même, sans doute un peu plus hardi mais toujours emprunté avec les femmes qu’il cherche à séduire. Lors d’un concours de danse auquel il assiste, le petit homme gracile dont le corps se met instantanément en mouvement a la révélation que le tango et lui sont faits pour s’entendre. Léon, le garçon de bain chahuté par ses collègues et par son ami "Ramon le gominé" (Guy Marchand) va enfin pouvoir se réaliser, pouponné par un vieux couple pittoresque de danseurs bienveillants devenus professeurs (Suzy et Georges Firdman). Le scénario écrit à deux mains par Pollet et Jacques Lourcelles n’emprunte pas toujours la linéarité mais cherche à diffuser sa poésie à travers l’incroyable Claude Melki dont la gestuelle aérienne rappelle celle du mime Marceau. « L’acrobate » qui s’infiltre dans le milieu si codifié des concours de danse de salon est un peu le grand frère du « Ballroom Dancing » de Baz Luhrmann qui 16 ans plus tard donnera une vision un peu plus trash et flamboyante de l’univers des concours de danse mais qui à sa manière par la grâce des corps en mouvement délivrera lui aussi sa part de poésie. Comme le dit le vieux professeur Georges Firdman : "Qu'est-ce que la danse ? Je ne sais pas ou plutôt il faut danser pour le savoir. Qui n'a dansé un jour d'ailleurs ? Moi j'ai dansé longtemps pendant 60 ans. J' ai dansé tous les jours. Je suis sûr que c'est beau." La légèreté et la délicatesse de « l’Acrobate » ont contaminé tous les acteurs confirmés qui se sont joints au casting, de Guy Marchand primesautier et virevoltant comme il savait parfois l’être à Marion Game jolie comme un coeur et mutine à souhait en colocatrice de Léon assistant médusée à la naissance du papillon sortant de sa chrysalide en passant par Micheline Dax drôle et touchante en cougar pas dupe de son statut, par Edith Scob troublante et sensuelle en gérante de l’établissement de bain et enfin par la magique et fascinante Denise Glaser qui interviewant le nouveau champion ayant acquis une petite notoriété est comme charmée par tant de candeur. Rien ne manque à ce film qui valide somptueusement une collaboration qu’il conviendrait de remettre en lumière.
Jolie comédie populaire, atypique, pleine de drôlerie, qui joint habilement burlesque, tendresse et mélancolie. On pense un peu aux films de Pierre Etaix. Claude Melki, véritable clown triste à la Buster Keaton — excusez-moi ce lieu commun —, est tout à fait remarquable. Un film qui vous fait aimer le tango !
Toute la poésie de Jean-Daniel Pollet au service d'un acteur à part, Pierrot lunaire sorti d'on ne sait où, souvent comparé à Buster Keaton, dont il avait la démarche incertaine et les expressions ébahies. C'est avant tout pour Claude Melki, formidable comédien trop peu utilisé, ici admirable danseur de tango et garçon de bain - sauna, qu'il faut voir en boucle ce beau film, dernière expression du Léon cher au cinéaste de "Pourvu qu'on ait l'ivresse". Une des plus belles réussites, aussi, d'un cinéma burlesque à la française qu'un Pierre Richard, à la même époque, n'égalera jamais par manque de naturel et de spontanéité.
Il me serait agréable de savoir poursuoi vous :modérez ma critique. Mon point fe vue sur ce film est plus que positif, pas la moindre vulgarité. comment puis je modifier celle ci si je ne vois absolument pas où se situe le problème. Je vous conseille fortement de revoir ce logiciel si tel est le cas. Où demander à vos collaborateurs un minimum de cohérence. Un merveilleux poème declamé par 2 artistes JD Pollet et Mekli qui incarne un personnage dégageant beaucoup d'émotion. Maladroit, ridiculisé par ses collègues et repoussé par les femmes et qui révèle son talent en danseur de tango. une vision du monde traduite par Pollet intelligente, amorale. Et une réalisation alliant burlesque, comédie avec finesse. Film peut-être imparfait dans l'évolution des situations Mais je ne suis pas sûr qu'un chef d"oeuvre devrait être parfait.
Insignifiant garçon d’un établissement de bains-douches, il se révèle par le tango, personnage principal du film. La première moitié, plaisante et libertine, teintée d’humour présente de bonnes scènes. La deuxième partie manque nettement de substance avec des moments de pur remplissage (la boule de bowling). Bonnes prestations de Claude Melki et de la charmante Laurence Bru.
En voilà un film qu'il est étrange et qui nous conte les tribulations d'un garçon de bain ayant du mal à s'exprimer auprès des filles et qui va trouver une raison de vivre en prenant des cours de tango. Le tango devient alors l'un des personnages du film remarquablement filmé en des chorégraphies parfaites (quoi que limite ennuyeuses). La prestation de Melki est extraordinaire même si certains gags tombent à plat (la boule de bowling). A noter l'excellente prestation de Laurence Bru en jeune et jolie prostituée espiègle dont Melki souhaiterait devenir l'unique client (une définition du mariage qu'avait déjà proposé Victor Hugo). Un film tendre et sympa.
Que ce film est touchant de tendresse pour tous ses comédiens. Melki est ici virevoltant, dansant avec l'amour et la dérision, s'entichant des femmes qui l'affolent et le laissent pantois jusqu'au moment où il se révèle ! Une belle découverte que cette comédie des années 70 qui laisse esquisser sur le visage un sourire de belle humeur et de joyeuseté bienfaitrice
Très bonne surprise que ce film vu sur ciné-cinéma classique. Une poésie filmique au rythme du tango. Claude Melki utilise son corps à merveille, un clown lunaire formidable. Ne ratez pas ce film si vous avez l'occasion de le voir!