Un classique de comédie où Pierre Richard passe pour un espion international sans en être un. Les dialogues sont idiots et amusants, de nombreux gags où les services d'espionnages vont se faire des noeuds au cerveau pour voir ce que ce "grand blond avec une chaussure noire" a dans le ventre. Ils ne sont pas au bout de leur peine !
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu ce film, réalisé par Yves Robert et sorti 1972, que je regardai pourtant en boucle étant plus jeune ! Je l'ai donc redécouvert avec plaisir, ce film étant toujours aussi bon ! C'est donc l'histoire de François Perrin, un violoniste à la vie bien rangée, que l'on prend pour une sorte de super-espion. Évidemment, c'est typiquement le genre de scénario qui donne naissance à de très bons quiproquos. Néanmoins, le style du film peut en perturber plus d'un. Tout est en effet très lent, ce qui n'instaure pas de la lourdeur ni des longueurs mais une sorte d’ambiance très particulière, d'ailleurs entretenue pas les acteurs, bien souvent stoïques en toute circonstance, mis-à-part les civils. En plus de parodier le film d'espionnage, les acteurs rendent des scènes de dialogues assez simples, souvent très drôles. Évidemment, cela dénote aussi avec le style très excentrique de Pierre Richard et des maladresses de son personnage, qui ne collent pas vraiment à ce monde froid de l'espionnage. Et puis, en dehors de ça, nous avons également des passages très drôles et très mémorables, notamment lorsque Maurice entend Paulette dans la camionnette de fleuristes. En ce qui concerne les acteurs, nous retrouvons donc Pierre Richard mais également Jean Rochefort, Bernard Blier, Mireille Darc (et sa fameuse robe), Jean Carmet, Colette Castel etc. et tous jouent très bien. "Le Grand Blond avec une chaussure noire" est donc un classique de la comédie française dont on ne se lasse pas !
Film associé à jamais à Pierre Richard, Le Grand Blond avec une chaussure noire est une sympathique comédie dans l’esprit des œuvres d’Yves Robert, à savoir un film léger qui fait constamment sourire. Ainsi, même si le long métrage est coscénarisé par Francis Veber comme le prouve l’utilisation des noms de François Perrin (qui, bien qu’incarné par Pierre Richard, n’est pas si idiot que cela puisqu’il est même un brillant violoniste) et de M. Milan (qui sera porté l’année suivante dans L’Emmerdeur), le film n’est pas un enchaînement de gags hilarants : c’est plutôt une histoire d’espionnage parodique dont le charme est surtout dû à l’ambiance générale et à un sacré casting (Pierre Richard, Bernard Blier, Jean Rochefort, Mireille Darc, Jean Carmet…). Cependant, le film contient de nombreuses séquences mémorables comme celle des cheveux de Christine coincés dans la fermeture-éclair de François ou celles des différentes "hallucinations" de Maurice. De même, pour ce qui est de la sensualité, le film est également resté dans les mémoires françaises avec la robe portée par Mireille Darc laissant voir son dos dénudé. Mais ce qui a réellement fait passer le film à la postérité est l’excellente musique de Vladimir Cosma et surtout son thème principal (illustré notamment par un générique original signé Gérard Majax). Le film d’Yves Robert (qui apparaît également dans le rôle du chef d’orchestre) est donc une comédie agréable à suivre mais toutefois inférieure à ce que sa renommée pourrait laisser espérer.
Un must de la comédie populaire française des 70’s ; certains diront un film de beauf. Alors pourquoi revoir avec plaisir cette comédie qui a marqué mon enfance ? Les raisons sont nombreuses ; commençons par le casting, XXL : la découverte d’un talent comique si particulier avec Pierre Richard ; la beauté fatale de Mireille Darc ; le barbouze en chef inoubliable, Bernard Blier ; Rochefort au-dessus de la mêlée ; Jean Carmet en cocu sublime, le français moyen par excellence ; et une pléiade de seconds rôles mémorables et incontournables dans le cinéma français de mon enfance. Mais aussi un scénario mettant en scène une guerre des chefs des services d’espionnage français ; une parodies de films d’espionnage comme on sait bien en faire dans l’hexagone. Et l’habilité de l’écriture visant à démontrer comment ce piège à cons (Pierre Richard) va devenir crédible aux yeux d’une bonne partie du contre-espionnage français ; c’est hallucinant, bien senti et donne surtout lieu à des situations cocasses… dont Jean Carmet est la victime ridicule la plus drôle. Et enfin aucun ennui, le rythme de cette comédie est vif et alerte. Un bon moment de détente après un week-end de fête.
Un des meilleurs Yves Robert. L’art de faire un film d’espionnage sans véritable motif. Et ça fonctionne très bien avec du rien, ou plus exactement avec une rumeur, un asticot très remuant qui se fait appeler François Perrin, un anonyme parmi des anonymes. Tout ça pour faire mordre à l’hameçon un certain Milan (Bernard Blier) avide de prendre la place de son chef du service secrets français (Jean Rochefort). La mise en scène, sans être exceptionnelle est par moments croustillante. Tous les protagonistes sont solides, des premiers rôles, Jean Rochefort en patron du renseignement, impeccablement classe au sarcasme acide ; Bernard Blier, étonnement sobre ; Mireille Darc avec sa célèbre robe échancrée dorsale d’un érotisme élégant ; et évidemment Pierre Richard toujours aussi lunaire et romantique ; et tous les seconds rôles à commencer Paul Le Person et Jean Carmet. Yves Robert, dans un rôle de chef d’orchestre, orchestre sous sa baguette tous ses acteurs, qui tels des musiciens jouent leurs partitions avec talent et drôlerie.
Le Colonel Toulouse, chef des services secrets français, est pointé du doigt dans une affaire d'agent double. Le Colonel Milan a fomenté ce coup afin de prendre la place de son supérieur le Colonel Toulouse. Ce dernier, ayant compris la situation, décide de le piéger. Véritable entrée en matière d’un film d’espionnage, Yves Robert y introduit François Perrin, un violoniste qui sera l’appât. Pris sans le vouloir (ni le savoir) entre les 2 clans, cet homme plutôt banal qui couche avec la femme de son meilleur ami, va devenir un enjeu capital dans cette guerre ouverte… mais silencieuse. Habitué d’être le distrait, le maladroit, Pierre Richard est ici assez conventionnel ou plutôt, son personnage l’est. A part cette histoire de chaussure noire qu’il justifie plus tard, François Perrin n’est pas extravagant, il est plutôt discret et apprécié. De son ami d’abord, Maurice (Jean Carmet excellent) et de la femme de son ami ensuite. Choix judicieux pour son rôle principal, Yves Robert continue en associant Jean Rochefort et Bernard Blier, deux acteurs plus que talentueux au regard révélateur et au verbe exceptionnel. Chacune de leurs interventions offrant un grand moment de cinéma. Et que dire de la sublime Mireille Darc ! « Le grand blond avec une chaussure noire » a marqué une époque et continuera à le faire.
Depuis le début de sa carrière, Yves Robert alterne comédies douces-amères et farces alambiquées. De ces dernières, Le grand blond est peut-être la plus symptomatique. Premier grand rôle de l’inénarrable Pierre Richard, avec le support estimable de pointures telles que Darc, Blier, Rochefort ou Carmet, il marque également l’avènement de François Perrin, ou François Pignon, idéal de l’anti-héros gauche et simplet que le petit monde de la comédie hexagonale se refilera jusqu’à nos jours. Désormais lié à Francis Veber, qui signe la plupart de ses apparitions, le mythique nullos est pourtant bien né ici, en 1972, plus de dix ans avant que sorte Les compères. De quoi interpeler l’historien-cinéphile en herbe, surtout quand il sait que le film recevra de Berlin son prestigieux Ours d’Argent. Si. Mais qu’on revienne sur Terre ; ce petit jalon du burlesque français ne réussit qu’à être sympathique, arrachant au mieux quelques sourires. La troupe de comploteurs rappelle les grandes heures de Michel Audiard, mais elle reste dans l’ombre du pitre à côté de ses pompes dépareillées, lequel ne saura combler par son cabotinage que les plus jeunes spectateurs. Eh oui, les années, ça passe, et finalement seuls les airs cultes de Vladimir Cosma traverseront fièrement les âges. C’est triste. Mais c’est ainsi. L’humour froggy vieillit.
comédie très sympathique avec un Pierre Richard en pleine forme. Quelques longueurs mais on rit beaucoup. A voir . Rochefort est super comme à son habitude et sue dire de Carmet .
Même si ce n'est pas mon préféré de Pïerre Richard, l'humour est assez subtil ici, mêlant situations cocasses et quiproquos, devant un Jean Carmé médusé, et un Bernard Blier parfait dans son rôle de dupe qui pense ne pas être dupé, et le tout dans un Paris des années 70 qu'on aime à revoir.
Très bon pastiche des films d'espionnage alors en vogue. Grâce surtout aux gags de Pierre Richard plutôt qu'au scénario faiblard. Et puis avec une BO devenue culte et ce casting de rêve : Bernard Blier, Jean Rochefort, Pierre D'Alban et Micheline Mercier. Excusez du peu !
Le Grand blond avec une chaussure noire est l’une des comédies cultes du cinéma français des années soixante-dix. Tout d’abord car elle réunit Pierre Richard, Jean Rochefort, Bernard Blier et Mireille Darc. Ensuite car le film a reçu l'Ours d'argent au 23e Festival international du film de Berlin. Mais c’est surtout à l’originalité de son scénario complètement loufoque joué avec un sérieux improbable que le film doit son succès. En effet, Un chef de service secret lance son collègue sur une fausse piste pour s’en débarrasser. C’est alors que le personnage de Pierre Richard est pris pour cible entre micros cachés, paparazzis et autres situations extrêmes. Entre parodie du film d’espionnage et gags à répétition, Le Grand blond avec une chaussure noire est une comédie hilarante qui ne paye pas de mine dans sa réalisation mais qui offre des scènes et répliques mémorables. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
"Le Grand blond..." est une comédie à l'ancienne très plaisante, avec un Pierre Richard au sommet de son art, dans un registre qui le rendra célèbre. Celui du gaffeur touchant, qui se retrouve dans des situations ubuesques malgré lui. Le scénario, inventif, donne lieu à des quiproquos drolissimes.