Film poignant. Interprètes excellents. Bo surprenante. Mais, il faut le dire, quelques petits "clichés" (quand Lilya s'éffondre dans la boue par ex.) qui ne gâchent quand même pas ce film.
Même en conservant une extrême méfiance en voyant Lylia accéder à son rêve petit à petit, j'ai été complètement soufflé de voire comment finalement de rien on peut passer à pire. Rien n'épargne celle qui vit la même histoire vécue par beaucoup d'autres.
Regarder ce film est une expérience très douloureuse. On vit 1 heure 49 avec la jeune héroïne. On ressent toute la souffrance de l a douce Lilya, soeur des malheureuses qui hantent les trottoirs parisiens (et autres), éternelles victimes de la bestialité d'hommes sans scrupule. Les hommes n'ont pas fière allure dans ce film où ils sont souvent synonymes d'abus de confiance. Seule rédemption pour leur image, l'angélique Volodia qui vient adoucir le tableau de cette société de violence. Tout simplement poignant. On n'en ressort pas indemne.
Un film qui devrait être projeté dans les gymnase(pour la suisse) ou les lycées (pour la France) car trop de jeunes, particulièrement de garçons, d'on pas conscience de l'atrocité que ces femmes vivent et parlent de ce thème en rigolant. Le respect des femmes ne vient pas en mettant les gosses devant MTV
Film globalement très bon. On ne peut pas ne pas accrocher au personnage de Lylia. Cependant le sujet principal (le traffic sexuel entre l'Europe de l'Est et celle de l'Ouest) est traité de façon relativement simpliste. De même que la misère de la vie quotidienne de Lilya. On ne sent pas en effet suffisamment la difficulté à vivre le quotidien, la difficulté de n'avoir plus d'espoir. De plus, la prise en main en Suède par le proxénète est loin d'etre aussi rude que celle de la réalité. On ne voit rien sur la destruction sur la personnalité des prostitués. Et pourtant, celle-ci a bien lieu. Elle conduira à l'issue fatale du film.
La première fois que je l'ai vu, je l'ai pris en cour de route, et je l'ai trouvé génial. Heureusement qu'il a passé un autre jour où j'ai pu le voir en entier. J'ai orreur des films en VO sous-titré (lecture des sous-titres et vision du film pas génial ) Mais celui-ci, il m'a croché. Il nous prend aux tripes et on a vraiment envie de le voir ou revoir jusqu'au bout même si on connait la fin.
Lilja 4-ever est tout simplement un film nous prenant aux tripes, d'une brutalité rare. Ce film m’a fait ressentir une colère noire pour toutes ces jeunes femmes maltraitées, séquestrées, et perdues dans un semblant de liberté qui ne se limite qu'à la lubie de l'homme. Réalisé par Lukas Moodysson, il dépeint de manière brutale la déchéance de la jeune Lilja, sanglée par les maux d'une vie terrible, essayant tant bien que mal de se démêler de sa situation délétère et désespérée.
Parlons de l'aspect cinématographique : ce film est d'une maîtrise phénoménale. Moodysson refuse la coupe rapide dans les moments les plus difficiles du film, préférant des plans qui s'étirent jusqu'à l'inconfort, qui pourrait esthétiser la violence, un choix qui oblige le spectateur à rester, là où d'autres films auraient détourné le regard. Certes rudimentaire dans son approche, ne reposant que sur la sobriété de mise en scène pour transmettre, sa simplicité en fait une vraie représentation réaliste des tragédies de centaines voire de milliers de jeunes individus subissant des violences inouïes. L'époque post-soviétique rajoute une couche oppressante, mais historiquement juste, mettant en valeur la misère sociale, la difficulté de s’extraire de son environnement lorsque l'on est saisi par la pauvreté.
Ce film est dur à finir, par sa beauté, par sa brutalité et par son honnêteté qui ne cherche jamais à nous épargner.