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LALALALALERE
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1,0
Publiée le 15 septembre 2019
Bien sûr Silvana Mangano est incendiaire, mais le film est un navet ! L'intrigue qui se termine par des coups de feu où personne n'arrive à se relever pour tirer prête à rire !
Restauré récemment en 4K, l’image est sublime et permet de découvrir ce classique du néoréalisme italien dans des conditions de visionnage optimal. On y voie une Silvana Mangano, 19 ans à peine, affolée la caméra et chose étrange ; dans une scène de danse mythique, se faire plagier presque 10 ans plus tard par une autre starlette nommée Brigitte Bardot. Pour mon compte, j’adhère moyennement à cette romance pompeuse ; le néo réalisme social porté par De Sica me semble plus profond. Ici, l’intérêt réside dans la description du monde ouvrier de l’époque et dans ce que fut le travail en rizière dans la plaine du Pô. On peut aussi saluer, avec un matériel de l’époque pesant le poids d’un âne mort, la virtuosité des plans et les mouvements de caméra. Fabrice Prieur ; « Dans une gare, un reporter de la radio commente le départ du convoi des "Mondine", femmes modestes venues de différents horizons vers les rizières des plaines du Pô où l’on a besoin d’une importante main d’œuvre. Au milieu de la foule, Francesca (Doris Dowling) et son amant Walter (Vittorio Gassman) tentent de fuir après avoir volé un luxueux collier dans un hôtel. Walter est attiré par Silvana (Silvana Mangano), une mondine qui danse sur le quai. À la fois mélodrame et chronique sociale, ce film est resté un marqueur de la grande période du néoréalisme italien, alors que son réalisateur lui, n’a pas connu à terme la notoriété de certains de ses confrères, tels Roberto Rossellini ou Vittorio De Sica. Les médiocres aventures du couple de petits voleurs servent en quelque sorte de prétexte à une description quasi documentaire d’une tradition italienne du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, relative à la culture du riz en Italie du Nord. Afin de désherber les plantations au printemps, une importante main-d’œuvre était requise. Pour ce faire, les propriétaires embauchaient principalement des femmes issues des milieux modestes de tout le pays. Le récit permet de suivre réellement leurs travaux et d’observer le mode de vie spartiate en collectivité des mondine, avec ses amitiés, querelles, jalousies et rumeurs. Francesca, qui s’est mêlée au groupe pour échapper à la police, va rencontrer Silvana, une mondine sensuelle et délurée avec laquelle elle va se disputer les faveurs de Walter, qui pourtant, à part son physique avantageux, n’a guère de qualités, ni humaines ni morales. Elle lui préfère Marco (Raf Vallone), militaire sérieux et respectueux. C’est la faiblesse du film de traiter cette partie avec beaucoup d’emphase et manichéisme. Le long métrage doit aussi à la mise en valeur de la plastique de la toute jeune Silvana Mangano (dix-neuf ans à l’époque), dont l’image en short dans l’eau de la rizière, devant un cheval de trait, symbolise l’érotisme au cinéma, tout en illustrant bon nombre d’ouvrages sur le néoréalisme italien. Une œuvre datée certes, mais qui reste un témoignage précieux sur des conditions de travail difficiles et ingrates aujourd’hui disparues, tout en restant emblématique d’un courant majeur du septième art. »
Ressortie en salle de deux opus de Giuseppe De Santis dont " Riz amer " (1948 ) son opus le plus connu, qui obtint un succès public triomphant lors de sa sortie.
Description d'un milieu social éphémère ( celui des saisonnières planteuses de riz ), romance violente, érotisme aussi ou Silvana Mangano apporte sa séduction personnelle qui traverse l'écran.
Le point de vue des femmes est largement privilégié par le scénario. Les deux femmes principales sont agissantes face aux deux hommes immobiles et passifs ( cf les scènes conclusives ), même si la trajectoire féminine montre un aboutissement opposé ( sans doute volonté de mêler vision sociale du neo réalisme et mélodrame ).
Mangano a 19 ans, élue miss Rome 1946, tient son premier rôle majeur devant la caméra ( notons que c'est Lucia Bose - rôle féminin principal du film suivant de De Santis " Pâques sanglantes" qui sera bientôt couronnée Miss Italie l'année suivante) et épousera Dino De Laurentiis ( plus important producteur italien de l'époque - avec Carlo Ponti ).
C'est aussi le premier film de Raf Vallone et presque le début de la carrière de Victorio Gassman. Autant dire que le casting à du poids !
L'intrigue policière est pourtant assez faible, mais on ne manquera pas " Riz amer", au moins pour ce qu'il représente dans l'histoire du septième art. Il est devenu un classique incontournable du cinéma italien de sa grande époque.
Le film démarre bien avec son côté documentaire (belle photographie en noir et blanc d’Otello Martelli, 46 ans, qui collabora 5 fois avec Federico Fellini, avec un bémol sur la pluie artificielle coulant juste devant la caméra) sur les ouvrières saisonnières (mondine) dans les rizières de la plaine du Pô (arrivant en train à Vercelli dans le Piémont) en mai 1948 ; on pouvait s’attendre à une vision sociale du prolétariat féminin, sous la tutelle des employeurs hommes. Malheureusement, les scénaristes ont introduit une pseudo-rivalité entre Silvana (Silvana Mangano, 19 ans, aux formes généreuses), prête à tout pour sortir de sa condition, et Francesca (l’Américaine Doris Dowling, 26 ans), au sens moral élevé, pour le voyou macho Walter (Vittorio Gassman, 27 ans), recherché par la police, sans foi ni loi, qui n’est pas passionnante (spoiler: à part la scène finale qui se déroule dans une boucherie parmi les carcasses de bovins ), s’éloignant du thriller façon Fritz Lang (« J’ai le droit de vivre » (1937) ou du drame social [« Les raisins de la colère » (1940) de John Ford].
j'ai beaucoup aimé ce film, trouvé par hasard dans la rubrique "cinéphiles", je regarde toujours dans cette rubrique car je trouve toujours des chefs d'oeuvre, l'histoire est intéressante et émouvante, les acteurs magnifiques, surtout Sylvana Mangano et Vittorio Gassman, mais Raf Vallone et l'autre actrice également .. ça fait beaucoup de bien de voir qu'il fut un temps où le travail manuel , pénible et mal rémunéré, était la seule issue pour beaucoup de gens, mais que ces ouvriers avaient une conscience forte du bien et du mal ...
je vais le dire il n'y a que les italiens pour faire un chef d'œuvre pareil , tout est beau dans ce film les actrices , les acteurs le scénario bien ficelé très bien !
Une surprise pour moi qui ne m'attendais pas à voir l'intrigue partir dans cette direction. Ce film de Giuseppe de Santis s'inscrit parfaitement dans la période Néoréaliste du cinéma italien d'après guerre. De Santis ne nous montre pas un film basé sur la dedramatistion, au contraire, on constate que le cinéma américain a une influence sur ses choix. Son film est un parfait mélange des genres, entre fait social et intrigue policière. L'influence hollywoodienne se ressent dés les premières minutes où l'on voit un personnage poursuivit par deux policiers. Ce qui donne lieu à une scène de danse très intéressante. Le réalisateur dépeint parfaitement la misère sociale et la place des femmes dans la société meurtrie par la guerre passée. Bref c'est un excellent film, l'un des chefs-d'oeuvre néoréalistes, à voir au moins pour Silvana Mangano dans les rizières ! Raccoon Man (5)
Œuvre majeure du néoréalisme italien, Riz amer dépassait les canons de ce mouvement pour y incorporer des éléments du film noir et surtout pour s'autoriser un incroyable climat érotique : une sensualité évidente se dégage des corps féminin travaillant dans les rizières du la plaine du Pô. À la fois hommage aux « mondines », ouvrières saisonnières de la première moitié du XXème siècle, et célébration de solidarité ouvrière – le réalisateur Giuseppe De Santis était un fervent militant communiste – Riz amer, dont le regard masculin porté sur les femmes est un peu daté, est porté par une Silvana Mangano à la beauté électrique, qui éclipse les autres comédiens de par sa présence et son charisme.
De Santis se situait à contre-courant du néoréalisme, dont il reprend ici l'aspect documentaire dans certains plans des rizières. Influencé par le cinéma soviétique et le cinéma de genre hollywoodien, "Riz amer" est une oeuvre curieuse, féministe (la majorité des personnages sont des femmes), qui place le prolétariat au-dessus de tout, luttant pour vaincre les difficultés, qu'elles aient un rapport avec le capital (les revendications pour que les clandestines soient intégrées), ou qu'elles soient d'ordre criminel (les rizières volontairement inondées). La jeune Silvana Mangano éclabousse le film de sa sensualité alors que les corps de Vittorio Gassman et de Raf Vallone n'en sont pas moins érotisés, que ce soit lors des danses ou lors du combat. A voir assurément même si le lyrisme de certaines séquences a indéniablement vieilli.
Dans une copie 4K sublimée, ressortie de ce classique du néo-réalisme italien, ce riso amaro (riz ou rire amer), mélodrame sous forme de chronique sociale a pour toile de fond la chaleur des rizières et ses riso mondine de la plaine du Pô. Plans et mouvements de caméra d'une élégance et d'une fluidité surprenantes d'invention rattrapent une mise en scène appuyée voire académique - comme aux beaux-arts. Ah qu'elles sont jolies ces mondines, des scènes mémorables de boogie-woogie sensuel où Silvana Mangano enverra Bardot se déshabiller bientôt. A re-découvrir assolutamente.