Riz amer
Note moyenne
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23 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 mai 2014
Certes, certes le cinéphile lubrique aura surtout retenu les jambes et le buste de S. Mangano, mais ce Riz Amer vaut surtout - essayons d'élever le débat - pour son contexte original et son atmosphère très collectiviste qui surprend totalement un spectateur de 2014. Les plans généraux, d'ailleurs trop rare, des ouvrières agricoles dans les rizières sont magnifiques et ne sont pas sans rappeler Eisenstein. L'intrigue proprement dite, elle, n'est qu'un prétexte fumeux au service d'un propos qui n'a pas du déplaire au alors tout-puissant parti communiste italien.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2026
Le train à destination des rizières de la plaine du Pô s'apprête à entrer en gare! Attention dèpart via le Cinèma de minuit [...] Le mauvais garçon Vittorio Gassman lui brise le coeur et l'aguicheuse Silvana Mangano, les pieds dans l'eau, les cuisses sensuelles et le dos courbè sous un soleil de plomb, crève l'ècran dans ce chef d'oeuvre du nèorèalisme italien! Une violente protestation contre la misère sexuelle dont sont victimes les mondines originaire de toute la botte! Quand ces travailleuses courageuses ont quelque chose à dire, elles chantent! C'est un plaisir qui ne se refuse pas surtout quand la magnètique et fantasque Silvana danse le mambo spoiler: ou reçoit des funèrailles de reine mondine!
A un moment, la femme fatale Mangano dècouvre que le mâle Gassman, changè à son tour en homme fatal, peut aussi la dèvorer! Le film de Giuseppe De Santis est en noir et blanc, a près de 80 ans au compteur, et pourtant c'est un vrai règal avec des souvenirs fièvreux à jamais gravès dans les mèmoires...
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2013
Si ce film qui m'apparaît très clairement surestimé est resté c'est surtout pour Silvana Mangano, véritable bombe sexuelle avec qui on ferait bien un brin de causette sur une montagne de riz ; parce qu'autrement si l'ensemble réserve quelques belles scènes néoréalistes sur le travail des mondine il n'évite en aucun cas un folklore assez agaçant ainsi qu'une intrigue mélodramatique lourde. Et si Silvana Mangano et Doris Dowling ont des rôles intéressants, celui de Raf Vallone est trop transparent (ce qui n'aide pour l'intrigue amoureuse vite expédiée avec son personnages !!!) et celui de crapule joué par Vittorio Gassman est trop caricatural pour convaincre. Une oeuvre dont l'intérêt repose surtout sur son mythe et inévitablement sur celui de son actrice principale, dont l'image d'elle en cuissarde, les (superbes !!!) jambes dans une rizière est inoubliable.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2011
Chef d'oeuvre absolu et injustement méconnu. Du néoréalisme italien, il tire son aspect documentaire et sa puissance tragique. Du cinéma américain, des éléments narratifs, des grands mouvements de caméra et de longs plans séquence (on pense à Howard Hawkes notamment). Du génie du réalisateur, une mise en scène précise, efficace, des personnages cohérents et conséquents, révélant des acteurs appelés à entrer dans la légende tels Silvana Mangano ou Vittorio Gassman.
L'oeuvre mêle tout cela avec une fluidité parfaite, un rythme soutenu, tout en laissant une large place à l'hommage à ces femmes ouvrières agricoles, toutes uniques.
J'ajouterais une mention spéciale au DVD des studio Canal , qui produit une excellente restauration et un excellent documentaire sur le néoréalisme et plus particulièrement de Santis(le réalisateur) et la génèse du film.
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2009
Ayant eu un peu de mal avec "Rome, ville ouverte", je redoutais quelque peu les autres productions néo-réalistes italiennes. "Riz amer" m'a rassuré. Le côté documentaire, clairement affiché avec le reporter du début qui explique consciencieusement en quoi consiste le travail des mondines, est plaisant. Il ne manque qu'une chose, le logo Arte en haut à droite. Le cadre de l'histoire, atypique, est lui-aussi un atout pour le film. Les quatre personnages principaux sont bien travaillés et surtout, je trouve qu'une certaine noblesse émanent d'eux. Silvana, une bombe sexuelle comparable à notre BB nationale, a dû faire chavirer beaucoup de cœurs à l'époque. Le voleur dansant, un beau salaud, a tout de même une classe d'enfer. Idem pour les deux autres personnages, même s'ils sont plus lisses. Autre intérêt de ce film, la sensualité dans laquelle baigne le spectateur. Des centaines de paires de guiboles, nues et trempées... un peu l'équivalent d'un combat de boue féminin pour un homme normalement constitué. D'ailleurs, lors de sa première diffusion à la télévision française, le film était accompagné du carré blanc, ce qui fait sourire aujourd'hui. Maintenant, il faut quand même reconnaître que "Riz amer" n'a rien de palpitant non plus. On voit venir les choses à des kilomètres. La fin, très conventionnelle et remplie de symboles, ne surprendra personne. Bref, un ensemble un peu mollasson et qui manque de surprises pour le spectateur. Ah, Silvana, si j'avais vécu à l'époque, toi et moi on...
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Un film noir intense à dimension sociale puissante dans l’Italie pauvre d’après-guerre, avec des scènes d'une beauté absolue, porté par un casting séduisant, irradié par la sensualité torride de Sylvana Mangano.
Un classique du cinéma néoréaliste italien.
Yves G.

1 845 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2016
Pour échapper à la police qui les traque, un voleur de bijou et sa complice se cachent parmi les travailleuses qui repiquent le riz de la vallée du Pô.

« Riz amer » est un film important et célèbre du cinéma italien.

Sorti en 1949, il appartient au mouvement néo-réaliste. Il partage avec « Rome ville ouverte », « Le Voleur de bicyclette » ou « La Strada » les mêmes caractéristiques : l’approche sociale du sujet et l’importance donnée aux petites gens, une vision marxiste de l’histoire, une esthétique proche du documentaire. A ce titre, « Riz amer » constitue un témoignage quasi-sociologique du travail harassant des « mondines », ces femmes qui, chaque année, repiquent le riz et arrachent les mauvaises herbes, l’eau jusqu’aux genoux, pieds nus, le dos plié.

Mais « Riz amer » participe d’un autre genre : le film noir qui connaissait à l’époque son âge d’or en Amérique (« Le Port de l’angoisse », « Assurance sur la mort », « Laura », « Key Largo »). « Riz amer » en reprend les codes : une intrigue policière, un mauvais garçon, une innocente qui se damne pour lui… C’est la dimension la moins novatrice du film et la moins réussie.

L’immense succès commercial de « Riz amer » tenait à son érotisme torride. Élue miss Rome à seize ans à peine, elle occupe le haut de l’affiche en bas noirs, short court et corsage moulant. Dix ans avant « Et Dieu créa la femme », son numéro de danse avec Vittorio Gassman la propulse instantanément au rang de sex-symbol.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2013
ce film est un grand film néoréaliste : thème de l'injustice sociale, misère et exploitation de la femme, très belles scènes de style documentaire sur le travail des femmes dans les rizières. C'est également un film chargé d' une très forte sensualité, celle de Silvana Mangano dansant, mais aussi la sensualité du corps et des gestes des femmes , jambes dans l'eau de la rizière. Mais c'est aussi un Mélo assez lourd dans le style Roman-photo porté par un scénario un peu approximatif et un rythme inégal.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 822 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2021
Mêlant réflexion socio-politique et drame sentimental, le film repose sur la sensualité de Silvano Mangano redoublée par la chaleur des rizières et le charisme subtil de Doris Dowling, les deux femmes menant la danse en sous-main face à des hommes manipulateurs qui pourtant subiront leur sort. Magnifiant la beauté brute et le labeur paysan dans des scènes aux airs de toiles réalistes, ce pur produit du cinéma italien s'appuie sur un canevas simple pour exploiter des thématiques qu'il entrelace habilement, des rêves de la misère à la force incantatoire de l'entraide en passant par la noirceur des réalités humaines. Un cri du cœur, entre douleur et espoir.
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2024
J’ai découvert Silvana Mangano récemment dans L’Argent de la vieille, une comédie grinçante très drôle dans lequel elle était excellente. Du coup, j’ai voulu en découvrir plus avec cette actrice, et Riz amer est l’un de ses rôles majeurs, donc, j’y suis allé. Verdict : c’est un très bon film du néo-réalisme italien. Excellent, chef-d’oeuvresque ? Peut-être pas. A mon sens, il manque pour ça un peu plus de profondeur, une intrigue plus travaillée, une fin plus subtile. En fait, le réalisateur s’intéresse vraiment à la représentation de cette activité de mondine, jamais portée à l’écran. Il explore le métier, la vie des travailleuses, c’est d’une grande finesse d’analyse, très réaliste, et c’est tout à fait passionnant. Rien à redire. Mais de fait, curieusement, l’intrigue des voleurs et du pseudo-gangster paraît collée là-dessus de manière assez artificielle et s’avère plutôt banal et déjà vu. Il est dommage que le film n’ait pas réussi à proposer une intrigue plus intrinsèquement liée au monde des mondines, à ce milieu très féminin, et amène un côté suspense policier finalement un peu décevant.
Cela étant, le film est plein de qualité. Visuellement, on ne pourra qu’apprécier le tournage en décors naturels, avec d’authentiques mondines, une connaissance visiblement précise des rituels et habitudes dans ce milieu qui offre des scènes parfaitement reconstituées et toujours très crédibles. La mise en scène est d’ailleurs fort habile et, il ne sert à rien de se le cacher, surtout pour mettre en valeur Silvana Mangano qui s’est forgée sa réputation de sex symbol avec ce film où elle y est très provocante. Les scènes de danse sont superbement filmées.
Le casting, venons-y justement ! Le métrage est emmené par un joli casting, avec, en tête d’affiche, Silvana Mangano. Hyper sensuelle et pourtant totalement crédible en mondine, charismatique, imposant un physique robuste et totalement féminin à la fois, elle est clairement un corps, et comme je disais, magnifiquement filmé par le réalisateur. Mais elle est aussi un jeu, et elle livre une prestation pleine d’ambiguités d’un personnage attachant et énervant tout à la fois. Une très belle femme pauvre qui cherche à s’élever par des moyens pas très honnêtes… Son jeu tout en subtilité lui permet de briller au-delà de son physique. En face, Doris Dowling s’avère tout aussi convaincante. Son jeu d’une grande finesse n’a rien à envier à celui de Mangano, et je dirai qu’elle est son excellent pendant. Là où Mangano impose une solidité physique mais une fragilité mentale, Dowling s’avère fragile physiquement (du moins de prime abord), mais gagne en solidité mentale au fil du film. Entre ces deux actrices principales, Vittorio Gassman et Raf Vallone, tous les deux convaincants dans leurs rôles, mais ils se font clairement voler la vedette par leurs comparses féminines, jusqu’au final d’ailleurs !
Pour ma part, Riz amer est un film très solide que j’ai apprécié d’abord pour son excellent casting et ensuite pour sa description remarquable d’un métier et d’une époque révolue. On a les pieds dans l’eau, on saute dans les tas de riz, même en noir et blanc on sent le côté poisseux de la boucherie. Ce film est authentique, et ça fait un bien fou ! Mais comme je disais, pour moi l’histoire de voleurs greffée dessus paraît de fait assez prétexte et n’a pas beaucoup de relief et d’originalité. Oui, elle était peut-être nécessaire, mais développer une intrigue vraiment spécifique à l’univers des mondines aurait sûrement paru moins artificiel. 4
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2016
C'est déjà à la base une formidable peinture de la condition féminine en Italie au début du siècle. Et à cette profonde humanité qui unit les travailleuses se mêle un drame noir et vénal autour d'un personnage maléfique et destructeur. La danse au tout début du film est déjà un signe du désir mais il sera malheureusement destiné à être perverti par ce voleur de bijoux de mauvaise fréquentation. Tout le film se dirige vers cette fin terrible que le réalisateur a exacerbée en la tournant dans un lieu glauque qu'on gardera secret....
Fort et intense sur le désir et l'attirance.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2025
Des plus célèbres films du néo-réalisme italiens, celui-là, à mon sens, a toujours fait partie de ceux qui ont été légèrement surévalués. Parce que s'il vise juste sur ce que pouvait être la condition sociale des femmes à cette époque en Italie, ainsi que sur ce qu'étaient les conditions de travail, (on imagine d'ici les communistes applaudir) il est plutôt maladroit en ce qui concerne son intrigue mélangeant le polar et le mélo. Les personnages de Raf Vallone et du grand Vittorio étant trop caricaturaux. Même les jambes de Silvana Mangano ne peuvent gommer quelques scories.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2012
Giuseppe de Santis est le grand oublié du mouvement néoréaliste italien des années 40. Et pourtant, son Riz amer est un incontournable du genre, exploitant tous les codes avec perfection : décors naturels servant de support à une tragédie sociale, injustice et misère, trahison et déception. Riz amer est un film qui porte très bien son nom. Le personnage du voleur est une véritable crapule, un serpent qui envenime tous ceux qu'il approche, spoiler: ce n'est pas étonnant s'il finira symboliquement suspendu à un croc de boucher
. Mais Riz amer possède aussi sa dose de sentimentalisme ridicule, et de nombreuses scènes de tristesse ou de joie partagée sombrent dans la mièvrerie. Les acteurs ont beau se démener, de Silvana Mangano à Vittorio Gassman, mais les émotions n'en sont pas plus fortes, cela sans doute dû à une mise en scène approximative de de Santis.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juin 2009
Un film intéressant pour son coté documentaire et ses acteurs de qualité qui nous offrent de belles scènes. Le scénario est pas mal non plus malheureusement il souffre d'approximations et de temps mort qui cassent la dramatique du film. 2 étoiles et demi
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2017
Si le film décrit bien toute la misère des habitants de l'Italie d'après guerre, le travail tellement pénible des saisonniers dans les rizières et l'exploitation des travailleurs, l'intrigue est vraiment simpliste et sans aucun intérêt réel. Le personnage joué par Vittorio Gassman est vraiment trop caricatural et les autres personnages sans vraiment grande envergure. Par contre Silvana Mangano est vraiment une bombe sexuelle et est assez fantastique quand elle danse, bien que la scène avec Vittorio Gassman soit un peu longue. J'ai trouvé qu'il y a un monde entre ce film et ceux réalisés par les grand maîtres du néo-réalisme italiens.
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