Riz amer
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Eric MAYNARD
Eric MAYNARD

4 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2026
Dans une copie 4K sublimée, ressortie de ce classique du néo-réalisme italien, ce riso amaro (riz ou rire amer), mélodrame sous forme de chronique sociale a pour toile de fond la chaleur des rizières et ses riso mondine de la plaine du Pô. Plans et mouvements de caméra d'une élégance et d'une fluidité surprenantes d'invention rattrapent une mise en scène appuyée voire académique - comme aux beaux-arts. Ah qu'elles sont jolies ces mondines, des scènes mémorables de boogie-woogie sensuel où Silvana Mangano enverra Bardot se déshabiller bientôt.
A re-découvrir assolutamente.
Alain Deleval
Alain Deleval

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juillet 2026
Un voyage extraordinaire en noir et blanc au milieu des exploitées des rizières italiennes dans les années 40
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 794 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2026
Restauré récemment en 4K, l’image est sublime et permet de découvrir ce classique du néoréalisme italien dans des conditions de visionnage optimal. On y voie une Silvana Mangano, 19 ans à peine, affolée la caméra et chose étrange ; dans une scène de danse mythique, se faire plagier presque 10 ans plus tard par une autre starlette nommée Brigitte Bardot.
Pour mon compte, j’adhère moyennement à cette romance pompeuse ; le néo réalisme social porté par De Sica me semble plus profond. Ici, l’intérêt réside dans la description du monde ouvrier de l’époque et dans ce que fut le travail en rizière dans la plaine du Pô. On peut aussi saluer, avec un matériel de l’époque pesant le poids d’un âne mort, la virtuosité des plans et les mouvements de caméra.
Fabrice Prieur ; « Dans une gare, un reporter de la radio commente le départ du convoi des "Mondine", femmes modestes venues de différents horizons vers les rizières des plaines du Pô où l’on a besoin d’une importante main d’œuvre. Au milieu de la foule, Francesca (Doris Dowling) et son amant Walter (Vittorio Gassman) tentent de fuir après avoir volé un luxueux collier dans un hôtel. Walter est attiré par Silvana (Silvana Mangano), une mondine qui danse sur le quai.
À la fois mélodrame et chronique sociale, ce film est resté un marqueur de la grande période du néoréalisme italien, alors que son réalisateur lui, n’a pas connu à terme la notoriété de certains de ses confrères, tels Roberto Rossellini ou Vittorio De Sica.
Les médiocres aventures du couple de petits voleurs servent en quelque sorte de prétexte à une description quasi documentaire d’une tradition italienne du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, relative à la culture du riz en Italie du Nord. Afin de désherber les plantations au printemps, une importante main-d’œuvre était requise. Pour ce faire, les propriétaires embauchaient principalement des femmes issues des milieux modestes de tout le pays. Le récit permet de suivre réellement leurs travaux et d’observer le mode de vie spartiate en collectivité des mondine, avec ses amitiés, querelles, jalousies et rumeurs.
Francesca, qui s’est mêlée au groupe pour échapper à la police, va rencontrer Silvana, une mondine sensuelle et délurée avec laquelle elle va se disputer les faveurs de Walter, qui pourtant, à part son physique avantageux, n’a guère de qualités, ni humaines ni morales. Elle lui préfère Marco (Raf Vallone), militaire sérieux et respectueux. C’est la faiblesse du film de traiter cette partie avec beaucoup d’emphase et manichéisme.
Le long métrage doit aussi à la mise en valeur de la plastique de la toute jeune Silvana Mangano (dix-neuf ans à l’époque), dont l’image en short dans l’eau de la rizière, devant un cheval de trait, symbolise l’érotisme au cinéma, tout en illustrant bon nombre d’ouvrages sur le néoréalisme italien.
Une œuvre datée certes, mais qui reste un témoignage précieux sur des conditions de travail difficiles et ingrates aujourd’hui disparues, tout en restant emblématique d’un courant majeur du septième art. »
soulman
soulman

141 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2026
De Santis se situait à contre-courant du néoréalisme, dont il reprend ici l'aspect documentaire dans certains plans des rizières. Influencé par le cinéma soviétique et le cinéma de genre hollywoodien, "Riz amer" est une oeuvre curieuse, féministe (la majorité des personnages sont des femmes), qui place le prolétariat au-dessus de tout, luttant pour vaincre les difficultés, qu'elles aient un rapport avec le capital (les revendications pour que les clandestines soient intégrées), ou qu'elles soient d'ordre criminel (les rizières volontairement inondées).
La jeune Silvana Mangano éclabousse le film de sa sensualité alors que les corps de Vittorio Gassman et de Raf Vallone n'en sont pas moins érotisés, que ce soit lors des danses ou lors du combat.
A voir assurément même si le lyrisme de certaines séquences a indéniablement vieilli.
Pascal
Pascal

266 abonnés 2 511 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2026
Ressortie en salle de deux opus de Giuseppe De Santis dont " Riz amer " (1948 ) son opus le plus connu, qui obtint un succès public triomphant lors de sa sortie.

Description d'un milieu social éphémère ( celui des saisonnières planteuses de riz ), romance violente, érotisme aussi ou Silvana Mangano apporte sa séduction personnelle qui traverse l'écran.

Le point de vue des femmes est largement privilégié par le scénario. Les deux femmes principales sont agissantes face aux deux hommes immobiles et passifs ( cf les scènes conclusives ), même si la trajectoire féminine montre un aboutissement opposé ( sans doute volonté de mêler vision sociale du neo réalisme et mélodrame ).

Mangano a 19 ans, élue miss Rome 1946, tient son premier rôle majeur devant la caméra ( notons que c'est Lucia Bose - rôle féminin principal du film suivant de De Santis " Pâques sanglantes" qui sera bientôt couronnée Miss Italie l'année suivante) et épousera Dino De Laurentiis ( plus important producteur italien de l'époque - avec Carlo Ponti ).

C'est aussi le premier film de Raf Vallone et presque le début de la carrière de Victorio Gassman. Autant dire que le casting à du poids !

L'intrigue policière est pourtant assez faible, mais on ne manquera pas " Riz amer", au moins pour ce qu'il représente dans l'histoire du septième art. Il est devenu un classique incontournable du cinéma italien de sa grande époque.

Vu au Champo
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2026
Œuvre majeure du néoréalisme italien, Riz amer dépassait les canons de ce mouvement pour y incorporer des éléments du film noir et surtout pour s'autoriser un incroyable climat érotique : une sensualité évidente se dégage des corps féminin travaillant dans les rizières du la plaine du Pô. À la fois hommage aux « mondines », ouvrières saisonnières de la première moitié du XXème siècle, et célébration de solidarité ouvrière – le réalisateur Giuseppe De Santis était un fervent militant communiste – Riz amer, dont le regard masculin porté sur les femmes est un peu daté, est porté par une Silvana Mangano à la beauté électrique, qui éclipse les autres comédiens de par sa présence et son charisme.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2025
Le film démarre bien avec son côté documentaire (belle photographie en noir et blanc d’Otello Martelli, 46 ans, qui collabora 5 fois avec Federico Fellini, avec un bémol sur la pluie artificielle coulant juste devant la caméra) sur les ouvrières saisonnières (mondine) dans les rizières de la plaine du Pô (arrivant en train à Vercelli dans le Piémont) en mai 1948 ; on pouvait s’attendre à une vision sociale du prolétariat féminin, sous la tutelle des employeurs hommes. Malheureusement, les scénaristes ont introduit une pseudo-rivalité entre Silvana (Silvana Mangano, 19 ans, aux formes généreuses), prête à tout pour sortir de sa condition, et Francesca (l’Américaine Doris Dowling, 26 ans), au sens moral élevé, pour le voyou macho Walter (Vittorio Gassman, 27 ans), recherché par la police, sans foi ni loi, qui n’est pas passionnante ( spoiler: à part la scène finale qui se déroule dans une boucherie parmi les carcasses de bovins
), s’éloignant du thriller façon Fritz Lang (« J’ai le droit de vivre » (1937) ou du drame social [« Les raisins de la colère » (1940) de John Ford].
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2025
Des plus célèbres films du néo-réalisme italiens, celui-là, à mon sens, a toujours fait partie de ceux qui ont été légèrement surévalués. Parce que s'il vise juste sur ce que pouvait être la condition sociale des femmes à cette époque en Italie, ainsi que sur ce qu'étaient les conditions de travail, (on imagine d'ici les communistes applaudir) il est plutôt maladroit en ce qui concerne son intrigue mélangeant le polar et le mélo. Les personnages de Raf Vallone et du grand Vittorio étant trop caricaturaux. Même les jambes de Silvana Mangano ne peuvent gommer quelques scories.
Yannickcinéphile

2 895 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2024
J’ai découvert Silvana Mangano récemment dans L’Argent de la vieille, une comédie grinçante très drôle dans lequel elle était excellente. Du coup, j’ai voulu en découvrir plus avec cette actrice, et Riz amer est l’un de ses rôles majeurs, donc, j’y suis allé. Verdict : c’est un très bon film du néo-réalisme italien. Excellent, chef-d’oeuvresque ? Peut-être pas. A mon sens, il manque pour ça un peu plus de profondeur, une intrigue plus travaillée, une fin plus subtile. En fait, le réalisateur s’intéresse vraiment à la représentation de cette activité de mondine, jamais portée à l’écran. Il explore le métier, la vie des travailleuses, c’est d’une grande finesse d’analyse, très réaliste, et c’est tout à fait passionnant. Rien à redire. Mais de fait, curieusement, l’intrigue des voleurs et du pseudo-gangster paraît collée là-dessus de manière assez artificielle et s’avère plutôt banal et déjà vu. Il est dommage que le film n’ait pas réussi à proposer une intrigue plus intrinsèquement liée au monde des mondines, à ce milieu très féminin, et amène un côté suspense policier finalement un peu décevant.
Cela étant, le film est plein de qualité. Visuellement, on ne pourra qu’apprécier le tournage en décors naturels, avec d’authentiques mondines, une connaissance visiblement précise des rituels et habitudes dans ce milieu qui offre des scènes parfaitement reconstituées et toujours très crédibles. La mise en scène est d’ailleurs fort habile et, il ne sert à rien de se le cacher, surtout pour mettre en valeur Silvana Mangano qui s’est forgée sa réputation de sex symbol avec ce film où elle y est très provocante. Les scènes de danse sont superbement filmées.
Le casting, venons-y justement ! Le métrage est emmené par un joli casting, avec, en tête d’affiche, Silvana Mangano. Hyper sensuelle et pourtant totalement crédible en mondine, charismatique, imposant un physique robuste et totalement féminin à la fois, elle est clairement un corps, et comme je disais, magnifiquement filmé par le réalisateur. Mais elle est aussi un jeu, et elle livre une prestation pleine d’ambiguités d’un personnage attachant et énervant tout à la fois. Une très belle femme pauvre qui cherche à s’élever par des moyens pas très honnêtes… Son jeu tout en subtilité lui permet de briller au-delà de son physique. En face, Doris Dowling s’avère tout aussi convaincante. Son jeu d’une grande finesse n’a rien à envier à celui de Mangano, et je dirai qu’elle est son excellent pendant. Là où Mangano impose une solidité physique mais une fragilité mentale, Dowling s’avère fragile physiquement (du moins de prime abord), mais gagne en solidité mentale au fil du film. Entre ces deux actrices principales, Vittorio Gassman et Raf Vallone, tous les deux convaincants dans leurs rôles, mais ils se font clairement voler la vedette par leurs comparses féminines, jusqu’au final d’ailleurs !
Pour ma part, Riz amer est un film très solide que j’ai apprécié d’abord pour son excellent casting et ensuite pour sa description remarquable d’un métier et d’une époque révolue. On a les pieds dans l’eau, on saute dans les tas de riz, même en noir et blanc on sent le côté poisseux de la boucherie. Ce film est authentique, et ça fait un bien fou ! Mais comme je disais, pour moi l’histoire de voleurs greffée dessus paraît de fait assez prétexte et n’a pas beaucoup de relief et d’originalité. Oui, elle était peut-être nécessaire, mais développer une intrigue vraiment spécifique à l’univers des mondines aurait sûrement paru moins artificiel. 4
Maryse P.
Maryse P.

11 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2022
j'ai beaucoup aimé ce film, trouvé par hasard dans la rubrique "cinéphiles", je regarde toujours dans cette rubrique car je trouve toujours des chefs d'oeuvre, l'histoire est intéressante et émouvante, les acteurs magnifiques, surtout Sylvana Mangano et Vittorio Gassman, mais Raf Vallone et l'autre actrice également .. ça fait beaucoup de bien de voir qu'il fut un temps où le travail manuel , pénible et mal rémunéré, était la seule issue pour beaucoup de gens, mais que ces ouvriers avaient une conscience forte du bien et du mal ...
Louis C
Louis C

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2022
je vais le dire il n'y a que les italiens pour faire un chef d'œuvre pareil , tout est beau dans ce film les actrices , les acteurs le scénario bien ficelé très bien !
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Un film noir intense à dimension sociale puissante dans l’Italie pauvre d’après-guerre, avec des scènes d'une beauté absolue, porté par un casting séduisant, irradié par la sensualité torride de Sylvana Mangano.
Un classique du cinéma néoréaliste italien.
Charlotte28
Charlotte28

208 abonnés 2 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2021
Mêlant réflexion socio-politique et drame sentimental, le film repose sur la sensualité de Silvano Mangano redoublée par la chaleur des rizières et le charisme subtil de Doris Dowling, les deux femmes menant la danse en sous-main face à des hommes manipulateurs qui pourtant subiront leur sort. Magnifiant la beauté brute et le labeur paysan dans des scènes aux airs de toiles réalistes, ce pur produit du cinéma italien s'appuie sur un canevas simple pour exploiter des thématiques qu'il entrelace habilement, des rêves de la misère à la force incantatoire de l'entraide en passant par la noirceur des réalités humaines. Un cri du cœur, entre douleur et espoir.
Vincent Mudry
Vincent Mudry

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2021
Bon film d époque.
Bien que l'histoire soit très légère.
Les acteurs sont excellents et la photographie du film est d'une rare beauté.
LALALALALERE
LALALALALERE

22 abonnés 199 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2019
Bien sûr Silvana Mangano est incendiaire, mais le film est un navet ! L'intrigue qui se termine par des coups de feu où personne n'arrive à se relever pour tirer prête à rire !
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