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jean-paul K.
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2,5
Publiée le 27 mars 2017
Si le film décrit bien toute la misère des habitants de l'Italie d'après guerre, le travail tellement pénible des saisonniers dans les rizières et l'exploitation des travailleurs, l'intrigue est vraiment simpliste et sans aucun intérêt réel. Le personnage joué par Vittorio Gassman est vraiment trop caricatural et les autres personnages sans vraiment grande envergure. Par contre Silvana Mangano est vraiment une bombe sexuelle et est assez fantastique quand elle danse, bien que la scène avec Vittorio Gassman soit un peu longue. J'ai trouvé qu'il y a un monde entre ce film et ceux réalisés par les grand maîtres du néo-réalisme italiens.
Pour échapper à la police qui les traque, un voleur de bijou et sa complice se cachent parmi les travailleuses qui repiquent le riz de la vallée du Pô.
« Riz amer » est un film important et célèbre du cinéma italien.
Sorti en 1949, il appartient au mouvement néo-réaliste. Il partage avec « Rome ville ouverte », « Le Voleur de bicyclette » ou « La Strada » les mêmes caractéristiques : l’approche sociale du sujet et l’importance donnée aux petites gens, une vision marxiste de l’histoire, une esthétique proche du documentaire. A ce titre, « Riz amer » constitue un témoignage quasi-sociologique du travail harassant des « mondines », ces femmes qui, chaque année, repiquent le riz et arrachent les mauvaises herbes, l’eau jusqu’aux genoux, pieds nus, le dos plié.
Mais « Riz amer » participe d’un autre genre : le film noir qui connaissait à l’époque son âge d’or en Amérique (« Le Port de l’angoisse », « Assurance sur la mort », « Laura », « Key Largo »). « Riz amer » en reprend les codes : une intrigue policière, un mauvais garçon, une innocente qui se damne pour lui… C’est la dimension la moins novatrice du film et la moins réussie.
L’immense succès commercial de « Riz amer » tenait à son érotisme torride. Élue miss Rome à seize ans à peine, elle occupe le haut de l’affiche en bas noirs, short court et corsage moulant. Dix ans avant « Et Dieu créa la femme », son numéro de danse avec Vittorio Gassman la propulse instantanément au rang de sex-symbol.
C'est déjà à la base une formidable peinture de la condition féminine en Italie au début du siècle. Et à cette profonde humanité qui unit les travailleuses se mêle un drame noir et vénal autour d'un personnage maléfique et destructeur. La danse au tout début du film est déjà un signe du désir mais il sera malheureusement destiné à être perverti par ce voleur de bijoux de mauvaise fréquentation. Tout le film se dirige vers cette fin terrible que le réalisateur a exacerbée en la tournant dans un lieu glauque qu'on gardera secret.... Fort et intense sur le désir et l'attirance.
Certes, certes le cinéphile lubrique aura surtout retenu les jambes et le buste de S. Mangano, mais ce Riz Amer vaut surtout - essayons d'élever le débat - pour son contexte original et son atmosphère très collectiviste qui surprend totalement un spectateur de 2014. Les plans généraux, d'ailleurs trop rare, des ouvrières agricoles dans les rizières sont magnifiques et ne sont pas sans rappeler Eisenstein. L'intrigue proprement dite, elle, n'est qu'un prétexte fumeux au service d'un propos qui n'a pas du déplaire au alors tout-puissant parti communiste italien.
Une surprise pour moi qui ne m'attendais pas à voir l'intrigue partir dans cette direction. Ce film de Giuseppe de Santis s'inscrit parfaitement dans la période Néoréaliste du cinéma italien d'après guerre. De Santis ne nous montre pas un film basé sur la dedramatistion, au contraire, on constate que le cinéma américain a une influence sur ses choix. Son film est un parfait mélange des genres, entre fait social et intrigue policière. L'influence hollywoodienne se ressent dés les premières minutes où l'on voit un personnage poursuivit par deux policiers. Ce qui donne lieu à une scène de danse très intéressante. Le réalisateur dépeint parfaitement la misère sociale et la place des femmes dans la société meurtrie par la guerre passée. Bref c'est un excellent film, l'un des chefs-d'oeuvre néoréalistes, à voir au moins pour Silvana Mangano dans les rizières ! Raccoon Man (5)
ce film est un grand film néoréaliste : thème de l'injustice sociale, misère et exploitation de la femme, très belles scènes de style documentaire sur le travail des femmes dans les rizières. C'est également un film chargé d' une très forte sensualité, celle de Silvana Mangano dansant, mais aussi la sensualité du corps et des gestes des femmes , jambes dans l'eau de la rizière. Mais c'est aussi un Mélo assez lourd dans le style Roman-photo porté par un scénario un peu approximatif et un rythme inégal.
Si ce film qui m'apparaît très clairement surestimé est resté c'est surtout pour Silvana Mangano, véritable bombe sexuelle avec qui on ferait bien un brin de causette sur une montagne de riz ; parce qu'autrement si l'ensemble réserve quelques belles scènes néoréalistes sur le travail des mondine il n'évite en aucun cas un folklore assez agaçant ainsi qu'une intrigue mélodramatique lourde. Et si Silvana Mangano et Doris Dowling ont des rôles intéressants, celui de Raf Vallone est trop transparent (ce qui n'aide pour l'intrigue amoureuse vite expédiée avec son personnages !!!) et celui de crapule joué par Vittorio Gassman est trop caricatural pour convaincre. Une oeuvre dont l'intérêt repose surtout sur son mythe et inévitablement sur celui de son actrice principale, dont l'image d'elle en cuissarde, les (superbes !!!) jambes dans une rizière est inoubliable.
Giuseppe de Santis est le grand oublié du mouvement néoréaliste italien des années 40. Et pourtant, son Riz amer est un incontournable du genre, exploitant tous les codes avec perfection : décors naturels servant de support à une tragédie sociale, injustice et misère, trahison et déception. Riz amer est un film qui porte très bien son nom. Le personnage du voleur est une véritable crapule, un serpent qui envenime tous ceux qu'il approche, spoiler: ce n'est pas étonnant s'il finira symboliquement suspendu à un croc de boucher . Mais Riz amer possède aussi sa dose de sentimentalisme ridicule, et de nombreuses scènes de tristesse ou de joie partagée sombrent dans la mièvrerie. Les acteurs ont beau se démener, de Silvana Mangano à Vittorio Gassman, mais les émotions n'en sont pas plus fortes, cela sans doute dû à une mise en scène approximative de de Santis.
Chef d'oeuvre absolu et injustement méconnu. Du néoréalisme italien, il tire son aspect documentaire et sa puissance tragique. Du cinéma américain, des éléments narratifs, des grands mouvements de caméra et de longs plans séquence (on pense à Howard Hawkes notamment). Du génie du réalisateur, une mise en scène précise, efficace, des personnages cohérents et conséquents, révélant des acteurs appelés à entrer dans la légende tels Silvana Mangano ou Vittorio Gassman. L'oeuvre mêle tout cela avec une fluidité parfaite, un rythme soutenu, tout en laissant une large place à l'hommage à ces femmes ouvrières agricoles, toutes uniques. J'ajouterais une mention spéciale au DVD des studio Canal , qui produit une excellente restauration et un excellent documentaire sur le néoréalisme et plus particulièrement de Santis(le réalisateur) et la génèse du film.
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5,0
Publiée le 10 juin 2026
Le train à destination des rizières de la plaine du Pô s'apprête à entrer en gare! Attention dèpart via le Cinèma de minuit [...] Le mauvais garçon Vittorio Gassman lui brise le coeur et l'aguicheuse Silvana Mangano, les pieds dans l'eau, les cuisses sensuelles et le dos courbè sous un soleil de plomb, crève l'ècran dans ce chef d'oeuvre du nèorèalisme italien! Une violente protestation contre la misère sexuelle dont sont victimes les mondines originaire de toute la botte! Quand ces travailleuses courageuses ont quelque chose à dire, elles chantent! C'est un plaisir qui ne se refuse pas surtout quand la magnètique et fantasque Silvana danse le mambo spoiler: ou reçoit des funèrailles de reine mondine! A un moment, la femme fatale Mangano dècouvre que le mâle Gassman, changè à son tour en homme fatal, peut aussi la dèvorer! Le film de Giuseppe De Santis est en noir et blanc, a près de 80 ans au compteur, et pourtant c'est un vrai règal avec des souvenirs fièvreux à jamais gravès dans les mèmoires...
Ayant eu un peu de mal avec "Rome, ville ouverte", je redoutais quelque peu les autres productions néo-réalistes italiennes. "Riz amer" m'a rassuré. Le côté documentaire, clairement affiché avec le reporter du début qui explique consciencieusement en quoi consiste le travail des mondines, est plaisant. Il ne manque qu'une chose, le logo Arte en haut à droite. Le cadre de l'histoire, atypique, est lui-aussi un atout pour le film. Les quatre personnages principaux sont bien travaillés et surtout, je trouve qu'une certaine noblesse émanent d'eux. Silvana, une bombe sexuelle comparable à notre BB nationale, a dû faire chavirer beaucoup de cœurs à l'époque. Le voleur dansant, un beau salaud, a tout de même une classe d'enfer. Idem pour les deux autres personnages, même s'ils sont plus lisses. Autre intérêt de ce film, la sensualité dans laquelle baigne le spectateur. Des centaines de paires de guiboles, nues et trempées... un peu l'équivalent d'un combat de boue féminin pour un homme normalement constitué. D'ailleurs, lors de sa première diffusion à la télévision française, le film était accompagné du carré blanc, ce qui fait sourire aujourd'hui. Maintenant, il faut quand même reconnaître que "Riz amer" n'a rien de palpitant non plus. On voit venir les choses à des kilomètres. La fin, très conventionnelle et remplie de symboles, ne surprendra personne. Bref, un ensemble un peu mollasson et qui manque de surprises pour le spectateur. Ah, Silvana, si j'avais vécu à l'époque, toi et moi on...
Un film intéressant pour son coté documentaire et ses acteurs de qualité qui nous offrent de belles scènes. Le scénario est pas mal non plus malheureusement il souffre d'approximations et de temps mort qui cassent la dramatique du film. 2 étoiles et demi