Evil Angels, du surnom donné aux époux par la presse à sensation, présente trois intérêts majeurs qui en justifient la considération : premièrement, une attention portée aux faits, que concurrencent les notions de points de vue, de représentations, de croyances sans cesse débattues durant les procès successifs – d’autant que les Chamberlain pratiquent leur foi aux yeux de tous – si bien que le film répète jusqu’à l’épuisement une série de questions qui déplacent une même réalité sous différents angles équivalant à autant de subtilités ; deuxièmement, une réflexion engagée sur la figure maternelle et sur le rôle de mère éplorée qu’elle devrait jouer devant les caméras, éloigné de la douleur de son seul deuil, telle Sandra dans Anatomie d’une chute (2023) ; troisièmement, une critique acerbe des médias de masse et de la mise en spectacle de jugements préparés, retransmis en direct puis commentés, qui revivifient davantage le goût du public pour le scandale, légitimant son avis sinon dépourvu du moindre fondement – dans la mesure où il ne relève que de points de vue, de représentations, de croyances. Fred Schepisi s’inspire d’un fait divers authentique dont il est le témoin immédiat, trouve dans les deux axes précédemment cités la distance nécessaire au respect de ses personnages. Les comédiens pour les interpréter sont remarquables.
film basé sur une histoire vraie, avec deux grands acteurs pour incarner le couple qui a dû se battre pour faire reconnaitre son innocence. On comprend toute l'absurdité de la situation, ces gens sont victimes et pourtant ils se retrouvent sur le banc des accusés, à cause d'experts incompétents et d'un jury sous influence médiatique. Malheureusement ce genre de situations reste d'actualité en 2026, à cause du manque de déontologie dans les médias, la soif de sang de la foule et la faiblesse du système judiciaire:
Un drame tiré d’une histoire vraie où une mère en camping dans l’outback australien en famille voit son bébé enlevé par un dingo et se retrouve prise dans un engrenage médiatique jusqu’à être accusé d’infanticide. Dénonçant vigoureusement la presse qui fait ses choux gras de faits divers sans à aucun moment penser à la douleur de cette famille « un cri dans la nuit » est un réquisitoire qui appelle au sens de la justice et au respect de cette dernière.
Ce film en 2025 est toujours autant d'actualité, les médias et le public n'a pas compris les leçons de cette affaire qui rappelle un peu l'affaire Grégory. Il faut toujours accuser la mère même sans un seul indice probant. Le.film n'a pas trop vieilli, le procès est bien retranscrit. Le petit reproche c'est de traiter un fait divers Australien par des acteurs américains.
Le film est réussi dans le sens où toute cette affaire est écœurante. Ces procès, les journalistes, les accusations immondes. Cependant il est ennuyeux car il ne se passe au final rien et cela tourne en rond assez vite. Triste affaire malgré tout.
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1,5
Publiée le 5 mars 2021
C'est un vrai défi de faire un film sur un bébé dévoré par des canines sauvages et sur la mère accusée à tort de meurtre. Meryl Streep donne la représentation de sa vie mélodramatique surmenée mais comique qui vous fait rire ou lieu de la plaindre même si c'est une mère qui se débat avec l'horreur ultime. Sam Neill est bien en tant que mari il n'est pas exceptionnel mais bien. Les nombreuses parties et les extras traduisent l'hystérie qui a régné dans le pays. Les enfants pour plupart ne comprendront pas cette histoire et la nouvelle petite fille était évidemment l'enfant d'un membre de la distribution ou de l'équipe de tournage. Il y a un superbe début mais qui s'est ensuite transformé en un film de tribunal ennuyeux. Le fait de mettre en avant les préjugés des médias le sensationnalisme et le mépris de la vérité ou de l'éthique donne au film la chance de montrer que ces choses sont mauvaises. Mais rien de bien palpitant car tous ca est assez plat...
Excellent film. Une histoire vraie et bouleversante, un drame qui marque les esprits. Cette histoire donne beaucoup à réfléchir : sur la justice des tribunaux et des jurys populaires, sur l'opinion publique, sur le rôle des medias. Bravo au réalisateur qui a su rendre cette histoire captivante, sans temps mort scénaristique. Le duo Meryl Streep/Sam Neil excellent lui aussi. C'est un des rares films où, arrivé à la fin, on éprouve un besoin brûlant de revoir le début du film ! Revenir sur ces 15 premières minutes de pellicule, là où tout s'est joué...
Passé le premier quart d'heure, le spectateur doit bien s'avouer une chose: le schéma narratif du film sera sans surprise. Le choix de traiter principalement de l'aspect médiatique plutôt que du drame semblait intéressant, mais tout cela tourne un peu en rond, et au bout d'une heure on commence à s'ennuyer ferme. Les acteurs sont plutôt en petite forme, et Meryl Streep déguisée en Mireille Mathieu est une violation intolérable des lois capillaires. Il y a bien d'autres films plus prenants et abordant la question des médias avec plus de maîtrise.
Ce film de Fred Schepisi rend compte de la tempête médiatique et émotionnel que suscita la disparition d’un bébé, enlevé par un dingo sur le site d’Ayers Rock au mois d’août 1980, un fait divers tragique qui alimenta et divisa l’opinion publique des années durant. Collant au plus près de son personnage, aussi bien par son apparence que son attitude, Meryl Streep y livre une excellente interprétation au côté d’un Sam Neil fragilisé par l’ampleur et la tournure de cette affaire que la justice australienne classa... 32 ans après les faits.
Pas le film du siècle mais l'histoire est assez folle et le jeu de Meryl Streep, Sam Neill reste bien nuancé. Le film montre bien la rapacité des journalistes et le problème des procès ou tout ce joue sur des détails en dépit du bon sens. Ps: pour la coupe de cheveu qui choque certains critiques c'est à peu près la coupe qu'avait le personnage réel en 80. Il est vrai qu'elle ne va pas très bien à Meryl streep mais d'un autre coté c'est génial car ça donne d'entrée au personnage un coté suspect comme quoi il faut peu de chose.
« Un cri dans la nuit ». Ce Biopic vient de passer dimanche soir sur RTL9. Un Pitch élogieux le précédait, et me voilà donc décidé à le regarder, avec un intérêt acquis d'avance.
Mais, de fil en aiguille ... Quelle déception ! Voyons pourquoi : Les dialogues m’apparaissent désuets, stupides, dénués d’intérêt. Les costumes et la coiffure de Meryl Streep la conduisent au sommet du ridicule : une vrai injure à l’esthétique qu’on lui connait. Et là où le réalisateur fait fort, c’est quand même de la filmer en basket, avec des chaussettes de tennis à mi mollets, une robe en coton, un blouson en nylon, et, cerise sur le gâteau : la coiffure de Mireille Mathieu !... Autant d’un coup, c’est du rarement vu ! Pour moi ce n’est ni plus ni moins qu’une entreprise de démolition et il n’y a aucune correspondance de genre à rechercher dans une quelconque mode passée.
Quant à Sam Neill, le mari de Meryl Streep dans le film, lui, il voit son rôle réduit au rang de psychopathe du néo-christianisme à la sauce bondieuseries à tous les étages. Amis du prosélytisme religieux, bonjour !... Là par contre, « Madame est servie !... » Et pour moi, la coupe est déjà pleine.
Au fond, je n'ai cessé de me demander comment aurait-on pu réussir à desservir à ce point cette histoire, ce Biopic, si ce n’était en créant comme ça, comme c’est là, une sorte de téléfilm raté, bafouant ce qui est respectable dans cette histoire vraie et oh combien tragique, avec des dialogues archi nuls, avec des acteurs affublés de tenues vestimentaires d’une laideur ne correspondant en rien au style des années 80/90 ; et avec une actrice de premier plan comme Meryl Streep accoutrée d’une manière juste impensable et un Sam Neill, qui fait office de Lampadaire chargé d’éclairer le monde des bonnes paroles de sa « bondieuserie » délirante…
Bon, vers la fin il semble que le réalisateur se soit lassé de continuer sur cette trajectoire ubuesque, et qu’il nous ait plongé, à contre-courant, dans une évolution que nul n’aurait imaginée. Les parents, encore endeuillés par la mort tragique de leur enfant, de victime qu’ils étaient, se voient accusés, sans mobile, d’être les meurtriers de leur petite fille, alors âgée de seulement 10 semaines. Au prétexte qu’un Dingo n’aurait pas pu commettre le forfait qu’on lui impute. Et de ce fait, on prétend que cela prouverait automatiquement que Madame Chamberlain serait la meurtrière de sa fille. Et c’est ce qui va lui valoir d’être condamnée à la prison à vie !
Mais pas un instant, quiconque aura l’idée de se demander publiquement pourquoi, et pour quelle raison elle aurait assassiné sa fille, son troisième enfant, alors que tout allait bien dans son couple, dans sa famille et avec ses amis ?... Rien, aucun élément à charge ne serait venu appuyer cette thèse à la suspicion illégitime et cela aurait alors fait considérer à tous que faute de mobile, seul le Dingo pouvait être responsable de cette tragédie...
Je ne connaissais pas ce réalisateur, mais je peux faire part de ma réserve, si d’aventure je vois encore arriver à l’écran un film de sa composition. Dans ce cas, Plan B !
Ce fait divers passionnant qui a déchaîné la chronique de l'Australie est raconté de manière très conventionnel (peut être un peu trop même mais on est loin des super-production hollywoodienne aux crédit illimités). Meryl Streep et surtout Sam Neil très convaincants dans leurs rôles de parents brisés.