L'Aventure de Mme Muir
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Redzing

1 458 abonnés 4 965 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2020
Une jeune veuve décide de quitter sa belle-famille, pour vivre avec sa fille près de la mer. Elle déniche une somptueuse maison étonnamment bon marché… avant de se rendre compte que la demeure est hantée ! Elle va alors nouer une curieuse histoire d’amitié avec l’occupant fantomatique des lieux… On est ici très loin d’un film d’horreur, puisque Joseph Mankiewicz nous offre une romance originale teintée de fantastique. « The Ghost and Mrs. Muir » bénéficie avant tout d’un tandem principal très attachant. Gene Tierney campe une femme têtue et pleine de caractère, qui cherche à tenir face à un belle-famille irrespectueuse et un fantôme peu courtois de premier abord. Rex Harrison est quant à lui charmant en spectre de marin au verbe peu châtié (enfin peu châtié vu de 1947 !), et dont les mauvais tour cachent à peine un être protecteur et suave. Leur relation sera au cœur du film, qui affiche peut-être un coup de mou dans sa partie centrale, mais propose plusieurs idées amusantes, et quelques jolies séquences. On appréciera également l’arc narratif avec le personnage de George Sanders, qui excelle comme d’habitude dans le rôle du sournois classieux !
soniadidierkmurgia

1 445 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2023
Joseph L. Mankiewicz est sans conteste l’un des vingt plus grands réalisateurs de l’âge d’or d’Hollywood (1925 – 1955) aux côtés de Franz Borzage, Josef von Sternberg, Michael Curtiz, John Ford, Raoul Walsh, Ruben Mamoulian, George Cukor, Frank Capra, William Wyler, Howard Hawks, Otto Preminger, Orson Welles, Alfred Hitchcock, Billy Wilder, John Huston et Anthony Mann. Arrivé à Hollywood en 1929 sur le conseil de son frère Herman (futur scénariste de « Citizen Kane » d’Orson Welles en 1941), après un passage à Berlin où il était traducteur d’intertitres pour la UFA, Mankiewicz débute comme scénariste à la Paramount avant de rejoindre la MGM et Louis B. Mayer qui lui confiera le poste de producteur. C’est en 1946, pour le compte de la 20th Century Fox, qu’il débute comme réalisateur du « Château du dragon » par suite de la défection d’Ernst Lubitsch malade. Peut alors commencer sa prestigieuse carrière (22 films et une pluie Oscars à la clef). « L’Aventure de Mme Muir » son quatrième film est son véritable premier chef d’œuvre, adapté du roman éponyme de R.A Dick (pseudonyme de Josephine Aimee Campbell Leslie) paru en 1945. Pour l’une des rares fois de sa carrière, Mankiewicz ne s’est consacré qu’à la réalisation confiant l’écriture du scénario à Philip Dunne avec lequel il vient juste de travailler pour « Un Mariage à Boston ». Le film de fantôme romantique est un genre en vogue en ces années, qui engendrera sur une courte décennie, de nombreuses réussites des deux côtés de l’Atlantique (« Peter Ibbetson » d’Henry Hathaway en 1935, « Ma femme est une sorcière » de René Clair en 1941, « Le ciel peut attendre » d’Ernst Lubitsch en 1943), « Le portrait de Jennie » de William Dieterle en 1948, « La vie est belle » de Frank Capra en 1946, « L’esprit s’amuse » de David Lean en 1946, « Une question de vie ou de mort » de Michael Powell et Emeric Pressburger en 1946 ou encore « Sylvie et le fantôme » de Claude Autant-Lara en 1946). Un genre rafraîchissant qui presque aussitôt né tombe dans un oubli quasi définitif. Bien accompagné comme on l’a vu, « L’Aventure de Mme Muir », est un véritable enchantement pour les sens comme pour l’esprit. Un enchantement visuel grâce à la photographie de l’expérimenté Richard Lang rendant parfaitement l’atmosphère de l’Angleterre du début du XXème siècle, grâce aussi aux costumes dessinés par Oleg Cassini qui habille de manière somptueuse Gene Tierney qui était alors son épouse. Un enchantement sonore grâce à la partition de Bernard Hermann comme toujours inspiré et comme presque à chaque fois judicieusement dans le ton. Un enchantement narratif grâce à une intrigue oscillant avec grâce entre rêverie, poésie, mystère, romance et tendre comédie. Et pour finir le jeu des acteurs tous en parfaite symbiose avec l’approche féerique mais aussi très minutieuse d’un Mankiewicz qui montre ici le parfait chef d’orchestre qu’il sera jusqu’au bout. Dans un Londres enfumé, Lucy Muir (Gene Tierney) ne supporte plus le mode de vie étriqué et compassé que lui imposent sa belle-mère et sa belle-sœur depuis qu’elle est devenue une jeune veuve après un mariage sans passion. Un jour, sans tintamarre mais de manière parfaitement déterminée, Lucy décide de rompre les amarres et de partir vivre avec sa petite fille (Natalie Wood enfant) dans une vieille demeure abandonnée sur la côte Sud dans le village de Whitecliff pour y respirer à pleins poumons face à la mer qui l’appelle. L’y attend le fantôme de l’ancien propriétaire (Rex Harrison parfait mélange entre espièglerie, mauvaise foi, tendresse et autorité butée), capitaine au long refusant de quitter la demeure qu’il a construite de ses mains. L’aventure de Mme Muir est là dans sa chambre et son salon qui va lui permettre de s’affranchir grâce à l’écriture de toutes les conventions de son époque qui l’emprisonnent dans son statut de veuve éplorée au contact du capitaine ronchon en mal de confidences, car sans doute aussi un peu amoureux. Les dialogues sont savoureux, chacun ne cédant à l’autre un bout de territoire qu’après des compromis âprement discutés. Lucy connaîtra aussi l’amour charnel avec un auteur d’histoires pour enfants (George Sanders succulent dans son emploi favori de mufle distingué et irrésistible) rencontré chez l’éditeur qui fera d’elle une femme riche. Tout ceci n’était-il que le fruit de l’imagination d’une femme esseulée se réfugiant dans le rêve et le fantasme ? Peut-importe en vérité tellement Joseph L. Mankiewicz embrasse avec virtuosité toutes les composantes de sa réalisation, réussissant le film parfait alternant avec bonheur, humeur primesautière, nostalgie du passé, quête de la liberté de l’esprit et frénésie des grands espaces qui n’ont parfois besoin que de quatre murs pour s’étendre à l’infini. Joseph L. Mankiewicz dont il faut rappeler qu’il filmait magnifiquement les femmes et qui démontre qu’il n'avait pas besoin comme de nos jours de toute une lourdeur idéologique pour livrer un film féministe. Il réalisera bien d’autres grands films mais sans doute jamais il n’aura été aussi poétiquement inspiré qu’avec « Mme Muir » qui se confond avec la sublime Gene Tierney qu’il dirigea à deux reprises. Une actrice au parcours un peu tragique dont la beauté tout à la fois gracile et charnelle a souvent fait oublier qu’elle était une formidable actrice.
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2022
Au cours de sa carrière, Mankiewicz a pu évoluer à travers un grand nombre de genres. Ici, "L'aventure de Mme Muir" tend vers la romance fantastique. Aujourd'hui considéré comme un de ses classiques, le long métrage est assurément bourré de qualités. Parmi celles-ci, on peut évidemment souligner la beauté de la mise en scène, les excellentes prestations de Gene Tierney et Rex Harrison, la puissance de la musique signée Bernard Herrmann, l'écriture des dialogues avec ce petit ton humoristique pointant par moment,... De nombreux points positifs qui ne font malheureusement pas oublier le ventre mou en milieu de parcours. Une perte d'intensité annihiler par une fin grandiose.
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2020
Un mélo fantastique et touchant mais qui manque un peu de rythme, malgré la belle et émouvante Gene Tierney et la BO de Bernard Herrmann.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2024
Bon, il est vrai que de nos jours, une histoire d'amour tournée dans les années 40 aurait de quoi en faire rigoler plus d'un mais, franchement les mecs, ne venez pas me dire que celle-ci, elle n'est pas belle. Oui, tout en étant originale (en ce qui concerne ses protagonistes) elle est facile, oui elle est guimauve mais punaise, elle est tellement intelligente et elle vient tellement du coeur qu'elle ne peut qu'emporter l'adhésion. Et il y a Gene Tierney... Si la Grâce devait absolument avoir un nom, ce serait le sien. La Vie est une vraie roulette russe les gars, c'est moi qui vous le dis. Dès la fin des années 40, Tierney n'a quasiment plus connu autre chose que des galères personnelles, ce qui fait que nous, spectateurs, nous avons été privés d'elle bien trop prématurément, c'est injuste.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2023
Les années 40 aux Etats-Unis foisonnent ce type de romance flirtant avec le mélange des genres ; policier, fantastique,… et toujours brossant le portrait de femmes charismatiques sur des décennies. Et pour jouer ce rôle encore et encore à cette époque, Gene Tierney est très souvent appelé. Ici à l’apogée de sa beauté ; en un seul regard, on croit en cette romance. Joseph Mankiewicz fera bien mieux qu’ici quelques années plus tard avec Bette Davis dans « Eve ». Giene Tierney dans le même genre avec Preminger dans « Laura » ou Lubitsch dans « Le ciel peut attendre » sera encore plus à son avantage.
Avec les yeux de 2023, ce film des 40’s souffre d’un manque de rythme, de suspense et d’intérêts. Le charme des comédiens permet de nous tenir en haleine, tout comme cette histoire d’amour entre un fantôme et Mme Muir assez bien menée.
Un film porte d’entrée qui doit donner envie de découvrir ou redécouvrir la filmo des grands de cette époque : Joseph Mankiewicz à la réalisation ou de la magnifique mais trop peu connue Gene Tierney. Piochez dans les films ci-dessus pour découvrir les grands films US du genre de l’époque.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
mazou31
mazou31

136 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2023
Chef-d’œuvre du film fantastique sur les fantômes , du film poétique, du film sentimental mais pas mélo. Grand classique à la virtuosité habituelle de Mankiewicz, à l’interprétation éblouissante (ah ! Gene Tierney !), aux dialogues de haut niveau mais pas verbeux, à la musique grandiose de Bernard Hermann, aux seconds rôles irréprochables.
Bref un très grand film, avec effets spéciaux a minima, discrètement émouvant, avec une fin simple et inoubliable.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2022
Une histoire d'amour un peu étrange entre une dame veuve et un capitaine de marine décédé, mais qui hante encore le manoir où la dame a pris logement avec sa bonne et sa fille...le problème avec ce genre de film, plutôt intéressant sur le fond, est double : la façon de jouer est désuète, et en l'occurrence, les dialogues, dans leur version doublée en français, sont très difficiles à suivre et saisir
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mars 2023
La première fois que j’ai vu « L’Aventure de Mme Muir » c’était dans l’émission mythique « Le cinéma de minuit » sur FR3, début des années 80, il me semble.
Ce pouvait être aussi sur « Ciné-club » sur Antenne 2.
Ces deux émissions avaient la très mauvaise habitude d’être perpétuellement en retard.
Non seulement il fallait être motivé pour veiller tard, mais surtout pour voir un vieux film, en V.O, les sous-titres blancs se confondaient aux séquences blanches.
Après avoir trépigné d’impatience à attendre l’émission, je trépignais de frustration pour ne pas avoir tout lu.
Autour de moi, j’entendais que les films en V.O décourageaient.
Je sortais à peine de l’adolescence, et ne me suis jamais découragé.
Depuis, grâce à ces deux émissions, je ne regarde que les films en V.O et les sous-titres ont fait des progrès.
Bref, après cette (inutile ?) introduction qui peut faire écho à ceux qui ont vécu ces moments tard le soir, « L’Aventure de Mme Muir » m’avait marqué et bouleversé par sa scène finale.
Dès que le film fut édité en VHS et en V.O, je m’en suis emparé. Puis en DVD.
Dernièrement, j’apprends que le film ressort en salle à Paris, alors pour me calquer avec l’évènement, je ressors le DVD avec un grand plaisir et une grande émotion.
Si je ne suis plus autant bouleversé par la scène finale, je l’attends toujours avec impatience tout en la redoutant encore un peu.
Il faut dire que l’inéluctable me bouleverse…

Le film Joseph Mankiewicz est un petit bijou.
Au fur et à mesure que je le voyais, je m’apercevais que je ne captais pas toutes les nuances, m’arrêtant simplement au sujet que j’estimais central : le fantôme et la mort.
Puis, je m’aperçus de sa dimension féministe.
Comme une révélation.
Et l’est d’autant plus avec le temps.
Plus « L’Aventure de Mme Muir » traverse le temps, plus sa résonance est d’actualité.
Ce qui pouvait paraître progressiste voire utopique, ou être une romance gentillette, « L’Aventure de Mme Muir » apparaît comme un récit moderne pour son temps.

Mme Lucy Muir, personnage fictif, répond à d’autres femmes réelles qui se sont battues pour affirmer leur identité.
En France, contemporaine de Mme Muir, Colette dut, dans un premier temps, pour être éditée, partager son nom avec son mentor Willy.
Alice Guy s’émancipait à Hollywood et dans le Paris de la Belle Epoque, une certaine Coco Chanel imposait ses idées.
Elles n’étaient pas nombreuses, mais toutes se sont affranchies et des hommes et de la société patriarcale !
Mme Lucy Muir, fraîchement veuve, ne trouve plus d’intérêt à vivre avec sa belle-mère et belle-soeur ; elle décide de s’affranchir de ces deux femmes quelque peu sèches de coeur et d’esprit en se retirant loin de Londres, avec sa fille et sa servante dans un cottage au bord de mer.
Seulement, la maison qu’elle visite est hantée selon les dires de l'agent immobilier.
Elle l’est en effet.
Peu importe, Mme Muir est sous le charme.
Non seulement, elle est déterminée à prendre son destin en main, d’assumer seule l’éducation de sa fille mais elle ne compte pas se laisser impressionner par le fantôme Daniel Gregg, marin de haute mer qui veut garder sa maison pour lui seul.
Elle devra aussi se heurter aux sarcasmes de son éditeur, de son bellâtre d’amant pour lequel elle tombera en pâmoison.
Seulement le cauchemar ne sera pas là où on l’attend, du côté des morts mais du côté des vivants.

Mme Lucy Muir est interprétée par Giene Terney, sans doute l’un de ses meilleurs films ; Rex Harrison prête ses traits au fantôme Gregg, bougon, malicieux et d’une tendresse pudique.
A cela s’ajoutent la maison, personnage tout aussi important et la musique de Bernard Herrmann qui pimente avec subtilité un mélange de romanesque et de fantastique.
Joseph Mankiewicz ne fait pas de son fantôme un ectoplasme, un personnage éthéré, il est de chair. Sa présence impressionne tout comme son rire !
spoiler: Toutefois, il n’apparaît que pour Lucy. A moins que ce soit Lucy qui parvient à voir le fantôme ;
Lucy veut dire « lumière », lumière intérieure qui permet de matérialiser le fantôme…

Le couple Lucy Muir / Daniel Gregg fonctionne parfaitement et je crois à ce conte romantico-fantastique.
Une des plus belles histoires d’amour du cinéma.
Quand le fantôme se penche sur Lucy pour lui signifier son départ afin qu’elle puisse vivre son histoire d’amour avec son bellâtre (George Steven) - je me rappelle en avoir voulu à Lucy dès la première diffusion -, les propos du fantôme ne sont rien d’autres qu’une déclaration d’amour.
Il s’efface, il renonce à la hanter, à jouer les fantômes, parce que jaloux !
Joseph Mankiewicz passe par ce truchement plutôt que d’envisager un stratagème qui aurait permis aux deux personnages de fusionner, comme un simple baiser ou une étreinte, par exemple.
Et c’est heureux car cela ajoute une charge émotionnelle à cette impossibilité.

« Ghost » a adopté ce subterfuge avec son personnage Sam (Patrick Swayze) qui se glisse dans le corps de Mae (Whoopi Goldberg) pour toucher la main de Molly (Demi Moore) ; cette séquence émouvante s’il en est, m’a semblé moins convaincante.
Ici, l’amour est pur et surtout cohérent.
La force de « L’Aventure de Mme Muir » c’est d’arriver à nous faire croire à ce conte pour adulte.
D’où la magie du cinéma, d’où le talent de Joseph Mankiewicz entre autres…

L’amour est affaire de patience.
Affaire de détermination.
Voilà pourquoi la fin m’a bouleversé.
Si l’inéluctable pouvait être semblable à la vision de Joseph Mankiewicz, alors l’inéluctable me paraîtrait doux.
Au fait : « étreinte » est l’anagramme de « éternité ».
spoiler: Le fantôme et Lucy auront toute l’éternité pour s’étreindre…


Voilà pourquoi « L’aventure de Mme Muir » est un petit bijou de cinéma.
Et comme tout bijou de valeur, il ne vieillit pas et ne vieillira jamais…
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 novembre 2020
Signé Joseph L. Mankiewicz, The Ghost and Mrs Muir est une romance d'un genre un peu particulier, puisqu'il narre la rencontre entre une veuve et un fantôme ! Dans sa première partie, le réalisateur parvient à créer une atmosphère inquiétante, parentes des films d'horreur modernes, avec plusieurs passages franchement réussis dans la mansarde isolée, exposée aux tempêtes et aux orages nocturnes... Puis vient la découverte de deux personnages que tout oppose, qui donne lieu à des échanges inspirés entre deux acteurs très charismatiques : les amateurs de dialogue cousus main s'en délecteront. L'intrigue se montre tout à fait convaincante, et aboutit à un final touchant. Un bon film d'époque !
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2025
Une jeune veuve décide de s’installer avec sa fille et sa servante dans un cottage au bord de mer qui est réputé pour être hanté par un capitaine dans ce malicieux drame romantique lorgnant vers le fantastique. Outre la mise en scène à la photographie sublime du réalisateur Joseph L. Mankiewicz, le récit non dénué d’humour joue avec merveille de la rencontre insolite entre cette jeune femme et le fantôme du marin dont le couple à l’écran formé par Gene Tierney et Rex Harrison fait des étincelles. Une œuvre romantique au sens noble du terme sur l’érosion du temps, la désillusion de l’amour qui est réalisée avec une douceur exquise tout en étant magnifié par la partition musicale de Bernard Hermann. Un classique du 7ème art à voir sans modération.
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2016
Voilà un scénario très intéressant avec de bons personnages. J'ai aimé le fantôme et son fort caractère ainsi que Mme Muir qui a son caractère en plus d'une charmante douceur d'épouse. Les deux personnages se complètent. Bien que le film ait un certain âge, il s'en dégage beaucoup d'originalité .Le final fait rêver. Magnifique, ce film.
Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2022
Un chef d'oeuvre d'après guerre datant de 1947 fantastique avec Rex Harrison, Gene Tierney et George Sanders. Un magnifique film en noir et blanc.
pierrre s.

564 abonnés 3 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2019
A soixante-dix ans passé, le film a su conserver sa beauté et sa modernité et demeure une très belle romance.
CH1218
CH1218

284 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2022
Drôle dans un premier temps, puis émouvante suivie d’une profonde mélancolie dans les ultimes instants, « L’ Aventure de Madame Muir » ne tombe à aucun moment dans la guimauve. Joseph L. Mankiewicz lui apporte de l’élégance, la photographie de Charles Lang de la beauté et la musique de Bernard Herrmann en souligne la poésie et le romantisme. Entourée de Rex Harrison et de George Sanders, la belle Gene Tierney atteint ici le sommet de sa carrière. Datant de 1947, cette comédie fantastique n’a pas perdu une once de son charme. Une fois le film terminé, un dernier mystère demeure : est-ce un rêve ou la réalité ?
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