Le Docteur Jivago
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155 critiques spectateurs

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Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2008
Trois années après "Lawrence d'Arabie", le cinéaste britannique David Lean retrouve Omar Sharif cette fois dans le premier rôle dans une grande fresque de plus de trois heures qui illustre parfaitement la révolution russe de 1917. Le réalisateur, comme à son habitude livre un film en tout point magistral. Les décors qui composent le film sont extraordinaires, la photographie est enchanteresse, les dialogues sont très bien écrits, le scénario est riche possédant de multiples rebondissements qui densifient cette intrigue. Il faut savoir que ce film fut interdit très longtemps en Russie et pour cause, le long-métrage de David Lean, réalisé en pleine guerre froide faut-il le préciser, montre les communistes comme des envahisseurs et des voleurs. Le film ne manque pas d'audace et permet souvent au spectateur de garder l'oeil manianime et de penser que le réalisateur britannique ne se soulève pas contre l'idéologie qui s'est installée en Russie pendant la première guerre mondiale. Le milieu bourgeois et capitaliste ne comporte pas que des victimes et certains usent de leur statut pour abuser de jeunes femmes et les traiter comme des prostituées. Un film qui ose donc s'attaquer à une période cruelle de l'histoire de la Russie et qui distille le chemin sinueux et tragique d'un orphelin qui au fur et à mesure de sa vie va connaître l'amour, les drames de la guerre, la jalousie des autres, leur oppression, le dilemme continu à choisir son destin entre deux femmes qu'il aime l'une autant que l'autre. David Lean élabore un film fort, une vision de cette période jalonnée par une continuité d'un désespoir qui grandit de jour en jour. Le film le plus connu de David Lean est aussi un des plus déchirants et on ne peut qu'être chaviré devant ce drame qui malgré sa noirceur délivre une beauté extraordinaire par le jeu sans erreur et avec sobriété de tous les acteurs présents ainsi que d'une réalisation comme toujours remarquable. Ce film ne vieillit pas et restera indémodable!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 juillet 2008
Un sommet du cinéma, cette oeuvre vraiment magnifique et magique trouve véritablement sa place au milieu de chef oeuvre tel que Titanic, La liste de schindler, Out of africa, vol au dessus d'un nid de coucou ou Rio bravo.
L'histoire est captivante, belle, émouvante et si improbable; Des moments de pure émotion et des décors absolument sublimes se succèdent dans une ambiance pourtant le plus souvent trés tendue, rappelant la dure réalité de la Russie révolutionaire du début du 20ème siècle.
Ce grand succès public s'attira la disgrace de certains critiques aveugles et moralisateurs en raison d'une certaine liberté prise par le réalisateur du film avec la réalité histirique.
C'est que Lean s'attache à décrire les flammes de la passion amoureuse contrecarrée par des événements révolutionnaires réels plutot que de faire une oeuvre histirique et signe une flamboyante adaptation du Docteur Jivago du prix Nobel de littérature russe Boris Pasternak.
Un très bon casting, Omar Sharif est exceptionnel, ainsi que tous les rôles féminins.
David Lean fait une nouvelle fois appel avec grand succés pour la musique à Maurice Jarre.
Au final, cette grande fresque épique et poétique parvient toujours à nous captiver grâce à une flamboyante mise en scène, ne pouvant être insensible devant la puissance et la manificense de ce chef-d'oeuvre, on en ressort ébahi et émmerveillé.
Louis-Auxile M.
Louis-Auxile M.

33 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2010
Une interprétation magistrale de l’œuvre de Pasternak, dont beaucoup de passages ont été omis, cinéma oblige, ce qu’on ne peut pas reprocher. Le docteur Jivago montre parfaitement la vie avant, pendant et après la révolution de 1917, dans le cadre fabuleux des paysages russes. Un régal dont on ne regrettera que les quelques longueurs. A voir sans hésiter.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2020
Après avoir encensé David Lean pour son Laurence d’Arabie, la critique dénigra son Docteur Jivago. Dans Laurence, tout était politiquement correct. Dans ce Docteur Jivago, RIEN ne l’était. Les critiques déploraient de très nombreuses invraisemblances. Ainsi les personnages se rencontrent plusieurs fois fortuitement alors qu’ils sont exilés dans des régions très éloignées. Ignorance crasse des faits historiques. Ce type de rencontres se retrouve dans de nombreux récits de gens ayant vécu sous Lénine et Staline, les fréquentes déportations massives de populations, les famines généralisées et récurrentes, les répressions sanguinaires à grande échelle s’abattant parfois sur des villages entiers, isolés, poussant les habitants à se rabattre sur les plus grandes villes. Autant d’aspects présents dans l’œuvre de Pasternak qui contribuaient à donner une image sordide, criminelle, et manipulatrice de la révolution dans son ensemble. Image contredisant le catéchisme historique qui est aujourd’hui encore enseigné, même en France, aseptisant le bilan culturel, économique, écologique et humain de 75 de communisme. D’autre part, Laurence était un personnage « facile », les deux héros du Docteur Jivago étaient très « difficiles » (voir notre critique sur « Laurence d’Arabie »). L’aspect passionné et grandiose de leur amour est terni par leurs faiblesses humaines et leurs échecs face au destin. Lara cède à de multiples reprises à son amant qui l’avilie. Lorsqu’elle part l’assassiner, et qu’elle est sur le point de passer par un processus paradoxal dans le camp des victimes héroïques, elle n’y parvient pas. Sa rencontre avec Jivago semble lui donner un nouvel essor de grandeur et de rédemption. Hélas, le malheur frappe encore. Jivago, quand à lui, ne parvient pas à protéger ceux qu’il aime malgré son courage et sa grandeur d’âme et de coeur. La profondeur de la déception de David Lean n’a eu d’égale que celle du conformisme et de l’aveuglement idéologique des critiques de l’époque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2009
Magnifique film de david lean qui signe là un monument du cinema!Prestation exceptionnelle d'omar shariff dans le rôle du docteur jivago que l'on va suivre dans cette periode tourmentée qu'est la revolution russe.Melange d'aventure et de romance avec la belle lara,au travers de somptueux paysages dans l'oural.
Indispensable dans sa videothèque pour tous cinephiles avertis!..
Vagelios
Vagelios

58 abonnés 975 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2007
Un très bon classique notamment par la belle musique de Maurice Jarre et la poésie exprimée à travers le romantisme et la nature.
Un des nombreux grands films au cadre historique intéressant de David Lean mais pas le meilleur pour moi à cause des quelques facilités du scénario qui est certes l' adaptation du roman de Pasternak.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2007
Ce film représente le stéréotype parfait de la fresque épique à grand spéctacle, et il n'en est pas moins réussi, mais c'est peut être ce qui le rabaisse un petit peu: Décors grandioses mais pas des plus vastes, musique genialissime et très jolie mais manquant de variété sur les 3 heures 10 proposées, La vue du temps dans ce film se fait mal voire: les acteurs on malgré les années toujours la même coiffure, seul la couleur poivre et sel d'omar sharif est un peu differente, et seulement sur la fin. L'effet humain de masse que l'on peut voire généralement dans des foules dans ce genre de film et très rare. le peu de scène de bataille est décenvant car par le contexte on en attend un peu plus. mais le peu qu'il y a est plutot réussi. En bref, on peu se rendre compte que l'effet Lawrence D'arabie a poussé a tourné un nouveau film du même type, mais pourtant parfois bloqué sur un effet longueur à long terme et non sur une ou plusieurs petite partie du film. Il reste néanmoins très prenant de bout en bout. Toute cette réflexion ne s'est faite que 1 mois et demi après la vision du film afin de bien remettre tout en place et de garder une conscience la plus objective possible par rapport à ce que je me dis moi même. Je ne souhaite malheuresement pas valoriser ce film contre mon grès, ce qui serait suseptible de faire tellement il est excellent "sur le papier"
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 avril 2010
"Le docteur Jivago" de David Lean demeure un grand moment de cinéma de par la fresque qu'il brosse de la Révolution russe, l'admirable interprétation des deux principaux acteurs Julie Christie et Omar Sharif et la beauté glacée des images, qui nous rendent fidèlement l'atmosphère du roman. Même s'il est bien vu d'une certaine intelligentsia de moquer l'oeuvre du cinéaste et "le sirop flonflonnant de Maurice Jarre" - ce long métrage a pris rang parmi les oeuvres qui honorent le cinéma et que l'on revoie avec un égal plaisir pour la raison que les sentiments exprimés y sont justes et souvent poignants et que Lean, sans éviter certaines facilités et simplications, n'en a pas moins filmé les scènes d'une caméra élégante et sensible. Au final, cette grande fresque épique parvient toujours à nous captiver 40 ans après, ce qui signifie que la réalisation habile et talentueuse offre un spectacle de qualité bourré d'émotions et de sentiments.
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2012
Une superbe épopée réalisée de main de maître par David Lean. "Le Docteur Jivago" mêle habillement la petite et la grande histoire pour raconter la Russie de la révolution bolchevique. S'il simplifie la réalité historique, le film n'en reste pas moins un formidable témoignage de cette époque trouble. Suivant le point de vue politique déjà présent dans le roman de Pasternak, "Le Docteur Jivago" se montre critique envers la révolution, pas dans les idéaux qu'elle défend mais dans son exécution. Ainsi, on assiste aux dérives du système, qui détruit l'individualité et le droit à la vie privée au profit de l'esprit et de la vie communautaire, mais dépeint ici dans se qu'ils ont de pire. Pourtant, contrairement au roman, le film ne montre pas, ou peu, que les blancs (partisans du tsar) comme les rouges (communistes) commettent des atrocités et détruisent l'idéalisme des personnages, à commencer par celui de Jivago. Mais malheureusement, les personnages sont tous extrêmement simplifiés, et il faut tout le talent des comédiens (tous parfaits) pour parvenir à leur donner vie. Le personnage qui souffre le plus du passage du roman au film est bien celui de Pasha, fascinant car plein de faiblesses (comme son amour pour Lara qui l'étouffe), ce qui l'humanise au lieu d'en faire une simple « machine ». Son personnage d'idéaliste rêvant de révolution et d'égalité mais se transformant en bolchevique fanatique, cruel et impitoyable aurait pourtant était la métaphore parfaite de l'effet néfaste que se communisme corrompu peut avoir sur des hommes pourtant bons. Mais ne chipotons pas, car "Le Docteur Jivago" bénéficie tout-de-même de la maîtrise technique de David Lean, d'une reconstitution exceptionnelle (décors, costumes...), d'une musique culte de Maurice Jarre et d'une belle photographie dont l'utilisation est originale (les scènes de combat baignent dans la lumière alors que les scènes d'amour sont très sombres). Et comme dit plus haut, les acteurs sont parfaits. Le trio d'acteurs parvient parfaitement à rendre les sentiments ambivalents du triangle amoureux. Jivago (Omar Sharif), partagé entre sa passion pour Lara (superbe Julie Christie) et son amour basé sur l'amitié avec Tonya (charmante Géraldine Chaplin), tandis que toute deux s'acceptent et se respectent malgré les circonstances. Sans oublier les seconds rôles qui, de Rod Steiger en politicien sans scrupules à Alec Guinness en membre du parti suivant strictement les règles mais n'en pensant pas moins au fond, en passant par l'apparition de Klaus Kinski en anarchiste, sont tous excellents. Et puis comment oublier certaines scènes, comme la répression de la manifestation bolchevique, la découverte des corps d'adolescents enrôlés par les blancs ou le « palais des glaces » baignant la fin d'un onirisme inattendu.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 juin 2007
David Lean et Omar Sharif se retrouvent, 4 ans après le grandiose et épique "Lawrence d'Arabie". Néanmoins, j'ai trouvé ce long-métrage beaucoup moins ambitieux que le précédent, et fortement parsemé de clichés romantico-lyriques. Il semble préférable de lire le roman de Boris Pasternak à la place. Passable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 février 2007
Un film émouvant qui s'appuie sur un roman connu et reconnu. Aucune fausse note dans ce chef d'oeuvre de David Lean plein de sobriété et de beauté mais qui réussit à nous toucher sincèrement.
falex
falex

11 abonnés 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2006
Un chef d'oeuvre.
Si la mise en route peut sembler un peu lente, ce n'est que pour mieux situer les personnages d'un film qui devient passionnant dès lors que la révolution bolchévique se met en route. Tout est sublime dans ce film: l'interprétation, les décors, la musique...
A voir (ou revoir) absolument
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 septembre 2013
Pauvre docteur Jivago, tiraillé entre 2 amours impossibles - un peu à l'image de cette Russie au lendemain de la Révolution bolchévique, écartelée entre un monde (romanesque) qui se meurt et un autre qui prend place, où l'individu sera sacrifié au nom du collectivisme d'Etat. Epaulé par un casting impeccable, David Lean filme avec justesse ces errements intimes qui se mêlent à ceux de l'Histoire et on se laisse volontiers, entraîner à leur suite - bercé par un air lancinant, devenu célèbre depuis.
girondins59
girondins59

44 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2006
Dans le plus pur style des grandes sagas amoureuses du cinéma, "Le Docteur Jivago" s'impose comme un véritable must du genre.Certains pourraient reprocher au film de ne pas être très original et c'est incontestable car ce "ménage à trois" si l'on puis dire, a été maintes et maintes fois traité.Ce qui fait vraiment le charme de ce film c'est son contexte.Le film traverse plusieurs périodes avec la Première Guerre Mondial et son front russe et la révolution bolchévique avec l'avénement de Lénine puis de Staline.A travers ces différentes périodes vont évolués plusieurs personnages qui changeront au cours du temps.Le jeune idéaliste deviendra un véritable meurtrier fou furieux, les bourgeois dont fait partis Jivago seront dépossédés de tout leurs biens et deviendront aussi pauvre que le reste de la population et ainsi de suite.C'est cette galerie de portraits et d'acteurs formidables qui a rendu le film de Lean célèbre avec bien sûr un Omar Sharif au sommet de son art qui joue ici, on peut le dire, son rôle le plus beau et le plus profond, un rôle qui l'a rendu mondialement célèbre.La réalisation de David Lean toujours aussi éclatante et la musique totalement virtuose de Maurice Jarre ajoutent à la magnificience de cette oeuvre qui est entrer dans la légende du cinéma et qui fut notamment récompensé par pas moins de 5 oscars.Même si un arrière goût de déjà-vu subsiste dans la romance entre Jivago,Lara et Tonya, on ne peut que s'émerveiller devant tant de virtuosité.Poétique et irrésistible, "Le Docteur Jivago" reste un grand classique qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie ne serait-ce que pour l'immense performance d'Omar Sharif.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2006
C'est incontestablement un de mes chocs cinématographiques.J'ai dû voir le film en 67,et j'en ai été marqué à vie! Enfin,j'espère...car si l'ensemble des émotions subies disparaissait complètement de mon âme,c'est que je l'aurais perdue,ou en tout cas que ma jeunesse serait définitivement perdue...J'ai aimé passionnément ce film,au point (dangereux)de tomber amoureux de Lara,au point de souhaiter vivre des moments aussi durs que ceux vécus par Youri dans le film,au point de considérer longtemps qu'il n'y a pas d'amour possible en dehors du drame,de la souffrance,du malheur!Au point de trouver banal et dérisoire ou méprisable toute histoire simple...Tout me plut à l'époque dans ce film,et surtout la difficulté de cet amour à exister,cette innocence,ce fait de s'aimer au milieu des pires tourments,dans le froid,dans la neige,dans le vent...Ce film était pour moi l'Amour total,et le fait que çà finisse mal me convenait malgré tout.Il était évident alors que mes sorties en boîtes dans les années qui suivirent m'apparussent bien fades.Il manquait tout: Lara,l'espace,la musique,les balalaïkas...Restait la vodka!...
Je viens de revoir ce film 40 ans après;je comprends parfaitement que celui-ci ait pu exercer sur moi un tel envoutement parce que je me connais...Et maintenant que j'analyse,que je réfléchis,que je commente,bref que je vieillis,je me dis que sur ce film-là en tout cas,je ne suis pas sur du tout d'être guéri : une énorme histoire d'amour où l'on en bave avec tant de déchirements,tant de belles larmes,tant de passion,peut-être que j'en veux.Peut-être....
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