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Francois m.
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5,0
Publiée le 18 décembre 2022
Le plus beau et grand film que j'ai vu ...il y a tout la romance sur fond historique les acteurs, les yeux de Julie Christie, l'émotion sur fond de révolution Russe sans oublier la merveilleuse Musique (oscarisée) de Maurice Jarre (la chanson de Lara ) à la Balalaika qui vous emporte avec des Acteurs flamboyants d'après l'œuvre de Boris Pasternak (prix nobel de littérature ) et film qui remporta plusieurs Oscars à Hollywood... Par contre certaines critiques françaises à la sortie en 1966 me Revulse et me donne raison surtout quand on voit le succès mondial du film ensuite..
Une magnifique fresque sur l’avènement de la révolution d’octobre 17, des décors intérieurs et extérieurs à couper le souffle, des acteurs magnifiques, de l’épopée, du romantisme : que demander de plus ? Quand on voit le Dr Jivago, par ailleurs moralement irréprochable, écartelé entre son épouse Tonya et sa maîtresse Lara, toutes deux de magnifiques personnes pleines de grandeur d’âme qui s’apprécient l’une l’autre, on comprend qu’il ait du mal à choisir entre les deux : et on se dit que la monogamie n’est peut-être pas, tout compte fait, un modèle infaillible…
Après "Le pont de la rivière Kwai" et "Lawrence d'Arabie", David Lean a signé une autre grosse production en adaptatnt au cinéma le roman "Docteur Jivago" de Boris Pasternak. Ce long métrage remplit bien son office et divertit le spectateur durant trois heures. En revanche, malgré son souffle épique, je n'ai pas ressenti cette intensité émotionnelle, cette transcendance qui font des films des chefs d'oeuvre. Pourtant, Maurice Jarre a une nouvelle fois fait de l'excellent travail avec la bande musicale, le casting est bon et il n'y a pas vraiment de fausses notes à relever. Je ne le porterai toutefois pas aux nues. La romance est nettement moins intéressante que le contexte historique de l'intrigue (la révolution bolchévique de 1917) et si le film n'est jamais soporifique, il reste un peu trop long pour ce qu'il propose.
D'un réalisateur comme David Lean à la filmographie tout à la fois parcimonieuse (16 films en 42 ans de carrière) et exigeante, qui a réalisé le chef d'œuvre absolu que constitue "Lawrence d'Arabie" (1962), quintessence du film à grand spectacle en cinémascope des années 1960, on attend qu'il soit aussi inspiré quand trois ans plus tard il se voit confier par Carlo Ponti l'adaptation du "Docteur Jivago" de Boris Pasternak, écrivain russe proclamé Prix Nobel de Littérature en 1958 après la parution de son imposante saga retraçant l'itinéraire d'un rêveur naïf durant les évènements tragiques qui conduiront la Russie, de l'emprise tsariste à la révolution communiste de 1917 puis à la dictature stalinienne. Fort de l'impact du roman, de l'interdiction faite à Pasternak par les autorités soviétiques d'accepter son Prix Nobel, du décès récent de Pasternak et de l'aura de David Lean, le film fut un triomphe populaire, récompensé de cinq Oscars dont aucun majeur. Malgré un consensus général lié au contexte de Guerre Froide, la critique spécialisée releva certaines faiblesses du scénario de Robert Bolt (déjà présent sur "Lawrence d'Arabie") dont les nombreuses ellipses narratives nuiraient à la compréhension de l'évolution des personnages en sus de dénaturer le roman de Pasternak. Cinquante ans après sa sortie, ces critiques paraissent résolument pertinentes et désormais l'aspect roman-photo trop voyant du film de David Lean en masquerait presque ses qualités liées à la description assez fine de l'évolution des comportements individuels au gré des bouleversements politiques. Qualités qui mettent en avant certains personnages plutôt bien dessinés comme Victor Komarovsky (Rod Steiger), affairiste opportuniste toujours à la recherche de la voie moyenne qui lui permettra de se maintenir en odeur de sainteté mais aussi jouisseur attendrissant ou encore Pavel Antipov dit "Pacha" (Tom Courtenay) idéologue enragé passant du jeune révolutionnaire romantique des débuts au général sanguinaire de la période bolchévique . Du côté du couple vedette la partition est un peu plus fade. Youri Jivago, docteur de son état et poète à ses heures est celui qui traverse la tourmente en spectateur, balloté au gré des circonstances. Omar Sharif, choisi pour le rôle après le refus de Peter O'Toole en intériorisant son jeu, parvient à rendre le caractère velléitaire du personnage mais il était à coup sûr bien plus crédible et charismatique en Shérif Ali ibn el Kharish chevauchant son dromadaire. Quant à Julie Christie charmante mais aussi anglaise jusqu'au bout des ongles, elle a bien du mal à parer sa Larissa des tourments insondables de l'âme slave. Heureusement la musique de Maurice Jarre et la plaintive "chanson de Lara" restée dans toutes les mémoires pallient avec brio à cette carence. Chacun voyant ou revoyant le film pourra se faire son idée.
Docteur Jivago est un bon classique à voir. Les acteurs sont très bons, Omar Sharif en tête. Les autres acteurs suivent le rythme. L'histoire est très bien (la dramaturgie du film est indéniable), les décors russes rendent superbement à l'écran. Le film est en revanche extrêmement long (presque 4 heures) et on peut s'ennuyer par moment. Un bon classique.
Un chef d’œuvre du 7e art, une excellente réalisation, de très bons acteurs, une excellente musique, bref, que du bonheur de voir et revoir l'épopée du Docteur Iouri Jivago dans une Russie déchirée par la Révolution d'Octobre.
Par où commencer cette critique... Il y a des qualités c'est sur : le jeu d'acteur, l'image... Mais il y a selon moi THE défaut : le film est trop décousu et cela est pour moi d'autant moins pardonnable que le film est très long, plus de 3h je crois. Moi qui trouve que les films doivent avoir une très bonne raison pour dépasser les deux heures... et toujours moi qui est découvert cette longueur pendant la diffusion ça a été dur à vivre ! Sérieusement je le redis c'est trop dissipé entre la révolution russe et les péripéties romantiques du Dr Jivago que j'ai d'ailleurs préféré. A peine rentre-t-on dans une de ces deux ambiances que l'on est propulsé dans une scène qui touche l'autre thématique, sans compter des disgressions de trop. Aussi faire le film en 1h45 en conservant la majeur partie du fond aurait été largement possible et bénéfique au rythme et aurait donné un peu d'intensité car il faut vraiment vouloir aimer ce film pour y rester plongé, je trouve. Quand même, je souligne que j'ai vraiment apprécié le début du film par la manière dont le Dr Jivago y est présenté très indirectement, presque en tant que personnage secondaire autour duquel se greffe un mystère séduisant et bien rendu. C'est surement pour cela que j'ai préféré (et davantage attendu de) la facette romance du film mais malheureusement ce méli-mélo à rallonge ne m'a pas permis d'y trouver mon compte
Bon film sur la révolution russe de la Seconde Guerre Mondiale. Il y a beaucoup de longueurs qui suggèrent la contemplation du sol russe. Pas mal de scènes marquantes également, sur l'horreur de la guerre, surtout celles des idées et de la révolution. Je n'ai cependant pas plus aimé plus que ça. C'est trop long et l'histoire du docteur Jivago est moyenne. Le film est pourtant un classique du cinéma. Mais je n'irai pas le recommander à un public non averti.
Habitué des grandes fresques ("Lawrence d'Arabie" est encore dans nos mémoires), David Lean porte à l'écran le roman de Boris Pasternak et en fait un grand film, une œuvre profondément romanesque où la petite histoire se mêle à la grande, celle-ci contraignant parfois les personnages à faire des choix de destin qu'ils n'auraient pas vraiment voulus. Se déroulant durant la Révolution Russe, "Le Docteur Jivago" met un jeune médecin idéaliste et poète à ses heures (Omar Sharif, inoubliable) face à la cruauté des hommes, au destin, à la guerre et à l'amour. C'est souvent magnifique et jamais long même si l'on pourra parfois reprocher à l'ensemble une certaine froideur dans l'évocation des sentiments, pourtant superbes et que Julie Christie incarne à merveille dans un rôle qui lui va à ravir, l'actrice consumant plus l'écran que ses autres partenaires. Parmi ce casting de choix dans lequel on croisera Geraldine Chaplin, Alec Guiness, Ralph Richardson ou encore Klaus Kinski, Rod Steiger s'impose dans la peau d'un beau salaud. David Lean, lui, continue de bâtir son mythe et ajoute à sa filmographie une pièce maîtresse bouleversante à la mise en scène décidément magnifique.
Maîtrise totale ! Mise en scène magistrale : plans, décors, costumes, jeu, dialogues, scénario, "Le Docteur Jivago" impressionne réellement. Une romance dramatique d'exception qui s'offre un statut de modèle du genre.
Il y a des films comme ça où la presse française est totalement à côté de la plaque (Forrest Gump, La ligne verte, Les évadés, Le lauréat ou Retour vers le futur 2), mais là je ne comprends pas ! Comment on peut encenser David Lean avec Lawrence d'Arabie et le descendre avec Le docteur Jivago ? Surtout qu'outre Atlantique le film a été acclamé par la critique ! Bon, le film est un pur David Lean : contexte historique passionnant (parce que la Russie est quand-même un pays qui a une histoire incroyable), réalisation posée, paysages sublimes, interprétation de haut niveau (ah ce regard pétillant qu'a Omar Sharif !), belle musique de Maurice Jarre (même si elle est un peu répétitive)... C'est un film auquel personnellement j'ai totalement adhéré, une grande épopée, une histoire d'amour tragique... Ça me donne énormément envie de revoir Lawrence d'Arabie que dans mes souvenirs j'avais moyennement aimé. Une fresque historique qui vaut le coup d'œil !
Une fresque qui aurait pu être passionnante comme "autant en emporte le vent" si elle n'avait pas été si marquée par la politique et la guerre où les sentiments amoureux ou les élans romantiques sont perdus dans de nombreuses discussions patriotiques ou étatiques. C'est un peu dommage car le film est quand même beau malgré un usage quasi exaspérant du "thème de Lara"
Le « Docteur Jivago » de David Lean, inspiré du livre éponyme de Boris Pasternak (dont le héros est lui-même inspiré de sa propre biographie), a obtenu, par le succès populaire malgré les critiques acerbes, le statut de chef-d’œuvre du cinéma. Si le fil conducteur du scénario, un homme tenaillé entre l’amour de sa femme et de sa maîtresse, est on ne peut plus banal, de nombreux éléments en font en film exceptionnel : tout d’abord le cadre historique dépeint. L’intérêt de cette histoire personnelle est qu’elle se greffe sur la grande Histoire de la Révolution bolchévique de 1917, où les individus furent broyés par le tourbillon des brutalités guerrières et la mise en place du système soviétique. La critique de ce système qui avait été reprochée à Pasternak a ses limites, car la première partie du film semble justifier la chute du système tsariste. Ensuite, le film a de superbes décors et costumes valorisés par une photographie soignée. Le film vaut également pour l’excellente prestation des acteurs et parce qu’il a véritablement révélé le talent d’Omar Sharif. Enfin, ce que l’on retient par-dessus tout, c’est la musique entêtante de Maurice Jarre, qui marque cette oeuvre de son empreinte.
C'est du beau et grand cinéma. Film à voir dans une immense salle dotée d'un très grand écran ! Sur fond de révolution bolchévique en Russie, l'histoire d'un médecin poète, coincé entre son milieu bourgeois et les révolutionnaires, entre son épouse légitime et sa maitresse Lara. Même si Boris Pasternak a été persécuté en URSS pour la nouvelle dont a été tirée le film, il ne s'agit pas d'un film intello, ni même je pense à message, juste une fresque amoureuse, dramatique et mélodramadique, tournée dans des décors magnifiques, accompagnée par une musique mondialement connue écrite par Maurice Jarre. On se laisse prendre et emporter par les hésitations, les aventures et mésaventures de Jivago, la fougue et les déboires de Lara, l'amour tendre et résigné de Tonya...ça dure près de 3 heures, et alors ? on en supporterait facilement une heure de plus.
Choix difficile que celui de ma 6000ème critique, avant d'opter pour le grand classique de David Lean dont j'avais pourtant peur d'être déçu... Il n'en a rien été. Oui, c'est l'Histoire de Russie vue par Hollywood et le contexte de l'époque n'est pas toujours présenté de façon totalement clair, tandis qu'on pourra discuter de certaines ellipses parfois « costauds ». Mais au fond qu'importe : le résultat est tellement majestueux, renversant de beauté et de scènes inoubliables spoiler: (l'arrivée du train en gare, la maison de glace, les retrouvailles ratées entre les deux héros...) qu'on y prête à peine attention, l'ampleur de la réalisation de Lean faisant merveille pour nous raconter un récit captivant durant plus de trois heures, le tout peuplé de paysages grandioses et de personnages inoubliables. C'est intense, puissant, souvent grandiose et mené de main de maître par un cinéaste n'ayant décidément quasiment pas d'égal pour la fresque historique. Et puis il y a la musique de Maurice Jarre, la merveilleuse chanson de Lara et surtout, surtout Julie Christie, dont un simple regard suffit à nous foudroyer : une héroïne inoubliable pour une œuvre qui l'est tout autant. Bref, je pourrais continuer comme cela longtemps, mais autant aller à l'essentiel : « Le Docteur Jivago » est de ces superbes spectacles sur lesquels on pourra toujours émettre des réserves, mais doté d'un tel souffle, d'un tel lyrisme qu'il emporte tout sur son passage : un magnifique moment de cinéma, et donc un choix idéal pour fêter ce nouveau millier de critiques !