Probablement l'un des plus mauvais de Funès. L'histoire tourne en rond et nous offre davantage d'ennui que de surprise, mais il serait vain de mettre l'échec du film uniquement sur le dos du scénario, la réalisation est bâclée à l'instar la séquence des valises, particulièrement poussive et ridicule. L'humour ne fonctionne jamais et on se demande où est l'intérêt. Côté acteur, Coluche n'est que l'ombre de lui-même et semble se demander ce qu'il fait dans ce naufrage.
Film de ma jeunesse sur le guide michelin (duchemin dans le film) qui fait la part belle à la bonne cuisine. Certaines scènes restent dans les mémoires (celle de la visite de l'usine de production de tricastel ou la dégustation de plats avariés). Le film est porté par un De Funès bougeant dans tous les scènes avec un Coluche ne tenant pas la comparaison. Au final une bonne comédie de De Funès avec un scénario limité.
Rencontre explosive et improbable entre Louis de Funès et Coluche dans le monde de la gastronomie. L'intrigue est invraisemblable mais certains gags font encore mouche et on rigole souvent.
L'aile ou la cuisse est un film sympa de Claude Zidi. L'histoire est très originale, laissant presque libre cours aux pitreries des acteurs. Les gags sont plutôt bons et assez inattendus. L'intrigue se tient. Les acteurs sont très drôles, c'est d'ailleurs eux qui font le spectacle. Coluche est égal à lui-même, on retrouve le personnage qu'il incarnait sur scène (en peut-être moins acerbe). Louis de Funès, dont je ne suis pourtant pas un fan absolu, fait ce qu'il faut pour être drôlement pathétique. Les autres rôles m'ont semblé bien interprétés. La bande originale de Vladimir Cosma est sympathique (elle fait partie de ces très célèbres bandes originales pour lesquelles on ignore le film dont elles sont tirées). Le film marche.
Bien construit et grâce à ce duo particulier de deux humours (très) différents, on passe un moment savoureux. Tricatel donne une réplique drôle par moment, mais un peu trop théâtrale, et les passages avec Coluche et l'équipe des "Duchemin" sont plus amusants. Un très bon moment façon vieille France.
Chef-d'oeuvre du cinéma populaire, "L'aile ou la cuisse" mérite désormais son entrée au panthéon du cinéma français et des comédies façon Zidi. La cohabitation duo Coluche /De Funés était risquée, Coluche a du mal à libérer son jeu dans les scènes communes. Mais leur réunion restera mythique.
Une alliance improbable De Funès -Coluche qui fonctionne pourtant à merveille. Une histoire originale, une mise en scène excellente, des comiques de situations. Tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment.
J’ai revu ce film lors de l’un de ses innombrables passages à la télévision et je trouve qu’il a vieilli. J’ai pourtant adoré ce film étant petit mais je le trouve désormais seulement sympa. Pourtant, le jeu de Coluche et de Louis De Funès n’est pas en cause et la base du scénario est intéressante (la défense de la gastronomie française contre la « nourriture d’autoroute », vite préparée et vite mangée) mais les gags, sont désormais devenus pour moi un peu lourds et le scénario cousu de fil blanc. Néanmoins, cela a bien fait rire mes enfants qui, eux, le découvraient.
Revoir un film de notre enfance est une expérience toujours intéressante. Quelques fois décevante due au vieillissement, de temps en temps ravi que ce dernier nous plaise autant, ils proposent des émotions diverses et variées selon le style, l'époque et le souvenir du spectateur. Critiquer un de ces films est donc difficile. Comportant peu d'effets spéciaux vieillissant mal, les comédies sont plus simples à juger que les films d'action.
L'aile ou la cuisse est intéressant sur le fond, délivrant un message , un signal d'alarme sur la gastronomie française , mais décevante sur la forme, avec un Louis de Funes affaibli ( un infarctus lui coûtant 3 ans d'absence au cinéma ), moins dynamique ni burlesque, un Coluche assez effacé, et des gags pas assez travaillés.
Pourtant, l'idée de dénoncer la malbouffe industrielle est intéressante. Avant-gardiste et effroyable à l'époque, certaines scènes d'hier rappellent pourtant certains scandales d'aujourd'hui.
Sympathique film de Claude Zidi servi par des acteurs talentueux, l'inoubliable Louis de Funès et Coluche. Techniquement, "l'Aile ou la cuisse" reste une oeuvre relativement classique, sans éclat ni volonté de surprendre. Pourtant, il en ressort quelque chose de sympathique. Innocent avec pour volonté d'instaurer un climat bienveillant et bon enfant, le duo parvient à captiver le temps d'un instant sur les affaires d'un guide gastronomique, Duchemin. Or, le scénario se veut évidement épurer pour laisser uniquement une place prépondérante à l'humour et aux sketchs plus ou moins réussis/prévisibles. On s'amuse régulièrement même si on aurait aimé un peu plus de folie et moins de bons sentiments. L'oeuvre reste tout de même convaincante à l'exception de ne point trop en abuser.
Claude Zidi dénonçait déjà avant l'heure les ravages de la malbouffe et de la restauration rapide (plus que jamais d'actualité aujourd'hui !) dans ce classique de la comédie française porté par l'excellent duo formé par De Funès-Coluche. La complémentarité de ces deux grands acteurs ont fait de cette pochade burlesque un triomphe populaire lors de sa sortie en salle et demeure encore plus de 35 ans après un indémodable divertissement populaire que l'on revoit indéfiniment avec le même plaisir, d'autant que les scènes cultes sont légions (le resto crado, l'usine Tricatel, la séquence du cirque...)
Claude Zidi dénonçait déjà avant l'heure les ravages de la malbouffe et de la restauration rapide (plus que jamais d'actualité aujourd'hui !) dans ce classique de la comédie française porté par l'excellent duo formé par De Funès-Coluche. La complémentarité de ces deux grands acteurs ont fait de cette pochade burlesque un triomphe populaire lors de sa sortie en salle et demeure encore plus de 35 ans après un indémodable divertissement populaire que l'on revoit indéfiniment avec le même plaisir, d'autant que les scènes cultes sont légions (le restau crado, l'usine Tricatel, la séquence du cirque..), Julien Guiomar incarne avec excellence l'ignoble Tricatel (indiscutablement son meilleur rôle au cinéma), Ann Zacharias incarne elle la ravissante secrétaire intérimaire, l'attachant Raymond Buissière celui du chauffeur de Duchemin... et d'autres très bons seconds rôle qui ne font que renforcer le plaisir que procure le film de Zidi, sans préciser évidemment que l'histoire autour de la gastronomie et de la restauration est relativement bien trouvé, la relation père-fils de l'histoire amuse beaucoup, aucune once de vulgarité, des situations comiques franchement hilarantes et un concerto de Vladimir Cosma aussi culte que le film en lui même. Bref tous les ingrédients concoctés pour faire de "L'aile ou la cuisse", un film incontournable, particulièrement sympathique et drôle, peut être le tout meilleur film de Claude Zidi, son réalisateur.
L'aile ou la cuisse est probablement une des meilleures réalisations du très prolifique Claude Zidi. Le thème demeure très contemporain : la gastronomie français et la consommation de produits alimentaires de qualité. Louis de Funes campe un personnage moins antipathique qu'à l'accoutumée à travers le directeur du guide gastronomique le plus lu au monde, défenseur du goût et d'une cuisine artisanale de qualité, accompagné par Coluche dans un rôle de fils de patron archi-décalé, qui n'arrive pas à s'affirmer face à son imposant père. Face à eux Julien Guiomar (dans un de ses meilleurs rôles) incarne avec brio le magnat de la bouffe industrielle qui souhaite saborder le gastro. L'intrigue du film se résume à l'opposition entre deux visions de la cuisine et au fond de deux modes de société : le capitalisme raisonné, respectueux et cultivé, de de Funes face au libéralisme sauvage, arriviste, inculte, prêt-à-tout et vénal de Guiomar. S'il n'épargne pas ses héros au travers d'une vision parfois simpliste mais point hâtive, Zidi prend clairement position et livre au fond une vision très pessimiste de l'avenir de la cuisine et des traditions culinaires françaises dés 1976, en témoigne une scène de fin très réussie. L'unique collaboration de Funès-Coluche demeure la principale raison de voir ce film qui se révèle très vite plus profond et plus intéressant qu'au premier coup d'oeil, le tout sur une énième composition de légende du grand Vladimir Cosma.