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Un visiteur
4,5
Publiée le 19 juin 2012
Film coup de poing qui prend aux tripes,MOsieur Peter Mullan,le grand P.Mullan(ouais je sais c'est parti-pris mais j'assume)s'est inspiré de "personnages réels",notamment celui de la mère supérieure,religieuse sadique qui l'a acceuilli à son arrivée à Londres.Ah,si le cinéma français pouvait plus souvent ressembler à ça,et non au très embougeoisé Audiard(fils)qui choque le bourgeois avec des moyens assez artificiels et tape-à-l'oeil.
Un chef d'œuvre, tiré d'une histoire vraie sur la honte des Laveries Irlandaises tenues par des Soeurs... Leur devise : Marche ou crève... Témoignage poignant sur la souffrance endurée par des jeunes femmes reniées par leur famille. La dernière laverie a fermée en1996 ce qui amène à réfléchir, jusqu'où pouvait aller le droit de l'église en Irlande
Vu en 2025. Après la vague MeToo, on se rend compte que cette histoire, qui semble moyenâgeuse, a en fait tout juste 30 ans. Sidérant bien sûr, de voir tout le chemin qui a été accompli depuis. Mais aussi terrifiant de voir aussi clairement les rouages du patriarcat.
Avec ce film, on en vient même à trouver les méchantes soeurs (et elles le sont !) attachantes. Parce qu'on comprend que le très grand méchant du film, ça n'est pas Dieu, ça n'est pas la religion ou la distorsion qu'on en fait, ça n'est pas la compétition ou l'exploitation... Enfin, si... C'est tout ça. Mais le grand méchant du film, c'est celui qui n'est là qu'au tout début, et à la toute fin. C'est le chef d'orchestre. Ce sont les hommes. Les hommes qui commettent les crimes. Les hommes qui décident ce qu'est un crime. Les hommes qui ont l'autorité.
Et ce moment-là de dénonciation est rendu absolument sublime (et franchement militant pour l'époque, même pour aujourd'hui),spoiler: quand une des captives est libérée tout d'un coup, sur simple présentation d'un homme dont on avait même ignoré l'existence .
Au final ce film est simplement beau. Oui il est assez dur. Mais il est surtout beau. Bien sûr par ce qu'il dénonce. Mais aussi par ce qu'il révèle, à savoir une sororité omniprésente. Même les plus pourries (coucou les nonnes) en font preuve. Parce que tout le monde a la conscience totale de n'être qu'un pion dans le jeu de ces mecs. Et cette scène de l'échange de clé est d'une perfection absolue.
Au delà donc du côté "documentaire", on retient surtout une dénonciation majestueuse du patriarcat, grâce à des actrices et personnages splendides, des dialogues très intenses, une mise en scène captivante.
Et on pourrait attendre d'un tel film qu'il nous méduse, nous sidère, nous dégoûte. Et il n'en est rien, et c'est en cela qu'il est brillant. Il fait monter la colère et la révolte. Il suscite de désir vital et heureux d'en finir avec ce modèle.
Et puisqu'on en a toujours pas fini avec le patriarcat, loin de là, alors ce film est toujours d'actualité.
On n’imagine pas à quel point le cinéma peut donner de la force à un évènement quel qu’il soit. Ce film accablant est d’une force inouïe et a des effets dévastateurs. Comment imaginer tant de cruauté et d’injustice de la part de toute une société ? Rendre une jeune fille coupable d’être de s’être fait violer, d’avoir eu un enfant sans être mariée ou tout simplement d’être jolie. Sans parler de celles un peu naïves qui servent d’objet de désir par ceux mêmes censés les protéger. Les familles bienpensantes qui n’hésitent pas à renier leur fille et leur progéniture et l’église hypocrite qui s’assoit sur ce conformisme qui l’arrange. Ce film est un brulot mais comme les faits ne sont pas niés, elle doit passer par cette étape brutale. C’est terrible, comment imaginer cela à une époque si peu éloignée ? Une prison ou une caserne n’aurait pas parue pire. On peut mesurer le poids du conformisme et de l’ordre social et l’on comprend aisément pourquoi aujourd’hui, l’échelle des valeurs s’est progressivement transformée pour élargir le champ de la tolérance. Certes, pour une plus grande objectivité, il aurait été intéressant de voir également les belles réalisations des sœurs Marie madeleine. L’objectif premier de ces couvents n’est il pas de servir la foi en passant par la charité chrétienne ? L’existence de ces congrégations n’a pu être aussi longue que grâce au rôle qu’elles ont rempli auprès de toutes les filles qui ont été hébergées et qui ont été sorties de la misère.
Agréable à regarder mais le scénario est convenu, la mise en scène trop propre... le tout manque de charme et de personnalité. Ce film est trop aseptisé pour être un ‘grand film'. Quant au thème choisi, dire que ‘le fanatisme religieux c'est mal', c'est un peu enfoncer des portes ouvertes.
Je ne connaissais pas The Magdalene Sisters avant de tomber sur les commentaires sous Tu ne mentiras point, et ce film m’a vraiment bouleversé. Certaines scènes m’ont serré le cœur et m’ont laissé une impression de colère et d’injustice profonde. spoiler: Voir ce que ces femmes ont enduré — enfermement, humiliations, travail forcé — m’a vraiment touché. Même si les personnages sont fictifs, le fait que tout cela soit basé sur des faits réels rend le film encore plus frappant et pesant. C’est un film qui dérange, qui marque, et qui reste en tête bien après l’avoir vu.
Violent, composer de haine tout le long, de l'injustice ... De la peur, des intrus ... Un magnifique film ... Mais pourtant si peu connu, je comprend le Lion D'Or et l'approuve entierement. Moi qui me disais que ce film allait etre d'un ennuie... Et bien j'en suis la premiere etonnée
Ce n'est pas un grand film cinématographique par son esthétique mais le thème interpelle au plus haut point et le portrait dressé de ce couvent donne la chair de poule tant il répugne. La Belgique a connu des épisodes similaires à ceux évoqués dans ce film ( Bébés volés, filles-mères incarcérées...). Difficile d'imaginer qu'un tel monde qui n'a de religieux que l'étiquette ait pu exister jusque 1996. Dieu n'est pas là où on croit. L'hypocrisie ecclésiastique est à son sommet, et celle des parents indignes au rendez-vous. L'interprétation est excellente.
Vu à la télévision en octobre 2025. Très beau et éprouvant film sur un drame de plus impliquant la religion catholique à la fin du 20eme siècle. C’etait hier, en Europe. Les personnages terribles du film sont merveilleusement incarnés par les acteurs.
film bouleversant nous rappelant qu'il n'y a pas si longtemps et pas si loin,le role et la parole des femmes n'avaient aucune valeur face a une societe phallocrate.