Le Château du dragon
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Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Premier film du grand Mankiewicz avec l'excellent Vincent Price et la belle Gene Tierney, une des plus belles actrices du 7ème art ! Un petit bijou de conte romantique, à l'ambiance gothique et mystérieuse.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2024
Avant de visionner ce film, j'ignorais que la version Française existait, mais oui et c'est tant mieux, réalisé et écrit par le cinéaste Joseph L. Mankiewicz, produit par le grand nabab d'Hollywood Darryl F. Zanuck et interprète par la belle Gene Tierney et Vincent Price, je m'attendais à un film fantastique vu le titre "Le château du dragon" mais c'est plus un film de costumes que nous avons affaire là. Les ingrédients pour faire une bonne œuvre sont là, beau travail sur les décors, les lumières, les costumes et les interprétations de la jolie Gene Tierney qui est éclipsé par la forte présence de Vincent Price. Pourquoi cette note, la première partie ou l'héroïne à des envies de partir de la campagne familiale pour vivre au château m'ont paru longues a suivre, heureusement, la suite sauvé les meubles sur des rebondissements inattendus. Je n'ai pas vu beaucoup de longs métrages de Joseph L. Mankiewicz , j'avais adoré "La comtesse aux pieds nus", mais je pense que "Le château du dragon" ne doit pas en être un des sommets.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2024
Dans une ambiance gothique que l'architecture du château renforce habilement s'écrit une romance entre film noir et drame aux dialogues et à l'évolution classiques mais qui se distingue par son élégante mise en scène (il s'agit du premier film de Mankiewicz!) ainsi que par son écriture intelligente des personnages (jusqu'à la mère de l'héroïne "you can't marry a dream") et par l'interprétation d'un fascinant Vincent Price. Dénonçant l'hubris d'un aristocrate incapable d'accepter les réalités qui lui déplaisent ou lui nuisent, l'intrigue rappelle le Rebecca de Daphné du Maurier ou le Jane Eyre de Charlotte Bronte - bien que les thématiques de fond divergent. Assez efficace.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2023
Les mecs, j'ai un gros problème : comme en témoigne ma note, j'ai beaucoup aimé le film mais...je ne peux pas m'empêcher d'en ressortir un peu frustré. Vous comprenez...un château à la campagne, affublé d'une atmosphère quelque peu gothique, Vincent Price en châtelain à la personnalité ambivalente et, au milieu de tout ça, la divine Gene Tierney, rien qu'avec ces forces en présence, dans ma tête, je m'étais fabriqué tout un scénario digne de Belzébuth et, au final, j'ai assisté à une romance sombre, certes bien au-dessus de la moyenne (après tout, ne parlons-nous pas d'un film de Mankiewicz ?), mais restant somme toute assez conventionnelle et un dénouement l'étant tout autant même si l'on ne peut que ressentir une certaine satisfaction de voir ce Baron spoiler: se faire flinguer devant les yeux des fermiers
qu'il méprise et arrose de taxes.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2023
In zeste de Dracula, un peu de Dorian Gray et pas mal de Rebecca pour un Mankiewicz de facture classique mais élégante. Gene Tierney est toujours superbe mais c'est Vincent Price, halluciné, qui emporte la mise.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2023
Pour son premier film, Mankievicz met en scène un mélodrame à l’atmosphère gothique, techniquement séduisant, contrairement au récit inabouti qui confronte l'innocence de la sublime Gene Tierney au charisme inquiétant de Vincent Price. 2,75
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2022
Une fois encore, Mankiewicz

Petit loto habituel et paf, encore Mankiewicz. Encore une bonne pioche en somme. Il s’agit du tout premier long métrage du monsieur et il le réalise en remplacement d’un Lubitsch diminué.

Nous sommes quelque part sur la côte est. Là vit Nicholas Van Ryn, riche propriétaire terrien descendant de l’aristocratie hollandaise. Il règne sur son domaine comme le seigneur dans sa seigneurie féodale. Les paysans travaillent ses terres et paient leurs taxes en nature. A la mort de sa femme, il fait venir une cousine paysanne qui ne rêve que de belles robes et de vie facile loin de sa famille à la pratique religieuse austère.

A la fois drame social, drame intime et semi-thriller, Dragonwyck multiplie les pistes narratives. L’histoire rappellera volontiers la Belle et la Bête, la bête ayant ici une apparence humaine. Il y a de nombreuses similitudes entre les deux récits mais ici, les choses semblent inversées. Il ne s’agit plus d’un être à l’apparence monstrueuse conspué à tort par les villageois alors qu’il n’est qu’un cœur blessé. Il s’agit cette fois d’un BG détesté pour son autoritarisme d’un autre âge, celui-ci parvenant à manipuler la belle pour l’emprisonner dans son château. Il est la bête, il est le dragon. Le preux chevalier qui voudra la délivrer se manifestera sous les traits d’un médecin progressiste. Point de duel ici, ni de victoire d’ailleurs, tout se passe dans le registre du symbole. Autre point d’accroche, on observe la conquête de l’idéal américain face à l’idéologie de la vieille Europe. Le film se place en défenseur de l’égalité et de la liberté. Il propose un regard critique sur la reproduction sociale de certains settlers qui détourneraient le projet des pères fondateurs. Une histoire à tiroir fort intéressante donc et un suspens qui fonctionne parfaitement tout du long. L’ambiance rappelle un peu un mix entre le Rebecca de Hitchcock (1940) et la Maison Usher de Corman (1960). Cette dernière référence est peut-être due à la présence de Vincent Price à l’écran, toujours agréable et ici dans ce qui me paraît être sa meilleure performance. A ses côtés, Gene Tierney est toujours un régal de candeur et son sourire semble toujours éclairer les ténèbres. A la mise en scène, c’est la grande classe sans la démesure. Des mouvements de caméra sobres et toujours à propos, parfaitement fluides qui matérialisent le côté mouvant du personnage de Van Ryn.

En clair, une belle réussite et un bon moment. S’il n’y a pas le côté piquant des scénarios futurs de Mankiewicz, on y trouve déjà un goût certain pour la comédie de mœurs et une maîtrise académique qui fera son style. Bonne pioche disais-je donc.
Thomas B
Thomas B

7 abonnés 346 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2021
Premier film de Joseph L.Mankiewicz et premier chef-d'oeuvre ! Le Château du Dragon est en effet un drame gothique absolument magnifique. La mise en scène est d'une grande pureté, la photographie et les décors sont splendides et l'histoire est particulièrement envoûtante. Quant au casting, qui est composé notamment de Gene Tierney et de Vincent Price, il est tout simplement exceptionnel. Une oeuvre vraiment captivante, splendide et qui se bonifie à chaque visionnage.
riverainpsy
riverainpsy

44 abonnés 433 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2021
Premier film de Mankiewicz , un "Gothic female" entre Jane Eyre et Rebecca , parfois un peu engoncé dans son format , avec une Gene Tierney pas très crédible en paysanne puritaine du Connecticut . Vincent Price est à l'aise dans son personnage ; Huston aussi . Le film réserve quelques scènes intéressantes , notamment en brossant une certaine histoire sociale opposant les puritains de Nouvelle-Angleterre , à l'esprit si américain ; et une vieille aristocratie hollandaise ( et française) moribonde mais qui fascine. Tout cela n'est pas mal troussé . On voit aussi un style Mankiewicz s'amorcer: épaisseur des personnages féminins , goût pour les intérieurs ; jeux sur le discours et les apparences; manipulations .
this is my movies

822 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2018
1er film pour le génial J. Mankiewicz, qui prenait ici la suite de son maître E. Lubitsch, malade. Il dirige donc la formidable G. Tierney face au toujours inquiétant V. Price, dans ce drame en costumes ma foi très court quand on pense à l'ampleur et à la densité de l'histoire. Il y avait sans doute matière à bien plus, pour faire une vraie fresque familiale, mais Mankiewicz n'est pas un maître de la narration pour rien. On pourra toujours regretter la disparition de la petite fille au terme d'à peine une 1/2 heure, ou bien le fait de savoir que Tierney s'était mise tous les domestiques dans la poche (ce que nous n'apprenons qu'à la fin) ou bien que les apparitions du fantôme d'Adelaïde restent inexpliquées (mais sont-elles bien réelles ?) mais bon, tout cela n'est pas toujours important. Se concentrant sur la relation entre Tierney et Price, le film est un drame marital parfois bouleversant, écrit et joué à la perfection, avec une mise en scène sublime, au sein d'un noir et blanc magnifique. Un film magnifique donc, qui inaugure avec brio une future carrière qui marquera le cinéma. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2017
Au 19ème siècle, un jeune fermière enfermée dans sa famille bigote est invitée à passer un séjour dans la luxueuse demeure d'un lointain cousin. "Dragonwyck' démarre de manière intrigante, où l'on suit l'héroïne qui découvre cet univers à la fois riche, snobe, et à l'histoire trouble, et où elle s'échappe de sa famille très obtuse. Un début prometteur, malheureusement le film a ensuite tendance à fortement sous-exploiter certains de ses sujets, relayés au rang de sous-intrigues, voire moins : la révolte des fermiers contre leur propriétaire, l'opposition entre athéisme et bigoterie, l'histoire tumultueuse de la famille (certains passages inquiétants font penser aux futurs films d'horreur de la Hammer, alors que le reste du film est plutôt dramatique !). Néanmoins, ce serait bouder son plaisir que de ne pas apprécier cet première œuvre de Joseph L. Mankiewicz. Le noir et blanc est esthétique, le décors du manoir impressionnant, et la réalisation de très bonne tenue. Et devant une candide Gene Tierney, Vincent Price est excellent en dandy charmeur qui peut aussi bien muer en homme d'affaire implacable qu'en mari désespéré (un rôle qu'il reprendra, avec des variantes, dans plusieurs films d'horreurs).
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2017
1ere réalisation (1946) de J.L Mankiewicz, indiscutablement appliquée et soignée à qui il manque néanmoins cette inquiétude fondamentale à l'oeuvre chez Lang ou ce Vertige existentiel chez Rebecca d'Hitchcock. Reste l'insubmersible V. Price et la beauté ciné-génique et irréelle de Gene Tierney.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2014
Première œuvre de ce géant Hollywoodien qu’était Joseph L. Mankiewicz (« Eve », « Cléopâtre », « Soudain l’été dernier »…) qui hérita de ce projet après la mort par crise cardiaque de Ernst Lubitsch qui devait le tourner initialement, comme quoi les grandes carrières commencent parfois sur de tristes coup du sort…

Il nous emmène donc dans ce château du dragon (Dragonwyck), sombre, mystérieux et froid où Miranda Welles, une jeune femme venu d'une famille paysanne devenu servante à son arrivé dans ce château va peu à peu découvrir son cousin éloigné et maitre du château, le fascinant propriétaire Nicholas Van Ryn. Il nous livre un récit classique mais très bien écrit et réussi, si le déroulement est convaincant, c'est avant tout par ses personnages et son atmosphère que "Le Château du Dragon" brille. Les protagonistes sont bien étudiés et plutôt complexe, que ce soit cette jeune paysanne de plus en plus fasciné par le château et son maitre ou bien évidemment ce dernier, riche et tenant bien particulièrement à son rang social, hanté par un passé et un désir. L'évolution de leur relation est tout aussi bien écrite. Les personnages secondaire ne sont pas non plus oubliés que ce soit la servante, la fille ou le docteur. Mankiewivz arrive à donner une vraie atmosphère sombre, froide et prenante et notamment grâce aux décors et plus particulièrement ce château qui serait presque un personnage à part entière ainsi qu'à la bande-originale signé Alfred Newman. Il a d'ailleurs le sens du détail, rien n'est laissé au hasard. Puis enfin il faut souligner l'excellente direction d'acteurs, bien aidé par ces derniers. Le talent de Gene Tierney et Vincent Price n'est plus à démontrer, bien au contraire même, mais ils sont ici excellent et notamment Vincent Price dont le personnage antipathique est assez difficile à jouer et qu'il arrive même à rendre touchant.

Joseph L. Mankiewicz lance admirablement sa carrière qui le placera parmi les plus talentueux et influent cinéaste durant un peu moins de trente ans, il nous livre un captivant récit sombre et gothique, rappelant parfois le chef d'oeuvre "Rebecca" de Alfred Hitchcock, qu'il maitrise de bout en bout que ce soit dans sa réalisation, l'atmosphère ou la direction d'acteurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 août 2013
S'il fallait trouver à un sous-titre à apposer à ce film, il serait assurément "naissance d'un réalisateur".

Pour sa première œuvre, Joseph L. Mankiewicz réalise (et scénarise du même coup) un drame désuet, vestige d'une époque qui pourrait tout aussi bien ne pas être datée. Nous sommes en 1844, bien que rien ne le confirme formellement, en Nouvelle-Angleterre. Et deux mondes, deux conceptions de l'existence s'affrontent insidieusement. Miranda Wells, une "fille de la campagne" du Connecticut, et le cousin éloigné de sa mère, Nicholas Van Ryn, issu d'une longue lignée de propriétaires terriens.

Deux univers radicalement opposés qu'une simple lettre fait se rejoindre, à peine l'intrigue commencée. Voici Miranda propulsée dans le château du dragon (Dragonwyck), demeure d'apparences où se côtoient les membres de la bonne société new-yorkaise (l'Etat, et non la ville).

Souvent qualifié (peut-être à tort) de film noir en costumes, c'est surtout d'un drame contrasté qu'il s'agit ici. Ou du moins, un drame tout fait de contrastes et de symbolisme inconscient, jamais poussé. Dans les bras de son instable cousin, la peau blanche de Miranda ressort presque de l'atmosphère brumeuse et sombre des murs qu'elle habite. Au mur, le portrait d'une ancêtre, dont le fantôme hanterait encore les lieux. Greenwich croît en Dieu, Dragonwyck croît aux esprits.

La limite est fixée, le combat s'annonce, sans s'imposer au premier abord. Les Wells, famille de basse souche protestante, guidée par la Bible d'un patriarche qui n'a pour lui que la force de ses mains. Les Van Ryn, dont l'opulence est exacerbée jusqu'à la nausée, jusqu'à l'étouffement de Mrs Van Ryn, qui oppose son appétit glouton à la minceur de Miranda.

Mais plus encore que la foi ou les traditions, c'est semble-t-il le rapport à la terre qui occupe l'esprit de ce film, en forme de soutien au labeur des "farmers" et à la promesse de l'eldorado américain, distribuant ses champs fertiles à une population toujours plus nombreuses. Déracinée, Miranda se retrouve transplantée dans un terreau qui n'est pas le sien et où croissent les fleurs les plus diverses. Une métaphore filée, jusqu'à l'épineux problème de la plante offerte par Van Ryn à son épouse malade, et qui suscite bien des interrogations de la part du bon docteur Turner, soupirant secret de la cousine du Connecticut.

La terre qui accueille Mrs Van Ryn et le fils que Nicholas perdra dans les bras de Miranda (qu'il marie sans plus attendre). Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. Celle qui jonche le sol des cultures, mais qui recouvre aussi d'un fin voile immaculé les meubles et les portes de Dragonwyck, figé dans une époque qui n'est plus la sienne, dans une terre stérile qui interdit toute descendance au maître des lieux.

Un dernier retour à la terre, et Mankiewicz peut boucler le cercle et remplir les sillons creusés. C'est en présence de ses fermiers depuis longtemps révoltés que s'éteint le personnage campé par Vincent Price, poupée silencieuse sur son trône de papier, avant que Miranda ne retrouve sa terre natale. Temps du départ, temps du retour, car l'on n'est jamais mieux que là où ses racines plongent profondément et nous attachent.

Et c'est là toute l'affaire du "Château du Dragon". Violent soufflet porté aux classes dirigeantes, il est avant tout la dénonciation virulente de l'éloignement, qui fait de nous des autres, des étrangers à nous-mêmes que nous tentons de dissimuler derrière des robes de dentelle et des costumes apprêtés (ou par la drogue, dans le cas de Van Ryn).

Portée par ses acteurs, sublimée par ses prises de vue rapprochées, cette pseudo-idylle paysanne tend en fin de compte vers un éternel brisé, dans lequel ne subsiste plus que le regard de Dieu.

4,5/5
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2013
Le premier Mankiewicz avec le grand Vincent Price et la sublime Gene Tierney méritait bien une nouvelle vision à l’occasion de la sortie d'une remarquable édition DVD collector par les toujours soignées éditions Carlotta. Pour un coup d’essai on ne dira pas que c’est un coup de maître, les emprunts à Rebecca et à Hantise étant un peu trop marqués. Toutefois on retrouve certains des thèmes chers à Mankiewicz comme l’incompréhension entre les couches sociales. Au-delà de l’histoire d’amour impossible entre le riche propriétaire et la fille de fermier il s’agit bien pour Price d’utiliser un ventre pour pouvoir perpétrer son nom et l’on peut croire qu’il a pensé après l’échec avec sa première femme que cette fille élevée à la campagne pourrait lui donner un fils. La preuve en est définitivement faite quand après la mort du fils tant attendu après un seul jour de vie il choisit de lui réserver le même sort funeste. Si le faste et l’éducation ont tout d’abord séduit la jeune fille qui se sent enfermée dans sa condition, elle comprend très vite qu’elle ne sera jamais acceptée et qu’elle-même aura du mal à endosser les mœurs et idées d’une classe sociale dont la particularité est de ne pas s’ouvrir sur l’extérieur pour préserver son rang et ses privilèges. A mon sens c’est la leçon première du film au détriment de l’intrigue qui de ce fait n’est jamais franchement mise en avant au contraire des films cités plus haut où Hitchcok et Cukor multiplient les rebondissements pour faire monter la tension jusqu’à son paroxysme. Mankiewicz ne s’y trompe pas qui contrairement à la tradition des films gothiques refuse de terminer son film par la destruction de la demeure chargée de tous les maux de l’héroïne. Ici c’est Vincent Price qui meurt devant ses fermiers comme pour marquer la fin d’une époque où les propriétaires terriens pouvaient étrangler financièrement leurs métayers afin d’assumer leur train de vie souvent dispendieux.
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