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    Le Château du dragon
    note moyenne
    3,7
    109 notes dont 26 critiques
    répartition des 26 critiques par note
    4 critiques
    13 critiques
    5 critiques
    3 critiques
    1 critique
    0 critique
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    26 critiques spectateurs

    Eldacar
    Eldacar

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    2,5
    Publiée le 7 juillet 2010
    Une déception quand on voit ce que le film est (une love story mine de rien assez classique) et ce qu'il aurait pu être (un magnifique drame). Toutefois tout n'est pas à jeter, loin de là. Gene Tierney est certes trés belle (trop pour être totalement crédible en paysanne) mais on n'a d'yeux que pour Vincent Price, magistral. Son personnage est d'ailleurs le plus complexe du film, bien qu'on apprécit également le second rôle de Jessica Tandy. L'ambiance gothique du château est magnifiée par le splendide noir et blanc, bien qu'il soit aussi un défaut. En effet, comment ne pas voir la ressemblance avec le Manderlay de "Rebecca", chef d'oeuvre indepassable d'Hithcock face auquel "Le château du dragon" paraît tout de même bien pâle. Les dialogues sont également loin d'être à la hauteur quand on sait leurs qualités dans ses films suivants. Reste l'avant-dernière scéne, trés réussie et dont on aurait aimé qu'elle soit la conclusion du film puisque la dernière, trés hollywoodienne, paraît bien superficielle et peu crédible. Devant se film mitigé, on se prête à rêver à se que le génial Ernst Lubitsch aurait tiré de se sujet.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 19 avril 2014
    Première œuvre de ce géant Hollywoodien qu’était Joseph L. Mankiewicz (« Eve », « Cléopâtre », « Soudain l’été dernier »…) qui hérita de ce projet après la mort par crise cardiaque de Ernst Lubitsch qui devait le tourner initialement, comme quoi les grandes carrières commencent parfois sur de tristes coup du sort… Il nous emmène donc dans ce château du dragon (Dragonwyck), sombre, mystérieux et froid où Miranda Welles, une jeune femme venu d'une famille paysanne devenu servante à son arrivé dans ce château va peu à peu découvrir son cousin éloigné et maitre du château, le fascinant propriétaire Nicholas Van Ryn. Il nous livre un récit classique mais très bien écrit et réussi, si le déroulement est convaincant, c'est avant tout par ses personnages et son atmosphère que "Le Château du Dragon" brille. Les protagonistes sont bien étudiés et plutôt complexe, que ce soit cette jeune paysanne de plus en plus fasciné par le château et son maitre ou bien évidemment ce dernier, riche et tenant bien particulièrement à son rang social, hanté par un passé et un désir. L'évolution de leur relation est tout aussi bien écrite. Les personnages secondaire ne sont pas non plus oubliés que ce soit la servante, la fille ou le docteur. Mankiewivz arrive à donner une vraie atmosphère sombre, froide et prenante et notamment grâce aux décors et plus particulièrement ce château qui serait presque un personnage à part entière ainsi qu'à la bande-originale signé Alfred Newman. Il a d'ailleurs le sens du détail, rien n'est laissé au hasard. Puis enfin il faut souligner l'excellente direction d'acteurs, bien aidé par ces derniers. Le talent de Gene Tierney et Vincent Price n'est plus à démontrer, bien au contraire même, mais ils sont ici excellent et notamment Vincent Price dont le personnage antipathique est assez difficile à jouer et qu'il arrive même à rendre touchant. Joseph L. Mankiewicz lance admirablement sa carrière qui le placera parmi les plus talentueux et influent cinéaste durant un peu moins de trente ans, il nous livre un captivant récit sombre et gothique, rappelant parfois le chef d'oeuvre "Rebecca" de Alfred Hitchcock, qu'il maitrise de bout en bout que ce soit dans sa réalisation, l'atmosphère ou la direction d'acteurs.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    3,5
    Publiée le 16 mars 2013
    Le premier Mankiewicz avec le grand Vincent Price et la sublime Gene Tierney méritait bien une nouvelle vision à l’occasion de la sortie d'une remarquable édition DVD collector par les toujours soignées éditions Carlotta. Pour un coup d’essai on ne dira pas que c’est un coup de maître, les emprunts à Rebecca et à Hantise étant un peu trop marqués. Toutefois on retrouve certains des thèmes chers à Mankiewicz comme l’incompréhension entre les couches sociales. Au-delà de l’histoire d’amour impossible entre le riche propriétaire et la fille de fermier il s’agit bien pour Price d’utiliser un ventre pour pouvoir perpétrer son nom et l’on peut croire qu’il a pensé après l’échec avec sa première femme que cette fille élevée à la campagne pourrait lui donner un fils. La preuve en est définitivement faite quand après la mort du fils tant attendu après un seul jour de vie il choisit de lui réserver le même sort funeste. Si le faste et l’éducation ont tout d’abord séduit la jeune fille qui se sent enfermée dans sa condition, elle comprend très vite qu’elle ne sera jamais acceptée et qu’elle-même aura du mal à endosser les mœurs et idées d’une classe sociale dont la particularité est de ne pas s’ouvrir sur l’extérieur pour préserver son rang et ses privilèges. A mon sens c’est la leçon première du film au détriment de l’intrigue qui de ce fait n’est jamais franchement mise en avant au contraire des films cités plus haut où Hitchcok et Cukor multiplient les rebondissements pour faire monter la tension jusqu’à son paroxysme. Mankiewicz ne s’y trompe pas qui contrairement à la tradition des films gothiques refuse de terminer son film par la destruction de la demeure chargée de tous les maux de l’héroïne. Ici c’est Vincent Price qui meurt devant ses fermiers comme pour marquer la fin d’une époque où les propriétaires terriens pouvaient étrangler financièrement leurs métayers afin d’assumer leur train de vie souvent dispendieux.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 30 novembre 2011
    Pour un premier long-mètrage, Joseph L. Mankiewicz se rèvèle un metteur en scène plein de maîtrise et d'èquilibre à tous le niveaux entre une magnifique Gene Tierney, prise entre ses dèsirs et la rèalitè, (mais qui se rèvèlera plus forte à l'arrivèe) et un Vincent Price pètri d'orgueil, qui cherche à dominer le monde et qui va, au fil de l’histoire, changer terriblement, monstrueusement! Ce sont ici les thèmes de "Dragonwyck" qui se dèvoilent ici mais qui seront récurent dans l'oeuvre de Mankiewicz! Dans l'un de ses plus beaux rôles, l'allure très inquiètante de Vincent Price fait une fois de plus des merveilles! Le manoir est impressionnant, Gene Tierney est èmerveillè en tombant vite amoureuse de ce maître des lieux dans un film dèlicatement gothique! Un classique parfaitement maîtrisè et brillamment interprètè...
    benoitparis
    benoitparis

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    4,0
    Publiée le 6 novembre 2011
    Un très beau drame romantique et un film curieux dans sa manière de s’approcher du genre gothique sans vraiment y adhérer. Vincent Price interprète u personnage typique de ce genre, celui du dernier représentant de grande famille quasi-féodale, rongé par une tare secrète qui le mène au crime. Il le déclinera par la suite mainte fois dans des films gothiques ou d’épouvante, avec beaucoup plus d’outrance dans la composition. L’arrière plan historique américain est intéressant, celui du conflit entre une sorte d’aristocratie de propriétaires terriens descendants des tous premiers colons (en l’occurrence hollandais) et de fermiers mus par un esprit démocratique et la certitude de la légitimité du travail pour l’appropriation des terres. Le film est à sa manière une épopée de la grande démocratie américaine.
    bidulle3
    bidulle3

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    4,5
    Publiée le 5 janvier 2012
    Le riche Nicholas van Ryn invite part simple relation la jeune et très jolie Miranda Wells pour qu'elle s'occupe de sa fille. Propriétaire d'un château, propriétaire de toute les terres, les paysans travail pour lui et doivent payé leur impôt sous peine de sanction. Mais c'est sans compté sur docteur Jeff Turner, homme du bas monde, luttant contre van Ryn et surtout ennemi de ce dernier. Les deux homme n'ont un qu'un point commun, Miranda Wells ... Premier film de l'illustre Joseph Leo Mankiewicz, il fait part d'une remarquable maîtrise. La mise en scène est parfaite, tant la tension monte crescendo et de manière très intelligente laissant le doute plané, laissant le spectateur en état de réflexion mais aussi d'oppression. On pourrais d'ailleurs y trouvé des éléments similaire a "L'aventure de Mme Muir" réalisé seulement un an après. Et comme par hasard, on y retrouve Gene Tierney, plus belle jamais dans un rôle qui lui va si bien. A travers son personnage, Joseph Leo Mankiewicz s'attaque à plusieurs chose et tout d'abord le rêve, le rêve d'une jeune femme, qui depuis toute petite fille rêvait de vivre avec les grands de ce monde, dans un château telle une princesse, pensant que tout était mieux la bas. Son couple formé avec Vincent Price n'est pas inédit puisque c'est leur troisième collaboration mais pour la première fois, les deux protagonistes se marient. Vincent Price incarne un richissime homme, détestable, arrogant, fier et méprisant. Le trio du film est complété par Glenn Langan, en quelque sort le vrai prince charmant, le héros malgré lui, mais sur qui pourtant quelque question peuvent subvenir ... Espèce de "Belle et la bête", ont y retrouve quelque chose de "Rebecca" D'alfred Hitchcock. Le château du dragon, signe les débuts d'un cinéaste prometteur dans un style bien a lui, réalisant un classique du genre dans une ambiance quelque fois fantastique, voire légèrement horrifique sonnant le sommet du film dans une dernière demi heure intense, puissante, nous faisant frissonné tant part ces acteurs que part la révélation. Vincent Price dans la démesure, complétement fou, absorbé part toute sa haine et part la drogue nous laisse sans voix. "Dragonwick" restera a coup sûre l'une des demeures les plus marquantes, dans une oeuvre gothique où le noir et blanc apporte grande contribution.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 30 mai 2011
    Il y a la sublime Gene Tierney (que j'épouserais à la seconde!!!), le génial Vincent Price et le géant Mankiewicz derrière la caméra... Ah! Il faut que j'argumente. Bon, rien que l'énoncé de la première phrase devrait donner envie à n'importe qui de se jeter sur ce film. Alors sans forcément retrouver toute la magie qui fera la réussite absolue de "L'Aventure de Mme Muir" ou toute l'angoisse qui fait celle de "Rebecca" dont le scénario s'inspire sur quelques points bien significatifs, "Le Château du dragon" est du très bon, je dirais même plus du très très bon. Chaque image est très soigneusement composée (aidée en cela par des décors gothiques à souhait!!!), avec une mention pour celle de Vincent Price regardant à travers la fenêtre la belle Gene partir en diligence dans des décors enneigés, et la BO d'Alfred Newman souligne très bien l'atmosphère. Gene Tierney est sublime (ah, je l'ai déjà dit, et bien je le redis!!!), Vincent Price en seigneur toxico, archaïque et ignoble est le seul comédien capable de faire ressentir de la pitié pour un personnage aussi antipathique, et Joseph L. Mankiewicz emballe le tout avec un talent qui ne fera que s'affirmer par la suite. Dôté en plus de personnages assez complexes (ce qui est loin d'être quelque chose de négligeable!!!), "Le Château du Dragon" est un spectacle de très grande qualité.
    jfharo
    jfharo

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    3,0
    Publiée le 1 octobre 2011
    Un film envoutant , porté par la beauté de G.Tierney et de l' égnimatique V.Price .
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Le premier film de Mankiewicz. On y ressent déja une grande maitrise, avec une atmosphère inquiétante particulièrement soignée, et un noir et blanc magnifique. Les personnages sont fascinants et on ne peut-être que charmé par cette ensemble. Gene Tierney est fort belle, mais on n'a d'yeux que pour Vincent Price, magistral dans son rôle d'inquiétant comte du chateau. Formidable!
    Thomas B.
    Thomas B.

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    4,5
    Publiée le 26 août 2013
    S'il fallait trouver à un sous-titre à apposer à ce film, il serait assurément "naissance d'un réalisateur". Pour sa première œuvre, Joseph L. Mankiewicz réalise (et scénarise du même coup) un drame désuet, vestige d'une époque qui pourrait tout aussi bien ne pas être datée. Nous sommes en 1844, bien que rien ne le confirme formellement, en Nouvelle-Angleterre. Et deux mondes, deux conceptions de l'existence s'affrontent insidieusement. Miranda Wells, une "fille de la campagne" du Connecticut, et le cousin éloigné de sa mère, Nicholas Van Ryn, issu d'une longue lignée de propriétaires terriens. Deux univers radicalement opposés qu'une simple lettre fait se rejoindre, à peine l'intrigue commencée. Voici Miranda propulsée dans le château du dragon (Dragonwyck), demeure d'apparences où se côtoient les membres de la bonne société new-yorkaise (l'Etat, et non la ville). Souvent qualifié (peut-être à tort) de film noir en costumes, c'est surtout d'un drame contrasté qu'il s'agit ici. Ou du moins, un drame tout fait de contrastes et de symbolisme inconscient, jamais poussé. Dans les bras de son instable cousin, la peau blanche de Miranda ressort presque de l'atmosphère brumeuse et sombre des murs qu'elle habite. Au mur, le portrait d'une ancêtre, dont le fantôme hanterait encore les lieux. Greenwich croît en Dieu, Dragonwyck croît aux esprits. La limite est fixée, le combat s'annonce, sans s'imposer au premier abord. Les Wells, famille de basse souche protestante, guidée par la Bible d'un patriarche qui n'a pour lui que la force de ses mains. Les Van Ryn, dont l'opulence est exacerbée jusqu'à la nausée, jusqu'à l'étouffement de Mrs Van Ryn, qui oppose son appétit glouton à la minceur de Miranda. Mais plus encore que la foi ou les traditions, c'est semble-t-il le rapport à la terre qui occupe l'esprit de ce film, en forme de soutien au labeur des "farmers" et à la promesse de l'eldorado américain, distribuant ses champs fertiles à une population toujours plus nombreuses. Déracinée, Miranda se retrouve transplantée dans un terreau qui n'est pas le sien et où croissent les fleurs les plus diverses. Une métaphore filée, jusqu'à l'épineux problème de la plante offerte par Van Ryn à son épouse malade, et qui suscite bien des interrogations de la part du bon docteur Turner, soupirant secret de la cousine du Connecticut. La terre qui accueille Mrs Van Ryn et le fils que Nicholas perdra dans les bras de Miranda (qu'il marie sans plus attendre). Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. Celle qui jonche le sol des cultures, mais qui recouvre aussi d'un fin voile immaculé les meubles et les portes de Dragonwyck, figé dans une époque qui n'est plus la sienne, dans une terre stérile qui interdit toute descendance au maître des lieux. Un dernier retour à la terre, et Mankiewicz peut boucler le cercle et remplir les sillons creusés. C'est en présence de ses fermiers depuis longtemps révoltés que s'éteint le personnage campé par Vincent Price, poupée silencieuse sur son trône de papier, avant que Miranda ne retrouve sa terre natale. Temps du départ, temps du retour, car l'on n'est jamais mieux que là où ses racines plongent profondément et nous attachent. Et c'est là toute l'affaire du "Château du Dragon". Violent soufflet porté aux classes dirigeantes, il est avant tout la dénonciation virulente de l'éloignement, qui fait de nous des autres, des étrangers à nous-mêmes que nous tentons de dissimuler derrière des robes de dentelle et des costumes apprêtés (ou par la drogue, dans le cas de Van Ryn). Portée par ses acteurs, sublimée par ses prises de vue rapprochées, cette pseudo-idylle paysanne tend en fin de compte vers un éternel brisé, dans lequel ne subsiste plus que le regard de Dieu. 4,5/5
    belo28
    belo28

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    5,0
    Publiée le 3 mars 2011
    Malgré un scénario très classique et prévisible Mankiewicz arrive encore à nous surprendre par sa mise en scène uniquement au service de l'histoire! Rien n'est gratuit tout est beau et à voir et revoir!
    AMCHI
    AMCHI

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    4,0
    Publiée le 5 avril 2011
    Pour son 1er film en tant que réalisateur Mankiewicz montre déjà une belle maturité dans la mise en scène avec une belle maîtrise de cet art qu'il confirmera par la suite. Le Château du dragon aborde plusieurs thèmes et qui ne sont malheureusement pas tous pleinement exploités (c'est sans doute la faiblesse du film), Le Château du dragon nous montre le portrait d'un homme d'un autre temps superbement interprété par un mystérieux Vincent Price sans oublier la resplendissante Gene Tierney qui apporte sa grâce et son charme à ce très beau film. Un Mankiewicz à découvrir. Par certains aspects Le Château du dragon m'a fait songer au Rebecca d'Hitchcock.
    Redzing
    Redzing

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    3,0
    Publiée le 19 novembre 2017
    Au 19ème siècle, un jeune fermière enfermée dans sa famille bigote est invitée à passer un séjour dans la luxueuse demeure d'un lointain cousin. "Dragonwyck' démarre de manière intrigante, où l'on suit l'héroïne qui découvre cet univers à la fois riche, snobe, et à l'histoire trouble, et où elle s'échappe de sa famille très obtuse. Un début prometteur, malheureusement le film a ensuite tendance à fortement sous-exploiter certains de ses sujets, relayés au rang de sous-intrigues, voire moins : la révolte des fermiers contre leur propriétaire, l'opposition entre athéisme et bigoterie, l'histoire tumultueuse de la famille (certains passages inquiétants font penser aux futurs films d'horreur de la Hammer, alors que le reste du film est plutôt dramatique !). Néanmoins, ce serait bouder son plaisir que de ne pas apprécier cet première œuvre de Joseph L. Mankiewicz. Le noir et blanc est esthétique, le décors du manoir impressionnant, et la réalisation de très bonne tenue. Et devant une candide Gene Tierney, Vincent Price est excellent en dandy charmeur qui peut aussi bien muer en homme d'affaire implacable qu'en mari désespéré (un rôle qu'il reprendra, avec des variantes, dans plusieurs films d'horreurs).
    this is my movies
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    4,0
    Publiée le 19 août 2018
    1er film pour le génial J. Mankiewicz, qui prenait ici la suite de son maître E. Lubitsch, malade. Il dirige donc la formidable G. Tierney face au toujours inquiétant V. Price, dans ce drame en costumes ma foi très court quand on pense à l'ampleur et à la densité de l'histoire. Il y avait sans doute matière à bien plus, pour faire une vraie fresque familiale, mais Mankiewicz n'est pas un maître de la narration pour rien. On pourra toujours regretter la disparition de la petite fille au terme d'à peine une 1/2 heure, ou bien le fait de savoir que Tierney s'était mise tous les domestiques dans la poche (ce que nous n'apprenons qu'à la fin) ou bien que les apparitions du fantôme d'Adelaïde restent inexpliquées (mais sont-elles bien réelles ?) mais bon, tout cela n'est pas toujours important. Se concentrant sur la relation entre Tierney et Price, le film est un drame marital parfois bouleversant, écrit et joué à la perfection, avec une mise en scène sublime, au sein d'un noir et blanc magnifique. Un film magnifique donc, qui inaugure avec brio une future carrière qui marquera le cinéma. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,5
    Publiée le 10 novembre 2009
    Première réalisation pour Joseph L. Mankiewicz, qui officiait auparavant en tant que scénariste. Mais il s’est surtout fait un nom en tant que producteur, en travaillant aux côtés de George Cukor, Fritz Lang ou encore King Vidor. Bon nombre de ses réalisations connaîtront d’importants succès ou resteront gravées dans nos mémoires, notamment avec Cléopâtre (1963), Le Reptile (1970) ou encore Le Limier (1972). Avec Le Château du dragon (1946), il adapte le roman gothique d'Anya Seton et en restitue un étonnant drame passionnel qui ressemble de loin à Rebecca (1940) de Alfred Hitchcock ou encore Jane Eyre (1944) de Robert Stevenson. Ici, le sujet est prenant, ne laissant rien entrevoir jusqu’à la scène finale. Les interprètes jouent juste, surtout le duo principal, à savoir Gene Tierney & Vincent Price. Ce dernier étant particulièrement inquiétant, un rôle qu’il incarne à la perfection ! A noter aussi, une très agréable qualité photo, dans un superbe noir & blanc.
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