TwentyNine Palms
Note moyenne
2,2
261 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

57 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
6 critiques
3
6 critiques
2
9 critiques
1
7 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
La critique a encensé quasi-unanimement ce film froid de Bruno Dumont où règnent paysages américains désertiques et gigantesques et dans lequel nous est donné à suivre un couple dont on ne sait rien. Ils ne parlent pas beaucoup, font en revanche souvent l'amour, et les paysages devenant de plus en plus écrasants, les silences et la longueur des plans de plus en plus pesants, on sent que le drame n'est pas loin. Et il arrive brutalement dans une dernière scène à la cruauté inouïe et inoubliable, qui reste dans le coeur du spectateur pendant longtemps.
Cependant, on notera plusieurs points.
D'abord, le pessimisme éhonté du réalisateur qui tente bien là de décrire avant tout la relation universelle de l'homme et la femme, relation au destin inévitablement tragique mais également relation trop souvent malsaine (chaque scène d'amour est un viol de l'homme sur la femme).
La manipulation évidente qu'exerce le réalisateur sur son spectateur: partant de l'idée de la fin, il construit tout le reste dessus, et alors l'heure et demie précédant les 5 dernières minutes n'est qu'un prétexte, prétexte qu'il semblera légitime de pouvoir trouver ennuyeux : de nombreuses scènes se répètent, d'autres nous montrent un vide interminable...
Enfin, on pourra critiquer la validité de fait de l'ambition officielle du cinéaste: faire un film anti-intellectuel s'adressant uniquement aux sens, installant ainsi le spectateur dans une relation primaire avec l'objet-film et rejetant toute réflexion. Il semble bien que cela soit raté : on ne peut trouver que terriblement ennuyeuse la première heure et demie, si l'on n'essaie pas de comprendre le discours de Dumont, sa volonté de décrire la relation de l'homme et de la femme.
Twentynine Palms semble donc être un film manipulateur, au pessimisme ambitieux, échouant dans sa tentative de "cinéma sensuel" (c'est un film ô combien psychologique), nous donnant à voir la vision malsaine du réalisateur sur le couple ("lui" ne l'aime pas vraiment, ne survit que dans une position de supériorité et ne supportera pas d'être en position d'infériorité), mais à la fin d'une cruauté sidérante et inoubliable.
Jean A
Jean A

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Expérience étrange, film innotable dans l'instant. Le vide sidéral du scénario nous ramène au Gerry de Van Sant, l'extrème violence de son épilogue à Irréversible. Derrière ça, reste un film sur l'incommunicabilité des êtres, remarquable dans sa prise de son, avec une belle utilisation de la caméra. Ce qui reste du film c'est forcèment sa fin extrême en contraste profond avec le désinteressement progressif entrainée par le néant d'une histoire sans explications; un road-movie entrecoupé de scènes de sexe qui placent le spectateur en état de voyeuriste involontaire.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Mais... Quel est l'intérêt de ce film ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Mortel ennui...
J'ai vu ce film ridicule et prétentieux sur DVD... Je conseille de le voir dans ces conditions (il va sans dire qu'il vaut mieux ne pas le voir du tout, mais bon : si d'aventure vous étiez tout de même tentés...) ; en effet, à cela, double intérêt : au lieu de 2H, il n'a plus duré, grâce à la magie des techniques modernes, qu'une vingtaine de minutes (qui m'ont néanmoins paru interminables). Oui, mais... et les dialogues ? direz-vous... Pas besoin d'entendre les dialogues (qui n'en sont d'ailleurs pas): on "comprend" (ici, les guillemets s'imposent) aussi bien l'"histoire" (les guillemets s'imposent ici aussi...) en accéléré et sans le son.
Deuxième intérêt (de taille !) du DVD : l'intervention du réalisateur, Bruno Dumont, dans le making of... Un grand moment d'autosatisfaction grotesque qui met presque mal à l'aise tant ce monsieur (qui avait, par ailleurs, signé un magnifique premier film : "La Vie de Jésus") ne doute pas une seconde de son génie... L'interview du producteur (persuadé de tenir avec Dumont un géant incontournable du 7ème art) vaut aussi son pesant de cacahuètes, notamment quand il explique, sans rire, qu'avec quelqu'un de la trempe de Dumont, il serait presque infamant de demander à lire le scénario avant d'accepter de financer le projet ("il écrit son scénario, et on tourne le film"...).
Bref : marre de ces preneurs de tête qui pètent plus haut que leur cul et qui voudraient bien être calife à la place du calife... Le dernier quart d'heure (qui se veut extrêmement choquant et violent) est, in fine, à mourir de rire.
Dumont prétend avoir voulu jouer avec les codes du cinéma américains, profondément ancrés dans la culture du spectateur français... A l'arrivée, il est surtout incapable de montrer quelque de neuf, de nouveau... Mieux vaut (re)voir "Duel", "Delivrance", "Easy Rider" ou "Zabriskie Point"...
Où il est démontrer, une fois de plus, que n'est pas Antonioni qui veut.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Des longs mouvements, d'interminables gros plans assez ennuyeux, une quasi absence de dialogue, une musique inexistante excepté la chanson qui passe et repasse dans la voiture, des personnages s'apparentant plus à des animaux qu'à des êtres humains dont le seul moyen de communication est sans conteste le sexe bestial conditionnent le spectateur à une lenteur et une prévisibilité à toute épreuve.
Le seul atout de cet étrange film expérimental réside dans son horrible et inattendue scène finale qui ne laisse personne indifférent. Visionner une seconde fois twentynine palms ne serait alors que soporifique et sans intêret tant la majeure partie du film ne sert qu'à mieux surprendre le spectateur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Mieux que Intimité où on doit attendre 1 heure avant la moindre action, 29 Palms bat tous les records avec 1h45, c'est chiant et nul, à un tel point qu'on pleure de joie quand une voiture apparait ou qu'un chien croise le champ de la caméra. Cela dit, la fin est puissante, c'est clair. Dumont est fort et il n'en abuse pas en nous scotchant 2 heures, il préfère nous mettre une bonne claque à la fin, histoire de se réveiller. En cela le cinéma est magique, tous les plans du films sont interminables pendant 1h45, mais si le tout dernier plan avait duré 3/4 d'heure, ca m'aurait été égal tellement je tripais. après 1heure 3/4 d'ennui profond, un quart d'heure d'extase pure, sans pilule, juste avec des images. C'est pas mal quand même.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
A mes yeux un chef d'oeuvre !
Chapeau bas au réalisateur qui parvient à nous hypnotiser pendant 1h45 grace à la beauté de la photographie et à la quasi-inéxistence des dialogues (forts riches au demeurant) pour finalement déboucher sur un paroxysme de tragique atroce et boulversant.
Ce film démontre à merveille que le cinéma au même titre que la musique est l'art d'organiser le temps.
Je mets au défi quiconque se prétend capable de se lever de son siège immédiatement après l'ultime scène et ce sans une once d'émotion.
Sans pour autant disserter sur ce film, je me permets simplement de faire l'éloge des acteurs, du scénario, de la photographie et du "compositeur" de la musique qui a su se retenir quand il le fallait. Quant à la façon de filmer, elle est étonante de simplicité.
L'histoire ? Un couple qui degénère (dans le style du film "Délivrance" à la puissance 10). Je ne vous en dirai pas plus...
PS : âmes sensibles et cardiaques s'abstenir !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
"Ivanovitch n'est pas rentré?" pour ceux qui se souviennent encore du sketch des inconnus...
J'ai sérieusement du mal à saisir l'intérêt de ce film qui ne suggère pas l'ennui, mais vous le communique... Je trouve qu'il a quelque chose d'affreusement artificiel, de véritablement "poseur". Peu sensible au drame psychologique de ce type qui a penchant complaisant pour la névrose hystérique, j'ai surtout éclaté de rire en voyant le final ridicule (le plan de la dernière scène est quant à lui paradoxalement plus plaisant). Il n'a à mon sens rien de choquant. Il joue simplement sur le contraste inaction/action fulgurante, comme si on composait un morceaux de musique fait d'une nappe monotone avec tout d'un coup un gros bruit saturé.
Il y a certes des éléments interessant, des choix que je ne suis pas en mesure de juger, mais cette scène est vraiment trop mal amenée, mal tournée et surtout sans intérêt pour le film. Elle n'apporte rien sinon une confirmation d'un psychologisme proche du comptoir!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 mai 2009
0 JE DIS ZERO.
Autant j’ai globalement apprécié l’humanité autant j’ai détesté Twentynine Palms. A tout point de vu.
Ma première impression c’est qu’il ne se passe rien ou si peu dans ce film. On assiste à une sorte de road movies soporifique où les éraflures sur le capot du 4x4 constituent le seul rebondissement durant la première heure et demie. Bien sûr il y a le dénouement final censé faire sortir le spectateur de sa torpeur. En fait il est tellement abracadabrantesque et surjoué qu’il finit, selon moi, de faire sombrer le film dans le n’importe quoi.
Les dialogues tantôt en anglais tantôt en français (entre deux acteurs qui de toute évidence ne maîtrise pas notre langue) finissent par gaver. Comment prendre au sérieux ces conversations de bazar entre un type qui parle en anglais et sa douce qui lui répond dans un français approximatif ? Des répliques sans queue ni tête (de l’aveu même du héros) , où l’on diserte sur la nécessité de trouver du mastic pour le hummer ou sur des cornets de glace qui « sont bons... mais pas bons ».
Définitivement grotesque. A fuir !

Ceci n’est que mon avis.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Du trés grand cinéma. Comme Dumont le fait si bien. J'ai adoré les scènes d'amour (surtout en pleine nature) ainsi que celle du viol. Excellent sur toute la ligne.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Vous prenez des scènes qu'on croirait tout droit tirées d'une cassette d'auto-école où on voit un homme puis une femme conduire un Hummer rouge, des scènes de sexe plus proches du film pornographique que du film du dimanche soir sur M6, des prises de vue où on voit des gens nus sur un rocher et un final qui vire au gore insoutenable, le tout mené par un couple de héros aux discussions peu profondes et à la sexualité marginale, et vous obtenez Twentynine Palms.
De plus, on n'a aucune explication sur tout ce qui se passe dans le film, pour peu qu'il se passe quelque chose...
Bref, vous aurez bien compris que je suis complètement passé à côté de ce film, dont le message m'est toujours inconnu... Euh... Le désert, c'est dangereux... ? Il ne faut pas apprendre à conduire à une femme dans le désert, sinon elle raye la voiture... ? Il ne faut pas écraser les chiens ?
Plus sérieusement, en revanche, l'absence de musique au générique de fin est plutôt bien vue avec le final qu'adopte le film, et les paysages et le Hummer agréables à regarder.
Un film qui ennuie et choque... Etait-ce le but recherché ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Twentynine Palms et Irréversible, sont pour moi deux films jumeaux. Comme chez tous les jumeaux, il y en a toujours un qui sort le premier. Si Irréversible a été l'ainé (dans ma modeste culture cinématographique) de ce genre de films où une violence inouïe et difficilement appréhendable vient rompre un couple qui pourrait paraître heureux, Twentynine Palms est un brillant cadet. Là où un montage inversé (rythme, séquences...) décuplait l'émotion dans le premier, le second répond de manière plus classique, par une montée d'adrénaline progressive et inéluctable. Ces deux là, on sent dès le départ qu'ils ne reviendront pas. Ils partent... Ils fuient??? La société? Eux-mêmes? D'abord l'esquisse du jardin d'Eden, Adam et Eve nus, heureux, libres dans la nature, dans des paysages grandioses, vides. Ils se retrouvent progressivement confrontés à la réalité? Ils ne peuvent plus faire l'amour librement, ils ne sont plus seuls. Un 4x4 aux vitres fumées vient perturber leur étreinte et manque de les écraser. Un autre conducteur les apostrophe alors qu'ils traversent et leur conseille de décamper, puis une voiture fantôme rôde à plusieurs reprises la nuit... Pendant ce temps leur couple vacille, ils doutent, mais l'amour est plus fort. Ils sont soudés, à l'abri dans leur cocon, un Hummer à la fois carapace contre les agressions (les éraflures, la poussière, les chiens...) et refuge (ambiance feutrée, musique...) Et puis ils sont rattrapés par le monde hostile. Ils sont terrassés par plus fort qu'eux (le Hummer parait alors si chétif face au 4x4 gigantesque sur ses échasses...) Ils succombent à une violence sans nom et tout bascule. Adam et Eve chassés du Paradis? Ils n'y survivront pas... Et l'Humanité?...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse