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5,0
Publiée le 14 juin 2026
Jacques Demy atteint une forme de grâce cinématographique où la couleur, la musique et le mouvement semblent ne faire qu’un. Sous son apparente légèreté, le film est traversé par une douce mélancolie, celle des rencontres manquées, des rêves contrariés et du hasard qui gouverne les destinées. Catherine Deneuve et Françoise Dorléac irradient l’écran d’une complicité et d’une vitalité qui donnent au film son énergie lumineuse et son émotion secrète. La musique de Michel Legrand accompagne chaque instant avec une fluidité miraculeuse, transformant le quotidien en une célébration permanente du désir et de l’attente. L’un des sommets de la comédie musicale, une œuvre solaire qui parvient pourtant à faire sentir toute la fragilité des bonheurs que l’on poursuit.
Les Demoiselles de Rochefort, c’est la promesse folle que le bonheur peut vraiment surgir au coin d’une rue. Le film ne se regarde pas seulement, il nous enveloppe de musique, de danse et de couleurs. Jacques Demy transforme une ville réelle en un immense spectacle vivant sans jamais lui retirer son âme. Les façades blanches deviennent des toiles où les robes, les volets, les voitures et les chapeaux font éclater le bleu, le rose, le jaune et le pêche. Chaque couleur semble en appeler une autre, comme si les personnages étaient déjà reliés avant même de se rencontrer. La caméra ne se contente pas de filmer Rochefort, elle orchestre ses rues, ses fenêtres, ses cafés et ses passants, tandis que la danse surgit avec une spontanéité presque imparfaite qui donne l’impression que toute la ville peut entrer dans le mouvement.
Ici, l’art n’interrompt jamais la vie, il lui donne sa forme. Les sentiments deviennent des chansons, les déplacements des chorégraphies et Rochefort tout entière une partition. La musique de Michel Legrand relie les personnages avant même qu’ils ne se connaissent, avec des thèmes qui se croisent, reviennent et se transforment comme si elle savait déjà qui devait aimer qui. Le jazz apporte une énergie joueuse et bondissante qui empêche même les grandes déclarations de devenir trop solennelles.
Le casting donne à cet éclat une vraie profondeur : Catherine Deneuve apporte à Delphine une grâce posée et rêveuse, tandis que Françoise Dorléac insuffle à Solange une énergie vive, spontanée et presque électrique. Savoir qu’elles étaient sœurs dans la vie, et que Françoise disparaîtrait quelques mois plus tard, enveloppe aujourd’hui leur complicité d'une teinte de mélancolie. Autour d’elles, Danielle Darrieux et Michel Piccoli portent le regret des amours perdues et la possibilité d’une seconde chance, tandis que Gene Kelly fait entrer dans Rochefort toute la virtuosité de la comédie musicale hollywoodienne sans jamais briser l’harmonie du film. Un bonheur.
Doux, léger et charmant. Chansons qui font du bien à entendre. Prestation remarquable de Gene Kelly. C'est un film qui se déguste comme une barbe-à-papa au bord de la plage.
Une comédie musicale qui n'a rien à envier à celles produites à Hollywood à cette époque ! Bon c'est vrai que le scénario gentillé et stéréotypé tient sur un bout de papier. Heureusement celui ci prend peu de place, tant les chorégraphies sont nombreuses. Les chansons toutes composés à partir de la même méthodie sont sympathique. L'unité musicale et de lieux (4/5 maxi dans le film) peut lasser mais l'ensemble forme une œuvre gaie et colorée.
Un classique de la comédie musicale française, vibrant et coloré, porté par les mélodies inoubliables de Michel Legrand. La mise en scène est inventive, les chorégraphies dynamiques, et l’énergie des interprètes contagieuse. Une célébration joyeuse de la vie et de l’amour, avec une touche de poésie légère.
non ce film n'a pas mal vieille mais il n'a pas pris une ride depuis sa sortie.. il est toujours aussi ridicule et désuet. Il n'y a rien de crédible ni d'amusant dans ce spectacle digne des pires romans photos de l'époque.: les jeux de mots sont mauvais, les acteurs chanteurs ou pas, également . je laisse ça aux quelques spécialistes du genre
Ce film fut un voyage sympathique à travers le temps et les époques. Dans un univers haut en couleur, nous rencontrons des personnages attachants. Les musiques sont fort sympathiques, des petits traits d'humour par-ci par-là. Ce film est agréable à regarder.
Je suis fan, mais ça n'a pas été automatique. Je plante le décor : ma mère est rochefortaise, donc je suis fille d'une demoiselle de Rochefort, mais moi, non. Née très loin de là. Arrivée gamine dans la ville, quelques années après la sortie du film, j'en ai entendu tellement parlé sans l'avoir vu, que j'avais un a priori. C'est donc petit à petit après plusieurs visionnages que j'ai aimé, sans mettre de côté certains défauts. C'est un cinéma particulier, c'est assez artificiel, ce n'est pas la vraie vie, c'est une œuvre aussi magique quand on fait abstraction de la réalité d'une ville. Celle-ci fut un peu transformée pour le tournage, notamment la place Colbert, avec des peintures plus vives que celles habituelles, par exemple. Plusieurs autres endroits ont servi à certaines scènes. Je connais chacun des lieux précisément où Jacques Demy a posé ses caméras. Il y en a un ou deux, pas grand monde, qui ne connaît pas la ville, peut être capable de savoir. C'est aussi ça qui fait la richesse et mon bonheur de voir ce film (enfin de le revoir !). C'est aussi une ville tellement différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Je ne suis pas passéiste - je précise que je suis historienne - mais revoir Rochefort filmé il y a bientôt 60 ans, c'est un peu une œuvre historique. Ne serait-ce que les premières images quand ils passent le transbordeur et arrive vers la ville. ça a changé, voir les images de 1966, c'est une curiosité. C'est même passionnant à voir. Je précise que je n'ai pas fait d'erreur de date, le film sort en 1967, mais a été tourné durant l'été 66. Mais je ne regarde pas ce film uniquement pour les images de la ville ! C'est aussi l'histoire qui est ce qu'elle est, limitée dans le temps, des rebondissements. Pour les acteurs, ils sont plein de talent et se sont pliés aussi aux volontés du réalisateur. Je déplore parfois le doublage pour les chansons, car certains ne chantaient pas, sauf Danielle Darrieux, qui joue la mère des demoiselles, formidable artiste à la si longue carrière remarquable. J'adore dans un rôle si différent de ceux qu'il jouera plus tard, Jacques Perrin. Et Michel Piccoli dans un rôle aussi loin de ce qu'il fera, Monsieur Dame. C'est une vraie fable, ce film. Par contre, tout le monde ne l'a compris dans la ville. Je déplore une exploitation constante de ce tournage et de l'aura que le film a donné à la ville. ça va trop loin parfois. J'aimerai qu'ils exploitent mieux tous les aspects de cette ville. Et Rochefort ne se réduit pas à ses demoiselles !
Que de beaux souvenirs avec ce magnifique film que j'ai découvert quand j'étais écolier avec mon frère jumeau (qu'il repose en paix) qui l'aimait aussi. J'ai toute de suite été émerveillé par les belles compositions du génial Michel Legrand (qu'il repose en paix) et des paroles inspirés de Jacques Demy (idem). Ce film je le regarde quand je suis déprimé et je retrouve le sourire. De toute façon j'aime bien les comédies musicales. Celle là est sans aucun doute ma préférée dans un Rochefort transformé pour l'occasion. Dommage qu'ils ne fassent plus ce genre de films.
Le chef d'œuvre musical de Jacques Demy est fascinant. Pour moi c'est LA comédie musicale française la plus spectaculaire jamais fait, Dorléac(rip) et Deneuve sont magnifiques, les chorégraphies sont splendides, aucun temps mort, c'est du divertissement pour les yeux.
Autant « Les parapluies de Cherbourg » brillaient par leur cohérence et leur unité de ton, engendrant une émotion poétique et profonde, autant « Les demoiselles de Rochefort » font se succéder des moments formidables, dès la seconde scène ou le duo des sœurs jumelles interprète la plus fameuse (et excellente) chanson du film, et d’autres d’une platitude consternante, dès la troisième ou le chant monologue du marin Maxence fait souhaiter qu’il se termine au plus vite. Et c’est ainsi tout au long du film, qui, comme « Lola » du même réalisateur, fonctionne autour de personnages qui s’entrecroisent dans la recherche de l’amour. Un patchwork musical et dansant coloré et très inégal, une Demy réussite et un Demy échec.
Et si c'était ça, la définition du bonheur au cinéma ? du plaisir de partager quelque ritournelle de michel legrand, de voir la robe de delphine et solange s'envoler, s'entourer autour de leur hanches, de sourire aux blagues vaseuses de dutroux ou de madame dame, de partir en perm'à nantes, d'admirer une nouvelle fois danielle darrieux, si belle à tous les âges, de se prendre pour gene kelly face a françoise dorléac(votre combinaison dépasse), de voyager de ville en ville, de peindre le portrait de catherine deneuve l'eternel féminin, de repeindre les volets de rochefort aux couleurs chatoyantes, de vivre, de sauter, de danser, de rêvasser....
Film d'un autre temps, à éviter par défaut si vous avez moins de 50 ans comme tout le monde dit.
Difficile à croire qu'il ai pu avoir du succès qd on le regarde aujourd'hui : clairement, c'est un film périmé, sans intérêt, surtout avec cette mélodie dégueulasse, au secours!!!
Laissez ce film aux oubliettes (à sa place).
Bref, vous l'aurez compris : passez votre chemin si vous ne voulez pas perdre de temps devant des films périmés d'un autre temps.
La richesse chromatique et la diversité musicale des 'Demoiselles de Rochefort' servent avec brio la narration. Chaque composition, parfaitement adaptée aux situations et aux personnages, contribue à créer une partition sonore et visuelle cohérente. Le film se distingue ainsi par une utilisation particulièrement maîtrisée des codes de la comédie musicale.