Avec Philippe de Broca, la sauce peut totalement prendre (comme «L'Homme de Rio») mais elle peut aussi être totalement raté. Ce qui est le cas ici. Tout n'est pas mauvais dans ce film, quelques dialogues de Jean-Loup Dabadie sont très bons et le trio improbable Michael York-Marlène Jobert-Michel Piccoli joue avec beaucoup d'entrain. Mais ce qui aurait pu être un film d'aventures efficace s'avère vite pesant et même ennuyeux. Déjà le scénario se distingue par son côté totalement bancal ce qui aurait pu éventuellement passer si le rythme du film n'était sans cesse alourdir par des scènes dramatiques et contemplatives d'une inutilité totale. Une grande déception de la part de Philippe de Broca et de Jean-Loup Dabadie qui respectivement nous avaient habitué à beaucoup mieux.
Philippe de Broca mélange souvent aventures et une dose d'humour dans ses films, La Poudre d'Escampette ne déroge pas à la règle mais ici la recette ne prend pas. Le début frôle le ridicule, l'histoire n'est pas très originale, la mise en scène est assez mollassonne ; seul Michael York s'en tire bien dans ce film raté dans le rôle d'un sympathique soldat britannique.
"La Poudre d'escampette", comédie d'aventure franco-italienne réalisée par Philippe de Broca, sorti en 1971. Avec Michel Piccoli, Marlène Jobert, Michael York. Un film bien réalisé, avec un beau trio d'acteurs. Guerre, aventure, romance, dialogues magnifiquement écrits, superbes paysages. Du bon cinéma, généreux, complet, drôle et bien filmé. Un classique des années 70.
Trois personnes (une femme et deux hommes, soit le triangle classique du boulevard) se retrouvent entraînés ensemble dans une drôle d’aventure durant la deuxième guerre mondiale. Au gré des événements et des attirances, le trio va traverser un désert et de nombreuses péripéties. Philippe de Broca n’est pas à son meilleur car le scénario a du mal à décoller, un peu comme l’avion que nos héros essaient vainement d’emprunter pour achever leur périple. Il n’est pas non plus si mauvais que certains l’ont dit. Malgré quelques défauts, ce film est porté par une interprétation haut de gamme (Michel Piccoli est excellent, Marlène Jobert a de l’abattage, Michael York est globalement bien en place même s’il en fait parfois un peu trop), sa mise en scène est soignée (la séquence du réveillon est même un très bon moment de cinéma) et le scénario, s’il manque un peu de souffle, n’en est pas moins intelligent et pertinent. Un film un peu « paresseux » mais qui n’en reste pas moins sympathique et dont on sort avec une pointe de regret.
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3,0
Publiée le 31 août 2014
Le dèsert ? C'est ici que ça commence! Prenons la « poudre d'escampette » et embarquons vers le savoir faire intelligent de Philippe de Broca, douè pour les aventures comiques à la française qui ont su rèsister à l'usure du temps! Michel Piccoli trafique ici entre la Libye et la Tunisie sans se soucier le moins du monde de la guerre qui fait rage autour de lui! Alors qu'il effectue une livraison de matèriel militaire sur son vieux bateau, il est contraint de recueillir un aviateur anglais, l'excellent Michael York, dont l'appareil vient d'être abattu! En arrivant sur la terre ferme, Piccoli dèbarque cependant à l'auberge locale où il demande asile! Survient bientôt l'armèe italienne qui ne s'embarrasse pas de prèjuger et accuse de sabotage le tranquille Piccoli! Celui-ci a beau nier toutes ces accusations, rien n'y fait! Le destin existe, c'est un fait! Puisque les deux fuyards seront aidès par la charmante Marlène Jobert! D'après le roman de Robert Beylen, « La route au soleil » , ce film d'aventures et d'amitiè romanesque est une invitation au voyage et à la sensation de dèpaysement, rèalisè par un spècialiste du genre! C'est efficace et distrayant avec un trio Piccoli-York-Jobert èpatant, fait pour être trois souvenirs! Final èmouvant, à l'image de York...
Une bouffonnade dans le désert. C'est passablement lassant. Au lieu de mettre des héros dans un film, l'époque des années 70 mettait des gens comme tout le monde, pas très débrouillards et plutôt niais et les laissait se dépatouiller pour se sauver seuls. C'est vraiment pas terrible. Et les situations censées être drôle sont ridicules.
Une pantalonnade peu compréhensible de la part de Philippe de Broca qui nous a nettement mieux habitué. On dirait une BD pour enfant de 10 ans. Seules les prises de vues dans le désert sauvent le film d’un naufrage total. Très évitable.
Je trouve que la moyenne des notes attribuées à “La Poudre d’escampette” est particulièrement sévère pour cette réalisation de Philippe de Broca, qui met en vedette le trio d’acteurs : Marlène Jobert, Michel Piccoli et Michael York. Cette comédie se déroule principalement dans le désert libyen pendant la Seconde Guerre mondiale, où nos trois protagonistes décident de prendre la poudre d’escampette.
Le film est souvent amusant et à certains moments, franchement drôle. J’estime qu’il a bien résisté à l’épreuve du temps. Michel Piccoli y est en grande forme, et l’ensemble du film possède un bon rythme qui maintient l’intérêt du spectateur.
En somme, “La Poudre d’escampette” mérite d’être redécouvert et apprécié à sa juste valeur. 7/10
A voir pour le duo Marlène Jobert, Michel Piccoli. Pour le reste, on est loin du meilleur de Philippe de Broca, mais le film dégage tout de même un certain parfum de fraîcheur...
De Broca essaye d'être drôle mais il ne fait pas d'effort : scénario banal et mise en scène d'une platitude absolue naident pas le film qui est tout juste sauvé par Michael York.
Excellent, film virevoltant de Philippe de Broca, qui qui l'échappée belle de trois personnages n'ayant que peu en commun. Avec comme toile de fonds, la Lybie ou traficant Français, soldat anglaise, et diplomate suisse tentent d'échapper à leurs poursuivants à travers le désert lybien. Le rythme est sans faille pendant longtemps, la fin étant un peu plus poussive, la mise en scène suit parfaitement l'action et le trio d'acteurs est parfait, Michel Piccoli en tête.
Des années artistiquement fastes de Philippe De Broca (années 60 et 70), c'est cette "Poudre d'escampette" qui est le plus mineur de ses films. Et pour cause, il manque de cette verve dans les dialogues, il manque de cette fantaisie dont lui seul avait le secret, tout comme il manque de ce rythme vitaminé, une autre de ses marques de fabrique. Mais alors, pourquoi est-ce que tout ça arrive à fonctionner pas si mal que ça ? Parce qu'il y a quand même cette notion de à l'amitié à la mort. Parce qu'il y a un très beau final, la seule chose qui, en terme d'histoire, soit réellement réussie. Et il y a aussi le trio d'acteurs. Michel Piccoli comme on l'a si souvent peu vu : en roue libre et qui cabotine. Marlène Jobert qui joue de ses charmes. Et Michael York, encore un acteur anglais qui venait prendre le frais chez De Broca, 5 ans après Alan Bates et 2 ans avant Jacqueline Bisset. Dispensable évidemment, mais étonnamment attachant.
C’est Philippe de Broca qui est derrière la caméra mais il a quand même raté son film ! Dommage car cette rencontre improbable de trois personnages dépareillés était un bon sujet et une belle histoire d’amour et d’amitié. Mais de Broca n’arrive pas à trouver le bon ton entre comédie et drame ni à définir le bon rythme. C’est poussif, presque ennuyeux, bien loin de l’Homme de Rio, et on s’amuse bien peu malgré la bonne prestations de nos trois fuyards, Marlène Jobert étant toujours aussi craquante dans son rôle de naïve plleine de ressources.
Philippe de Broca tente un film d'aventures sur le terrain accidenté de la Libye en 1942. Le résultat est chaotique, le trio d'acteurs met du temps avant de trouver son alchimie mais ça finit par émouvoir.
C’est dans la très belle collection, très complète, Coin-de-Mire que ce film mineur dans la carrière de Philippe de Broca s’inscrit à contre-temps. Une bouffonnerie dans le désert libyen où un français trafiquant d’armes et un pilote anglais prennent « la poudre d’escampette » en compagnie de la femme du consul de Suisse. Comment un tel trio s’est formé relève de l’extravagance qui court tout au long de ce périple historico-amoureux, aux aventures plus rocambolesques les unes que les autres, mais sans intérêt réel. Piccoli gigolo-hâbleur en fait des tonnes, Marlène Jobert est peu inspirée et Michael York en faire valoir, fait ce qu’il peut. Deux ou trois scènes provoquent un bon rictus, dont l’avion dans le désert qui sous les ordres de Marlène n’arrive pas à décoller. A l’image du film. AVIS BONUS Sous le label Coin de mire, on retrouve les images d’archives, des réclames de l’époque, l’affiche originale et des photos d’exploitation. Une partie de ces bonus se retrouve en images et vidéo comme autrefois. Saint-Tropez, Belfast occupée par les Anglais... c'est toujours intéressant à suivre Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com