Birth
Note moyenne
2,2
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144 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Dans une mise en scène élégante, attachée aux mouvements, aux jeux de lumière, aux regards (la scène à l'opéra!), le récit instaure une atmosphère malaisante, surnaturelle, glauque, portée par les prestations saisissantes du casting, d'une Nicole Kidman éperdue à un inquiétant Cameron Bright en passant par une amère Anne Heche. Malheureusement l'incrédulité des personnages face au jeune Sean, sans qu'aucun d'eux ne cherche à comprendre les causes de son obsession ni la manière dont il aurait découvert toutes ces informations sur Anna, empêche d'adhérer totalement à ce récit fantastique. spoiler: D'ailleurs le twist ne résoudra pas totalement ces interrogations!
Une réflexion sur le deuil inaboutie.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2025
Qui est le film ?
Sorti en 2004, Birth est le deuxième long métrage de Jonathan Glazer, connu jusqu’alors pour Sexy Beast. Là où son premier film traitait de la domination, Birth se détourne du bruit pour s’installer dans une étrangeté feutrée. En surface, il s’agit d’un drame psychologique : Anna, une femme qui a perdu son mari dix ans auparavant, voit surgir un enfant qui affirme être sa réincarnation. Le film ne joue pas la carte du thriller ni de la science-fiction, mais celle du drame, où le spectateur est confronté à une hypothèse invraisemblable sans qu’aucune solution rationnelle ne vienne la résoudre. Sa promesse est double : interroger le deuil et mettre à l’épreuve notre empathie en brouillant les frontières du désir, de la mémoire et de la morale.

Que cherche-t-il à dire ?
L’ambition de Glazer n’est pas de répondre à la question « et si le mort revenait ? », mais de déplacer le regard vers ce que ce retour ferait au vivant. Le projet est d’observer l'effort du deuil : comment une vie s’organise autour d’une absence, et comment un signe, même fragile, suffit à fissurer cette construction. La tension principale tient donc dans le flottement : est-on face à une fraude, à un fantasme, ou à une vérité dérangeante ?

Par quels moyens ?
Le scénario repose sur un scandale de départ (un enfant affirme être le mari défunt) puis refuse d’apporter toute justification externe. Cette économie narrative fait basculer le spectateur dans une posture d’interprétation active. Au lieu de chercher la preuve, il doit mesurer les effets de cette déclaration sur Anna. Ce choix radical déplace le film du côté de l’expérience herméneutique : l’énigme ne réside pas dans le « qui ? » ou « comment ? », mais dans « que signifie croire, ou vouloir croire ? ».

La mise en scène se distingue par son refus de spectaculaire. Glazer filme avec des cadres serrés, plans fixes, lumière blafarde. Ce retrait formel déplace la violence dans le détail. Un regard qui s’attarde, une peau qui rougit, un silence prolongé suffisent à créer une tension plus violente que n’importe quelle scène explicite. Le spectateur devient guetteur de micro-signes, assigné à une lecture tactile de l’image.

Le film repose sur un visage. Nicole Kidman, dans un rôle de douleur contenue, donne à voir une intériorité fissurée. Elle incarne une femme qui vacille entre fragilité et calcul, entre désir de croire et peur du ridicule. La caméra la filme au plus près, non pour exhiber des émotions, mais pour capter les micro-décalages de son corps. Kidman compose un personnage qui refuse l’excès dramatique et dont la tension se loge dans le moindre geste retenu.

L’enfant n’est pas traité comme un mystère à résoudre, mais comme un dispositif de projection. Son innocence apparente se charge d’ambiguïté à mesure que ses paroles reprennent les codes de l’adulte disparu. Il devient un miroir déformant des désirs d’Anna, mais aussi du regard du spectateur. Cette figure hybride (fragile, inquiétante, performative) est le moteur de l’inconfort éthique du film.

Où me situer ?
Je suis fasciné par la rigueur avec laquelle Glazer ose tenir son film dans l’incertitude. Son choix de filmer le deuil non comme mélodrame mais comme processus me semble d’une grande justesse. J’admire le courage de placer le spectateur face à ses propres limites, de l’obliger à éprouver plutôt qu’à juger.

Quelle lecture en tirer ?
Birth n’est pas une enquête sur la réincarnation mais une méditation sur la manière dont le passé habite les vivants. L’enfant n’est qu’un prétexte narratif pour poser des question sur le deuil et le désir.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2024
Troublant, malaisant, gênant... Mais brillant ! Le cinéma de Glazer est une expérience qui va au delà de la réflexion. Avec une Nicole Kidman métamorphosée dans un personnage à la fois perdue et endeuillée, Birth est un film sur l acceptation difficile d'un deuil. C est un film qui brille par la mise en scène. Les scènes avec l'enfant sont filmés avec un principe précis, ce qui amplifie profondément le malaise et toute l'histoire qui va avec. Une expérience troublante mais réussi
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2024
Ce film sur un deuil amoureux impossible a le côté froid des autres film de Jonathan Glazer. Si vous n avez pas aimé ses autres métrages (je pense surtout à Under The Skin), vous pouvez faire l impasse sur celui ci. Il dépeint le monde presque aristocratique du personnage d Anna comme un espace figé où les personnages qui l entourent sont presque aussi fantomatiques que son défunt mari. J ai trouvé que Glazer, peut être par peur de louper son sujet prenait trop de distance avec celui ci à l inverse de Nicole Kidman qui livre une prestation à fleur de peau, tout comme Anne Heche. Dommage que le final joue la carte de la facilité et ne referment abruptement certaines pistes que le scénario avait lancé.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2024
Un drame psychologique troublant (surtout dans sa première partie) qui convoque l’irrationnel, porté par la prestation fascinante de Nicole Kidman.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2024
Un film assez moyen ayant pour thème la réincarnation.
En effet une jeune et belle femme joue par nicole kidman est veuve, elle a perdu son mari assez brutalement et a dû mal à faire son deuil, mais 10 ans après elle rencontre joseph et s apprete a se marier quand un soir elle rencontre un jeune garçon de 10ans se prénommant comme son défunt mari, affirmant qu il est son mari.
Véritable incarnation ou bien une supercherie, c est l intrigue principale du film, qui va peu à peu plonger cette femme dans la confusion mentale et sentimentale.
C est un film assez dérangeant par moments, avec une mise scène assez honorable, la façon de filmer ce très grand appartement luxueux tout le temps dans la pénombre accentue le malaise.
Et puis nicole kidman y est excellente.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2024
A l'image de son long premier plan, un film froid, un peu abstrait, mais fascinant. Difficile d'en dire plus, c'est une expérience à vivre.
Xavier VIRELY
Xavier VIRELY

8 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2024
Assez surpris de voir autant de commentaires négatifs.
J'ai, de mon côté, apprécié beaucoup d'éléments de cette oeuvre à la fois belle et dérangeante.

La photo et l'atmosphère sont superbes.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 janvier 2024
Un drame troublant à priori sur la réincarnation mais avant tout sur un deuil impossible. Tout le désarroi de son héroïne (méconnaissable N. Kidman) se lit par de longs plans de son visage. Mais cette intrigue est traitée de façon trop tiède, sur une réalisation à la fois classieuce et distante pour être véritablement happé.
Claudine L
Claudine L

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2022
L'idée est bonne ça commence plutôt très bien et sans artifices débiles et pourtant l'histoire devient de plus en plus bancale et la fin est très décevante
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2022
Under the Skin, le dernier long métrage en date de Jonathan Glazer n'est pas forcément de ceux que je citerai là tout de suite parmi les plus grands " chocs " de ma cinéphilie de ses dernières années. Néanmoins, certaines images persistent et se manifestent dès lors d'un soupçon de souvenir.

Je n'allais pas forcément à reculons pour voir ce film, mais franchement, je ne peux pas dire que j'ai non plus beaucoup couru pour le découvrir. C'est d'ailleurs une rencontre fortuite, 18 ans après sa sortie qui m'y conduis, bien m'en a fait !

Birth est de ces films qui vous attrapent tout de suite pour ne plus rien lâcher de ce qu'il à pris. Son introduction, cette course enneigé viens de suite se graver dans l'esprit, de la manière d'un point de vue qui nous invite à entrée dans cette histoire. L'image est magnifique, la partition musicale et le son plus particulièrement livre au contraire une répulsion et un à la fois un envoutement ... Alexandre Desplats signe d'ailleurs une composition immortelle.

Jonathan Glazer est un artiste au soin de son objet qu'il façonne, polisse et auquel il administre tout une ébauche de son trouble entre croyance et dévotion, dans un geste habile tendancieux et plus qu'ambigu de par la fragilité de ce qu'il en est. Une très grande contribution donc, mais en rien pour l'esbroufe puisque si ce film suscite autant d'ardeur c'est qu'il dérange, et cela ce comprend ...

Si il y'a question, les protagonistes y sont eux aussi pour quelque chose ! Anne Heche, Danny Huston, Peter Stormare, Lauren Baccall, Ted Levine et surtout le jeune Cameron Bright sous nouée à la poutre du bateau qui lutte dans une tempête faisant rage. Ce dernier, danse dans sur un pont ou sa place n'est pas, il rivalise de sureté et prend des tournures immenses ! Vraiment, je suis ébahis par le talent de ce gosse. La scène ou il s'évanouit me viens de suite à l'instant d'écrire ces quelques lignes.

Nicole Kidman, figure de proue de Birth à quand à elle ici se qui s'apparente au rôle de sa vie ! Je déplore cette expression en règle générale, mais là, elle s'impose à moi malgré mes griefs. The Others, To Die For, Eyes Wide Shut sont pourtant de sacrée copie la sublimant mais pas autant que l'importance de Birth dans son total dévouement à la " cause " de cette femme habitée par une douleur quasi mortifère et qui construit dans ses méandres une charge en forme de retour à des désirs qu'elle à tant voulu dissoudre et oublier ... De mémoire, j'avoue ne pas avoir autant connu de sentiments divers devant une telle souffrance calfeutré et qui tambourine autant !

Jonathan Glazer signe de sa main l'un des plus grands films de l'époque, selon moi toujours.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 469 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2022
Le film réserve un suspense qui oscille entre surnaturel et folie douce, l'intrigue est bien ficelée et on assiste à un dénouement qui fait vite redescendre sur terre après s'être envolé dans des dimensions ésotériques... C'est un bon sujet pour un roman ou une nouvelle, l'intrigue est très littéraire mais est habilement mise en scène aussi, Nicole Kidman a un jeu tout en retenue et est presque méconnaissable [avec une coiffure qui fait penser à Anne Parillaud dans "Nikita", (et le parallèle s'arrête là)]. Le revirement des dernières scènes est déchirant et sans jugement aucun. La vie peut parfois réserver des tours bien pervers et prendre des tournures dignes d'une tragédie grecque, il appartient à chacun de savoir s'en relever pour avancer.
gabdias
gabdias

120 abonnés 1 999 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2022
Sur le papier il y avait tout pour faire un chef-d’œuvre, un sujet à la frontière de plusieurs genres, une actrice en pleine acmé de sa carrière, des scènes qui dérangent, une ambiance à réveiller Hitchcock d’outre-tombele résultat est de très bonne facture mais la fin un peu écornée pour être 100% ce dont on en attendait. Mais à voir définitivement, N.Kidman brille de 1000 feux.
Laurence B
Laurence B

7 abonnés 60 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 juin 2022
Nul ! Passez votre chemin. Glauque et peu crédible. J adore en général l actrice Nicole Kidman mais ce film est d un ennui terrible et sans intérêt!....
Marc Leparquier
Marc Leparquier

71 abonnés 121 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2022
une belle mise en scène, et une réalisation convaincante, intense. Nicole Kidman parfaite dans son rôle. Au delà de ca, les dialogues sont plats, les situations peu crédibles et on ne s'attache pas aux personnages. le ressort fantastique du film (volonté de laisser une part de doute) intéressant sur le papier sert l'intensité, renforce les situations gênantes mais rend aussi la progression absurde. Impossible de rentrer pleinement dans ce film sublime et fade a la fois.
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