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Dead-for-Someone
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1,5
Publiée le 23 avril 2017
Jonathan Glazer offre un film avec un pitch très accrocheur mais une fois sur image, le tout prend l'aspect d'une farce grotesque et plonge la tête la première dans le champ du navet cinématographique. Anna a été dévastée pendant des années par la mort de l'homme qu'elle aimait, Sean. Aujourd'hui, elle a fait son deuil et s'apprête à épouser Joseph. Lors d'une soirée avec son fiancé et ses amis, un petit garçon de 10 ans se présente, annonçant qu'il est Sean. D'abord incrédule, les adultes autour de la table vont se rendre compte que l'enfant connaît des secrets sur Anna et Sean que eux seuls connaissaient... La réalisation n'est pas grandiose: les prises de vues sont très simples, quasiment aucun mouvement de caméra, une mise en scène bateau et un cadrage correct mais sans pus. Le scénario souffre d'un gros problème de rythme: on est vite intrigué par cette histoire étrange mais cela finit par tourner en rond, les antagonistes ne sont pas intéressants, l'intrigue s’essouffle et la fin est particulièrement nulle et donne l'impression d'avoir perdu son temps.Les acteurs offrent d'assez bonnes performances mais rien de vraiment incroyable ou mémorable. Les personnages sont assez creux et d'autres trop stéréotypés. Les dialogues sont bons dans l'ensemble quoique répétitifs. La photographie est agréable, la lumière est travaillée et les couleurs pas trop laides. Le montage a un gros problème de rythme; on a droit a des plans de quelques secondes contre d'autres beaucoup trop longs, notamment un qui fait 2 minutes 30 ! Les décors sont plutôt réussis mais ils s'éparpillent trop (un huis-clos aurait été je pense plus efficace), les costumes ne sont pas beaux et la musique absente. "Birth" part d'une idée originale pour aboutir à un résultat niais.
Le réalisateur manque sont introduction et sa conclusion et vu qu'il partait avec un sujet casse gueule le résultat n'est pas fameux. En gros au départ on n'a pas vraiment d'accroche pour les personnages qui sont présentés superficiellement et sur le final le choix d' une solution simpliste pas plus crédible que celles que l'on pouvait imaginer n'apporte rien.
Des acteurs principaux aussi antipathiques l'un que l'autre (Nicole Kidman qui manque de grâce et qui ressemble à une grande gigue glaciale et un gamin style skinhead qui se prend vachement au sérieux) , une histoire complètement tirée par les cheveux pas crédible une seconde, une fin qu'on espère rattraper l'ennui qui s'étire tout au long du film mais qui est aussi nulle que le reste, bref, un navet.
Pendant plus d'une heure on est entraîné dans une aventure baignée de paranormal et de réincarnation de l'âme tout en étant dans le doute permanent mais aussi dans un sentiment malsain de cette histoire d'amour entre une femme adulte et un enfant de 10 ans. Puis tout se dégonfle, coup de théâtre et on re trouve peu à peu une situation presque normale mais qui aura laissé bien des fêlures et des souffrances. Nicole Kidman est très crédible en femme déboussolée qui va peu à peu perdre le sens de la réalité, des convenances et de la morale. Le film en lui même est assez lent assez dramatique et pas bien entraînant. Le coup de théâtre aurait sans doute pu donner lieu à un rebondissement plus explosif en changeant le rythme du film pour quelque chose de plus punchy.
pour l'excellente performance de Nicole Kidman et un gros plan séquence sur son visage légendaire. L'histoire est abracadabrantesque et assez ridicule.
Débuts fracassants pour l'anglais Jonathan Glazer, aidé ici par Jean-Claude Carrière au scénario. Le trouble, l'ambiguïté, le sens du suspense et du mystère entretenus tout au long du film : rien ne fait défaut. Une façon quasi-unique de filmer les femmes (il faut voir ce très long plan sur le visage de Nicole Kidman). Parce qu'il se situera délibérément dans le domaine du fantastique, voire du mystique (alors que "Birth" a le don de créer un malaise en partant d'un postulat plus réaliste), le film ultérieur du cinéaste ("under the skin", sorti récemment), en dépit de qualités indéniables, sera infiniment moins efficace.
Sur le papier tout promettait à ce mélodrame fantastique d’être un chef d’œuvre: Un casting de renom mené par une Nicole Kidman très inspirée, un scénario coécrit par l’immuable Jean-Claude Carrière, une bande originale signée par Alexandre Desplat ou encore une photographie claire-obscure conçue par Harris Savides. Malheureusement ce qu’a fait Jonathan Glazer de tous ces atouts majeurs n’arrive pas répondre aux promesses qu’ils suscitaient. En éludant la portée métaphysique de la problématique de la réincarnation pour uniquement s’axer sur les doutes et l’évolution psychologique de son héroïne, Birth a de quoi décevoir ceux qui espérait y voir une représentation innovante de la vie après la mort ou une réflexion sur le deuil. Pourtant, la sobriété de la mise en scène et le sentiment de malaise qu’arrivent à procurer certaines scènes (notamment grâce à la prestation toute en profondeur de Nicole Kidman) soulignent les inspirations hitchcockienne du réalisateur dans la mise en place de cette fable rendue superflue par sa résolution aussi superficielle qu’inaboutie.
Birth : Un drame assez troublant et envoutant a la fois. Car, il y a pas mal de scène qui rend mal à l’aise le spectateur. Mais, c’est ça qui est génial car on ne voit pas ça dans tous les films. Car, c’est une femme qui a du mal à faire son deuil. Et après dix ans, elle va se remarier et voila qu’un jeune garçon de 10 ans prêtant être son mari réincarné. Et ce qu’il y a de perdurant, c’est que le film va proposer des scènes ou l’enfant va avoir des comportements d’adulte, ils vont parles de sex avec la femme, ils vont avoirs des attitudes vraiment dérangeants mais c’est ça qui est fascinant. De plus, le film a une ambiance très froide, très psychologique. Il met vraiment l’accent sur les émotions des personnages. Avec une mise en scène très Kubrick. Alors la, si le réalisateur dit qui ne c’est pas inspiré de Kubrick, je ne comprends pas car pendant tous le film, je me suis dit ça et j’ai eu l’impression de voir un film de lui. Car, la mise en scène est très soignée. Il y a des plans larges, des zooms sur le faciale des acteurs pour sentir leurs émotions et leur troubles. Et puis, la façon de filmé, de prendre son temps sur des scènes longues et silencieuses, la façon d’utilisé la musique… Enfin voila, la réalisation pour ce film : c’est de l’art : kubrick sort de ce corps ^^. Et puis, c’est amusant, c’est que il y a Nicole Kidman dans le film (comme dans Eyes Wide Shut). Et d’ailleurs, elle est saisissante dans ce film, vraiment remarquable. Et les autres acteurs sont eux aussi très convaincant. Donc voila, un drame avec une part de mystère et une ambiance de malade. C’est assez spécial mais c’est prenant.
Pour son deuxième long-métrage, Jonathan Glazer tourne cette fois-ci l'histoire d'une femme qui après avoir perdu son mari, tombe sur un petit enfant qui prétend être celui-ci. Glazer tenait là, l'opportunité de bousculer l'esprit des spectateurs. Une naissance scénaristique audacieuse et de quoi secouer ce que l'on voit pas du tout à l'écran. Le casting lui aussi valait la peine, puisque Nicole Kidman et le jeune Cameron Bright jouent respectivement les rôles. Hormis quelques petites scène intéressante comme quand le petit se déshabille et rentre sans gêne dans la baignoire ou Nicole s'y trouve, le tout est trop décevant. J'en attendais beaucoup. Trop peu de folie, trop peu d'intrigue, trop figé, bref. Birth est un regret, un ratage.
"Birth"(2004) est une sorte de mélodrame fantastique,dans le milieu huppé new-yorkais. Nicole Kidman y donne son meilleur,avec sa coupe à la Jean Seberg,et ses blessures secrètes,mais cela ne suffit pas à faire décoller un film très froid,faussement sulfureux,et à l'atmosphère clinique. De fait,les 100 minutes nous apparaissent très longues et surtout ne nous entraînent pas dans des endroits très intéressants,hormis cette réflexion sur le deuil raté.
J’ai vu un film… qui pose un certain univers, plein de doute et d’appréhension… où chaque comédien joue sa partition, mais malgré la somme des ingrédients, malgré une narration qui comporte certaines surprises, je trouve qu’il y a trop de maniérisme dans la mise en scène, le décor et la relation qui se noue entre l’enfant et les différents protagonistes… La musique est trop présente, voire omniprésente, un peu pour occuper l’espace que l’histoire ne réussit pas à s’approprier. N'ayant pas vue le générique, je n'ai pas reconnu Nicole Kidman, et pendant tout le film, je n'ai cessé de trouver beaucoup de charme à cette comédienne aux cheveux courts et bruns... Mais malheureusement pour ce film, cela n'a pas suffit à me faire changer d'avis sur la note.
Un film qui brasse des thèmes intéressants comme le deuil, la réincarnation ou l'amour intergénérationnel mais qui les traite de façon trop superficielle. Une telle histoire aurait mérité plus de profondeur et d'ambiguïté. La réponse à la question de savoir si l'enfant est bien la réincarnation du mari d'Anna ou juste un menteur est assez prévisible et peu satisfaisante. "Birth" se révèle également trop froid dans son ensemble. La photographie sombre (compréhensible symboliquement parlant) est d'une laideur affligeante, la réalisation de Jonathan Glazer est trop maniérée avec ses plans fixes interminables, ses zooms à répétition et ses travellings inutiles et les acteurs sont inexpressifs. Tout cela empêche toute émotion de naître dans le spectateur qui ne peut plus que s'ennuyer profondément. A noter que "Birth" semble reprendre exactement un plan de "Shining" (hommage incongru et sûrement involontaire) lorsque Danny Huston, attendant sa fiancée pour visiter un appartement, regarde fixement un point hors caméra, tel un nouveau Jack Torrance perdant la raison. Ridicule.