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hephep
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4,0
Publiée le 17 juin 2020
Les étasuniens n'ont pas aimé la vérité. Tous les hommes, étasuniens ou pas, ont toujours eu du mal avec la vérité quand celle-ci ne leur plait pas. J'ai découvert et vu ce film 40 ans après sa sortie. Je n'en avais jamais entendu parlé. En le voyant, on comprend mieux la faillite du studio de cinéma. Malheureusement cela reste un film à voir sur grand écran. Ce que je n'ai pas.
Un chef d'oeuvre du cinéma tant par sa virtuosité que par son sujet qui n'a pas du tout plu à l'intelligentsia américaine lors de sa sortie.Il est enfin temps de réhabiliter ce long métrage et son réalisateur Michael Cimino,auteur d'une filmographie certes inégale mais fascinante .Un film monstre et une distribution au diapason;tout simplement l'un des plus grand films américains de l'histoire du cinéma.
Inestimable chef-d'oeuvre !Western aux images splendides ,et divisé en deux parties : la première partie ,douce ,amère , lyrique ,avec notamment les scènes de danse filmées de manière vertigineuse ! Puis la deuxième : beaucoup plus forte , violente ,et dans laquelle se dresse une critique sociale des Etats-unis d'Amerique .On songe à plusieurs films en voyant celui-ci : le cuirassée Potemkine ( pour l'aspect de revolution du peuple ) , les raisins de la colère ( pour le coté humaniste de l'oeuvre ) , gangs of new-york ( pour le type de mise en scène , le choix des decors , et l'aspect
La porte du Paradis est pour moi un film à la fois merveilleux et monstrueux et je ne pense pas pouvoir le réduire à une critique ou "analyse". Je préfère en donner des impressions "pêle-mêle" :-
_ La scène de patin à roulettes, que ce soit sur le rythme d'un bal populaire ou celui plus intimiste d'une danse à deux, et cette ouverture "emplie" de lumière, absolument sublime. Le cinéma selon moi : du rythme avec le sens du montage, de l'espace avec la profondeur de champ et de la lumière. Là tout est très très beau.
_ Le plan suivant avec le lac, la montagne et nos deux tourtereaux, merveilleux également.
_ pleins d'autres scènes merveilleuses avec des trains qui ne s'arrêtent pas en gare, des gars à cheval, des fusils de chasse...
_ Cet amour sur un fond marxiste, c'est quand même un truc qui irrigue depuis ses débuts le cinéma américain. Lui, diplomé de chez Harvard se trouve un vrai destin à combattre aux cotés de ses immigrés pour le partage des terres. Et comme il aime Isabelle Huppert, très liée à ces gens, on va encore au delà : " l'amour, plus fort que la lutte des classes". Maintenant, je ne dirai rien de la suite (est ce qu'on a trouvé Leonardo après le naufrage?). En tout cas un sentiment très vif m'habite à l'idée de cette conclusion.
_ C'est la dernière fois qu'un film un tant soit peu risqué et exigeant s'est vu alloué un budget digne d'hollywood. Mais étant donné le flop en salles, l'industrie se rabat alors plutôt sur les "franchises" genre star wars. Je trouve ça assez terrible.
_ le film laisse une impression d'inachevé, de "pas fini". On dirait que l'ampleur du sujet, de la mise en scène, en fait un objet un peu dévorant, un truc qui ne tiendra jamais sur une bobine, aussi longue soit-elle. Un monstre sublime et terriblement desesperé.
En version longue, La porte du Paradis se dévoile. Fresque sauvage, baroque, violente, ou comment les Etats-Unis se construisent les mains trempées de sang...
Alors là ATTENTION peut-être le plus grand "western" de l'histoire du cinéma! J'ai la VHS depuis plus de 20ans...un soir où la version intégrale est passée au ciné club. Un casting magistral, une reconstitution magistrale, une histoire magistrale et une mise en scène magistrale pour ce film MAGISTRAL!! Après sa palme pour son autre CHEF D’ŒUVRE "Voyage au bout de l'enfer" Michael CIMINO met en scène une vision très réaliste de l'immigration et des décisions politiques dans un monde déjà très très violent. Je conseille ce film à tous les amateurs de films fleuves... où l'histoire est PASSIONNANTE, servie par des acteurs confirmés ou d'autres qui le seront par la suite. UN BIJOU!
La conquête de l'Ouest Américain, les pionniers venus d'Europe (centrale dans le cas présent) qui vont faire de ce pays une si grande puissance. Mais Michael Cimino insiste plutôt sur leur difficulté à s'intégrer, à trouver leur place. Résultat : le film n'a pas répondu aux attentes du public et la critique a été sans pitié, Cimino s'y habituera... En attendant, " United Artists " fera faillite. Le cinéaste a rebroussé dans le mythe en voyant sous un aspect sombre une des phases clés de l'histoire de l'Amérique. Mais c'est son choix et il faut le respecter. Le film présente une très belle reconstitution, des décors somptueux, une musique magnifique et d'excellents acteurs, avec un trio magique : Kris Kristofferson, Isabelle Huppert, Christopher Walken. Une fois de plus, Cimino fait montre de ses qualités de réalisateur hors-pair, mais ceci n'a pas suffit pour le faire plébiscité. Tant pis, mais cela n'enlève rien à la beauté de cette histoire.
Un grand film que l'on dit western, mais qui appartient plutôt à une aventure épique et dramatique sur fond de guerre, dans la lignée de "Doctor Zhivago". Disposant pourtant d'un bon scénario, de scènes d'actions éfficaces, notamment la bataille finale, de très bons acteru et d'une superbe musique, le film fut l'objet de critiques américaines très variées et peux élogieuses. Popur ma part, un très bon film, pour les amateurs de grands films d'aventure de David Lean.
grande fresque historique sur fond des sublimes paysages du wyoming. Mais au final la version longue manque un peu de rythme et est vraiment très longue..
Cimino nous plonge avec son western non conformiste La Porte du Paradis dans une fresque historique au cœur de la conquête de l'ouest. Deux jeunes fraîchement diplomés de la promotion 1870 de Harvard vont être épris par les perspectives fallacieuses d'une vie dorée au sein des grandes plaines américaines. Les deux protagonistes, James Averill et John L.Bridges, interprétés magistralement par Kris Kristofferson et Jeff Bridges, vont ainsi entreprendre un périple vers le majestueux État du Wyoming. Les jeunes bourgeois idéalistes de la côte Est vont être très vite confrontés aux immigrants d'Europe de l'Est de classe sociale inférieure. Les riches propriétaires de bétail vont se sentir lésés par le Homestead Act (appelée aussi politique de l'Open Range), loi signée le 20 Mai 1862 par Lincoln prévoyant l'accès à la propriété des terres exploitées par les immigrants depuis plus de cinq ans. Ces dispositions finissent par déclencher la guerre du Comté de Johnson en 1890, les riches éleveurs de bétail via leur syndicat persécutant sans vergogne les petits éleveurs qu'ils accusent de voler leur bétail. Au delà de cette lutte des classes intestine, Cimino nous immerge dans le thème du romantisme et du désir à travers le triangle amoureux Nathan D. Cham ("gâchette" du syndicat des éleveurs), James Averill (devenu marshal du Comté de Johnson) et Ella Watson (tenancière du bordel de Sweetwater, ville principale du Comté de Johnson), campés par les brillants Walken, Kristofferson et Huppert. En définitive, Cimino subjugue les cinéphiles avec cette épopée au lyrisme crépusculaire. A sa sortie, le film a été malmené mais aujourd'hui il est enfin reconnu comme un chef d'oeuvre au panthéon du 7ème art. Ce n'est que justice !
Vous pouvez retrouver l'intégralité de mes critiques de films sur les pages Facebook Cin&series Timeless et Instagram @cineseriestimeless.
Fresque démesurée et profondément mélancolique, La Porte du paradis transforme le western en elegie funèbre sur un rêve américain en décomposition. Avec une ambition formelle vertigineuse, Michael Cimino compose chaque plan comme une toile vivante, où la beauté visuelle contraste avec la violence historique. Derrière la chronique des conflits entre colons et puissants se dessine une vision désenchantée d’une nation bâtie sur l’injustice et l’exclusion. La durée ample du film permet aux personnages d’exister dans toute leur complexité, pris dans un mouvement inexorable qui les dépasse. De cette démesure assumée naît un chef-d’œuvre longtemps incompris, aujourd’hui réhabilité pour sa puissance et sa singularité.
On a beaucoup écrit sur ce film, maudit à chef d'œuvre. Disons le tout de suite, si le film se révèle ample, épique, avec des scènes époustouflantes et la puissance qu'offre le fait de n'avoir pas eu besoin de recourir à des effets spéciaux. Le casting impeccable, la reconstitution précise, le souffle qui règne à certain moment. Tout contribue à faire passer les presque 3h30 de cette version. Dans un western qui comme impitoyable après lui nous montre l'envers du mythe, sale, sordide peuplés de personnages sans envergures. Si on comprend le rejet de l'époque en amerique qui ne supportait pas ce miroir, on s'étonnera plus de l'accueil européen qui aurait du voir le souffle et la charge sans concession sur la domination de classe. Alors chef d'œuvre direz vous ?. Je ne peux pas aller à cette extrémité, car malgré tout le film n'atteint pas pour moi ce nivrau, gené par le manque de modestie evidente du realisateur qui parfois se regarde filmer confèrant un rythme parfois trop lent, et trouvant le moyen de se précipiter sur la fin qui se retrouve à la limite de donner l'impression d'être baclé. Ce qui est un comble pour un film de cette longueur. Est ce parce que le film aurait du atteindre les cinq heures comme au premier montage? Cette fin retire pour moi la mention chef d'œuvre mais n'enlève rien au reste, à voir au moins une fois dans sa vie.
Un chef d'oeuvre absolu et qui pourtant a fait un bide lors de sa sortie aux Etats-Unis. Regardez ce film et vous comprendrez pourquoi et comment l'Amérique n'a pas voulu célébrer cette oeuvre majeure qui piétine le pseudo rêve américain de liberté...