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    La Porte du paradis
    note moyenne
    3,9
    1896 notes dont 153 critiques
    répartition des 153 critiques par note
    60 critiques
    48 critiques
    19 critiques
    16 critiques
    6 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Porte du paradis ?

    153 critiques spectateurs

    ffred
    ffred

    Suivre son activité 768 abonnés Lire ses 3 379 critiques

    5,0
    Publiée le 22 août 2020
    Voilà donc le film maudit, celui qui précipita United Artists vers la faillite et empêcha Michael Cimino de tourner pendant des années. J'ai beaucoup aimé, tout est hors norme, la mise en scène (sublime), les paysages, la lumière, les acteurs. Et un scénario foisonnant, avec une étrange résonance sur l'accueil des migrants aujourd'hui. 3h39 vues d'une traite, certes il y a quelques longueurs, mais pas une minute d'ennui. Un western, mais surtout une fresque historique épique et grandiose, plus grand flop de l’histoire d'Hollywood, aujourd'hui culte. Magnifique.
    Alasky
    Alasky

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    3,5
    Publiée le 29 septembre 2020
    Film fresque, véritable épopée de l'Histoire Américaine dans l'Ouest Sauvage. Je l'ai visionné pour la présence de la belle et jeune Isabelle Huppert. Le western était alors un genre depuis bien longtemps sur le déclin ; ce film est depuis lors un de ces "films maudits" sous-estimé selon moi.
    Henrico
    Henrico

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    2,5
    Publiée le 13 juillet 2020
    Pour traiter ce volet absolument passionnant de l’histoire de la conquête de l’ouest américain, Michael Cimino, dans ce film se livre à une opération qui relève en fin de compte plus du sabotage qu’autre chose. La responsabilité du désastre lui incombe t’elle ou la partage t’il avec les producteurs du film qui, semble t’il, ont sans scrupule, charcuté le montage? Difficile de savoir. Toujours est-il que le résultat est que la mise en scène est brouillonne ; de nombreuses scènes ont des longueurs complètement injustifiées, ne pouvant que susciter l’ennuie ; et d’autres scènes à l’inverse font l’objet d’ellipses qui ne font qu’entraver la compréhension normale du récit. Quand aux dialogues, ils semblent souvent amenés avec beaucoup de maladresse, comme qui dirait « parachutés ». Le magnifique trio que représentent Kristoferson, Walken et Huppert, ne sauve pas le naufrage.
    Redzing
    Redzing

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    5,0
    Publiée le 23 février 2015
    A la fin du 19ème siècle, dans le Wyoming, de riches éleveurs de bétail sont victimes de vols de la part d'immigrés est-européens affamés. Ils engagent alors des tueurs pour abattre les malheureux. "Heaven's Gate" est connu pour être l'un des échecs commerciaux les plus retentissants du cinéma. Entre les très nombreux dépassements de budget, causés par un Michael Cimino réputé exigeant et mégalomane sur le tournage, et une version amputée, suivie d'un massacre critique et public à sa sortie, le film a presque anéanti la carrière du réalisateur, et a fortement contribué à couler la United Artist. Tout cela est bien dommage, car en elle-même, cette version complète de 219 minutes est un chef-d’œuvre. Les paysages naturels sont sublimes et parfaitement maîtrisés, les décors sont majestueux, la mise en scène inspirée, le tout accompagné par une jolie BO de David Mansfield. Cimino n'écrase pas pour autant ses personnages, avec un charismatique trio amoureux, qui donne lieu à plusieurs scènes émouvantes, et de solides seconds rôles. Après cette poésie, le film bascule dans la cruauté. La dernière heure s'avère particulièrement spectaculaire, riche en fusillades intenses, à la violence graphique prononcée. Elle met une énorme claque à l'idée du rêve américain, et montre que ce système se base sur des inégalités sordides. Ainsi, "Heaven's Gate" est western alliant avec adresse beauté et mort, et qui ose s'engager sur un sujet très délicat. A voir.
    Roub E.
    Roub E.

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    4,5
    Publiée le 7 juillet 2019
    Le film qui a enterré le nouvel Hollywood avec son échec considérable en salle. Et pourtant... Alors oui je peux admettre que son côté grandiose peut paraître par moment pompeux, mais quelle maîtrise, comme l’incroyable scène de danse de la remise des diplômes qui ouvre le film et à laquelle en répondra une toute aussi remarquable plus tard dans le métrage. On peut aussi comprendre son échec à cause de son aspect extrêmement pessimiste, sa manière de montrer la construction des États Unis par le prisme de l’argent et de la violence (non tout le monde n’a pas sa chance). Le casting est admirable, le reconstitution grandiose. J’ai souvent été ébahi par ce film même si en effet je l’ai trouvé par moment pompeux. Un film qui marque la fin d’un époque mais c’est un enterrement de première classe.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,5
    Publiée le 27 mai 2016
    A la fin du xixe siècle, dans le Wyoming, des éleveurs américains décident, avec l'aide de l'Etat, de dresser une liste noire et d'exterminer les petits fermiers immigrés. S’inspirant de ce fait divers, Cimino livre une fresque grandiose et baroque à la photographie splendide et à la mise en scène extrêmement soignée, boostée par un gros casting. Le film qui le ruina.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 4 mars 2013
    Après son "Voyage au bout de l'enfer" dans lequel abordait les traumatismes de la guerre au Vietnam, Cimino s'isole dans un coin de l'Amérique pour en raconter la naissance ensanglantée. Dans ce drame épique, sans prétention ni mégalomanie, et d'une maturité exemplaire, Cimino se donne corps et âme et livre une œuvre majeure du siècle passée. À la fois pamphlet contre les injustices perpétrées par les "natifs" au nom de la "justice", romance déchirante sur un trio emporté par la violence de l'Histoire et drame important sur la nécessité de l'individu à lutter contre un système impitoyable, le film emporte, touche et soulève multiples interrogations. Tout en remettant en questions les principes même de sa nation, Cimino signe également un exploit esthétique, logistique et dramatique comme on en a rarement vu. "Heaven's gate" est de ces films rares, qui mérite d'être vu et revu au cinéma et qui font croire en son existence. Un très grand film, un chef d’œuvre digne de ce nom.
    dagrey1
    dagrey1

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    4,5
    Publiée le 30 juin 2020
    Nous sommes à la fin du XIXème siècle, la situation est critique dans le Wyoming où l'association des éleveurs reçoit carte blanche du gouvernement américain pour éliminer "125 voleurs de bétails/anarchistes supposés" dans une population immigrée originaire d'Europe de l'Est. La confrontation tournera au bain de sang et brisera le destin de bien des protagonistes de cette histoire. La porte du Paradis (Heaven's gate) est un western dramatique américain de Michael Cimino de 1980. Avant les "coupes" imposées par le studio, le film tourné par Michel Cimino durait 5 h 30 (!). Ce film de plus de 3h30 dans sa version longue est très librement adapté de la guerre du comté de Johnson qui opposa des propriétaires terriens (qui se considéraient comme natifs) aux familles immigrées d'Europe de l'Est, récemment implantées dans le Wyoming (A la suite de l'Homestead Act). Une page peu glorieuse de l'Histoire des Etats Unis Hyper réaliste quant à la violence et à la puissance du pouvoir et de l'argent, La porte du Paradis incarne le western désenchanté par excellence. L'oeuvre décrit l'entreprise d"éradication d'une population par un escadron de la mort au nom de l'intérêt de quelques uns. Si la première partie du film est un peu lente en dépit d'une réalisation qui magnifie les paysages, la seconde s'accélère et sombre dans la violence. Pour ces raisons et son réalisme contrarié, j'ai beaucoup apprécié ce western terriblement désenchanté et au déterminisme tragique mais ce ne fut pas le cas de tout le monde. Le pire naufrage de l'histoire du cinéma et un film maudit Auréolé par le succès de Voyage au bout de l'Enfer, Cimino s'est vu offrir un "pont d'or" par United Artists avec un budget illimité (44 millions de dollars après les "dépassements") pour tourner son western iconoclaste . Le film fut éreinté par la critique américaine et fut retiré de l'affiche au bout d'une semaine. On doit au film au moins partiellement la faillite de la maison de production United Artists. Michael Cimino s'est retrouvé "tricard" à Hollywood.pour des années. Il a du patienter 6 ans avant qu'on ne lui finance un autre film. Les sociétés de protection des animaux ont également dénoncé des mauvais traitements en série subis par les chevaux, poules et coqs sur le tournage. Les mauvais résultats au Box office ont aussi mis en berne le genre du western pour quelques années. Malheureusement, cet échec fit beaucoup de tort au courant Nouvel Hollywood et orienta le cinéma Hollywoodien des années 80 vers l'action et le divertissement, mettant un terme aux productions cinématographiques réfléchies et pessimistes des années 70. Le casting La porte du Paradis est tout sauf un film manichéen. Ses protagonistes sont traversés par des conflits intérieurs et des choix cornéliens à résoudre, notamment Ella (Isabelle Huppert), James Averill (Kris Kristofferson) et Nate Champion (Christopher Walken), prisonniers d'un triangle amoureux. On peut également citer John Hurt dans le rôle d'un éleveur, prisonnier de sa classe qui se noie dans l'alcool. La porte du Paradis est un un film sombre qui rappelle d'autres films originaux de cette époque comme le western mémoriel, Le soldat bleu.
    keating
    keating

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    4,5
    Publiée le 26 mai 2014
    Si la porte du paradis se laisse entrevoir, elle semble néanmoins fermée à double tour tant le film présente un monde crépusculaire.. Car ce monde est, en effet, bien plus proche de l'enfer, un enfer au bout duquel les personnages voyageront, pour citer le grand frère de ce film, pendant un peu plus de 3 heures. Vous l'avez compris, on est chez Michael Cimino, et après Deer Hunter, il nous offre une nouvelle fresque ambitieuse, étirée, explorant les failles de l'Amérique et des sentiments humains. Cette fois, nous revenons en arrière, fin XIXe siècle, pour l'épisode méconnu de la Johnson County War. Cette page de l'histoire, racontée à travers des personnages assez ordinaires, permet au cinéaste de cristalliser les revers du rêve américain, ainsi que le tragique de la condition humaine. En un mot, c'est un point de vue fort pessimiste sur le monde, condamné à rester dans un cercle infernal. La figure du cercle revient d'ailleurs comme un leitmotif visuel tout au long de l'oeuvre, par exemple lors de la première arrivée à l'image du personnage de Champion, une scène visuellement splendide qui renvoie aux meilleurs westerns. Cela est d'autant plus cruel que le film n'en est pas tout à fait un. L'étudiant se moque au début du discours universitaire en disant être d'accord pour conserver la loi de la gravité ; le reste du film semble mettre en parallèle cette loi avec d'autres, la loi de la violence, de la cupidité, du mal inscrit en l'homme ... Et l'on se dit qu'il y avait un autre sens au mot "gravité". Pourtant, si le monde court à sa perte, les personnages croient encore à une rédemption, et l'on s'attache énormément à eux, à leur beauté, dans les forces comme dans les faiblesses. La quête semble perdue d'avance, mais ils n'abandonnent pas, et nous amènent avec eux en enfer. Des beaux personnages, et des beaux acteurs aussi, tous habités, et sublimés par la caméra de Cimino. En tout cas, pour les héros. Les méchants sont un peu trop caricaturaux, les méchants propriétaires contre les innocents travailleurs immigrés. Voilà le seul point négatif selon moi. Le reste est impeccable, et c'est même une leçon de cinéma, dans la gestion de l'espace, intérieur (l'université majestueuse) comme extérieur (les paysages immenses du Wyoming), la lumière, la musique, ou encore la gestion des mouvements. Peu filment les foules aussi bien que Cimino, regardez ces étudiants festoyant au début, ces travailleurs au milieu, ces combattants à la fin. Et surtout, regardez ces danses sur patins à roulette. On entre dans une autre dimension, une ile de paix dans un océan de violence, un rêve avant le réveil en enfer. Un rêve dans un endroit appellé justement Heaven's Gate. Et si le paradis est perdu, Cimino nous l'offre le temps d'une séquence. La porte reste fermée, mais l'on peut encore voir un bout d'Eden à travers sa serrure.
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 801 critiques

    5,0
    Publiée le 20 juillet 2016
    Un film lyrique et puissant qui prend aux tripes pendant près de 4 heures. Cimino nous emporte dans une histoire magnifique aux personnages jamais manichéens et aux enjeux multiples. L'histoire d'amour est déchirante et le scénario résonne particulièrement aujourd'hui : racisme, inégalités, injustice... En terme de mise en scène, tout est au diapason : lumière, cadrages tour à tour intimes et gigantesques sur les magnifiques paysages du Wyoming, son... tout est là pour passer un moment historique. Bravo Cimino!!
    cocolapinfr
    cocolapinfr

    Suivre son activité 25 abonnés Lire ses 631 critiques

    4,5
    Publiée le 2 juin 2016
    Vu la director's cut. Un film grandiose, remarquable reconstitution de l'Amérique fin 19ème siècle avec ses millions d'immigrés, et s'articulant autour d'une histoire vraie : la guerre des éleveurs contre les paysans (Guerre du comté de Johnson). Une histoire sombre que le public de l'époque n'attendait pas (sans parler de la fictionnalisation de Nate Champion qui collabore avec les éleveurs au début). Le film est doté de scènes ahurissantes, des villes entières reconstituées, des milliers de figurants tous en costumes, des centaines de chevaux allant dans tous les sens, des plans remarquables aux couleurs sublimes sans le moindre nuage. Si les 3h30 se passent sans ennui, on ressent cependant le manque de scènes ne serait-ce que pour le développement des personnages (notamment Nate qui arrive comme un cheveu sur la soupe). Autre petit défaut, une scène finale étrange qui ressemble à un "happy end" forcé, souvenir du bon vieux temps. Un très grand film important historiquement.
    this is my movies
    this is my movies

    Suivre son activité 377 abonnés Lire ses 3 087 critiques

    4,5
    Publiée le 9 juillet 2016
    Typique du film maudit condamné par la démesure, la mégalomanie de son réalisateur qui se heurte à un studio au départ très laxiste et qui fait marche arrière afin d'éviter un désastre inéluctable. Tout auréolé de son triomphe avec "Deer hunter", M. Cimino aura tout ce qu'il désire pour son film suivant. Perfectionniste au possible, il multiplie caprices et exigences folles afin de faire le film qu'il a en tête. Il en résulte un chef d'oeuvre graphique dont chaque plan vous décolle la rétine, un scénario touffu qui brasse de multiples thèmes et nous expose des personnages de western jamais vu jusque là. Démythification d'un mythe américain, allégorie de notre époque (les riches exproprient les pauvres en toute impunité), fresque ultra-violente qui s'achève par une scène de bataille mythique, cette fresque romanesque compte aussi de nombreux temps morts durant lesquels les persos vivent leur vie. Thèmes trop nombreux, ambition démesurée, plans somptueux qui étalent la virtuosité de leur auteur, acteurs magnifiques, musique sublime bref, un film somme qui ruinera le studio United Artists, enterrera la carrière de Cimino et précipitera la chute du Nouvel Hollywood, incapable de répondre aux besoins d'un public lassé des remises en cause perpétuelles qu'on leur avait proposé jusqu'à alors (et aussi parce que le public type Woodstock a vieilli et a fini par se ranger). L'ère Reagan arrive et le divertissement l'emportera sur tout le reste. Mais rarement un enterrement aura été aussi fastueux. D'autres critiques sur
    Maqroll
    Maqroll

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    3,5
    Publiée le 11 août 2010
    Un des films les plus mégalomaniaques de l’histoire du cinéma, qui a entraîné la disparition d’United Artists (rien moins) et fait un bide mémorable dans son pays d’origine. Grande fresque de trois heures et demie, faux western mais vrai pamphlet contre les Etats-Unis et leur loi du plus fort. Film à certains moments passionnants tant il contient de cinéma pur et à d’autres irritant tant ces qualités peuvent être gâchées en n’étant pas exploitées jusqu’au bout. On a une gigantesque impression de travail en chantier non fini. Kris Kristofferson n’est pas toujours à son aise dans un rôle d’homme qui cherche sa voie sans jamais la trouver. Christopher Walken est beaucoup plus convaincant dans la composition difficile d’un personnage ambivalent qu’il parvient à rendre crédible. Isabelle Huppert est étonnante de justesse. Un film à l’image de son auteur : courageux, mais brouillon.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 19 août 2019
    Avec un scénario aussi maigre et répétitif, cette durée XXL et cette débauche de moyens relèvent clairement de la démonstration de force. Heureusement, le perfectionnisme de Cimino accouche de quelques plans sublimes et d’une vraie virtuosité de mise en scène, mais côté narration, c’est le calme plat. 1h30 pour exposer les enjeux, une heure de plus pour présenter un triangle amoureux sans grand intérêt (à part le charisme des acteurs), puis l’action promise commence enfin et on a droit à 30 minutes de coups de feu et de poussière. Il faut peut-être un adepte du western pour apprécier ce que Cimino fait du genre, mais en tout cas ça m’a laissé froid.
    Tayop
    Tayop

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 1 896 critiques

    4,0
    Publiée le 29 mars 2018
    Un director's cut sublime où les grands espaces confèrent à cette oeuvre les plus belles images qu'on ait sans doute vu au cinéma. 3h40 de toute beauté, légitime de part son rythme et sa structure, inspirés. Seul le récit et ses constats laissent l'oeuvre desservie.
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