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DestroyGunner
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4,5
Publiée le 17 mars 2013
Vu pour la première fois dans la sortie début 2013 de la version "montage du réalisateur". Un film grandiose, grandiloquent, démesuré, jusqu'à l'excès (la dernière partie est hypertrophiée). Une oeuvre sublime de beauté visuelle avec des plans extraordinaires, des couleurs magnifiques, une cinématique de l'action ahurissante. CIMINO joue avec le rythme des séquences qu'il alterne entre intimisme lent et scènes collectives furieuses . K. KRISTOFFERSON et I. HUPPERT jouent merveilleusement, C. WALKEN est beaucoup moins convaincant. Il y a une excellente peinture politique, économique et sociale de l'Amérique de la colonisation du Far West, très iclonoclaste. Il reste que l'ambition du réalisateur étouffe un peu le film et qu'il n'arrive pas, malgré les très nombreux points communs, à égaler son précédent, qui demeure son chef d'oeuvre.
Cimmino frappe un nouvelle fois sur son propre pays et la barbarie dont il s'est rendu coupable, avec toujours autant de maestria et autant, sinon plus, de brio.
Dans Voyage au bout de l'enfer, c'était le Vietnam, jours bien peu glorieux dont les pages de l'Histoire sont entachés de sang. Dans La porte du paradis, c’est une période sans doute moins connue mais tout aussi sanglante: dans le Wyoming, des migrants massacrés au nom du gouvernement, par des mercenaire,s se croyant dans leur bon droit et tuant, violant, menaçant à la va comme je te pousse.
Une amitié déchirée par une femme, un amour impossible et l'émergence de la pensée communiste sont quelques uns des nombreux thèmes sous tendus ici.
Epopée remarquable signée Cimino, qui, après son chef-d'oeuvre, '"Voyage au bout de l'enfer", allait mordre la poussière et perdre tout crédit auprès des studios avec ce western trop long, trop lent, trop mélancolique... Certaines scènes sont entrées définitivement dans l'Histoire du cinéma (l'attaque des mercenaires par les fermiers à la fin du film), tout comme Huppert, muse française perdue dans l'Ouest sauvage, entre ses deux amours (Kris et Chris dans leur meilleur rôle ?).
Un bijou ! Le film qui connu le plus grand désastre financier du cinéma. Rien que pour ça j'étais curieux de le voir. Mais en plus son historique bide en salles est injuste. Le film est merveilleux. Les images et la lumière sublimes. Des idées de mise en scène excellentes, le casting bien ciblé. Les scènes spectaculaires alternent avec des scènes intimes d'une grande beauté. Et pour une fois c'est une histoire de l'Amérique qui n'est pas à la gloire des vainqueurs (tiens ? c'est peut-être pour ça que le film n'a pas marché du coup...)
Heaven's gate a la particularité d'avoir entrainé à lui tout seul la disparition des studios United Artists car prévu pour un budget de deux millions de dollars, le film en a coûté quarante et ne récolta qu'un million et demi de dollars de recettes. La faute de ce gouffre financier est très probablement dû aux critiques américaines qui ont descendu le long – métrage lors de sa première présentation, à tel point que United Artist décida par la suite de réduire le film d'une durée de 3h29 à environ 2h30, ce qui ne favorisa pas ensuite le bon accueil du public.
L'histoire que le réalisateur unanimement reconnu après la réalisation de Voyage au bout de l'enfer, a entrepris de raconter semble avoir vraiment heurté l’opinion en s’en prenant à l’idéal américain. Elle relate un vrai fait divers se passant dans le Wyoming en 1889, celui d'un massacre de paysans polonais immigrants organisé par une association de grands propriétaires fonciers, avec le feu vert des plus hautes autorités fédérales et du Président des Etats-Unis lui-même. Le film commence avec l’élite américaine d’Harvard qui se projette dans des idéaux lors d’une cérémonie de fin d’étude puis quelques années plus tard, on retrouve les même gens s’acharner sans pitié contre la venue sur leur territoire d'immigrants à la recherche du rêve américain, excepté Jim Averill (Kris Kristoffeson) qui se range du côté des plus pauvres et aime la même femme, une prostituée (Isabelle Huppert) que Nathan (Christopher Walken) homme de main de l'Association, ami d’ Averill et lui aussi amant d'Ella. (suite sur mon blog)
J’avais beaucoup aimé Voyage au bout de l’enfer de Micheal Cimino et c’était donc avec curiosité que je voulais découvrir La Porte du paradis, film encore plus long. Malheureusement, sa longueur a justement eu raison de moi. Attention, le film est beau, à des supers acteurs, un scénario solide et une soundtrack exceptionnelle mais le film est tellement long et lent que difficile de s’accrocher et apprécier de A à Z… je ne peux clairement pas cracher sur le film mais j’ai passé un moment vraiment très long, je ne vais pas mentir.
Un monument du cinéma américain qui retrouve sa beauté et sa durée originale grâce a une restauration magique et une ressortie sur grand écran. Enfin une distribution a sa hauteur !
"It's not like the Indians, you just can't kill them all."
Film maudit s'il en est, du cauchemar financier (rien que la reconstitution des bâtiments et la figuration pléthorique ont dû faire exploser les budgets) aux accusations de maltraitance animale, La Porte du Paradis est pourtant à classer dans la catégorie virtuose pour son casting impressionnant, entre stars confirmées et étoiles montantes, et sa qualité visuelle (dont plusieurs scènes au mouvement vertigineux comme celle de la valse à Harvard, celle de la danse en patins à roulettes ou encore celle de la grande bataille, qui méritent de se retrouver dans toutes les écoles de cinéma).
Dans cette histoire, tournée il y a plus de quarante ans et s'inspirant librement de faits survenus un siècle plus tôt (la Guerre du Comté de Johnson), on ne peut, aujourd'hui, s'empêcher d'établir un parallèle avec l'actualité brûlante de la violence et du racisme propres aux Etats-Unis. Pour la figurer, on retrouve le sobre et barbu (mais pas au début) Kris Kristofferson, l'immense Christopher Walken deux ans après Voyage au Bout de l'Enfer/The Deer Hunter du même Cimino, l'incommensurable John Hurt, le discret Sam Waterston, le tout jeune Brad Dourif avant qu'il n'explose dans Ragtime (Miloš Forman, 1981) et Dune (David Lynch, 1984), Isabelle Huppert pour sa première expérience hors de France, le vétéran Joseph Cotten pour l'un de ses tout derniers films, Jeff Bridges qui commence à se faire un nom, et enfin Mickey Rourke à ses tous débuts.
A la fois fresque sociale et historique d'un événement révélateur, comme tant d'autres occultés par les tenants du roman historique, admirablement réalisée et interprétée, La Porte du Paradis est bien plus qu'un western. L'oeuvre a mis du temps pour devenir un classique de l'histoire du cinéma et y mérite amplement sa place.
La version longue de ce film est l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Intelligent, remarquablement mis en scène, très spectaculaire et violent. Une oeuvre inoubliable dont le réalisateur peut être fier ! Les acteurs sont remarquables.
le film qui fit couler metro goldwin malgré cette réputation il reste un chef d'œuvre avec une reconstitution superbement fidèle de l'époque puis une critique des états unis et de leur histoire
Clairement le réalisateur propose une belle réalisation avec un sujet et plusieurs personnages potentiellement intéressants. Mais Cimino sans doute grisé par le succès du voyage au bout l'enfer multiplie les longs plans pas toujours utiles au lieu de donner une vrai épaisseur aux personnages. Du coup le film est en parti dépourvu du souffle de vie du précédent.
Un western qui possède certes une photographie absolument fantastique et un casting incroyablement imposant mais dont la mise en scène se révèle trop cérébrale, ennuyeuse et pleine de longueurs qui affaiblissent l'ensemble. Une promesse charmeuse mais au final une grosse déception.
Malgre de belles images, ce film a la reconstitution historique digne de Cecil B. De Mille ( ou d'une production Playboy ) possede le meme defaut que ce ceux confondant - par exemple - libertinage & porno infantile : Donc decevant et finalement peu interessant au final.
On ne se lance pas dans La Porte du Paradis sans quelques appréhensions. Ces peurs s’estompent assez rapidement pour laisser place à la beauté et aux lyrisme de ce film. Le romantisme et le regard de Michael Cimino m'avais déjà attendrit dans Le Voyage aux bout de l'enfer qui était jusqu'à ce jour l'unique long métrage dont j'avais eu la chance de voir. Cette sensation ne m'a pas quitté tout au long des 216 minutes du film, bouleversant !
Certes, c'est un morceau de l'histoire du cinéma. Il est intéressant de voir ce film pour sa vision très noire de l'Amérique des pionniers, pour son aspect documentaire, pour le rôle tenu par l'étonnante Isabelle Huppert. Mais pour le reste, il est difficile d'adhérer à cette histoire irrationnelle où l'on ne comprend rien aux motivations des personnages et qui culminent dans un excès final qui est lui-même d'une irrationalité absolue.