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Serge Riaboukine
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1,0
Publiée le 6 octobre 2010
Ramassé sur 1h30, le film m'aurait semblé peut-être tout autre mais lorsqu'on frôle les 4 heures, il ne faut pas oublier d'emmener le spectateur avec soi. Hors, je suis resté sur le quai de la gare. Gros point noir : I. Huppert... Mais lorsque le film en vaut le coup (ex. : Rien ne va plus) je peux m'y faire, pas là. Le scénario, sur ces 3h40 ressemble à un vieux ressort tiré à l'extrême. Les acteurs sont plutôt impeccable (hormis...) Mais ne nous permettent pas plus de nous tirer de l'ennui. Je terminerais en mentionnant ces interminables scènes de danses ! zZzZzz...
Film maudit ; fresque épique d'une beauté majestueuse ; reconstitution d'une Amérique despotique et sans scrupules ; La Porte du Paradis s'affirme incontestablement comme le chef d'oeuvre du chef opérateur Vilmos Zgismond : une photographie diffuse, éblouissante, mélange de lumières et de poussières, doublée d'un paysage sonore proche de la perfection. Il s'agit également du chef d'oeuvre de Michael Cimino, maître dans l'art de diriger la foule et dans celui - moins apparent - de l'efficacité des séquences dialoguées. Christopher Walken trouve, deux ans après The Deer Hunter, un rôle puissant, ambigu, pratiquement torturé aux côtés d'une Isabelle Huppert impeccable en prostituée subsistant du bétail de ses clients. Sommet de mise en scène, réussite à plusieurs niveaux, La Porte du Paradis est l'Oeuvre d'un démiurge, un tour de force esthétique et politique. Digne du Intolérance de David W. Griffith - car tout aussi imposant, peut-être moins novateur mais davantage visionnaire dans son propos - le film de Cimino s'agit non seulement d'un festival d'images somptueuses mais aussi d'une réflexion sur le pouvoir du gouvernement et des méfaits qui en découlent. A voir impérativement dans sa version longue, la courte ne proposant d'un vulgaire raccourci susceptible d'étayer le dénouement. Un chef d'oeuvre, sublime et indispensable.
Un des films les plus mégalomaniaques de l’histoire du cinéma, qui a entraîné la disparition d’United Artists (rien moins) et fait un bide mémorable dans son pays d’origine. Grande fresque de trois heures et demie, faux western mais vrai pamphlet contre les Etats-Unis et leur loi du plus fort. Film à certains moments passionnants tant il contient de cinéma pur et à d’autres irritant tant ces qualités peuvent être gâchées en n’étant pas exploitées jusqu’au bout. On a une gigantesque impression de travail en chantier non fini. Kris Kristofferson n’est pas toujours à son aise dans un rôle d’homme qui cherche sa voie sans jamais la trouver. Christopher Walken est beaucoup plus convaincant dans la composition difficile d’un personnage ambivalent qu’il parvient à rendre crédible. Isabelle Huppert est étonnante de justesse. Un film à l’image de son auteur : courageux, mais brouillon.
J'ai maintenant vu beaucoup des films de Cimino mais je trouve celui la trop long et avec des passages trop ennuyeux. L'acteur principal n'est pas terrible contrairement à Walken et Huppert qui sont vraiment incroyable.
La version longue diffusée sur Arte est un authentique chef-d'oeuvre, un Western flamboyant et lyrique où le moindre détail se trouve transcendé par la réalisation surnaturelle de Michael Cimino. Le cinéaste se place alors comme le concurrent le plus direct de David Lean.
Trés moyen.On comprend que le film ait fait un flop.C'est pas le genre de film que les américains apprécient.La premiére heure est constitué de danse,de musique folklorique et d'isabelle huppert toute nue.Le jeu d'acteur est correct mais on n'arrive pas à s'émouvoir du sort des personnages,les scénes de combat pas très bien filmés.Mais les paysages magnifiques et la musique rattrape un peu le tout.Je suis vraiment deçu,je m'attendais à mieux.
Film maudit ? Pas pour tout le monde et en tout cas , certainement pas pour moi qui le considère comme l'un des plus grands films de tous les temps ! Il s'agit en effet d'un film prodigieux par son envergure , son message , sa violence et sa magnificience absolue. A voir dans sa version originale plutôt que la minable version "producteurs" actuellement en vente.
"La Porte du paradis" est un western à part dans l'histoire du cinéma. Tout d'abord car il date de 1981, une époque où le western était en plein déclin. Ensuite, car pour une fois le genre découle de l'histoire et pas l'inverse. Prévu initialement pour une durée de 3h39 (!!), il fut considérablement raccourci. Et cela se ressent au montage, un peu brouillon, même si l'ampleur du film saute aux yeux. On se perd ainsi parfois un peu dans les personnages et l'histoire. Incontestablement beau, bien filmé mais, en quelque sorte, incomplet...
Un "western" engagé qui dénonce sans concession le mythe de la terre promise américaine, derrière lequel se cachent l'intolérance des latifundiaires natifs, la corruption du gouvernement et de l'armée, ainsi que la faiblesse de l'ordre et de la justice dans les nouveaux territoires, délégués à des seigneurs locaux impitoyables. Les paysages sont beaux, les interprétations bonnes, le scénario intéressant. Plusieurs défauts m'ont cependant quelque peu gâché le plaisir. La narration est trop elliptique, l'enchaînement des scènes parfois bizarre, voire incompréhensible ou maladroit, et l'ensemble, à trop vouloir casser les codes de la narration, devient lent, pesant et manque de "punch". J'attendais mieux du film-qui-a-coulé-la-United-Artist ! La boucherie finale, digne d'un Peckinpah, est bien filmée mais contraste trop avec le reste du film, beaucoup plus pesé. Passer d'un extrême à l'autre est un choix de Cimino, pour ma part le final sanglant, digne de Rambo III, était de trop.
Un grand film que l'on dit western, mais qui appartient plutôt à une aventure épique et dramatique sur fond de guerre, dans la lignée de "Doctor Zhivago". Disposant pourtant d'un bon scénario, de scènes d'actions éfficaces, notamment la bataille finale, de très bons acteru et d'une superbe musique, le film fut l'objet de critiques américaines très variées et peux élogieuses. Popur ma part, un très bon film, pour les amateurs de grands films d'aventure de David Lean.
Une très grande bien qur très longue fresque historique. Une vision sans concession de l'histoire américaine. Des séquences incroyablement filmées, une photographie et une bande son inoubliables. L'un des plus grands films maudits de l'histoire du cinéma. Ce film qui ruina son producteur et qui compromit la carrière de son cinéaste est aujourd'hui considéré à juste titre comme un très grand film américain.
Heaven's gate a la particularité d'avoir entrainé à lui tout seul la disparition des studios United Artists car prévu pour un budget de deux millions de dollars, le film en a coûté quarante et ne récolta qu'un million et demi de dollars de recettes. La faute de ce gouffre financier est très probablement dû aux critiques américaines qui ont descendu le long – métrage lors de sa première présentation, à tel point que United Artist décida par la suite de réduire le film d'une durée de 3h29 à environ 2h30, ce qui ne favorisa pas ensuite le bon accueil du public.
L'histoire que le réalisateur unanimement reconnu après la réalisation de Voyage au bout de l'enfer, a entrepris de raconter semble avoir vraiment heurté l’opinion en s’en prenant à l’idéal américain. Elle relate un vrai fait divers se passant dans le Wyoming en 1889, celui d'un massacre de paysans polonais immigrants organisé par une association de grands propriétaires fonciers, avec le feu vert des plus hautes autorités fédérales et du Président des Etats-Unis lui-même. Le film commence avec l’élite américaine d’Harvard qui se projette dans des idéaux lors d’une cérémonie de fin d’étude puis quelques années plus tard, on retrouve les même gens s’acharner sans pitié contre la venue sur leur territoire d'immigrants à la recherche du rêve américain, excepté Jim Averill (Kris Kristoffeson) qui se range du côté des plus pauvres et aime la même femme, une prostituée (Isabelle Huppert) que Nathan (Christopher Walken) homme de main de l'Association, ami d’ Averill et lui aussi amant d'Ella. (suite sur mon blog)
Deux anciens élèves d’Harvard se retrouvent des années plus tard au fin fond du Wyoming. L’un est devenu shérif, l’autre est un alcoolique notoire et membre d’une association de gros éleveurs en lutte contre les immigrants.
Après avoir été ovationné et récompensé par 5 Oscars (dont celui du Meilleur réalisateur), pour son troisième long-métrage, Michael Cimino délaisse la guerre du Viêt Nam pour celle du comté de Johnson qui se déroule dans le Wyoming entre 1889 et 1893. En adaptant ces faits-réels (de façon romancé), le cinéaste nous entraine au cœur d’une somptueuse fresque, monumentale de par sa durée (3h45), ses décors à perte de vue et ses très nombreux figurants. Une épopée épique qui nous emmène en plein cœur des États-Unis, au moment où la guerre fait rage avec les propriétaires terrains qui se livrent à un génocide (le massacre des pauvres par les riches) envers des fermiers immigrants en provenance d'Europe, le tout, mêlé à une rivalité amoureuse.
La Porte du paradis (1980) n’est pas seulement un projet d’une envergure démesurée et un monument du 7ème Art, il est aussi et surtout, un gouffre financier et un échec cuisant au box-office (plus gros flop de l’Histoire), les pertes furent tellement colossales que cela a conduit le studio United Artists à la faillite (le montage initial faisait près de 5h30). En ne rapportant à peine 4 millions de $ pour un budget 11 fois supérieur, le film se fera descendre par les critiques et le public ne sera jamais au rendez-vous, il faudra attendre plusieurs décennies pour que le film obtienne enfin la reconnaissance dont il mérite.
Injustement boudé à sa sortie, le film de Cimino ne mérite pas tant de haine. Certes, le film aurait gagné en intensité dans sa première partie où bien souvent les longueurs disgracieuses desservent le film, avant que ce dernier ne prenne une toute autre ampleur dans la seconde partie, notamment avec le triangle amoureux et l’assaut donné par l’Association.
Bien évidemment, si le film est d’une beauté à couper le souffle (comme à son habitude, Cimino magnifie ses décors en extérieur, le Wyoming y transparait de la plus belle des façons), il faut surtout souligner la très belle interprétation de ses acteurs. Le cinéaste y convie bon nombre d’acteurs de divers horizons, Kris Kristofferson, Isabelle Huppert, John Hurt, ainsi que trois autres acteurs qu’il avait déjà fait jouer ou qu’il fera jouer par la suite : Jeff Bridges (Le Canardeur - 1974), Christopher Walken (Voyage au bout de l'enfer - 1978), ainsi que Mickey Rourke (L'Année du Dragon - 1985). Une très belle composition d’acteurs qui se ressent tout au long du film. Cimino nous livre ici une toute autre facette de l’ouest américain, très loin de l’image de carte postale, c’est à la fois enivrant (les paysages à couper le souffle) et écoeurant (le massacre des immigrants).
Heureusement que j'ai pas vu la version longue de cette grosse bouse cinématographique. Je dois dire que c'était un voyage très éprouvant ! Au point que le spéctateur en ait des sueurs froides ! C'est parce que le film est d'un ennui mortel, malgré un casting appréciable (Christopher Walken c'est pas rien). C'est vraiment une grosse décéption, je crois que c'est un mauvais moment à vite oublier !!
Si l’on peut penser, au premier abord, que le western et le naturalisme sont deux styles cinématographiques difficilement compatibles, Mickael Cimino nous a prouvé avec cette fresque mélancolique qu'un tel mélange de genre, auquel vient en plus se greffer un impressionnant casting, est le moyen idéal de dépeindre la conquête de l’ouest à travers de splendides décors. Mais plus qu’une image idéalisée des grandes plaines fermières du Wyoming, le réalisateur a pour motivation première de nous offrir un pamphlet politique passant par une reconstitution guerre du comté de Johnson pour dénoncer les excès du capitalisme et la xénophobie qui hantent, selon lui, les fondements même de l’Amérique. Véritable scandale dans son pays d’origine, cette petite merveille stylistique taxée de propagande communiste s’avéra le pire échec commercial qu'ait connu Hollywood à ce jour. Il fallut attendre une ressortie en version intégrale du film plus de tôt de trente ans plus tard pour lui redonner sa place légitime au panthéon du 7ème art.