La Porte du paradis
Note moyenne
4,0
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170 critiques spectateurs

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19 critiques
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Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 327 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2026
C’est assez déconcertant, ce film est quand même beau. Mais j’ai souvent accéléré car certaines scènes sont longues. Attention les acteurs sont excellents. Mais je suis pas un grand fan .
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2026
Fresque démesurée et profondément mélancolique, La Porte du paradis transforme le western en elegie funèbre sur un rêve américain en décomposition. Avec une ambition formelle vertigineuse, Michael Cimino compose chaque plan comme une toile vivante, où la beauté visuelle contraste avec la violence historique. Derrière la chronique des conflits entre colons et puissants se dessine une vision désenchantée d’une nation bâtie sur l’injustice et l’exclusion. La durée ample du film permet aux personnages d’exister dans toute leur complexité, pris dans un mouvement inexorable qui les dépasse. De cette démesure assumée naît un chef-d’œuvre longtemps incompris, aujourd’hui réhabilité pour sa puissance et sa singularité.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2026
"It's not like the Indians, you just can't kill them all."

Film maudit s'il en est, du cauchemar financier (rien que la reconstitution des bâtiments et la figuration pléthorique ont dû faire exploser les budgets) aux accusations de maltraitance animale, La Porte du Paradis est pourtant à classer dans la catégorie virtuose pour son casting impressionnant, entre stars confirmées et étoiles montantes, et sa qualité visuelle (dont plusieurs scènes au mouvement vertigineux comme celle de la valse à Harvard, celle de la danse en patins à roulettes ou encore celle de la grande bataille, qui méritent de se retrouver dans toutes les écoles de cinéma).

Dans cette histoire, tournée il y a plus de quarante ans et s'inspirant librement de faits survenus un siècle plus tôt (la Guerre du Comté de Johnson), on ne peut, aujourd'hui, s'empêcher d'établir un parallèle avec l'actualité brûlante de la violence et du racisme propres aux Etats-Unis. Pour la figurer, on retrouve le sobre et barbu (mais pas au début) Kris Kristofferson, l'immense Christopher Walken deux ans après Voyage au Bout de l'Enfer/The Deer Hunter du même Cimino, l'incommensurable John Hurt, le discret Sam Waterston, le tout jeune Brad Dourif avant qu'il n'explose dans Ragtime (Miloš Forman, 1981) et Dune (David Lynch, 1984), Isabelle Huppert pour sa première expérience hors de France, le vétéran Joseph Cotten pour l'un de ses tout derniers films, Jeff Bridges qui commence à se faire un nom, et enfin Mickey Rourke à ses tous débuts.

A la fois fresque sociale et historique d'un événement révélateur, comme tant d'autres occultés par les tenants du roman historique, admirablement réalisée et interprétée, La Porte du Paradis est bien plus qu'un western. L'oeuvre a mis du temps pour devenir un classique de l'histoire du cinéma et y mérite amplement sa place.

"I'm victim of our class, James..."
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2025
Le chef-d’œuvre de Michael Cimino, fresque fleuve du cinéaste qui coulera sa carrière à Hollywood. Pourtant « La porte du paradis » est un film porté par un souffle incroyable, une interprétation fiévreuse et une mise en scène parcourue d’une incroyable aisance formelle. Loin d’être exempte de défauts, cette œuvre majestueuse fait partie du cinéma dans ce qu’il a de plus transcendant, ce qui fait donc vite oublier les longueurs et scories du récit. Au-delà, le cinéaste ausculte un versant sanglant de l’Amérique dans un opéra tragique fait de poussière et de sang.
JiAimeP
JiAimeP

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2025
Un western marxiste, maudit, sublime, hallucinant tellement c'est... Prenant. Un des plus grands films qui soit. Parole.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
J'ai vu la version écourtée (2h20 tout de même) que Michael Cimino a reniée en son temps. On peut le comprendre car les coupures faites à son imposante fresque paraissent diminuer sensiblement sa force dramatique, émotionnelle, autant, sans doute, que l'étoffe des personnages. Confronté à cette version tronquée, qui n'est pas sans laisser des zones d'ombre relativement à l'intrigue et aux protagonistes, on a le sentiment que le film a été maladroitement monté...ou bien que la mise en scène de Cimino est très ou trop elliptique. Allez savoir. On a, quoi qu'il en soit, l'impression constante d'un récit bancal et lacunaire.
Le cinéaste relate une page indigne de l'Histoire des Etats-Unis. Avec la complicité du gouvernement, le syndicat des grands éleveurs de bétail s'arme d'une milice et dresse une liste noire de 125 noms, pour la plupart des immigrés d'Europe de l'Est, accusés de voler du bétail et pour cette raison condamnés à mort par une clique hégémonique et raciste.
Cimino est plein de compassion pour ces malheureux que tente de défendre le shérif du comté (Kris Kristofferson). A un second niveau, Isabelle Huppert, dans le rôle d'une jolie "maquerelle" est l'objet d'une rivalité amoureuse.
Les personnages principaux, comme les autres, semblent inaboutis, supportant des scènes intimistes un peu longues mais, surtout, un remontage chaotique du film qui ne leur permet pas d'exister pleinement et de nous attacher.
De ce western superbement filmé, conclu par un spoiler: féroce affrontement,
je retiendrai le souci d'authenticité du réalisateur et la beauté paradisiaque du Wyoming, entre plaines et montagnes, où il ferait si bon vivre... Dans un mélange de lyrisme et de violence, qui caractérise peut-être la grande aventure américaine, Cimino oppose constamment la Nature...à la nature des hommes.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2025
Je vais devoir juger le film sur sa version courte, étant donné que je n'ai pas vu la longue. Il semble évident que le film a des qualités tout comme il semble évident que la version courte ne les montre pas et que ça a quand même mal vieilli. Entre une histoire, intéressante sur le fond, mais qui endort à plusieurs moments (pour une version courte quand même), un rythme totalement désuet malgré des qualités de réalisation, sauf pour les scènes de "combats" qui sont illisibles.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2025
Eclairant magnifiquement ses plans, Michael Cimino sublime autant les paysages merveilleux du Montana (représentant le Wyoming) que l'atmosphère feutrée des constructions boisées où les oppositions entre personnages sont symbolisées par les reflets des miroirs, les focalisations de caméra ou les éléments du décor. Oscillant entre deux genres qui s'équilibrent avec fluidité, ce drame inspiré d'un massacre historique se fait trajectoire personnelle (dense Kris Kristofferson), idéologique (du bouillonnant Brad Dourif au superbe Christopher Walken en passant par le pleutre John Hurt), sentimentale (émouvante Isabelle Huppert) et critique socio-politique acérée. Au fil de ce récit épique installant graduellement les personnages et leurs relations (complexes) sans lenteur superflue le temps se suspend parfois pour quelque moment de grâce (la scène de danse au Heaven's gate), renforçant la thématique de la perte des illusions corrélée à celle d'une jeunesse insouciante. Une charge contre le mythe du rêve américain... NB: Le film figure sur la liste "inacceptable" de l'American Humane Association à cause de maltraitances animales avérées lors du tournage!
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2024
Connu pour "Voyage au bout de l'enfer", Michael Cimino retourne dans son principe, d'autocritiquer le pays qui l'a fait connaître. Il passe par le Western et la fin du XIXe siècle, au moment où l'état de Wyoming devient un état fédéral. Durant presque 4h, Cimino nous présente une pensée, qui est toujours d'actualité... Un racisme omniprésent, dans un monde réputé pour sa terre promise, dans lesquels les plus démunis, sont impuissants. Ce projet ambitieux a tenu ses promesses, tenant son discours et son engagement de manière intelligente : Un pays/continent qui a exister grâce à l'immigration, qui finit par s'enfermer, au lieu de s'ouvrir. Le début du film est magistral pour cela. Son histoire est impeccable mais que dire de la mise en scène exceptionnelle de Cimino. Le travail est titanesque ! Reproduire une telle reconstitution en 1980, avec des scènes percutantes et des plans digne des plus grands tableaux, relèvent le côté ambitieux de ce projet. Rejeté à sa sortie, le temps a eu raison de "La Porte du Paradis" : Un grand et excellent film
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2024
J'ai enfin vu "La porte du paradis", ce film fortement critiqué lors de sa sortie et qui est accusé d'avoir mis fin à la période géniale du Nouvel Hollywood. C'est une sacrée injustice quand on voit la qualité générale du film, mais on peut aisément comprendre pourquoi les américains l'ont détesté tant il donne une vision peu glorieuse de la conquête de l'Ouest. "La porte du paradis" est une merveille visuelle, une reconstitution historique incroyable. Jamais je n'ai vu décors aussi crédibles tant ça grouille de vie et de détails. Même les intérieurs sont incroyables et changent totalement de ce qu'on a l'habitude de voir. La réalisation de Cimino est superbe, les acteurs excellents, mais que les scènes de danses sont longues, très longues... au point de provoquer l'ennui. Toute l'introduction est superbe visuellement (la première grosse scène de danse) mais est finalement bien inutile puisqu'elle n'introduit rien, des personnages secondaires ne sont pas développés, c'est sans doute le résultat de coupes monstrueuses pour ramener le film au format des 2h30 de la version que j'ai vue. Je verrais bien la version longue pour comparer, et je suis persuadé que ces critiques disparaitraient. Le film est aussi long à démarrer et c'est dans sa deuxième partie qu'il prend toute son ampleur en proposant des scènes de combats d'une rare intensité et visuellement impressionnantes. "La porte du paradis" est donc un très bon film justement reconnu avec le temps et quelle injustice qu'il ait été une catastrophe industrielle au moment de sa sortie. *** Ajout suite à la vision de la version de 3h40 : Contrairement à ce que j'imaginais, la version initiale de 3h40 n'apporte strictement rien en terme de narration et surtout dans le développement des personnages. La longue scène introductive reste toujours aussi énigmatique et ne caractérise pas plus les personnages, on ne comprend pas mieux ce qui motive le héros principal, et on ne comprend pas plus la personnalité et le comportement du personnage joué par John Hurt. La grosse heure supplémentaire ne fait que diluer l'histoire, ajouter des longueurs aux longueurs, et il m'est évident que si j'avais vu cette version en première mon avis aurait été moins flatteur. S'il est certain que mon impression est aussi faussée par le fait que je ne découvrais plus le film, que des défauts me sont apparus plus importants, je recommande néanmoins la vision de "La porte du paradis" dans la version remontée et raccourcie. ***
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2024
J’avais beaucoup aimé Voyage au bout de l’enfer de Micheal Cimino et c’était donc avec curiosité que je voulais découvrir La Porte du paradis, film encore plus long. Malheureusement, sa longueur a justement eu raison de moi. Attention, le film est beau, à des supers acteurs, un scénario solide et une soundtrack exceptionnelle mais le film est tellement long et lent que difficile de s’accrocher et apprécier de A à Z… je ne peux clairement pas cracher sur le film mais j’ai passé un moment vraiment très long, je ne vais pas mentir.
François S.
François S.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2024
Un chef d'oeuvre de mélancolie, dans lequel Cimino pousse à son paroxysme la logique du triangle amoureux amorcée avec "Voyage au bout de l'enfer". Dans une scène du film, l'un des personnages avoue qu'il déteste vieillir ("I hate growing old"). Difficile de ne pas faire un parallèle avec le cinéaste, qui lui-même ne supportait pas de se voir vieillir. Mais pourquoi le choix d'Isabelle Huppert dans le rôle d'Ella ? L'actrice Chabrolienne par excellence semblait a priori (et a posteriori) plus apte à l'ironie et à l'ambiguïté que pour se fondre dans l'univers romantique de Cimino. Et si cette (toute petite) erreur de casting avait annoncé celle, plus conséquente, du choix de Christophe Lambert dans le rôle de Salvatore Giuliano ("Le sicilien") ?
Maximus G
Maximus G

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2023
Cimino nous plonge avec son western non conformiste La Porte du Paradis dans une fresque historique au cœur de la conquête de l'ouest.
Deux jeunes fraîchement diplomés de la promotion 1870 de Harvard vont être épris par les perspectives fallacieuses d'une vie dorée au sein des grandes plaines américaines.
Les deux protagonistes, James Averill et John L.Bridges, interprétés magistralement par Kris Kristofferson et Jeff Bridges, vont ainsi entreprendre un périple vers le majestueux État du Wyoming.
Les jeunes bourgeois idéalistes de la côte Est vont être très vite confrontés aux immigrants d'Europe de l'Est de classe sociale inférieure.
Les riches propriétaires de bétail vont se sentir lésés par le Homestead Act (appelée aussi politique de l'Open Range), loi signée le 20 Mai 1862 par Lincoln prévoyant l'accès à la propriété des terres exploitées par les immigrants depuis plus de cinq ans.
Ces dispositions finissent par déclencher la guerre du Comté de Johnson en 1890, les riches éleveurs de bétail via leur syndicat persécutant sans vergogne les petits éleveurs qu'ils accusent de voler leur bétail.
Au delà de cette lutte des classes intestine, Cimino nous immerge dans le thème du romantisme et du désir à travers le triangle amoureux Nathan D. Cham ("gâchette" du syndicat des éleveurs), James Averill (devenu marshal du Comté de Johnson) et Ella Watson (tenancière du bordel de Sweetwater, ville principale du Comté de Johnson), campés par les brillants Walken, Kristofferson et Huppert.
En définitive, Cimino subjugue les cinéphiles avec cette épopée au lyrisme crépusculaire. A sa sortie, le film a été malmené mais aujourd'hui il est enfin reconnu comme un chef d'oeuvre au panthéon du 7ème art. Ce n'est que justice !

Vous pouvez retrouver l'intégralité de mes critiques de films sur les pages Facebook Cin&series Timeless et Instagram @cineseriestimeless.
Philo
Philo

20 abonnés 77 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 novembre 2023
J'ai rarement vu un scénario aussi incompréhensible.
Et le film invente une bataille finale qui n'a jamais existé.
Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2023
critique de la version longue. ) Après le carton de voyage au bout de l'enfer Cimino va viser la perfection avec son nouveau film La porte du paradis. Et il va en baver notamment car ce film va faire couler sa carrière et aussi faire faillite à la United Artist . La porte du paradis à d'abord été diffusée en version longue et a été un énorme échec critique ce que je trouve incompréhensible car ce film est une œuvre d'art ! La bo est exceptionnel , Cimino s'est surpasser au niveau du cadrage et va cadrer des paysages magnifiques ! Les thèmes du film sont forts, très fort , puissant l'immigration et l'acceptation des autres ( il n'y a pas que cela mais la liste est longue ! ) Les personnages sont très bien écrit Ella qui a le cœur partagé, James qui va tout faire pour sauver les immigrés et Nate celui qui apprendra des erreurs passé. Cimino prouve qu'il est pro en cadrage notamment lors de la scène de la bataille final . Parlons en d'ailleurs de cette scène juste immense [ Spoiler] la bataille aura été perdu pour les immigrants car ils sont tous morts dans la bataille. James aura donc fait tout cela pour rien. Cela conduira à la mort de sa bien chère Ella qui meurt quand personne s'y attend ( après la bataille). Il y a aussi la mort de Nate qui est touchante où il trouvera la rédemption et juste avant de mourir écrire une lettre et enfin la fin énigmatique du film avec un James vieillissant des années plus tard. [ fin du Spoiler] Une œuvre magnifique, un chef d'œuvre qui a trouvé la rédemption !
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