critique de la version longue. ) Après le carton de voyage au bout de l'enfer Cimino va viser la perfection avec son nouveau film La porte du paradis. Et il va en baver notamment car ce film va faire couler sa carrière et aussi faire faillite à la United Artist . La porte du paradis à d'abord été diffusée en version longue et a été un énorme échec critique ce que je trouve incompréhensible car ce film est une œuvre d'art ! La bo est exceptionnel , Cimino s'est surpasser au niveau du cadrage et va cadrer des paysages magnifiques ! Les thèmes du film sont forts, très fort , puissant l'immigration et l'acceptation des autres ( il n'y a pas que cela mais la liste est longue ! ) Les personnages sont très bien écrit Ella qui a le cœur partagé, James qui va tout faire pour sauver les immigrés et Nate celui qui apprendra des erreurs passé. Cimino prouve qu'il est pro en cadrage notamment lors de la scène de la bataille final . Parlons en d'ailleurs de cette scène juste immense [ Spoiler] la bataille aura été perdu pour les immigrants car ils sont tous morts dans la bataille. James aura donc fait tout cela pour rien. Cela conduira à la mort de sa bien chère Ella qui meurt quand personne s'y attend ( après la bataille). Il y a aussi la mort de Nate qui est touchante où il trouvera la rédemption et juste avant de mourir écrire une lettre et enfin la fin énigmatique du film avec un James vieillissant des années plus tard. [ fin du Spoiler] Une œuvre magnifique, un chef d'œuvre qui a trouvé la rédemption !
"La Porte Du Paradis", promise aux émigrés arrivés en Wyoming à la fin du XIXème siècle, va se révélerspoiler: un véritable enfer. Tel est le thème de ce western ultra violent écrit et dirigé par Michael Cimino ; sa direction d'acteurs est excellente et sa mise en scène soignée. Même si l'on peut regretter quelques scènes anecdotiques entrainant la longueur du film, le scénario dramatique se révèle poignant. Il nous livre une aventure humaine bouleversante, une expérience sociale cruelle. La réussite de ce grand western social tient aussi à la présence au casting de deux acteurs grandioses que sont Christopher Walken dans le rôle de Nat et de Kris Kristofferson dans celui de James ; ils débordent tout deux d'un charisme fou. Outre les présences efficaces de John Hurt ou Jeff Bridges, Isabelle Huppert, très belle, apporte un peu de charme et de douceur dans ce film très dur.
Magnifique Fresque de Michael Cimino qui connu un échec cuisant lors de sa sortie en salles en 1980 et qui par ailleurs est en partie responsable de la faillite de United Artists , une société de production ! N'empêche ce film a été , et heureusement , réhabilité avec les années ! Il est inspiré de faits réels connus sous le nom de « Guerre du comté de Johnson » (1889-1893) et découpé en 3 parties distinctes de durées très inégales . Quoi qu'il en soit , pour moi ce film est un Chef-d'Oeuvre !
« La port du paradis » (« Heaven’s gate ») est un western qui situe son action principale vers 1890 au Wyoming. Le postulat de départ est l’opposition entre des migrants d'Europe de l'Est récemment arrivés sur place contre de riches propriétaires de bétail qui ne sont pas partageurs. Je n’ai vu que la version « courte » qui s’intéresse pendant les deux tiers du film aux rapports amoureux d’un triangle composé de Kris Kristofferson, Isabelle Huppert et Christopher Walken. Là, j’avoue mettre un peu ennuyé, l’intrigue du départ devenant une sorte de fil rouge peinant à se développer au détriment de l’intrigue amoureuse. La dernière partie du film, quand tout s’emballe, est totalement débridée. La folie meurtrière accaparant les deux camps, dans une sorte de bataille rangée hystérique, fait froid dans le dos, voire fascine. Les cinq dernières minutes m’ont semblé totalement inutiles. Les paysages sont magnifiques et la reconstitution très réaliste : décors à l’image de la ville, costumes, mélanges des langues, rapports de classes… Quelques scènes sublimes comme celle du bal des étudiants. Néanmoins, je ne suis pas tenté d’aller me frotter à la version longue !!! Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Le western ultime je ne sais pas, par contre c'est le meilleur que j'ai vu à ce jour. 3h30 de récit que l'on ne voit pas passer, d'une beauté et d'une ambition quasi jamais inégalée. Michael Cimino derrière la caméra c'est quelque chose, c'est parfait en toute circonstance, encore plus dans les scènes de batailles que l'on retrouve dans la dernière partie du film. Les personnages sont merveilleusement écrit, leurs choix, leurs relations sont complexe, le conflit est passionnant, ultra dure aussi. Enfin bref je ne reste qu'en surface mais il y aurait tant à dire.
Mourir d’ennui, tel est bien le péril qui guette deux des protagonistes de ce film, dignes représentants et victimes désabusées de leur classe sociale, cette "upper class" américaine de la fin du XIXème siècle héritière des conventions et préjugés de l’Angleterre victorienne.
En proie au doute, traversés par l’indécise volonté d’échapper à leur funeste destin, les héros se voient confrontés à la tragédie de l’Histoire et à leur conflit intérieur, déchirés entre devoir de classe et conscience douloureuse de l’ignominie dont celle-ci se rend coupable. L’alcool, allié temporaire, ne résoudra rien et il leur faudra bien choisir : disparaitre en lâche ou faire face.
Mourir d’ennui, c’est aussi la menace à laquelle s’expose le spectateur aventureux de cet indigeste feuilleton. En dépit de la présence sensible et lumineuse de la frenchie Isabelle Huppert, de la beauté des paysages et du talent du directeur de la photographie, le hongrois Vilmos Zsigmond, ce film de près de quatre heures, enfermé dans la rhétorique creuse d’un film à thèse, ne parvient jamais véritablement à susciter l’émotion.
Loin du Renoir de « La Grande Illusion » ou du Visconti du « Guépard » qui traitent l’un et l’autre de thèmes semblables, Cimino montre ici ses limites. Dès lors, nulle raison de s’étonner que cette « Porte du paradis » se soit à jamais transformée pour lui en antichambre de l’enfer.
Chef d'œuvre esthétique, La porte du paradis se classe parmi les grands westerns crépusculaires, malgré son unpopularité à sa sortie. Le rythme est malheureusement sacrément lent, avec notamment des dialogues aux silences à rallonge et au sens souvent irréalistement caché. Et 3h40 de film ! Les motivations des personnages sont également assez flous. Les 45 dernières minutes offrent beaucoup plus d'actions et d'émotions que les 2h30 qui les ont précédés. Mais au final, on retiendra surtout de ce film la superbe retranscription d'une époque plus réaliste que celle des autres westerns, la réalisation excellente de Cimino, la beauté de ses images et sa BO. A un niveau rarement atteint dans l'Histoire du cinéma.
Cette fresque qui lorgne du côté du western, avec un côté épique et dramatique, un western realiste, avec ces inconvénients de la fin du 19ème siècle, où les immigrants se terraient en Amérique, contre les gens du peuple qui veulent les persécutés et les expulsés. Mais un homme, un sherif provenant de Harvard va décider de les défendre. Et une querelle amoureuse. Il est alors etablie que 126 hommes étaient inscrits sur une liste, dite "la'liste noire". On reconnaît la patte du cinéaste dans ses plans grands larges, sa musique et les quelques stars qui logent dans ce long métrage. Tel que kris kristofferson, Christopher Walken, Mickey Rourke, John Hurt, Jeff Bridges, Isabelle Huppert, encore une fois toute nue, Brad Dourif et Sam Waterston. Violent et cruel par moment, ce film peut toucher en plein coeur. A l'image des films du cinéaste. Et ce malgré quelques longueurs, cette excellent film, vaut le détour.
On a beaucoup écrit sur ce film, maudit à chef d'œuvre. Disons le tout de suite, si le film se révèle ample, épique, avec des scènes époustouflantes et la puissance qu'offre le fait de n'avoir pas eu besoin de recourir à des effets spéciaux. Le casting impeccable, la reconstitution précise, le souffle qui règne à certain moment. Tout contribue à faire passer les presque 3h30 de cette version. Dans un western qui comme impitoyable après lui nous montre l'envers du mythe, sale, sordide peuplés de personnages sans envergures. Si on comprend le rejet de l'époque en amerique qui ne supportait pas ce miroir, on s'étonnera plus de l'accueil européen qui aurait du voir le souffle et la charge sans concession sur la domination de classe. Alors chef d'œuvre direz vous ?. Je ne peux pas aller à cette extrémité, car malgré tout le film n'atteint pas pour moi ce nivrau, gené par le manque de modestie evidente du realisateur qui parfois se regarde filmer confèrant un rythme parfois trop lent, et trouvant le moyen de se précipiter sur la fin qui se retrouve à la limite de donner l'impression d'être baclé. Ce qui est un comble pour un film de cette longueur. Est ce parce que le film aurait du atteindre les cinq heures comme au premier montage? Cette fin retire pour moi la mention chef d'œuvre mais n'enlève rien au reste, à voir au moins une fois dans sa vie.
Si une image résumait les 3 h 39 du film, ce serait ces immigrants slaves vêtus des soieries multicolores des bohémiens ahanant à crocher une araire dans le maigre sol du Wyoming auquel leur dénie le droit une association de gros éleveurs. Tableau qui fait penser à une toile fameuse de Rosa Bonheur sauf que les boeufs y sont remplacés par les immigrants. Ceux ci font l'objet d'une liste noire de 125 hommes et femmes à abattre, dressée par les éleveurs avec l'aval du Président de l'époque. On est loin d'imaginer la bronca que provoqua ce rappel d'un pan de l'histoire américaine ensevelie sous le tapis, lors de la première à New York en 1980, et Michael Cimino le premier qui s'étonnait que personne ne vienne boire le champagne à l'entracte. Le film sera retiré de l'affiche au bout d'une semaine. L'auteur tout juste célébré de Voyage au bout de l'enfer devint, le temps d'une projection, l'homme le plus détesté d'Amérique. Il galèrera six ans avant de refaire un film (L'Année du dragon). En marge de l'émouvant documentaire que Jean-Baptiste Thoret a consacré à Michael Cimino, en salles depuis le 19 janvier, quelques exploitants courageux et éclairés programment la version définitive de La Porte du paradis, revue par Cimino en 2012 et remastérisée en 2K.
40 ans après avoir vu le film au Gaumont Les Halles (noté 8 sur 10), aujourd'hui sacrifié sur l'autel des Zara et consorts, je découvre un lieu surprenant, le Gaumont les Fauvettes dont les étonnantes superstructures de bois chevillé s'accordent aux cabanes de rondins et baraquements en madriers où vivent et s'ébattent Nate Champion et les prostituées de Sweetwater emmenées par une lumineuse Isabelle Huppert.
Deux hommes ne demeurent pas de bois devant cette silhouette sculpturale dont Cimino ne laisse rien hors champ, Nate Champion (Christopher Walken) l'ambigu tueur du syndicat des éleveurs mais aussi l'ami de l'autre prétendant, James Averill (Kris Kristofferson), le shérif du Comté de Johnson engagé aux côtés des opprimés.
La Porte du paradis frôle de peu le qualificatif de chef d'oeuvre absolu atteint par le film précédent de Michael Cimino, Voyage au bout de l'enfer, en raison des ruptures de ton induites par les relations intimistes entre Isabelle Huppert et Kris Kristofferson qui entravent le mouvement interne du film alimenté par la guerre que livrent les éleveurs aux immigrants, aboutissant à un massacre général. Situation qui, soit dit en passant, fait écho au débat identitaire dans la France d'aujourd'hui.
Quoiqu'il en soit, on émerge de La Porte du paradis, sonné, hagard, battant le pavé de l'avenue des Gobelins en cherchant des yeux l'engin qui nous y a téléporté depuis les hautes terres du Wyoming, sous ces cieux démesurés que Cimino filme comme personne, passager du train qui stoppe, dans un ferraillement invraisemblable et des nuées de vapeur bouillante, sur le quai de la gare de Casper ; scène parmi plein d'autres qui nécessite l'achat d'urgence du DVD et sa dissection complète.
Ce film est-il un ratage complet ou un chef d'oeuvre assassiné parce que politiquement incorrect ? Le débat a fait rage pour de bonnes raisons, car il y a incontestablement de belles qualités formelles. Des images grandioses, de bons acteurs, des idées, une musique qui tient la route, un regard original, ...
Néanmoins, je penche plus pour le ratage. Soit que Cimino ait pris le melon, soit qu'il ait été tétanisé par l'ambition de son projet, la mayonnaise ne prend pas. Ca prend trop le temps de cerveau du spectateur sans rien dire. Ca fait académique, artificiel. On sent trop que le type est en train de vous dire "regardez comme c'est beau" je fais un chef d'oeuvre.
Disons-le clairement sans spoiler : il ne se passe rien dans plus de la première moitié. C'est excessif. Poser la fresque, c'est bien. Passer huit couches de peinture, c'est lourd. Cela dit, ça mérite de le voir pour se faire son idée soi-même.
De bonnes choses, comme ce contraste entre les débuts New England (de fait très old England, avec ses université calquées sur leurs illustres aînées, d'ailleurs Harvard est situé dans la ville US de Cambridge) où l'on côtoie l'élite de l'est, sa vanité, sa conscience de classe et la réalité midwest entre droit de propriété et immigration. Bonne interprétation également, la figure androgyne de Walken fait merveille entre Kristoferson et Huppert. Mais bien des aspects ternissent ce film : son révisionnisme historique, sa narration chaotique qui ne le rend guère palpitant, son irréalisme un peu pénible quand on connait les soins et le budget de la reconstitution (insupportable scène de valse millimétrée à Harvard). Belle histoire, qui aurait pu être plus belle, rythmée par ce Danube bleu symphonique à Harvard et dépouillé sur une pauvre guitare dans le Wyoming. De bonne idées, trop peut-être sans savoir renoncer afin d'élaguer et magnifier le récit
Des immenses fresques comme celle-ci, il n’en n’existe plus. *La Porte du Paradis* de Michael Cimino n’a pas peur de voir les choses en grand : et c’est bien cela qui le rend si passionnant ! On pourrait bien évidement y voir comme une prolongation de la foi imperturbable de John Ford – cinéaste que j’affectionne tellement – sur l’Amérique. Une Amérique qui se construit, et s’affronte constamment. *La Porte du Paradis* contemple les fondations, métamorphosant les grands espaces en un Grand Théâtre ! C’est comme un gout de liberté constant qui se mélange à la grande histoire. Mais *La Porte du Paradis* vient surtout prolonger toute la beauté qui ressort dans l’intérêt porté par Cimino sur l’humain. Après le terrible (mais remplie d’espoir) *Voyage au bout de l’enfer*, Michael Cimino continue de porter son regard épiquement humaniste : celui qui sait aimer et ainsi combat, menant inévitablement à la masse. *La Porte du Paradis* porte sur ces épaules une véritable révolution, dépassant même si l’on veut les frontières américaines. Cette fameuse masse, Cimino la laisse prendre l’entièreté du cadre et du temps. On pourrait même parler d’une grande et constante célébration, où les images dansantes de *La Poursuite infernale* de John Ford rentre comme en connexion avec celle de *La Porte du Paradis*. Michael Cimino laisse l’espace s’élargir, et le temps durer comme si plus rien ne pouvait arriver à ces personnages. C’est un cinéaste confiant, et magique surtout. Mais c’est bien dans la foi qu’il éprouve dans son histoire qui rend ses fresques inoubliables. Ils sont rares ces cinéastes américains à porter un aussi beau (et parfois critique) regard sur leurs pays : John Ford évidement, comme un grand chêne à la source des Cimino ou Eastwood.
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1,5
Publiée le 7 mars 2021
La ville est remplie de nombreux piétons méticuleusement habillés et les rues sont remplies de chevaux et de buggys. Mon ami se met à rire de façon incontrôlable Je lui demande pourquoi j'ai raté quelque chose et il se ressaisit et dit tu dois plaisanter il n'y a même pas beaucoup de monde à Casper dans le Wyoming maintenant. Cela peut facilement décrire ce qui a mal tourné. Le réalisateur essaie désespérément de nous convaincre que ce film est très important et nous demande de penser qu'il est un génie absolu. Les acteurs prennent de longues respirations entre les phrases comme s'ils allaient s'étouffer alors que chaque plan est rempli de fumée ou de poussière pour nous donner le sentiment que c'est de l'art. Les intentions de Camino étaient honorables car il croyait vraiment réaliser un chef-d'œuvre. J'aurais seulement souhaité qu'il essaie de faire un bon western plutôt qu'un chef-d'œuvre alors ce film aurait peut-être pu marcher...